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17/08/2026

Kamel Daoud, le béniouiouiste hard qui a déjà conquis Paris : provoquer n'est pas démontrer

Le cinéaste français né en Irak Abbas Fahdel analyse la dernière chronique de Kamel Daoud parue dans l’hebdomadaire Le Point du 12 août. Source : Meta

La chronique de Kamel Daoud sur « Mamdani & Cie : l’islamisme soft à la conquête de Washington » révèle moins la réalité politique américaine qu’une certaine manière, devenue presque caricaturale, de regarder le monde arabe et musulman depuis les tribunes médiatiques occidentales. Daoud ne se contente pas de critiquer Mamdani, Abdul El-Sayed ou une nouvelle génération de militants musulmans américains : il construit un récit dans lequel l’identité musulmane, le soutien à la cause palestinienne, la gauche et la critique de l’Occident finissent artificiellement par se fondre dans la même catégorie : celle d’un « islamisme soft » qui avancerait masqué jusqu’au cœur de Washington.

Le procédé est d’autant plus contestable que le titre contient déjà le verdict. Il ne s’agit plus d’examiner des programmes, des idées, des contradictions ou des trajectoires politiques, mais de désigner des individus comme les représentants d’une menace. Le musulman qui entre dans la politique américaine ne serait plus simplement un citoyen américain ; il deviendrait le symptôme d’une « conquête ». Le musulman qui défend les Palestiniens ne serait plus nécessairement animé par une conviction politique, anticoloniale ou humanitaire ; il deviendrait suspect d’islamisme. Le musulman qui se situe à gauche ne serait plus seulement socialiste, progressiste ou anticapitaliste ; il participerait à une mystérieuse entreprise de pénétration idéologique de Washington. C’est ainsi que l’analyse politique se transforme en procès d’intention.

Le plus troublant est que Kamel Daoud semble reproduire exactement le mécanisme qu’il prétend dénoncer. Il reproche à certains progressistes occidentaux de réduire les individus à leur identité musulmane, mais il fait lui-même de cette identité la clé permettant d’interpréter leurs positions politiques. Il transforme le musulman en catégorie politique avant même d’avoir démontré que sa religion détermine son projet politique. Or être musulman n’est pas une idéologie. Soutenir les droits des Palestiniens n’est pas une idéologie islamiste. Être socialiste n’est pas être islamiste. Critiquer la politique étrangère américaine n’est pas haïr l’Occident. Et dénoncer le génocide à Gaza n’est pas, par définition, soutenir le Hamas.

Ce qui apparaît alors derrière cette chronique, c’est une figure médiatique devenue familière : celle de l’Arabe ou du musulman « acceptable », celui qui peut être installé confortablement dans l’espace médiatique occidental à condition de confirmer certaines représentations que cet espace attend de lui. Il ne s’agit évidemment pas de nier à Daoud sa liberté intellectuelle ni son droit de critiquer les sociétés arabes ou musulmanes. Il s’agit de constater la fonction particulière qu’il finit par occuper dans un certain paysage médiatique : celle du musulman qui rassure l’Occident sur lui-même en dénonçant inlassablement les siens.

C’est ici que la référence de Malcolm X à la figure du « house negro », le « nègre de maison », devient éclairante — non comme assimilation littérale entre des situations historiques différentes, mais comme métaphore d’un mécanisme de domination. Malcolm X décrivait ainsi celui qui, placé à proximité du maître, finissait par défendre l’ordre du maître et par considérer les intérêts de celui-ci comme les siens. Le parallèle permet de poser une question dérangeante : que devient, dans l’espace médiatique contemporain, l’intellectuel arabe ou musulman dont la légitimité occidentale semble se renforcer à mesure qu’il confirme les peurs, les soupçons et les préjugés de ceux qui l’écoutent ?

Daoud semble avoir transformé cette position en véritable rente symbolique. Il peut dénoncer l’islamisme, les sociétés arabes, les Palestiniens, les militants de gauche ou les musulmans occidentaux avec une violence qui serait immédiatement suspecte dans la bouche d’un journaliste occidental, précisément parce que sa parole est présentée comme venant de « l’intérieur ». Il devient alors une sorte de caution culturelle : puisque la critique vient d’un Arabe ou d’un musulman, elle pourrait difficilement être qualifiée d’islamophobe ou de condescendante. Le procédé est redoutablement efficace. La parole du dominé supposé devient le certificat d’authenticité du discours dominant.

Mais cette position comporte un prix : à force de vouloir être l’exception acceptable, on finit par ne plus voir ceux dont on parle. Les Arabes deviennent des masses, les musulmans deviennent une menace potentielle, les Palestiniens deviennent un problème, la gauche devient une alliée objective de l’islamisme, et toute critique de l’ordre occidental est soupçonnée de ressentiment anti-occidental. Tout ce qui devrait être distingué est mélangé jusqu’à produire un ennemi commode.

La chronique sur Mamdani et El-Sayed illustre parfaitement cette dérive. Au lieu de prendre au sérieux la crise profonde du Parti démocrate américain, le rejet de l’establishment, la montée d’une gauche socialiste, la transformation du rapport des jeunes Américains à Israël et à la Palestine ou encore les revendications sociales qui traversent les États-Unis, Daoud choisit une grille biaisée : les musulmans seraient en train de conquérir Washington. Une campagne électorale devient une conquête. Des citoyens américains deviennent les instruments d’une idéologie religieuse. Une évolution politique complexe est réduite à une menace civilisationnelle.

Ce vocabulaire n’est pas innocent. Il produit un imaginaire dans lequel le musulman qui réussit politiquement n’est jamais simplement un citoyen qui participe à la démocratie : il est quelqu’un qui « avance ». Le musulman élu n’est pas simplement élu : il « conquiert ». Le musulman critique d’Israël n’est pas simplement critique : il est potentiellement islamiste. Et le musulman qui revendique une transformation radicale de la politique américaine devient nécessairement suspect de vouloir transformer l’Amérique de l’intérieur.

C’est une vision profondément condescendante de la démocratie. Elle suppose implicitement que certains citoyens auraient une légitimité politique moindre que d’autres en raison de leur origine ou de leur religion. Le citoyen blanc, chrétien ou athée qui défend la cause palestinienne est un militant politique. Le citoyen musulman qui fait exactement la même chose risque, dans la grille de lecture de Daoud, de devenir un agent de l’islamisme.

Daoud sait provoquer. Mais provoquer n’est pas démontrer. La formule ne remplace pas la preuve. L’étiquette « islamisme soft » lui permet d’éviter la démonstration : si aucun programme islamiste n’est clairement identifiable, il suffit d’inventer une version « soft » de l’islamisme. Ainsi, toute contradiction disparaît. S’ils ne sont pas islamistes, c’est qu’ils sont des islamistes qui ne disent pas leur nom. Et s’ils protestent contre cette accusation, leur protestation peut à son tour devenir la preuve de leur dissimulation. C’est une mécanique intellectuelle particulièrement pauvre.

On peut critiquer Mamdani. On peut critiquer El-Sayed. On peut interroger leurs positions. On peut contester leur programme et leurs alliances. Mais pour être intellectuellement honnête, il faut critiquer ce qu’ils disent et ce qu’ils font, et non fabriquer autour d’eux une fiction d’« islamisme soft » destinée à rendre leur existence politique inquiétante.

La véritable question n’est donc pas de savoir si l’islamisme conquiert Washington. La question est de savoir pourquoi une partie de la jeunesse américaine rejette l’ordre politique traditionnel, pourquoi elle conteste la politique américaine au Moyen-Orient, pourquoi elle refuse de considérer Israël comme une exception permanente à la critique et pourquoi des candidats musulmans, juifs, athées ou chrétiens peuvent désormais trouver un électorat autour d’un discours social et anticolonial.

Cette réalité est beaucoup plus complexe, et surtout beaucoup plus dérangeante, que la fable d’une conquête islamiste.

Kamel Daoud devrait savoir qu’un intellectuel issu du monde arabe ne devient pas plus libre simplement parce qu’il est applaudi par les institutions occidentales. La liberté intellectuelle consiste aussi à refuser le rôle que l’on vous assigne, même lorsque ce rôle est confortable, prestigieux et rémunérateur. Elle consiste à pouvoir critiquer l’Occident lorsqu’il le mérite, comme on critique les sociétés arabes lorsqu’elles le méritent. Elle consiste surtout à ne pas devenir l’Arabe ou le musulman de service chargé de fournir à l’Occident la confirmation morale de ses propres certitudes.

Car le problème n’est pas qu’un Arabe critique les Arabes, ni qu’un musulman critique l’islamisme. Le problème commence lorsque cette critique devient une marchandise médiatique, lorsque l’identité de celui qui parle devient la garantie d’une vérité que l’on attend précisément de lui, et lorsque la parole venue « de l’intérieur » est utilisée pour fermer toute possibilité de contradiction.

C’est à cet endroit que la référence à Malcolm X prend toute sa force. Non pas pour traiter Kamel Daoud de « nègre de maison » — formule historiquement située, brutale et qui ne peut être transposée mécaniquement — mais pour interroger le mécanisme qu’elle désignait : celui d’un système de domination qui distingue les voix indigènes selon leur capacité à conforter ou à contester l’ordre établi.

Le paradoxe est cruel : celui qui prétend combattre l’islamisme au nom de la liberté risque, à force de tout ramener à l’islamisme, de devenir l’un des meilleurs auxiliaires d’un autre enfermement : celui qui réduit les musulmans à une menace, les Palestiniens à un problème et les Arabes à des sujets que l’Occident doit constamment surveiller, corriger ou juger.

