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08/01/2026

Président Petro, dialoguez avec Trump mais faites gaffe

Tigrillo L. Anudo, 8/1/2026
Traduit par Tlaxcala

Ce vieillard sociopathe instrumentalise tout au service de sa soif de s’approprier les fortunes des autres. Vous, président Petro, êtes l’un des rares cailloux dans la chaussure de ce déjanté. C’est pour cela qu’il vous a appelé. Ce n’est pas vous qui l’avez appelé.


Gardez à l’esprit que Trump a rembourré son portefeuille  immobilier avec l’aide de Chepe Santacruz, un narcotrafiquant colombien. Comprenez que s’il vous accuse d’être un narco, c’est parce qu’il est hanté par les bénéfices qu’il a lui-même tirés des mafias.

Trump a eu des associés narcotrafiquants, des clients narcos dans ses hôtels. Il vient de gracier Juan Orlando Hernández, ancien président du Honduras, condamné à 45 ans de prison aux USA pour trafic de drogue. Le fantôme de la drogue empêche ce sociopathe de dormir.

Trump sait que c’est vous qui avez le plus poursuivi les narcotrafiquants. Pour vous détrôner de cet honneur, il vous diffame. Il veut se poser en sauveur des USA face à la drogue. C’est une fausse bannière. À Trump et à l’élite économique, l’existence du narcotrafic convient parfaitement. Sur chaque dollar issu de la vente de drogue, 70 cents restent dans les banques usaméricaines. La lutte contre la drogue a toujours été et sera toujours un prétexte pour intervenir dans les affaires intérieures des pays latino-américains.

Pourquoi Trump vous appelle-t-il à dialoguer à la Maison-Blanche ? Parce qu’il veut calmer le jeu. Il cherche à se débarrasser un peu de cette image de tyran raciste et xénophobe à l’égard des immigrés latinos. Vous avez été, président Petro, le seul chef d’État qui, sans concessions, a rejeté les rafles indiscriminées aux USA, les bombardements criminels contre de malheureux bateliers dans la mer des Caraïbes, qui a condamné le génocide à Gaza et s’est opposé à l’intervention militaire au Venezuela.

La difficile situation intérieure que traverse Trump le pousse à vous utiliser comme facteur de diversion. Il fait face à des accusations d’abus sexuels et de conspiration putschiste, à des dénonciations pour pédocriminalité, à la rébellion de gouverneurs et de maires d’États qui subissent les actions violentes des agents de l’immigration – l’ICE – contre leurs propres citoyens usaméricains. Hier, 7 janvier, ces agents ont assassiné de sang-froid Renee Good (37 ans, mère d’un enfant) à Minneapolis. Trump ordonne l’arrestation et la déportation des Vénézuéliens qui sont descendus dans la rue pour célébrer l’arrestation de Maduro et la mort de 100 personnes lors de l’incursion. Pour couronner le tout, il se moque avec mépris des Vénézuéliens qui manifestent à Caracas contre l’intervention, ce qui lui a valu encore plus de critiques sur sa gestion.

Président Petro, vous êtes économiste. Vous savez très bien que le principal objectif de Trump est d’éloigner les pays latino-américains des échanges commerciaux, industriels et culturels avec la Chine. Cet objectif est peut-être plus important encore que le pillage du pétrole vénézuélien et le saccage des ressources naturelles de l’Amérique du Sud. La croisade et le bellicisme de Trump visent le dragon de l’Orient, qui est en train de dédollariser le commerce international et de gagner la guerre commerciale contre les USA.

L’expérimentation de Gaza est déjà arrivée en Amérique latine. Vous l’avez clairement annoncé. Ce qu’ils font à Gaza, ils le feront dans d’autres pays si nous ne réagissons pas. Ils veulent nous recoloniser par des menaces, des chantages et des bombardements. Les peuples dignes d’Amérique latine font confiance à votre voix et à votre engagement indéfectible en faveur de la souveraineté, de la démocratie, de la justice sociale et environnementale.

Dialogue con Trump, presidente Petro, pero tenga cuidado

Tigrillo L. Anudo, 8-1-2026

Ese anciano sociópata instrumentaliza todo a favor de su sed de fortunas ajenas. Usted, presidente Petro, es de las pocas piedras en los zapatos de ese desquiciado. Por eso, él lo ha llamado. Usted no lo llamó a él.

Tenga en cuenta que Trump potenció su riqueza inmobiliaria con ayuda de Chepe Santacruz, un narco colombiano. Entienda que si él lo acusa a usted de narco es porque lo persiguen los beneficios que ha obtenido de las mafias.

Trump ha tenido socios narcos, clientes narcos en sus hoteles. Acaba de indultar a Juan Orlando Hernández, expresidente de Honduras, condenado a 45 años de prisión en Estados Unidos por narcotráfico. El fantasma de las drogas no deja dormir al sociópata.

 Trump sabe que usted es quien más ha perseguido a los narcos. Para destronarlo de ese honor lo difama. Él quiere fungir como salvador de Estados Unidos frente a las drogas. Es una bandera falsa. A Trump y a la élite económica le conviene la existencia del narcotráfico. De cada dólar por venta de drogas se quedan 70 centavos de dólar en los bancos gringos. La lucha contra las drogas siempre fue y será un pretexto para intervenir en los asuntos internos de los países latinoamericanos.

Porqué Trump lo llama a dialogar en La Casa Blanca? Porque quiere bajar el nivel de las aguas. Pretende  quitarse un poco de encima esa carga de tirano racista xenófobo contra los inmigrantes latinos. Fue usted, presidente Petro, el único presidente que sin concesiones rechazó las redadas indiscriminados en Estados Unidos, los criminales bombardeos contra desgraciados lancheros en el mar Caribe, condenó el genocidio en Gaza y se opuso a la intervención militar en Venezuela.

La difícil situación interna que padece Trump, lo lleva a usarlo a usted como factor distractor. Enfrenta cargos por abuso sexual y conspiración golpista, denuncias por pedofilia, rebelión de gobernadores y alcaldes de Estados que sufren las violentas acciones de los agentes de inmigración -ICE- contra los propios ciudadanos estadounidenses. Ayer, 7 de enero, esos agentes asesinaron a sangre fría a Renee Good (37 años, madre de un niño) en Minneapolis. Trump ordena arrestar y deportar a los venezolanos que salieron a las calles a celebrar el arresto de Maduro y asesinato de 100 personas en la incursión. Para acabar de completar se burla con desprecio de los venezolanos que marchan en Caracas contra la intervención lo cual le ha granjeado más críticas a su gestión.

Presidente Petro, usted es economista. Sabe muy bien que el principal móvil de Trump es alejar a los países latinoamericanos de los intercambios comerciales, industriales y culturales con China. Este objetivo es quizás más importante que el robo del petróleo venezolano y el saqueo de recursos naturales de  Suramérica. La cruzada y guerrerismo de Trump es contra el dragón de Oriente quien está desdolarizando el comercio internacional y está ganando la guerra comercial contra Estados Unidos.

