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27/08/2026
26/08/2026
Voyage au Xinjiang|Viaje al Xinjiang|Viaggio nel Xinjiang|Reise durch den Xinjiang
25/08/2026
Ben-Gurion Airport as The New Temple
EN->FR ES IT DE
Gideon Levy, Haaretz, 23/8/ 2026
Ben-Gurion Airport Has Everything
Israel Loves: Privilege, Racism and a Way Out
L’aéroport
Ben-Gourion a tout ce qu’Israël aime : privilèges, racisme et une porte de
sortie
El aeropuerto Ben Gurión tiene todo
lo que Israel ama: privilegios, racismo y una vía de escape
L’aeroporto
Ben Gurion ha tutto ciò che Israele ama: privilegi, razzismo e una via d’uscita
Der
Flughafen Ben Gurion hat alles, was Israel liebt: Privilegien, Rassismus und
einen Fluchtweg
J’ai parcouru le Xinjiang pendant six semaines : voilà ce que j’ai vu, par Arnaud Bertrand
Loin des clichés et des slogans
Arnaud Bertrand, 24 août 2026
Traduit par Tlaxcala

Il existe dans le monde des endroits dont tout le monde connaît le nom et sur lesquels chacun a une opinion, mais où presque personne n’est allé. Parfois, c’est pour des raisons positives (pensez au Bhoutan), parfois non.
Le Xinjiang appartient malheureusement à cette seconde catégorie : allez dans n’importe quel pays occidental et demandez au premier passant ce qu’il associe au Xinjiang ; sa réponse sera presque étrangement uniforme : camps de concentration, travail forcé et génocide.
J’ai assez voyagé dans ma vie pour avoir appris une chose : les opinions extrêmes — qu’elles soient positives ou négatives — sur des lieux lointains résistent rarement au contact avec la réalité du terrain. Et c’est d’autant plus vrai pour les endroits que peu de gens ont visités.
C’est logique : ce sont précisément les lieux où les affirmations les plus extravagantes rencontrent le moins de résistance, puisqu’il n’existe tout simplement pas de masse accumulée d’expériences ordinaires de première main pour leur opposer un démenti.
Je sais aussi, bien sûr, que l’Occident a une forte tendance à fabriquer des récits sur ses adversaires géopolitiques, comme la Chine.
Donc, lorsqu’on combine les deux — un endroit que presque aucun étranger ne visite et qui, de surcroît, se trouve en Chine — je m’attendais pleinement à un large fossé entre le récit dominant et ce que j’allais réellement découvrir. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est que ce fossé soit aussi immense.
Avant de me rendre au Xinjiang, je m’étais fixé quelques exigences afin d’essayer de comprendre l’endroit aussi bien que possible :
Je voulais y passer beaucoup de temps — la région est si vaste qu’on ne peut même pas commencer à la comprendre si l’on n’y reste que quelques jours.
Je voulais en voir une grande partie, car je comprenais que la situation pouvait varier considérablement entre, par exemple, des villes prospères comme Urumqi et les campagnes profondes.
Je voulais voyager de manière entièrement libre, à mes propres conditions — pas, par exemple, dans le cadre d’un circuit guidé par le gouvernement chinois (comme le font une très grande proportion des rares étrangers qui visitent cet endroit, bien qu’ils n’y soient pas obligés).
Je voulais aller dans des lieux totalement hors des sentiers battus, où les touristes ne vont jamais.
Je voulais rencontrer et parler avec autant d’habitants que possible, issus des milieux les plus divers.
Avec ma femme et mes deux filles (âgées de 7 et 10 ans), nous avons donc décidé de louer un camping-car à Urumqi et de parcourir toute la province, du Nord au Sud, en dormant dans le véhicule, pendant cinq semaines. À la fin de ce périple, nous resterions dix jours supplémentaires à Urumqi ; pendant une semaine, nous inscririons nos filles à une colonie de vacances avec des enfants du cru (majoritairement ouïghours), tandis que nous, les parents, continuerions à découvrir Urumqi et tenterions de rencontrer des membres de l’intelligentsia locale.
Nous avons rempli chacune de ces conditions, et même davantage. Cinq semaines en camping-car ; près de 6 000 kilomètres parcourus ; le nord et le sud ; des villes, des chefs-lieux de district, des villages, des prairies, de hautes montagnes, des déserts ; et, au passage, des centaines de rencontres. Aucun guide, aucun accompagnateur, aucun itinéraire déposé auprès de qui que ce soit. Nous allions où bon nous semblait et nous arrêtions quand nous en avions envie.
De retour à Urumqi, nos deux filles ont passé une semaine dans une colonie de vacances à thème militaire organisée pour les enfants du cru (et, croyez-moi, il n’a pas été facile de les y inscrire !), tandis que nous — les parents — rencontrions un éventail fascinant de journalistes, de professeurs d’université, de fonctionnaires subalternes comme de hauts responsables, de personnes travaillant pour le fameux Bingtuan (le XPCC [Corps de production et de construction du Xinjiang, une organisation étatique paramilitaire et économique, NdT], qui est en quelque sorte un État dans l’État au Xinjiang), de travailleurs communautaires et d’hommes d’affaires.