Daoud, dans sa chronique, ne décrit pas une conquête : il participe surtout à la fabrication d’un fantasme.

 

27/02/2026

Una apuesta perdida, un legado envenenado: Camp Century, una bomba tóxica de efecto retardado bajo el hielo de Groenlandia

Ben Cramer, con documentación de la asociación Robin des Bois, Athena21, 22-2-2026
Traducido por Tlaxcala

Al servicio de la OTAN - para confirmar el valor estratégico de la colonia danesa en los primeros días de la Guerra Fría, la instalación militar usamericana se reforzó en 1951. Como parte de la OTAN. Pero este “tratado de defensa de Groenlandia” de 1951 no menciona ni misiles balísticos, ni el reactor nuclear portátil, ni las bombas H... Obviamente.


En 1993, documentos desclasificados de la Fuerza Aérea de USA revelaron que, durante la mayor parte de los años 60, los bombarderos del Mando Aéreo Estratégico (SAC) que transportaban armas nucleares sobrevolaron regularmente Groenlandia. Sin embargo, este territorio de más de 2 millones de km² está sujeto a la prohibición danesa de cualquier presencia de armas nucleares en su suelo, según un protocolo establecido en 1957. De ahí las negociaciones entre Washington y Copenhague sobre las responsabilidades compartidas, analizadas por expertos como Hans Christensen.

Dos fotos de archivo de 1959, año de creación, a 1964, fin de las obras en Camp Century. A la izquierda, la tasa de deshielo en la región de Thule. © Colgan.

Esta instalación militar se realizó a expensas del pueblo kalaallit (inuit). Por ejemplo: para dar su visto bueno a la ampliación de la Base Aérea de Thule, Copenhague no se molestó en consultar a la población local, representada por el Consejo de Cazadores. En lugar de una consulta, el gobierno danés ordenó en mayo de 1953 el traslado/deportación de los nativos de Thule (los inughuit), una pequeña comunidad inuit que vivía de la caza y pesca tradicionales. 187 de ellos fueron obligados a abandonar sus tierras ancestrales para exiliarse en Qaanaaq, a 150 kilómetros al norte. No recibirían una compensación hasta 1999.

Camp Century sin “Átomos para la Paz”

En junio de 1959 comenzó la construcción de Camp Century, a 204 km al sur de la Base Thule, a 1.290 kilómetros del Polo Norte. Las 24 horas del día, aprovechando el día polar, de 150 a 200 hombres del Cuerpo de Ingenieros del Ejército de USA (USACE) trabajaban. Oficialmente, se trataba de sostener una comunidad de científicos dedicada a la investigación del clima. Pero en realidad....

Camp Century representó el primer paso del proyecto ultrasecreto “Iceworm” (Gusano de Hielo). Detrás de esta fachada, el propósito de la base pionera era estudiar la viabilidad de una plataforma de lanzamiento de misiles balísticos bajo la capa de hielo para apuntar a la URSS. Aunque la instalación, incluido su reactor nuclear “de bolsillo”, había sido revelada por el Saturday Evening Post ya en 1960, la existencia de este proyecto, incluido su aspecto nuclear, no se hizo pública finalmente hasta 1997 por el Instituto Danés de Asuntos Internacionales, un instituto de investigación dependiente del Ministerio de Asuntos Exteriores danés.

El Pentágono aspiraba a construir un complejo militar de aproximadamente 135.000 km² (una superficie mayor que Grecia) en el que pudieran estacionarse hasta 11.000 soldados. Se planeó almacenar allí - ¡con la ambición de ser indetectables! - 600 misiles balísticos Minuteman con cabezas nucleares y moverlos entre 2.100 silos ocultos bajo el hielo del Ártico, para confundir a la inteligencia soviética. Pero finalmente no se desplegó ningún misil en la base.


A Lost Bet, a Poisoned Legacy: Camp Century, a Ticking Toxic Bomb Under Greenland’s Ice

Ben Cramer, with documentation from the Robin des Bois association, Athena21, 22/2/2026
Translated by Tlaxcala

In the service of NATO - to confirm the strategic value of the Danish colony in the early days of the Cold War, the US USAmerican military installation was reinforced in 1951. As part of NATO. But this 1951 “Greenland defense treaty” mentions neither ballistic missiles, nor the portable nuclear reactor, nor the H-bombs... Obviously.


In 1993, declassified U.S. Air Force documents revealed that, for most of the 1960s, bombers from the Strategic Air Command (SAC) carrying nuclear weapons regularly flew over Greenland. However, this territory of over 2 million km² is subject to a Danish ban on any presence of nuclear weapons on its soil, according to a protocol established in 1957. Hence the negotiations between Washington and Copenhagen over shared responsibilities, analyzed by experts including Hans Christensen.

Two archive photos from 1959, the year of creation, to 1964, the end of work at Camp Century. On the left, the melt rate in the Thule region. © Colgan.

This military installation was carried out at the expense of the Kalaallit (Inuit) people. For example: to give its green light for the expansion of Thule Air Base, Copenhagen did not bother to consult the local population, represented by the Hunters' Council. Instead of a consultation, the Danish government ordered in May 1953 the transfer/deportation of the indigenous people of Thule (the Inughuits), a small Inuit community living from traditional hunting and fishing. 187 of them were forced to leave their ancestral lands to be exiled to Qaanaaq, 150 kilometers to the north. They would not receive compensation until 1999.

Camp Century without 'Atoms for Peace'

In June 1959, construction began on Camp Century, 204 km south of Thule Base, 1,290 kilometers from the North Pole. 24 hours a day, taking advantage of the polar day, 150 to 200 men from the U.S. Army Corps of Engineers (USACE) were at work. Officially, the aim was to sustain a community of scientists dedicated to climate research. But in fact ....

Camp Century represented the first step in the top-secret “Iceworm” project. Behind this facade, the pioneering base's purpose was to study the feasibility of a ballistic missile launch site under the ice cap to target the USSR. Even though the installation, including its “pocket” nuclear reactor, had been revealed by the Saturday Evening Post as early as 1960, the existence of this project, including its nuclear aspect, was only finally made public in 1997 by the Danish Institute for International Affairs, a research institute under the Danish Ministry of Foreign Affairs.

The Pentagon aimed to build a military complex of approximately 135,000 km² (an area larger than Greece) in which up to 11,000 soldiers could be stationed. It was planned to store there - with the ambition of being undetectable! - 600 Minuteman ballistic missiles with nuclear warheads and to move them between 2,100 silos hidden beneath the Arctic ice, in order to confuse Soviet intelligence. But no missiles were ultimately deployed at the base.


Un pari perdu, un legs empoisonné : Camp Century, une bombe toxique à retardement sous la glace du Groenland

Ben Cramer,  avec la documentation de l’association Robin des Bois, Athena21, 22/2/2026

Au service de l’OTAN - pour confirmer la valeur stratégique de la colonie danoise aux premières heures de la guerre froide, l’implantation militaire usaméricaine est renforcée en 1951. Dans le cadre de l’OTAN. Mais ce ‘traité de défense du Groenland’ de 1951 ne mentionne ni les missiles balistiques, ni le réacteur nucléaire portable, ni les bombes H…Évidemment.

En 1993, des documents déclassifiés de l’U.S. Air Force révèlent que, pendant la majeure partie des années 1960, les bombardiers du Strategic Air Command (SAC) embarquant des armes nucléaires ont régulièrement survolé le Groenland. Or, ce territoire de plus de 2 millions de km² est soumis à l’interdiction danoise de toute présence d’armes nucléaires sur son territoire, selon un protocole mis en place dès 1957. D’où les tractations entre Washington et Copenhague sur les responsabilités partagées qu’ont analysé des experts dont Hans Christensen.

Deux photos d’archives de 1959, date de création, à 1964, fin des travaux de Camp Century. À gauche, la vitesse de fonte dans la région de Thulé. © Colgan.

Cette implantation militaire se fait au détriment du peuple Kalaallit (Inuit). Par exemple : pour accorder son feu vert à l’agrandissement de la base aérienne de Thulé, Copenhague ne prend pas la peine de consulter la population locale, représentée par le Conseil des chasseurs. En lieu et place d’une consultation, le gouvernement danois ordonne en mai 1953 le transfert/déportation des autochtones de Thulé (les Inughuits), petite communauté inuite vivant de la chasse et de la pêche traditionnelles. Ils sont 187 à être contraints de quitter leurs terres millénaires pour s’exiler à Qaanaaq, à 150 kilomètres au nord. Ils ne recevront un dédommagement qu’en 1999.

Camp Century sans ‘Atoms for Peace’

En juin 1959 démarre, à 204 km au sud de la base de Thulé, la construction de Camp Century, à 1 290 kilomètres du Pôle Nord. 24 heures sur 24, en profitant du jour polaire, 150 à 200 hommes du U.S. Army Corps of Engineers (USACE ) sont à l’œuvre. Officiellement, il s’agit de faire vivre une communauté de scientifiques dédiée à la recherche sur le climat. Mais en fait ….

Camp Century représente la première étape du projet top secret ‘Iceworm, ‘Ver de glace’. Derrière cette façade, la base pionnière a pour raison d’être d’étudier la fonctionnalité sous la calotte glaciaire d’une rampe de lancement de missiles balistiques pour vitrifier l’URSS. Même si l’installation, y compris de son réacteur nucléaire ‘de poche’, avait été dévoilée par le Saturday Evening Post dès 1960, l’existence de ce projet, y compris son volet nucléaire, ne sera finalement rendue publique qu’en 1997 par l’Institut danois des affaires internationales, un institut de recherche relevant du ministère danois des Affaires étrangères.

Le Pentagone ambitionne de construire un complexe militaire d’environ 135.000 km2 (une superficie plus vaste que la Grèce) dans lequel pourraient stationner jusqu’à 11 000 soldats. Il est prévu d’y stocker - avec l’ambition d’être indétectables !  -  600 missiles balistiques Minuteman à tête nucléaire et de les faire circuler entre 2 100 silos dissimulés sous les glaces de l’Arctique, afin de brouiller les pistes du renseignement soviétique. Mais aucun missile ne sera finalement déployé sur la base.

25/02/2026

Cincuenta años de vidas hmong en el condado de Ramsey (Minnesota)
Reflexiones de la generación 1.5

CHIA YOUYEE VANG, Ph.D.

RAMSEY COUNTY HISTORY
Volumen 60 • Número 2 • Primavera 2025
Traducido por
Tlaxcala

Chia Youyee Vang es profesora de historia en la Universidad de Wisconsin--Milwaukee, donde también ocupa el puesto de vicerrectora encargada del empoderamiento comunitario y la inclusión institucional. Es una especialista internacionalmente reconocida en la historia, la cultura y la vida contemporánea hmong. Es autora de cuatro libros: Prisoner of Wars: A Hmong Fighter Pilot's Story of Escaping Death and Confronting Life (Temple University Press, 2020); Fly Until You Die: An Oral History of Hmong Pilots in the Vietnam War (Oxford University Press, 2019); Hmong America: Reconstructing Community in Diaspora (University of Illinois Press, 2010); y Hmong in Minnesota (Minnesota Historical Society Press, 2008). En marzo de 2016, University of Minnesota Press publicó el volumen que codirigió: Claiming Place: On the Agency of Hmong Women.

Publicado en la primavera de 2025 en Ramsey County History, este artículo de Chia Youyee Vang, traducido por Tlaxcala, repasa cincuenta años de presencia y construcción comunitaria hmong en el condado de Ramsey (Minnesota).

A partir de su propia trayectoria —llegada como niña refugiada en 1980 después de la “guerra secreta"”en Laos— la autora evoca el exilio, las dificultades de instalación y los desafíos de integración enfrentados por la generación inmigrante y la “generación 1.5”.

El estudio sitúa esta trayectoria individual en una historia colectiva más amplia: la de los aproximadamente 145,000 Hmong reasentados en Estados Unidos desde 1975, y la constitución en Saint Paul de la comunidad Hmong más importante del país. A través de datos demográficos, recuerdos personales y testimonios de líderes comunitarios, el texto pone de relieve la resiliencia, la importancia de la educación, el compromiso cívico y el dinamismo económico de esta comunidad.

Desde la supervivencia en los barrios populares hasta las más altas responsabilidades universitarias y políticas, el artículo muestra cómo los Hmong de Minnesota han transformado una experiencia de refugiados en una contribución importante a la vida social, cultural e institucional de la región.


22/02/2026

Cinquante ans de vies hmong dans le comté de Ramsey (Minnesota), par Chia Youyee Vang

 Réflexions de la génération 1.5

Publié au printemps 2025 dans Ramsey County History, cet article de Chia Youyee Vang, traduit par Tlaxcala, retrace cinquante années de présence et de construction communautaire hmong dans le comté de Ramsey (Minnesota).

À partir de son propre parcours — arrivée comme enfant réfugiée en 1980 après la « guerre secrète » au Laos — l’auteure évoque l’exil, les difficultés d’installation et les défis d’intégration rencontrés par la génération immigrée et la « génération 1.5 ».

L’étude replace cette trajectoire individuelle dans une histoire collective plus large : celle des quelque 145 000 Hmong réinstallés aux USA depuis 1975, et de la constitution à Saint Paul de la plus importante communauté hmong du pays. À travers données démographiques, souvenirs personnels et témoignages de leaders communautaires, le texte met en lumière la résilience, l’importance de l’éducation, l’engagement civique et le dynamisme économique de cette communauté.

De la survie dans les quartiers populaires aux plus hautes responsabilités universitaires et politiques, l’article montre comment les Hmong du Minnesota ont transformé une expérience de réfugiés en une contribution majeure à la vie sociale, culturelle et institutionnelle de la région.