El ensayo de Gaza ya llegó a América Latina. Usted bien lo ha vaticinado. Lo que hacen con Gaza lo harán en otros países si no reaccionamos. Quieren recolonizarnos con amenazas, chantages y bombardeos. Los pueblos dignos de Latinoamérica confían en su voz y compromiso inclaudicable con la soberanía, democracia, justicias social y de la naturaleza.

07/01/2026

Venezuela: ‘I dreamed of planes that clouded the day’..., by Sergio Rodríguez Gelfenstein

 Sergio Rodríguez Gelfenstein, 6/1/2026
Original español: Yo soñé con aviones, que nublaban el día…
Translated by John Catalinotto

A Midsummer Night's Dream, by Silvio Rodríguez (see translation below)

It is quite difficult to express something new and different from what I have said and written in the last three days. It seems to me that the most important thing has been that Venezuela has managed to ensure constitutional continuity in the management of the state and the government after the kidnapping of President Nicolás Maduro. This, much to the chagrin of the United States, has been verified.

The chain of events in recent days reflects a solid rule of law and the existence of strong institutions that guarantee the strength of a country that functions in strict accordance with its National Constitution. Approved by popular referendum on December 15, 1999, the Constitution sets out a political, legal, and social contract that transcends individuals and leaders who are no longer physically present. 

We lost Commander Hugo Chávez, but before that, on Dec. 8, 2012, he showed us the way. President Maduro was kidnapped, but he, being foresighted, left us the Decree of External Emergency so that, in the event of his absence, the country would continue to function.

Since December 15, 1999, this country, Venezuela, has been following the path of law and justice in accordance with its Constitution. To interrupt this path, it is not enough to assassinate Commander Chávez and kidnap President Maduro. Let's look at what happened after January 3:

1.    That same day. Approval in the Constitutional Chamber of the temporary absence of President Maduro. It should be clear that this is not a permanent absence. To that extent, he remains the constitutional president of the Bolivarian Republic of Venezuela. Delcy Rodríguez is the vice president and now in charge of the presidency. Thus, the constitutional thread has been maintained.

This is very important because European countries and the opposition attempted to argue that new elections and a “peaceful and orderly transition” were necessary. There will be no transition here because there has been no change in the regime or the government. What has happened, I repeat, is legal and constitutional continuity. This is no minor issue because it will influence the next steps and because, as President Maduro himself pointed out in his first appearance before the judge in the United States, he is—according to international law and even U.S. domestic law—a sitting president who has been illegally kidnapped.

2.    On January 3 itself. The Decree of External Emergency signed in advance by President Maduro comes into force, anticipating a situation such as the one that occurred in the early hours of that day. The decree restricts freedom of movement and the right of assembly, provided that these measures are proportionate to the seriousness of the situation. However, it does not limit the right to life, it prohibits torture and incommunicado detention. The State continues to guarantee the right to due process, to defense, and to access to timely information.

3.   January 3. Meeting of the National Defense Council (State Public Powers, Minister of Defense, Chief of the Strategic Operational Command of the Armed Forces, Vice President of Citizen Security, Councils of Vice Presidents, Foreign Minister, and some special guests). According to Article 323 of the Constitution, this body is the highest authority on matters of defense.

4.   January 5. The new National Assembly for the 2026-2031 term was sworn in with the deputies elected in the last legislative elections on May 25, 2025.

5.   January 10. The Vice President, in her capacity as acting president, will deliver the annual message to the National Assembly and the country, reporting on the activities of the State during 2025. According to what President Maduro had previously announced, the fundamental themes of the message will be: Democracy and Participation; Community Strengthening; Economy and Production; Security and Defense; and Training and Communication.

Of course, the return of President Maduro and First Lady Cilia Flores will be the top priority. I have been able to gather some information about what happened. The attacks resulted in around 80 deaths, including 32 Cuban allies of the president, and that was just in Fuerte Tiuna. There are other casualties in different parts of the country, but they have not been counted. Investigations are still ongoing to detect security breaches.  The loss of weapons was minimal because they had previously been dispersed throughout the country.

President Trump is lying when he says there were no casualties. There were casualties, but they took the bodies away and hid them because, having carried out an illegal operation under U.S. domestic law, he has no way of justifying the deaths of his country's soldiers.

 The U.S. elite have no inhibitions against killing citizens of any other country in the world, but they are highly sensitive to the casualties of their own people, in this case it is in an unauthorized war. Their wounded were transferred in complete secrecy first to Puerto Rico and then on a secret flight to a military hospital in Houston, Texas. 

At this moment, in Venezuela, there is territorial control by the people together with the Armed Forces throughout the country and a military deployment across the entire national territory. Today, the country is battered and hurt by the kidnapping of the president and his wife, but in strategic terms, the United States' action cannot be considered a victory. Even if the operation had a tactical purpose of achieving certain objectives, the United States did not achieve them either.

1. It did not succeed in changing the regime or the government. It was unable to install a friendly puppet government in Venezuela’s national territory.

2. It did not succeed in fracturing the Armed Forces, which remain united around the acting president.

3. It did not fracture the government or the United Socialist Party of Venezuela (PSUV), which is the backbone of the political process initiated by Commander Chávez.

4. Nor did it succeed in seizing Venezuela's natural, energy, and mineral resources.

As [author of “The Art of War”] Sun Tzu says, “if a strong contender fails to defeat the weak, then he loses, regardless of the damage he has inflicted.”

The institutional framework of the state remains strong. This was already evident on the afternoon of Jan. 3, following the solid and forceful intervention of Delcy Rodríguez, who has taken on her new responsibility with integrity.

 On Monday the 5th, in an event that received little coverage but was of the utmost emotional, spiritual, and moral importance, the acting president, after taking the oath of office before the National Assembly, went to the Cuartel de la Montaña, where the remains of Commander Chávez rest, to pledge before him to continue his work and his thinking.

She then went to the General Cemetery of the South to perform the same ceremony at the tomb of her father, Jorge Antonio Rodríguez, a brilliant revolutionary leader who was assassinated in July 1976 after being captured and brutally tortured by the repressive forces of the representative democracy that ruled Venezuela for 40 years.

It has become clear that if the United States eventually dares to invade the country, defense plans will be put into action to repel the aggressor. Not only is the Bolivarian Revolution active in the streets, but the resistance will continue, even if it lasts for many years and produces many losses, and the struggle will be fought with a strategic geopolitical vision. Therefore, the fundamental elements to guarantee resistance are:

1.    Political unity to defeat the enemy's attempts to divide the Bolivarian Revolution.

2. A people in arms, in a popular-police-military fusion.

3. Strategic patience, as reaffirmed by Vice President Delcy Rodríguez in her speech.

4. Nerves of steel, calm and sanity, so as not to fall for the provocations of the United States, or its lies and its threats.

5. Maximum awareness that emerges from political training and organization.

Now, a new battle has begun, a legal one in the United States. Initial reports from New York indicate that President Maduro is well prepared and politically strengthened to wage this new fight in which life has placed him. He has very good lawyers, but above all, he has the conviction that—even in conditions of extreme adversity—his cause is just and belongs to the people.

