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Hydrogène vert : quand la “transition énergétique” du Maroc
Green hydrogen: when Morocco’s “energy transition”
الهيدروجين الأخضر: حين تمتد «الانتقال الطاقي» المغربي إلى الصحراء الغربية المحتلة
Ayman El Hakim, 23/1/2026 أيمن الحكيم
De la guerre des Gaules à la conquête des Amériques et au génocide de Gaza :
la contre-insurrection pour mater les peuples indociles
De la guerra de las Galias a la conquista de las Américas y al genocidio en Gaza:
la contrainsurgencia para sofocar a los pueblos indóciles
From the Gallic Wars to the Conquest of the Americas and the Genocide in Gaza:
Counterinsurgency as a Tool to Subdue Unruly Peoples
:من حرب الغال إلى غزو الأميركيتين والإبادة الجماعية في غزة
مكافحة التمرّد لإخضاع الشعوب غير المنقادة
17/10/2024
06/10/2021
APPEL
17 octobre 1961 – 17 octobre 2021 : 60ᵉ anniversaire
Vérité et Justice
Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par le gouvernement de l'époque dont le Premier ministre, Michel Debré, était hostile à l'indépendance de l'Algérie, et le Préfet de Police Maurice Papon sous ses ordres. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l'indépendance et le droit des peuples 0 disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police parisiennes.
60 ans après, la Vérité est partiellement en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu'elles ont entraînés, comme ce crime d’État que constitue le 17 octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République (François Hollande) avait certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n'est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie. Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l'OAS.
Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :