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25/01/2026

Gaza: Past, Present, Future?
Truth and the Battle for Free Speech
Norman Finkelstein's Talk at University of Massachusetts – Amherst, Sept. 24, 2025


The genocide in Gaza has sparked a global battle for freedom of expression, opinion, and organization, both in the North and South of the planet. The response of so-called democratic regimes to movements of solidarity with the Palestinian people has been appalling, marked by the most brutal repression of actions and words, from Berlin to Tangier, from London to New York. Norman Finkelstein, a Jewish scholar and son of Holocaust survivors, was ostracized long before October 7, 2023, for his denunciation of what he called the Holocaust industry. His talk at the University of Massachusetts in September 2025 was historic. It was his first appearance at a US university since October 7. His words deserve to be engraved in the marble of history. Here they are.

The Glocal Workshop, January 2026
50 pages, A5
Dewey Decimal Classification: 956.94 – 323.119 – 323.44 – 378.121 – 378.744

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    22/01/2026

    Minneapolis se levanta contra el terror del ICE

    Monica Moorehead, Workers World, 20-1-2026

    Traducido por Tlaxcala

    Monica Gail Moorehead (Alabama, 1952) es una maestra jubilada, escritora y activista usamericana, miembra del Partido Mundial de Trabajadores (Workers World Party, WWP) desde 1972. Fue su candidata presidencial en 1996, 2000 y 2016.

    Minneapolitan@s han convocado un paro laboral para el 23 de enero con el lema “Fuera ICE de Minnesota / Un Día de Verdad y Libertad: No trabajo, No escuela, No compras”. ¿Qué llevó a este llamado al combate que ha resonado tan ampliamente en todo el país?


    https://www.facebook.com/events/s/ice-out-of-minnesota-day-of-tr/1772691910085908/
    https://www.iceoutnowmn.com/


    Desde que el presidente Donald Trump asumió el cargo, su administración supremacista blanca ha declarado una guerra racista y xenófoba contra los migrantes, desde Los Ángeles hasta Chicago y Nueva York. Se estima que 540,000 migrantes han sido deportados, incluidos aquellos en la frontera mexicana. (New York Times, 18 de enero)

    Minneapolis se ha convertido en el epicentro de la lucha contra los agentes fascistas del Servicio de Inmigración y Control de Aduanas (ICE), las tropas de asalto de la directora del Departamento de Seguridad Nacional, Kristi Noem. Comenzaron a inundar la ciudad con terror a principios de diciembre como parte de una operación federal más amplia, “Operation Metro Surge”. Esta oleada condujo al fatal tiroteo por parte del ICE de Renee Nicole Good, de 37 años, grabado para que el mundo lo viera el 7 de enero.

    Los objetivos iniciales del ICE en Minneapolis fueron migrantes de Somalia. Trump se había referido a la comunidad somalí en USA, la población más grande fuera de ese país, como “basura” para justificar su objetivo de deportación, independientemente de su estatus de ciudadanía.

    Las comunidades vecinas comenzaron a organizar una defensa a nivel de la ciudad para la comunidad somalí que inspiró al resto del país. Esta movilización coordinada incluyó el uso de equipos visuales y auditivos para advertir a la gente cuando el ICE invadía comunidades vulnerables, negocios, escuelas, iglesias, etc., “cazando” migrantes, recordando mucho a los días de los cazadores de “esclavos” en el Sur Profundo hace más de 200 años.

    Si parece haber un paralelismo con las tácticas genocidas de las Fuerzas de Ocupación Israelíes en Gaza, no es una coincidencia. Durante dos décadas, los agentes del ICE se han estado entrenando con las FOI.


    Manifestación de 10 000 personas el 10 de enero, tras el asesinato de Renee Good


    Estudiantes de secundaria en una protesta anti-ICE en el Capitolio estatal en St. Paul, Minnesota, 14 de enero de 2026

    El asesinato de Good aviva la solidaridad

    Pero una vez que el asesinato de Renee Good, desarmada, indignó al país, la solidaridad con las comunidades migrantes se intensificó en toda la ciudad y el estado para contrarrestar la creciente represión del ICE. Ausentismos estudiantiles, mítines junto con otras formas de protesta electrizaron la ciudad, recordando las protestas militantes y las acciones de “no business as usual” en respuesta al linchamiento policial de George Floyd allí en mayo de 2020.

    Además de los migrantes somalíes, el ICE ha detenido a indígenas, atacado y arrestado a una mujer discapacitada, disparado a un residente venezolano y atacado a personas negras, incluidos niños, con gas lacrimógeno y granadas aturdidoras, con impunidad.

    El reaccionario Departamento de Justicia (DOJ) tuvo la audacia de pedir una investigación sobre la viuda de Good, Becca Good, por sus actividades políticas como monitora anti-ICE. Para justificar su asesinato, Noem se refirió a Renee Good, también monitora, como una “terrorista doméstica”.

    Seis fiscales de Minnesota renunciaron al Departamento de Justicia en protesta por esta investigación falaz. Jonathan Ross, el agente del ICE que disparó a Good, no ha sido arrestado, y mucho menos acusado de asesinato en primer grado.


    El ICE y la policía trabajan mano a mano

    Mientras la heroica resistencia contra el ICE continúa, Trump ha amenazado con enviar 2,000 tropas de asalto más para reforzar las 1,000 enviadas originalmente en diciembre. Trump también anunció que está preparado para enviar 1,500 tropas a Minneapolis desde la 11ª División Aerotransportada del Ejército, con base en Alaska, invocando la Ley de Insurrección de 1807.

    Esta ley federal le da al presidente la autoridad unilateral para desplegar tropas en cualquier ciudad en respuesta a una rebelión. Esta ley fue aplicada por última vez por el presidente George H.W. Bush durante la rebelión de Los Ángeles de 1992, cuando cuatro policías blancos fueron absueltos por un jurado completamente blanco por la salvaje paliza al motociclista negro Rodney King, grabada en video.

    El gobernador de Minnesota, Tim Walz, y el alcalde de Minneapolis, Jacob Frey, han pedido públicamente que el ICE abandone el estado tras el tiroteo de Good. Trump respondió pidiendo una investigación del DOJ contra estos dos líderes del Partido Demócrata.

    Walz y Frey también han pedido protestas pacíficas y le han dado luz verde a la policía para arrestar y encarcelar a cualquier activista involucrado en confrontaciones militantes con el ICE.

    El movimiento en Minneapolis se enfrenta no a uno, sino a dos frentes de represión estatal --- uno federal, proveniente del ICE y potencialmente del ejército, y el otro siendo la policía local y estatal. Estos dos frentes pueden tener distintos rangos de autoridad y tácticas, pero comparten el mismo objetivo en una sociedad capitalista --- mantener el orden social cuando se trata de defender los derechos de propiedad privada de la élite de la clase dominante. La conclusión es que ni la policía, ni el ICE, ni el ejército son amigos de los trabajadores y oprimidos, especialmente cuando las masas amenazan con rebelarse contra condiciones intolerables.

    Este levantamiento de protesta no se limita a Minneapolis. Se siente en todo el país donde la injusticia social está mostrando su feo rostro. La convocatoria al paro laboral del 23 de enero en Minneapolis ha resultado en llamados a la solidaridad y la resistencia en otras ciudades que el ICE también ha invadido, incluidas Nueva York y Filadelfia, y la lista crece día a día.

    La lucha heroica en Minneapolis muestra que a pesar de todo el terror del ICE junto con la brutalidad policial que se ha desatado, lo más decisivo es la resistencia de toda la clase, en solidaridad ante todo con los más oprimidos y marginados, Negros, Morenos e Indígenas. Y es esta solidaridad política lo que más temen la clase dominante y su Estado represivo.

    Ha llegado el momento de abolir el ICE y la policía.

    Minneapolis se soulève contre la terreur de l’ICE

    Monica Moorehead, Workers World, 20/1/2026
    Traduit par Tlaxcala

    Monica Gail Moorehead (Alabama, 1952) est une enseignante à la retraite, écrivaine et militante usaméricaine, membre du Parti du monde des travailleurs [Workers World Party,WWP) depuis 1972. Elle en a été la candidate à la présidence en 1996, 2000 et 2016.


     

    Des Minneapolitain·es ont appelé à un arrêt de travail le 23 janvier sur le thème « ICE hors du Minnesota / Un jour de vérité et de liberté : Pas de travail, pas d’école, pas de shopping ». Qu’est-ce qui a conduit à cet appel au combat qui a résonné si largement à travers le pays ?

     
    Depuis que le président Donald Trump a pris ses fonctions, son administration suprémaciste blanche a déclaré une guerre raciste et xénophobe aux migrants --- de Los Angeles à Chicago en passant par New York. On estime que 540 000 migrants ont été expulsés, y compris ceux le long de la frontière mexicaine. (New York Times, 18 janvier)

    Minneapolis est devenue l’épicentre de la lutte contre les agents fascistes de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), les troupes de choc de la directrice du Département de la Sécurité intérieure, Kristi Noem. Ils ont commencé à inonder la ville de terreur début décembre dans le cadre d’une opération fédérale plus large, « Opération Metro Surge ». Cette vague a conduit à la mort par balle de Renee Nicole Good, 37 ans, par l’ICE, enregistrée pour que le monde entier la voie le 7 janvier.

    Les premières cibles de l’ICE à Minneapolis étaient des migrants somaliens. Trump avait qualifié la communauté somalienne des USA, la plus importante population en dehors de ce pays, de « déchets » pour justifier leur ciblage en vue de l’expulsion, quel que soit leur statut de citoyenneté.

    Les communautés voisines ont commencé à organiser une défense à l’échelle de la ville pour la communauté somalienne, ce qui a inspiré le reste du pays. Cette mobilisation coordonnée incluait l’utilisation d’équipements visuels et audio pour avertir les gens lorsque l’ICE envahissait les communautés vulnérables, les entreprises, les écoles, les églises, etc., à la « chasse » aux migrants, rappelant fortement l’époque des chasseurs d’ « esclaves » dans le Sud profond il y a plus de 200 ans.