In the last three days, encouraging events have taken place that could signal a different course from that outlined by the imperial forces. Given the lack of consistency in the charges, the U.S. government has been forced to withdraw the accusation that the president led a non-existent drug trafficking organization called the “Cartel of the Suns.” It is one thing to construct a farce that the media is eager to reproduce and quite another to present evidence to prove it. 

Likewise, the displays of solidarity with Venezuela and with President Maduro and his wife, the mass marches, the statements by political and social organizations, governments, and leaders from all corners of the globe, could be signaling that, without our having intended it, the cause of Venezuela and the freedom of President Maduro—especially given the integrity and dignity he displayed in his first appearance before the judge—could become an instrument of struggle and organization for millions of citizens around the world who love justice, freedom, and independence. 

Similarly, we must be alert to the threat of the United States taking over Greenland.

 It is not that I wish the same fate on the noble Inuit people as we have suffered, but given that the largest island on the planet is Danish territory and therefore part of the European Union and under NATO control, it remains to be seen what would happen under all these circumstances if Trump carries out his threat. Will European countries judge him in the same way they now judge Venezuela?

 Even without carrying out his intimidation and extortion, Trump is forcing European powers to take a stand on what would be another clear outrage against what was once called international law and even today, when this law no longer exists, states cling to it like an umbilical cord that provides them with a hypocritical attachment to life.

If this were not the case, how can we explain how one of the two most obsequious allies of the United States in the world, British Prime Minister Keir Starmer, demanded that Trump provide explanations for his operation in Venezuela? As the old saying goes, “when you see your neighbor's beard on fire, put yours in water.

These are events that are beginning to emerge in a world that was shaken on Jan. 3. Since Aug. 19, I have stated countless times that an invasion of Venezuela by large units of the U.S. armed forces did not seem possible. 

However, I also said on several occasions, such as in September during the Workers’ Party (PT) seminar in Mexico, that: “Notwithstanding the above, we cannot rule out the possibility that the United States will carry out some other type of terrorist action against Venezuela. In this context, its big problem is how to get out of the conflict it [the U.S.] got itself into with a ‘victory’ that allows it to demonstrate to its public opinion that the action taken made the United States safer. That is not so difficult in the face of public opinion that has been dumbed down by the media.”

On Oct. 12, I said: “What we are seeing is the parallel development of a psychological war that is reaching all parts of Venezuela and the world. This psychological warfare aims to create division and panic, to try to cause some kind of chaos that will provoke internal confrontation and thus be able to take advantage of the disorder to kidnap and/or assassinate leaders and officials with special tactical operations.”

I have also always said that this situation will be resolved in Venezuela and the United States. It will not be China or Russia or anyone else who will resolve this confrontation. These and other countries have been sincere allies and friends of Venezuela. We appreciate that, but beyond statements of condemnation and rejection and Security Council meetings whose resolutions are useless because the United States vetoes them, they will do nothing more. They have their own problems and their own issues. Venezuela does not seem to be one of them.

We will resolve it ourselves if we are able to resist, but the real decision will be made in the United States, where almost 70% of citizens reject Trump's declared war against Venezuela, even repudiating his decision to override the authority of Congress, as he himself has said, when he also proposed as a new mission to assassinate the president in charge of Venezuela. 

Just two weeks ago, I wrote an article in which I characterized the U.S. government as Nazi. Some considered it an exaggeration. In it, I gave the disputes, among them that “...Nazi ideology is characterized by ultra-nationalism and supremacism, which establish the existence of a superior race that must expand based on hatred against so-called ‘inferior beings’; totalitarianism that imposes absolute control of the state, as Trump seeks to do by minimizing and undermining Congress, the courts, and other branches of power; militarism that involves the exacerbation of military force and aggression as instruments of expansion and war; and finally, anti-communist and anti-liberal ideology in opposition to socialism and democracy…”

Today, not only the U.S. people, but also a large part of the media that retains some semblance of decency, and even the elite, repudiate Trump for the events of Jan. 3. They do so not out of love for Venezuela or President Maduro. They do so because Trump is on track to destroy the political system of the United States and, with it, the hegemonic system of world domination that the U.S. rulers have built since the end of World War II.

That does concern them, and they will take extraordinary measures to save it. Citizens will have to wait until November to express their opinion at the polls. If Trump is defeated, his base of support will weaken and the Republicans will have to take a position. These 11 months will be extremely dangerous. It is not only the fate of Venezuela or Latin America that is at stake, but the future of humanity.

During World War II, humanity united against Nazi-fascism. Today, part of the planet, including some major powers, seems comfortable coexisting with the Nazi government of the United States. They seem preoccupied with their own problems while accepting that Latin America and the Caribbean are the “backyard” of the United States. 

Many things will happen in the coming years. We must be prepared for them. Contrary to what one might assume, I am optimistic because I learned from Commander-in-Chief Fidel Castro that a revolutionary, when he believes in the people, always is one. And I feel confident because, as that extraordinary phrase from Cuban popular dialectical thought says, “The good thing about this is how bad it is getting.”

In the early hours of Jan. 3, as I woke my son to move him to a safer room in the house, given the proximity of the place where the democratic missiles of the United States were striking, I don’t know why, but I remembered Silvio’s words: 

“I dreamed of planes that clouded the day, just when people were singing and laughing the most...” and immediately I saw the end of his poem, which becomes a song of struggle for the peoples of Our America: “...if I capture the perpetrator of so much disaster, he will regret it...”




04/12/2025

Richard Moore, ex jefe del MI6 británico : el espionaje es una “guerra armamentista”

Mishal Husain, Bloomberg Weekend, 14/11/2025

Traducido por Tlaxcala

Mishal Husain (Northampton, 1973) es una periodista, presentadora y autora británica, editora general de Bloomberg Weekend.


 

El veterano oficial de inteligencia habla sobre cómo gestionar a China, la psicología de Putin y por qué los espías no deberían esperar reconocimiento.



Imagen Uli Knorzer para Bloomberg; Foto fuente: Jason Alden/Bloomberg

Durante casi 40 años, Richard Moore fue espía de carrera en el Secret Intelligence Service británico —más conocido como MI6— sin poder decir a nadie salvo a sus amigos íntimos y familiares a qué se dedicaba. Cuando fue nombrado jefe de la agencia en 2020, eso cambió: el nombre de la persona que ocupa el cargo más alto es el único que se hace público.

Moore dejó el puesto a finales de septiembre, y esta conversación es una de sus primeras entrevistas desde entonces: una mirada retrospectiva al mundo en el que comenzó su carrera en inteligencia y al mundo en el que vivimos hoy.

En el cargo, Moore era conocido —como todos los jefes del MI6— como “C”, el rol que Ian Fleming convirtió en “M”, el jefe de James Bond. Y tal vez esas habilidades adquiridas durante décadas para pasar desapercibido siguen intactas: cuando llegó a la oficina de Bloomberg en Londres para nuestra entrevista, pasó junto al pequeño equipo de bienvenida y recogió su tarjeta sin que nadie lo detectara. Tal vez fue la gorra plana y el abrigo —o quizá simplemente es la forma en que ha operado durante décadas: discreto, modesto, en las sombras.