Bref, nous avons vu énormément de choses du Xinjiang et de ses habitants, à notre manière, pendant une période suffisamment longue pour que je puisse aujourd’hui dire, je crois, quelque chose de significatif à son sujet — contrairement à la plupart de ceux qui ont écrit sur cet endroit.
Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus, notre itinéraire a dessiné une immense boucle à travers le nord et le sud du Xinjiang, sur 34 jours et près de 6 000 kilomètres.
Nous sommes partis d’Urumqi (乌鲁木齐, Wūlǔmùqí) vers l’ouest par la route 101, avant d’atteindre la ville thermale de Wenquan (温泉), à la frontière kazakhe. De là, nous avons pris vers le sud en direction du lac Sayram (赛里木湖, Sàilǐmù Hú), puis de la vallée de l’Ili (伊犁, Yīlí) — champs de lavande, ville-frontière de Khorgos (霍尔果斯, Huò’ěrguǒsī) et ancienne ville de garnison de la dynastie Qing, Huiyuan (惠远, Huìyuǎn) — avant de passer quelques jours dans la grande ville de Yining (伊宁, Yīníng).
Nous avons ensuite poursuivi plus au sud jusqu’à Zhaosu (昭苏), patrie d’extraordinaires anciennes races de chevaux à la robe rosée (je ne plaisante pas !), puis vers les hautes prairies de Xiata (夏塔), Tangbula (唐布拉) et Nalati (那拉提), où des nomades kazakhs et kirghizes vivent encore sous des yourtes dans les montagnes, du moins en été.
Depuis Nalati, nous avons franchi l’immense chaîne du Tianshan (天山) par Duku (独库) — l’une des routes les plus dangereuses de Chine, ouverte seulement quatre mois par an — pour entrer dans le sud du Xinjiang. Là, nous avons exploré l’ancienne ville de Kuqa (库车, Kùchē) et son palais royal (où réside encore une authentique princesse ouïghoure — nous l’avons rencontrée !), traversé le désert du Taklamakan et passé plusieurs jours à Kashgar (喀什, Kāshí), à visiter la vieille ville, les mosquées et les marchés.
Depuis Kashgar, nous avons fait un détour en profondeur dans le plateau du Pamir, chevauchant jusqu’à des cratères volcaniques et grimpant sur un glacier du Muztagh Ata (慕士塔格, Mùshìtǎgé), haut de 7 500 mètres. Nous avons ensuite repris la longue route vers l’est — en passant par les anciennes grottes bouddhiques de Kizil (克孜尔千佛洞, Kèzī’ěr Qiānfódòng), les ruines du temple de Subashi (苏巴什) et la ville de Korla (库尔勒, Kù’ěrlè) — avant de regagner Urumqi par le tunnel Tianshan Shengli, le plus long tunnel autoroutier du monde.
Si vous souhaitez un récit quotidien plus détaillé de notre voyage, accompagné de vidéos et de photos, lisez ce fil que j’ai publié sur X.
24/08/2026
Arab translators and AI|Traducteurs arabes et IA |Traductores árabes e IA
AR->EN FR ES PT IT DE
Widad Salloum, Raseef22, 22/8/ 2026
كيف "يغزو" الذكاء الاصطناعي هؤلاء المترجمين العرب؟
How
Is Artificial Intelligence “Invading” These Arab Translators?
Comment
l’intelligence artificielle « envahit »-elle ces traducteurs arabes ?
¿Cómo
“invade” la inteligencia artificial a estos traductores árabes?
De que forma a inteligência
artificial está “invadindo” esses tradutores árabes?
Come fa l’intelligenza artificiale a
“invadere” questi traduttori arabi?
Wie „dringt“ künstliche Intelligenz in die
Arbeit dieser arabischen ÜbersetzerInnen ein?
21/08/2026
20/08/2026
Intellectual history of contemporary US foreign policy
Historia intelectual de la política exterior usamericana contemporánea
Histoire intellectuelle de la politique étrangère américaine contemporaine
Storia intellettuale della politica estera usamericana contemporanea
Geistesgeschichte der zeitgenössischen US-amerikanischen Außenpolitik
Jean-François Drolet
Populist realism, civilizationalism,
and the right
On the intellectual history of contemporary US foreign policy
Realismo populista,
civilizacionismo y derecha
Sobre la historia intelectual de la política exterior usamericana
contemporánea
Réalisme
populiste, civilisationnisme et droite
Sur l’histoire intellectuelle de la
politique étrangère américaine contemporaine
18/08/2026
Palestine Palestina Palästina فلسطين
Unión Palestina de América Latina (UPAL)— 17 de agosto de 2026
الاتحاد الفلسطيني لأمريكا
اللاتينية 17 - (UPAL) أغسطس/آب 2026
El Frente
Nacional Unido, una necesidad palestina que ya no admite demora
الجبهة الوطنية المتحدة… ضرورة فلسطينية لا تحتمل التأجيل
The United National Front, A
Palestinian Necessity That Can No Longer Be Delayed
Le Front national uni, une
nécessité palestinienne qui ne peut plus attendre
Il Fronte
nazionale unito, una necessità palestinese che non può più essere rinviata
Die Vereinigte
Nationale Front, eine palästinensische Notwendigkeit, die keinen Aufschub mehr
duldet