    S’il semble y avoir un parallèle avec les tactiques génocidaires des Forces d’Occupation Israéliennes à Gaza, ce n’est pas une coïncidence. Pendant deux décennies, les agents de l’ICE se sont entraînés avec les FOI.

     


    Manifestation de 10 000 personnes le 10 janvier, suite au meurtre de Renee Good

     Collégiennes lors d’une manifestation anti-ICE au Capitole de l’État à St. Paul, Minnesota, le 14 janvier 2026

    Le meurtre de Good alimente la solidarité

    Mais une fois que le meurtre de Renee Good, qui n’était pas armée, a indigné le pays, la solidarité avec les communautés de migrants s’est intensifiée dans toute la ville et l’État pour contrer la répression croissante de l’ICE. Des débrayages d’étudiants, des rassemblements et d’autres formes de protestations ont électrisé la ville, rappelant les manifestations militantes et les actions « no business as usual » en réponse au lynchage policier de George Floyd en mai 2020.

    Outre les migrants somaliens, l’ICE a détenu des autochtones, attaqué et arrêté une femme handicapée, tiré sur un résident vénézuélien et attaqué des personnes noires, y compris des enfants, avec du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes, en toute impunité.

    Le réactionnaire Département de la Justice (DOJ) a eu l’audace de demander une enquête sur la veuve de Good, Becca Good, pour ses activités politiques en tant qu’observatrice anti-ICE. Pour justifier son meurtre, Noem a qualifié Renee Good, également observatrice, de « terroriste intérieure ».

    Six procureurs du Minnesota ont démissionné du Département de la Justice pour protester contre cette enquête bidon. Jonathan Ross, l’agent de l’ICE qui a abattu Good, n’a pas été arrêté, encore moins inculpé pour meurtre au premier degré.


    L’ICE et la police main dans la main

    Alors que la résistance héroïque contre l’ICE se poursuit, Trump a menacé d’envoyer 2 000 hommes de troupes de choc supplémentaires pour renforcer les 1 000 envoyés initialement en décembre. Trump a également annoncé qu’il était prêt à envoyer 1 500 soldats à Minneapolis depuis la 11e Division Aéroportée de l’Armée, basée en Alaska, invoquant la Loi sur l’Insurrection de 1807.

    Cette loi fédérale donne au président le pouvoir unilatéral de déployer des troupes dans n’importe quelle ville en réponse à une rébellion. Cette loi a été appliquée pour la dernière fois par le président George H.W. Bush lors de la rébellion de Los Angeles en 1992, lorsque quatre policiers blancs avaient été acquittés par un jury entièrement blanc pour le passage à tabac sauvage du motard noir Rodney King, filmé en vidéo.

    Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey, ont publiquement demandé que l’ICE quitte l’État suite à la fusillade de Good. Trump a répondu en appelant à une enquête du Département de la Justice contre ces deux dirigeants du Parti Démocrate.

    Walz et Frey ont également appelé à des manifestations pacifiques et ont donné le feu vert à la police pour arrêter et emprisonner tout militant impliqué dans des confrontations militantes avec l’ICE.

    Le mouvement à Minneapolis est confronté non pas à un, mais à deux fronts de répression étatique --- l’un fédéral, provenant de l’ICE et potentiellement de l’armée, et l’autre étant la police locale et de l’État. Ces deux fronts peuvent avoir des champs d’autorité et des tactiques variables, mais ils partagent le même objectif dans une société capitaliste : maintenir l’ordre social lorsqu’il s’agit de faire respecter les droits de propriété privée de l’élite de la classe dirigeante. Le fait est que ni la police, ni l’ICE, ni l’armée ne sont des amis des travailleurs et des peuples opprimés, surtout lorsque les masses menacent de se rebeller contre des conditions intolérables.

    Cette révolte protestataire n’est pas confinée à Minneapolis. Elle se fait sentir dans tout le pays où l’injustice sociale montre son sale visage. L’appel à l’arrêt de travail du 23 janvier à Minneapolis a entraîné des appels à la solidarité et à la résistance dans d’autres villes également envahies par l’ICE, notamment New York et Philadelphie, et la liste s’allonge de jour en jour.

    La lutte héroïque à Minneapolis montre que malgré toute la terreur de l’ICE couplée à la brutalité policière qui a été déchaînée, ce qui est le plus décisif est la résistance à l’échelle de la classe, en solidarité avant tout avec les plus opprimés et marginalisés : Noirs, Basanés et Autochtones. Et c’est cette solidarité politique que la classe dirigeante et son État répressif craignent le plus.

    Le temps est venu d’abolir l’ICE et la police.