Hasta hace seis semanas, su trabajo diario consistía en leer inteligencia altamente clasificada. ¿Puedo empezar por el presente? ¿Qué ve usted cuando observa el mundo, que la mayoría de nosotros no alcanza a ver?

Creo que estamos en un entorno internacional extraordinariamente disputado. No creo que en mis 38 años como oficial de inteligencia y diplomático haya visto un orden global tan frágil.

Hay una cantidad extraordinaria de cabos sueltos en la escena internacional y, lamentablemente, la manera en que las relaciones entre las grandes potencias se han deteriorado —particularmente tras el comportamiento de Rusia en Ucrania, pero también, sin duda, entre Washington y Pekín— significa que algunas de las líneas maestras a las que estábamos acostumbrados después de 1945 ya no existen realmente.

Ciertamente no he dejado el mundo en un estado mejor que en el que lo encontré, y tengo la suerte de que eso no figuraba en mi descripción de funciones.

¿Más disputado significa más peligroso?

Definitivamente hay peligros en el mundo, y pueden surgir de repente entre la niebla.

Ha mencionado el deterioro de la relación entre Washington y Pekín. ¿Cómo influye eso en la percepción del MI6 y la CIA de China como el principal desafío de inteligencia del siglo XXI?

Creo que ha habido problemas en esa relación desde hace tiempo. En particular, la ruptura del contacto diplomático normal durante la pandemia: durante varios años, altos cargos chinos y usamericanos simplemente no se reunieron. Y eso es preocupante. Como oficial de inteligencia, cuando ves los riesgos de un cálculo erróneo, quieres que diplomáticos y líderes hablen con más regularidad. El hecho de que el presidente Trump y el presidente Xi se hayan reunido recientemente —esto es útil. Los aranceles son el problema actual. Pero hay, claramente, múltiples puntos de fricción entre USA y China, y entre los aliados de USA y China.

Ayúdeme a entender cómo ve usted a China. Usted ha hablado de ella como una “oportunidad y una amenaza”, una combinación que no es fácil de asimilar. ¿Cómo se supone que un gobierno debe manejar un país que es a la vez oportunidad y amenaza?¹

¹ Estas palabras provienen del último discurso público de Moore como jefe, pronunciado en Estambul en septiembre. “En muchas áreas de los bienes comunes globales —cambio climático, IA segura y comercio mundial— China tiene un papel enorme y bienvenido que desempeñar”, dijo. “Nosotros, en el Reino Unido, queremos una relación respetuosa y constructiva con China. Pero China debe ceñirse a las reglas de compromiso y no injerencia que dice promover públicamente.”

La gente suele asumir, comprensiblemente, que nuestro trabajo consiste únicamente en amenazas. Pero un servicio de inteligencia exterior como el MI6 está ahí para recopilar información sobre diversos asuntos globales. También se recopila inteligencia para permitir a los líderes políticos aprovechar oportunidades. Con China: es un país enorme y poderoso, y sus valores e intereses no siempre coinciden con los nuestros.

Así que, si usted es el primer ministro del Reino Unido, ¿cómo gestiona esa relación de forma que garantice los intereses británicos? Para mí, eso significa ser bastante firme en casa —tratar de impedir y luego contrarrestar cualquier comportamiento dirigido contra su propio país, ya sea espionaje o ciberataques.

¿Y eso ocurre todo el tiempo?

Es bastante constante, sí.

Entonces, ¿qué opinó usted del colapso reciente del caso contra dos británicos acusados de espiar para China?²

² La actividad de espionaje chino en el Reino Unido ha llamado más la atención desde septiembre, cuando se abandonó un caso contra dos hombres acusados de intentar recopilar información sobre la política británica hacia Beijing. Los fiscales dijeron que China no había sido designada legalmente como amenaza para la seguridad nacional en el momento de los supuestos hechos. Los sospechosos negaron las acusaciones.

China tiene la intención de recopilar inteligencia sobre el Reino Unido, y debemos reconocerlo. Ken McCallum, el director general del MI5, ha hablado de ello.

Él dijo que estaba “frustrado”.

No creo que deba pronunciarme sobre un caso individual —eso corresponde a los abogados— pero ciertamente están activos en este ámbito.

Si no se puede responsabilizar a la gente por actuar así, ¿dónde deja eso al país? ¿Qué herramientas tiene?

Claramente, si usted espía para una potencia extranjera contra el Reino Unido, y es descubierto, debe esperar sufrir las consecuencias. También comprenderá por qué tiendo a desalentar a los políticos de mostrarse demasiado moralistas sobre el acto mismo del espionaje. El Reino Unido tiene organizaciones de inteligencia bastante eficaces y también recopilamos información sobre otros países.

Creo que donde hay que ser menos tolerante es con el tipo de actividades de guerra híbrida que estamos viendo por parte de Rusia: incendios provocados, intentos de asesinato. Eso cruza una línea completamente distinta.³
³
En 2018, los servicios de inteligencia británicos trabajaron con enorme rapidez y precisión para permitir que la entonces primera ministra Theresa May acusara a Rusia de ser responsable del envenenamiento del exagente del KGB Serguéi Skripal y su hija Yulia con el agente nervioso Novichok. Este año, seis hombres fueron condenados por un ataque incendiario apoyado por Rusia en un almacén de Londres que contenía ayuda para Ucrania. También se han producido ataques incendiarios en propiedades vinculadas al primer ministro Keir Starmer; Rusia ha negado toda implicación.

Entonces, en cuanto al lenguaje, ¿considera usted a China una “amenaza activa para la seguridad nacional”?

Creo que, claramente, China participa en actividades que amenazan nuestros intereses, y debemos ser muy firmes para contrarrestarlas. Ellos esperarían que lo hiciéramos, para ser sinceros. Beijing respeta la fuerza en este ámbito.

¿O sea, mantenerse fiel a sus valores?

Mantenerse firme.

¿Qué haría usted con el proyecto de una nueva megaembajada china en el límite de la City de Londres? Sería la mayor embajada de Europa.

Los países obviamente necesitan embajadas. Nosotros necesitamos una en Beijing —y es importante que la tengamos— así que es justo y apropiado que los chinos tengan la suya. Si es esta o no lo es, no me corresponde juzgarlo.

Es particularmente grande. Va a ser un lugar enorme.

No estoy aquí para justificar su tamaño ni lo que hace. Pero, ya sabe, estoy seguro de que debe haber una solución que les permita tener una embajada adecuada, y que nos permita a nosotros mantener y desarrollar nuestra excelente embajada en Beijing.⁴
El Reino Unido ha irritado a China al no aprobar aún la embajada propuesta en el antiguo emplazamiento de la Royal Mint, cerca de la Torre de Londres, un terreno que Beijing compró en 2018. Aunque el primer ministro Keir Starmer ha pedido un reinicio diplomático y económico con China, enfrenta presiones —incluso dentro de su propio gabinete— para adoptar una actitud más dura.


Los planes de China para construir una embajada nueva y ampliada en el emplazamiento del antiguo edificio de la Royal Mint, cerca de la Torre de Londres, han generado protestas y retrasos en la aprobación. Foto Martin Pope/SOPA Images/LightRocket/Getty Images

 

Quiero conocer el recorrido de su vida profesional durante casi 40 años. Su reclutamiento a principios de los años ochenta. ¿Cómo ocurrió?

Me temo que soy un ejemplo casi estereotípico de lo que a veces se denomina una palmada en el hombro —un tap on the shoulder— y, para colmo, en Oxford.⁵
Antes de que se instauraran procedimientos formales, los espías solían ser reclutados en las universidades de Oxford y Cambridge, no sólo para el Reino Unido sino también —especialmente en Cambridge— para la Unión Soviética. El “círculo de espías de Cambridge” incluía individuos que eran agentes dobles al servicio de la inteligencia británica y del KGB.

No diré quiénes eran, pero un académico se acercó a mí; sabía que me interesaba una carrera en el Foreign Office —así como su antiguo empleador, la BBC, que me rechazó sin siquiera una entrevista.

Bueno, cuando yo salí de la universidad no era elegible para entrar en el servicio que usted dirigió, porque mis padres no habían nacido en el Reino Unido.⁶

Hasta 2022, las agencias de inteligencia británicas exigían que los solicitantes tuvieran al menos un padre nacido en el Reino Unido. Bajo Moore, esa regla fue eliminada, y un portavoz dijo que “había impedido innecesariamente que personas brillantes se presentaran”. Ahora, el requisito principal es ser ciudadano británico.

Gracias a Dios hemos cambiado eso, igual que hemos cambiado la manera de acercarnos a la gente.

¿Entonces ya no ocurre, eso de la palmada en el hombro?

No, no de esa manera. Recuerdo que [el académico que me reclutó] dijo: “¿Le interesaría una carrera en un campo alternativo de los asuntos exteriores?” Yo no tenía ni idea de lo que quería decir, pero una cosa llevó a la otra.

¿Ese académico en Oxford trabajaba para el servicio? ¿Era una tapadera?

No, en aquella época existía un grupo muy informal de personas llamadas talent spotters -cazatalentos. Su trabajo era observar a jóvenes prometedores y decidir quién podría ser adecuado para nuestra peculiar línea de trabajo.

¿Dudó usted cuando se dio cuenta de lo que significaban esas “carreras alternativas”? Sé que su padre trabajaba en el Foreign Office.

Uno genuino.⁷

Moore nació en Libia, durante uno de los destinos de su padre en el extranjero. Cuando operan fuera del Reino Unido, los agentes del MI6 suelen tener un rol de cobertura en una embajada u otra misión diplomática, pero al decir “genuino”, Moore quiere decir que su padre era realmente miembro del Servicio Diplomático británico. Moore mismo salió temporalmente de MI6 para servir como embajador en Turquía entre 2014 y 2017.

Así que usted conocía ese mundo. Pero el espionaje…

Sí, lo pensé detenidamente. Me intrigaba, me parecía que sería emocionante, [pero] no sabía gran cosa —en aquella época apenas te contaban nada. Pensé en los dilemas que implica, que son bastante complejos, y en el grado de engaño que forman parte del oficio. Pero animado por personas —incluido mi maravilloso padre, un hombre de rectitud absoluta, de una integridad monumental, que tenía muchos amigos en el servicio, y mi madre, que me apoyaba— decidí intentarlo.

El engaño: ¿qué significaba eso?

Algunos amigos íntimos, miembros de la familia extensa, no saben a qué te dedicas, y debes sentirte cómodo con eso. Si buscas desesperadamente reconocimiento, esta no es la profesión adecuada. Debes sentirte satisfecho con la importancia intrínseca de la misión. Debes sentirte satisfecho con la camaradería que se crea entre quienes están al corriente. No puedes ir al pub al final de la semana y presumir frente a tus amigos.⁸
Ian Fleming dijo una vez al New Yorker que quería que su héroe James Bond fuera “un hombre extremadamente aburrido, poco interesante, a quien le ocurren cosas; quería que fuera un instrumento contundente”.

¿Cuándo y cómo se lo dijo a sus hijos?

Eso varía de familia en familia. Es una gran decisión, porque una vez que se lo cuentas, los introduces en ese círculo de conocimiento y les impones algo: se vuelven cómplices. En nuestro caso, cuando nuestros hijos estaban en la primera mitad de la adolescencia nos pareció el momento adecuado.

¿Y qué palabras utilizó?

A esas alturas, yo era un oficial de inteligencia con experiencia. Había aprendido a hablar con la gente, a plantear la pregunta: “¿Trabajará con nosotros?” Y, sin embargo, lo hice fatal con mi hijo. [Maggie] y yo cometimos el error de sentarnos con aspecto nervioso. Así que, claro, vi en los ojos de mi hijo que pensaba que íbamos a anunciar nuestro divorcio. Después empecé a tartamudear y al final todo salió atropelladamente. Me miró y dijo algo que no puedo repetir.

Pero Maggie lo sabía desde siempre, porque ustedes se conocen desde muy jóvenes.

Sí, eso es inusual. Cuando entré al servicio con 24 años, ya estábamos casados. Piense en los colegas que empiezan una relación sentimental. Como no pueden contarlo en la primera cita, en algún momento tienen que encontrar el momento adecuado para decir que quizá no fueron del todo honestos al principio.

Quiero preguntarle cómo es realmente el trabajo de espionaje. Cuando entró en el servicio, sin duda había leído a John le Carré y a Ian Fleming. ¿Se parecía en algo a eso?

Esto es una terrible confesión, pero cuando llegué al trabajo no había leído ni una sola novela de Ian Fleming. Sí había leído a Le Carré. Y ahora coloco a Mick Herron en lo más alto del panteón.

Las novelas de Slow Horses.⁹

Estas novelas, sobre marginados del MI5, inspiraron la exitosa serie de televisión protagonizada por Gary Oldman. En un artículo reciente de Bloomberg Opinion tras la caída del caso de espionaje chino, Matthew Brooker escribió: “El escándalo de espionaje chino que actualmente sacude a la política y los medios británicos recuerda de nuevo a un mundo ficticio —pero esta vez la acción se asemeja más al caótico universo de Slow Horses, donde la dejadez, la confusión y las luchas internas son la norma.”

Sí. Mucha gente estará más familiarizada quizá con la serie, pero los libros son fantásticos. Estas son obras de ficción, creaciones artísticas. Claramente, Le Carré pasó un corto período en el servicio, así que hay cierta verosimilitud, especialmente en los retratos del Berlín de la Guerra Fría. A veces se ven alusiones al tradecraft —el arte del espionaje— a veces correctas, a veces no.¹⁰
¹⁰
En la apertura de la icónica novela El espía que surgió del frío: “Al este y al oeste del Muro se extendía la parte no restaurada de Berlín, un semimundo en ruinas, dibujado en dos dimensiones, residuos de guerra.”

Por supuesto, la vida real es muy distinta, pero ocasionalmente hay un grado de intriga y emoción que roza ese mundo.

¿No existe también un grado de usar a las personas? Cuando identifica a alguien, intenta averiguar cómo puede servir a los intereses del Reino Unido y trata de reclutarlo.

Claramente intenta establecer una relación con otro ser humano, porque necesita los secretos que posee. Esto significa que debe crear una relación de verdadera intimidad y confianza, porque muchas veces les está pidiendo que asuman riesgos para obtener esa inteligencia.

¿Y a veces se ofrece dinero?

Lo que puedo decir es que, obviamente, cuando alguien decide hablar con usted y correr esos riesgos, lo hace movido por distintas motivaciones. Nuestro trabajo no consiste en juzgarlas, sinceramente, sino en encontrar un arreglo que funcione para ambas partes. Si eso implica una compensación económica, sí, por supuesto la ofrecemos.

¿Ha tenido alguna vez un agente reclutado y desarrollado por usted que luego haya sido arrestado, o algo peor, en otro país?

Voy a distanciarlo ligeramente de mí, porque soy muy reacio a dar cualquier pista sobre quién pudo haber trabajado conmigo. Pero, por supuesto, de vez en cuando ocurre. Nuestro compromiso es mantener a esas personas a salvo, y haremos todo lo posible para lograrlo. Pero en la historia, por razones a veces ajenas al MI6, las circunstancias pueden llevar a su arresto. Es un momento muy difícil, porque sentimos un enorme aprecio por esas personas; son la razón de ser de un servicio de inteligencia humana. Es muy doloroso cuando sucede, pero no es frecuente, porque somos extremadamente cuidadosos.

Si usted se gana reputación de usar y abandonar a la gente, no hablarán con usted. O cuando se acerque a ellos, le dirán que no sin rodeos. Pero saben que con el MI6 recibirán cuidado y atención, y que los protegeremos.

¿Puedo hablar de algo que casi con certeza puso a prueba exactamente lo que usted acaba de describir? Me refiero al periodo posterior al 11 de septiembre, cuando USA y el Reino Unido trabajaron muy estrechamente. USA llevó a cabo torturas contra detenidos —lo sabemos por el informe del Senado usamericano dirigido por Diane Feinstein en 2014. Más tarde, los diputados británicos concluyeron en su propio informe que el Reino Unido colaboró con ello.

No estoy seguro de reconocer la caracterización que acaba de hacer. Quiero decir, obviamente somos muy cercanos a USA. Yo trabajé durante ese período, incluso en tareas complejas de contraterrorismo en Islamabad. De hecho, mi hija estaba en un jardín de infancia cuyas ventanas saltaron por los aires debido a una bomba que explotó en la embajada egipcia [en 1995].

Es muy claro que la administración usamericana de la época hizo un montón de cosas totalmente inaceptables. Todos conocemos el waterboarding, que es claramente tortura.

Pero ¿lo sabía usted en ese momento?

No, porque ellos fueron muy cuidadosos en excluirnos. Absolutamente no informaron a sus homólogos británicos.

Eso no es exactamente lo que reveló el informe parlamentario británico. Dicho informe concluía que el Reino Unido toleró un trato “inexcusable” hacia los detenidos. Afirmaba que era “fuera de toda duda” que el Reino Unido sabía cómo manejaban los usamericanos a algunos reclusos.

No estoy seguro de estar de acuerdo con esa expresión de “fuera de toda duda”, porque yo estaba allí y ellos no. Su descripción de las actividades es perfectamente válida, y estoy de acuerdo con ella. Seamos claros: tratamos con socios en todo el mundo que emplean métodos que nosotros nunca aceptaríamos. Y tenemos mucho cuidado de que nuestra colaboración no facilite ni refuerce ese comportamiento.

Los diputados fueron muy exhaustivos: las agencias británicas siguieron suministrando inteligencia aun sabiendo o sospechando abusos en más de 200 casos.

Mishal, estamos entrando en un terreno ligeramente distinto. ¿Continuó la relación con los usamericanos y, por tanto, transmitimos información, como describen los diputados? Sin duda. ¿Se aprendieron lecciones? Absolutamente. Ahora existe todo un proceso de cumplimiento. Eso no existiría si no reconociéramos que se cometieron errores.

Como oficiales individuales —incluyéndome a mí— no, yo no sabía que mi homólogo usamericano participaba en ese tipo de actividades; de lo contrario, no hubiera actuado igual. ¿Hay un argumento de que deberíamos haber sido mejores y antes en darnos cuenta de que estaban ocurriendo cosas que nosotros no haríamos? Sí, por supuesto. Lo acepto por completo.

Sólo quería resistirme a cualquier insinuación de que individuos del MI6 fueron cómplices, porque si lo hubieran sido, estarían en la cárcel. Ningún oficial del MI6 ha sido procesado por esto, y estoy muy orgulloso de ello. Y no es porque no los hayan pillado, Mishal; es porque tienen valores.

Pasemos al presente, entonces.

Claro.

En septiembre de 2024, usted apareció en un evento del Financial Times junto a su entonces homólogo usamericano, el director de la CIA William Burns. Usted dijo: “Compartiremos más entre nosotros que con ningún otro, debido a los altos niveles de confianza construidos durante muchos años.” ¿Cómo fueron sus últimos nueve meses en el servicio, con la nueva administración Trump?

Bueno, Bill dejó el cargo —fue un colega maravilloso y uno de los grandes servidores públicos de USA en las últimas décadas. Lo sustituyó un caballero llamado John Ratcliffe, que ha sido un excelente socio.

Obviamente, hay cambios de administración en Washington. Hay cambios de gobierno en el Reino Unido —en mi caso, demasiados. Dejando de lado la política, sólo el número de primeros ministros [y] ministros de Asuntos Exteriores con los que traté en cinco años era enorme.¹¹ Pero la alianza sigue siendo la más crítica para nuestros dos países.

¹¹ Durante los cinco años de Moore en el cargo, hubo seis ministros de Asuntos Exteriores británicos. En los últimos diez años, el Reino Unido ha tenido seis primeros ministros.

Las personas encargadas de mantener esa relación —el jefe del MI6 y el director de la CIA— trabajan muy duro en ello.

¿Está sugiriendo que no ha habido ningún cambio? Hubo un cambio muy evidente en marzo, cuando USA suspendió el intercambio de inteligencia con Ucrania. El propio William Burns ha descrito esta etapa en USA como realmente difícil —afirmando que los despidos de funcionarios, incluidos agentes de inteligencia, tenían más que ver con represalias que con reformas.¹²

¹² Tras la pausa de una semana, Ratcliffe se reunió en Bruselas con responsables extranjeros y de inteligencia para transmitir un mensaje de tranquilidad. Recientemente, jefes de inteligencia neerlandeses dijeron a un periódico que ahora son más cautelosos a la hora de compartir información con USA, citando preocupación por la “politización” de la inteligencia.

Lo que puedo decir es que la relación sigue siendo muy importante y sólida, y que he trabajado muy duro en ella. Las relaciones evolucionan, cambian. Las personalidades cambian, las políticas cambian. Cuando eres jefe del MI6, te toca trabajar con el mundo tal como es.

Pero ayúdeme a entender cómo ha evolucionado durante este periodo. Claramente, Rusia, Ucrania, China —siguen siendo amenazas y cuestiones vigentes.

Utilizas tu influencia, ¿no? Ucrania es un buen ejemplo. En el Reino Unido tenemos opiniones muy claras sobre cómo debe librarse esta guerra y cómo apoyar a los ucranianos. Nuestra voz se escucha en Washington. Así que las cosas cambian, se mueven —ese es el estilo de la administración actual— pero siempre estamos ahí, y es nuestra responsabilidad ad transmitir exactamente lo que dice la inteligencia. La inteligencia nos dice, por ejemplo, que Putin no tiene intención de llegar a un acuerdo, que para él no se trata sólo de territorio, sino de dominar y convertir Ucrania en algo parecido a su vecino, Bielorrusia.¹³
¹³
En Bloomberg Opinion, Marc Champion describe Bielorrusia —gobernada desde 1994 por el autoritario Alexander Lukashenko— como “el modelo de la unión subordinada de estados rusos que Putin quiere construir”. El país depende de la energía y la ayuda financiera rusas. Rusia ha utilizado Bielorrusia como base operativa para miles de tropas durante la guerra y ha instalado allí armas nucleares tácticas.

Entonces, si Vladimir Putin no tiene intención de negociar, ¿cómo ve usted el final de esta guerra?

En las condiciones actuales —me baso en la información a la que tuve acceso hace unas semanas— [Putin] no está dispuesto a hacer un acuerdo. Para mí, la respuesta es que hay que ejercer más presión para que esté dispuesto a negociar. El presidente de Ucrania está claramente dispuesto a un acuerdo. De forma notable, en su búsqueda de la paz, está dispuesto a ceder de facto hasta el 20 % de su país.

¿Qué puede cambiar eso?

Más presión en el campo de batalla. La industria de defensa ucraniana está infra capitalizada. Tienen capacidad ociosa que podría activarse con financiación. Podemos darles más autorizaciones para usar armamento de largo alcance, además de ofrecerles lo esencial en defensa aérea. Y existe la oportunidad de ejercer mucha más presión sobre Putin en su propio país.

No pretendo que esto vaya a producir resultados inmediatos. Hay que tener paciencia. Hay que estar dispuestos a resistir. He hablado de la importancia fundamental de este conflicto para la alianza occidental —no podemos perder esta batalla de voluntades.

Ya me ha dado su lectura de Putin. ¿Y su lectura del presidente Trump? ¿Por qué le da la bienvenida con alfombra roja? ¿Por qué le concede el beneficio de la duda una y otra vez?¹⁴

¹⁴ La reunión entre Putin y Trump en Alaska en agosto comenzó “con un espectáculo altamente coreografiado”, informó Bloomberg. “Ambos bajaron de sus aviones y caminaron por la pista hacia alfombras rojas en una apertura guionizada. Trump aplaudía mientras veía a Putin acercarse y luego lo saludó con un cálido apretón de manos y una palmada en el brazo.”

Mishal, lo maravilloso de este trabajo que tuve el honor de desempeñar es que espiamos a Putin, pero no espiamos a nuestros aliados usamericanos. Hay otras personas más cualificadas que yo para comentar la política usamericana.




Trump prometió poner fin a la guerra en Ucrania en cuanto regresara a la Casa Blanca, pero a pesar de su reunión con Vladimir Putin en Alaska en agosto, un acuerdo sigue fuera de alcance. Foto Andrew Caballero-Reynolds/AFP/Getty Images

Pero su lectura personal, de su experiencia, no de información interna.

Lo que diría es que reconozco en el presidente Trump un compromiso genuino con la paz. Claramente le horrorizan las atrocidades de la guerra —como las vistas en Ucrania o en Gaza— y está decidido a ponerles fin. Creo que ha habido una evolución en el pensamiento de la administración respecto a Putin.

Claramente, Putin está intentando manipularnos. Es un oficial de inteligencia, Mishal. Conozco muy bien ese tipo. Está tratando de llevarnos a un terreno que le conviene, y debemos acorralarlo y no permitirle esa maniobrabilidad.¹⁵


¹⁵
Putin ingresó al KGB en 1975 tras estudiar en lo que entonces era Leningrado. Aprendió alemán y fue destinado a Alemania Oriental cuando cayó el Muro en 1989, presenciando el asalto a la sede de la Stasi en Dresde. Hoy, antiguos colegas del KGB siguen entre sus asesores más cercanos.

Usted pinta el cuadro de una guerra larga.

Me pagaban por robar secretos, no por resolver misterios. Pero es tremendamente importante que no perdamos esta batalla de voluntades. No sólo por Putin y otras figuras del liderazgo ruso —lo que pueda invitar en términos de pruebas oportunistas de nuestras defensas, algunas de las cuales hemos visto en las últimas semanas— sino también porque el presidente Xi observa esto muy atentamente.

El liderazgo chino ha cultivado una narrativa de debilidad occidental desde la crisis financiera internacional. Existe un peligro real de que, si nos ve débiles en Ucrania, saque conclusiones sobre su propio comportamiento en el mar de China Meridional y, posiblemente, respecto a Taiwán.



Putin junto al presidente chino Xi y el líder norcoreano Kim Jong Un en un desfile militar en Beijing en septiembre. Foto Sergey Bobylev/POOL/AFP/Getty Images

¿Ha unido más USA a Rusia y China por sus acciones este año? Pienso en esas imágenes en Pekín, con Putin, Xi y Kim Jong Un juntos.¹⁶

¹⁶ En una entrevista anterior de Weekend Interview, le pedí a la historiadora china Jung Chang que comentara esta imagen. «Me repugna», dijo. «Me da miedo que China se haga con el control del mundo; ¿adónde podría huir entonces? ¿Y adónde podrían huir los demás?».

No creo que hayan sido empujados a unirse por USA. Han sido empujados por su propia alianza, especialmente en torno a Ucrania.

Es una relación muy desigual, pero Putin depende cada vez más del apoyo chino. Aunque China no ha proporcionado a Rusia algunas de las armas más sofisticadas, ha sido muy útil suministrando material de doble uso con aplicaciones civiles o militares. Los químicos de esos proyectiles son en su mayoría chinos; muchos componentes de los misiles también son chinos.¹⁷

¹⁷ El gobierno chino ha negado haber suministrado armas letales a Rusia y afirma que controla estrictamente las exportaciones de los denominados productos de doble uso.

Y, por supuesto, los iraníes y los norcoreanos también lo han ayudado. Así que existe un estrechamiento de ese grupo de cuatro actores que se asocian para hacer cosas dañinas.

Desde hace un par de meses, USA lleva a cabo ataques contra barcos en el Caribe, diciendo que transportaban narcotraficantes. Usted ha lidiado con cuestiones de este tipo; vivió la época de los ataques con drones en lugares como Afganistán. ¿Qué piensa cuando observa lo que ocurre en el Caribe?

No estoy al tanto, Mishal. No está en el centro de los intereses británicos. Así que realmente no sé en qué basan esas acciones los estadounidenses.

Menciona Afganistán. Nosotros siempre preferimos arrestar a la gente y llevarla ante un tribunal. Pero en ciertas partes del mundo, en ciertos momentos, hay personas que quieren hacerte daño y no puedes alcanzarlas.

Y, en casos extremos, los ministros pueden autorizar una operación letal, como un ataque con drones, para eliminar una amenaza. Pero cuando lo haces, la ley británica exige que las medidas sean necesarias y proporcionales a la amenaza. Suele haber una palabra muy jurídica: inminencia. Es decir, no basta con una amenaza vaga que podría materializarse dentro de 20 años: debe ser real y actual. Sobre esa base actuamos. Y no puedo comentar lo que está ocurriendo en Venezuela.¹⁸

¹⁸ Moore realmente no quería abordar este tema, pero los ataques contra estos barcos comenzaron en septiembre, y es difícil imaginar que, como jefe del MI6, no se le hubiera informado al respecto. Poco después de nuestra entrevista, CNN informó de que el Reino Unido había suspendido el intercambio de información con Estados Unidos debido a la preocupación por estos ataques, algo que el Gobierno británico no desmintió. Para conocer otro punto de vista, véase nuestra reciente entrevista de fin de semana con María Corina Machado, líder de la oposición venezolana.

Quisiera hablar más cerca de casa, sobre políticos en Europa. Pienso en dos que han sido acusados de repetir argumentarios rusos sobre Ucrania, de ser suaves con Rusia: Nigel Farage, que podría ser el próximo primer ministro británico, y Marine Le Pen. ¿Tendría usted preocupaciones si cualquiera de ellos fuera elegido?

Mishal, he pasado 38 años siendo rigurosamente apartidario. No voy a abandonar ese hábito ahora. El trabajo del jefe del MI6 consiste en servir al gobierno de turno, obedeciendo la ley británica. Proporcionas la verdad al poder; te presentas con frecuencia ante el primer ministro y el ministro de Asuntos Exteriores y, a veces, les dices cosas que realmente no quieren oír —particularmente un viernes por la tarde.

Cuando usted se aleja de todo eso, como ahora, ¿cómo es la descompresión? Imagino que es difícil hacer un trabajo así sin dedicarle prácticamente cada hora despierto.

No me preocupaba por las cosas que no podía cambiar. Me centraba mucho en nuestro propio trabajo, el de inteligencia humana —mantenerlo en un mundo donde las herramientas de vigilancia contra nosotros son extremadamente sofisticadas. Me preocupaba: ¿seguiremos en la carrera? ¿Seguiremos siendo suficientemente buenos en nuestra metodología, nuestro tradecraft? ¿Obtendremos la tecnología adecuada lo bastante rápido?

¿Ahora se trata más de tecnología que del factor humano?

De ambos. No es algo binario. Necesitas gran tecnología. La IA nos ayuda enormemente a analizar cantidades vastas de datos y quizá a encontrar a alguien dispuesto a ayudarnos. Al mismo tiempo, en China se puede ver que el estado de vigilancia está muy avanzado, y gran parte de esa tecnología se exporta. No tiene por qué venir de Pekín: puedes encontrarla en Dubái o en otra ciudad. Debemos ser muy conscientes de las capacidades desplegadas contra nosotros.

Me preocupaba si seguiríamos a la altura. Me alegra decir que creo que lo estamos, pero es una especie de carrera armamentista. Una de las razones por las que decidí que debíamos ser un poco más abiertos sobre quiénes somos y hablar más sobre nuestra misión fue porque quería conectar con el sector tecnológico fuera del gobierno —a menudo allí se encuentran las soluciones.

¿Se refiere a OpenAI, Google?

A todo: desde las grandes empresas de defensa o tecnología, hasta la mujer que trabaja en su garaje inventando algo extraordinario. Las grandes empresas eran más accesibles; teníamos estructuras para ello. Podíamos autorizar a algunos de sus empleados para que vieran información clasificada. Pero si eres una pequeña startup, ese no es tu mundo. Y si decimos: “Necesitamos someterte a un proceso de autorización”, esas personas pueden fundar su empresa, ganar mil millones y desaparecer antes de que terminemos el trámite. Por eso era importante abrirnos más.

¿Consiguieron crear algún tipo de vía rápida?

Sí, hemos hecho cosas maravillosas. El HMGCC —His Majesty’s Government Communications Centre— que es un acrónimo horrible, lo sé, es nuestro centro nacional de ingeniería en seguridad. Si eres fan de James Bond, es lo más parecido que tenemos a Q Labs. Ahora puedes ir a un edificio cerca de la estación de Milton Keynes y literalmente entrar para hablar de tecnología.

Hace algunos años, bajo mi predecesor, decidimos entrar en el capital riesgo. El National Security Strategic Investment Fund (NSSIF) estudia tecnologías que podrían no salir adelante si se dejan exclusivamente al sector privado, pero que, con el sello de la comunidad de inteligencia, atraen el interés del capital privado. Del conjunto de tecnologías financiadas, el 40 % acaba utilizándose realmente en la organización. Es un gran cambio.²⁰

20 Puede que no desarrolle automóviles submarinos ni relojes de pulsera láser, pero el NSSIF, creado en 2018, afirma que se centra en la inteligencia artificial, el espacio, la cuántica y otras tecnologías emergentes. Es similar a In-Q-Tel, creada por la CIA, y ha respaldado a empresas como el fabricante de drones Tekever, que ahora suministra hardware a la fuerza aérea del Reino Unido, y la startup de computación cuántica Oxford Ionics, posteriormente adquirida por una empresa usamericana por mil millones de dólares.

¿Cómo es la vida fuera ahora?

Si vas a desempeñar estos trabajos, los haces durante cinco años y debes cuidarte.²¹ Tenía una institución extraordinaria bajo mis órdenes, y podía delegar. Podía irme de vacaciones —si ocurría algo enorme, evidentemente volvía.

21 Renunciar al cargo después de cinco años es una convención relativamente moderna. El primer jefe del MI6, un oficial naval con monóculo llamado Mansfield Cumming, ocupó el cargo desde 1909 hasta 1923. Firmaba sus cartas con la letra «C» de Cumming; el apodo de una sola letra se popularizó y fue adoptado por los jefes posteriores.

También creo que soy una persona bastante tranquila. No soy un gran preocupado. No quieres a alguien ansioso en ese trabajo.

En las últimas seis semanas, muchos amigos esperan verme completamente transformado, pero no me siento así. Fui de vacaciones con Maggie a la Toscana, luego volvimos, y ahora pienso en qué puedo hacer después.

Hay una vacante de embajador en Washington.

No es para mí. Deseo lo mejor a quien asuma ese cargo, y estoy seguro de que encontrarán un gran candidato.

¿Por qué dice que no con tanta facilidad?

Lo digo con facilidad porque, por supuesto, lo he pensado mucho y he tomado una decisión. Creo que hay personas mejor calificadas que yo para ese puesto. Después de cinco años de un trabajo realmente intenso, estoy listo para hacer otras cosas —incluido ver más a mi nieto.