Se dice que el sueño del presidente de USA es recibir el
Premio Nobel de la Paz en Oslo, pero el lugar que le corresponde es la Corte
Penal Internacional de La Haya. Nadie más que Donald Trump tiene tanta
responsabilidad en la masacre de Gaza. Si quisiera, él (y solo él) podría, con
una simple llamada telefónica, poner fin a esta terrible guerra y a la matanza de
los rehenes israelíes.
Trump hace un anuncio desde la Casa Blanca el viernes. Foto Andrew Caballero-Reynolds/AFP
No lo ha hecho. Trump no solo no ha llamado, sino que
sigue financiando, armando y apoyando la maquinaria bélica israelí como si nada
estuviera pasando. Es su último fan. La semana pasada, calificó al comandante
en jefe de Israel, el primer ministro Benyamin Netanyahu, de «héroe de guerra».
Rápidamente se atribuyó el mismo dudoso honor, añadiendo: «Supongo que yo
también lo soy», con su característica modestia.
El presidente de USA cree que alguien que lleva a cabo un
genocidio en Gaza es un héroe. También cree que alguien que lanza bombarderos
desde su oficina para una operación única y sin riesgo contra Irán es un héroe. Esa es la mentalidad del hombre más poderoso del
mundo.
Vincular a Trump con el Premio Nobel de la Paz es como
convertir la noche en día, la mentira en verdad y al autor de la guerra más
terrible de este siglo en una combinación del reverendo Martin Luther King Jr.
y el Dalai Lama, ambos galardonados con el premio. Trump y Nelson Mandela en el
mismo barco. No hay límites para lo grotesco, y todo corre a nuestra costa.
Si Netanyahu y Trump merecen un premio, es uno que,
afortunadamente, aún no se ha creado: el Premio al Genocidio.
Dos impactantes informes publicados el viernes no dejaron
lugar a dudas sobre el carácter genocida de la guerra.
La Iniciativa de Clasificación Integrada de la Seguridad
Alimentaria, o IPC, respaldada por la ONU y máxima autoridad mundial en crisis
alimentarias, confirmó que más de 500 000 personas en la ciudad de Gaza y sus alrededores se enfrentan a condiciones
catastróficas de hambruna en el nivel más alto. Las Fuerzas de Defensa de
Israel están listas para invadir esta ciudad hambrienta, y Trump está dando luz
verde, apoyo internacional y armas a esta brutal invasión.
Al mismo tiempo, el sitio web de noticias israelí +972 Magazine, su sitio hermano en hebreo Local Call (o Sikha Mekomit) y el
diario británico The Guardian revelaron una base de datos de
inteligencia militar israelí que indica que el 83 % de los palestinos asesinados
por las FDI en la guerra hasta ahora eran civiles, una proporción
extremadamente alta incluso en comparación con las guerras más horribles, como
las de Bosnia, Irak y Siria. Según los propios datos de las FDI, solo uno de
cada seis palestinos muertos eran hombres armados. Cinco de cada seis eran
civiles inocentes, en su mayoría mujeres y niños. Como sospechábamos, como
sabíamos, esto es un genocidio. USA lo respalda.
Trump ha prestado su apoyo a esta guerra, pero aún se
atreve a soñar con el Premio Nobel de la Paz. La opinión pública usamericana se
mantiene impasible, al igual que el presidente. Solo una llamada telefónica de
la Casa Blanca podría detener la matanza y, mientras tanto, no hay señales de
que el presidente vaya a hacerla. Respaldado por un vasto aparato de
inteligencia, 16 agencias con enormes presupuestos, Trump dijo que vio en la televisión que había «hambre real» en Gaza.
Pero la televisión de Trump aparentemente no lo
conmocionó lo suficiente como para llevar a cabo la única operación de rescate
que USA puede y debe realizar: ordenar a Israel que cumpla con un alto el fuego
total e inmediato. El Israel de Netanyahu no puede desafiar el terror del
mundo. Además, Trump está haciendo todo lo posible para impedir que otros
países impongan sanciones a Israel con el fin de detener el genocidio. Europa
está en pie de guerra, pero paralizada por el miedo que le tiene, al igual que
las organizaciones internacionales.
El político judío usamericano que también es ministro del
gabinete israelí, Ron Dermer, logró engañar a la Casa Blanca y a sus 16
agencias de inteligencia para que creyeran que la sangre es lluvia, incluso
lluvia bendita para USA. El resultado: el padre del plan de la Riviera de Gaza,
el presidente de Estados Unidos de América, es ahora un kahanista declarado.
Quiere un Premio Nobel de la Paz por ello.
Le président
usaméricain rêve de recevoir le prix Nobel de la paix à Oslo, dit-on ; mais sa
place est à la Cour pénale internationale de La Haye. Aucun autre non-Israélien
n’est autant responsable du bain de sang à Gaza que Donald Trump. S’il le
voulait, lui seul pourrait, d’un simple coup de fil, mettre fin à cette
terrible guerre et au massacre des otages israéliens.
Trump
fait une annonce depuis la Maison Blanche vendredi. Photo Andrew Caballero-Reynolds/AFP
Il ne l’a
pas fait. Non seulement Trump n’a pas téléphoné, mais il continue de financer,
d’armer et de soutenir la machine de guerre israélienne comme si de rien n’était.
Il est son dernier fan. La semaine dernière, il a qualifié le commandant en
chef d’Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahou, de « héros de guerre ».
Il s’est rapidement attribué le même honneur douteux, ajoutant avec sa modestie
caractéristique : « Je suppose que je le suis aussi ».
Le président
usaméricain pense qu’une personne qui commet un génocide à Gaza est un héros.
Il pense également qu’une personne qui lance des bombardiers depuis son bureau
pour une opération
ponctuelle et sans risque contre l’Iran est un héros. Telle est la
mentalité de l’homme le plus puissant du monde.
Associer
Trump au prix Nobel de la paix, c’est transformer le jour en nuit, le mensonge
en vérité et l’auteur de la guerre la plus terrible de ce siècle en une
combinaison du révérend Martin Luther King Jr. et du Dalaï Lama, tous deux
lauréats de ce prix. Trump et Nelson Mandela dans le même bateau. Le grotesque
n’a pas de limites, et c’est entièrement à nos dépens.
Si Netanyahou
et Trump méritent une récompense, c’est une récompense qui, heureusement , n’existe
pas encore : le prix du génocide.
Deux
rapports choquants publiés vendredi ne laissent aucun doute sur la nature
génocidaire de la guerre. L’Initiative pour la classification intégrée de la
sécurité alimentaire (IPC), soutenue par l’ONU et considérée comme la
principale autorité mondiale en matière de crises alimentaires, a
confirmé que plus de 500 000 personnes à Gaza et dans ses environs sont
confrontées à une famine catastrophique du plus haut niveau. Les Forces de
défense israéliennes s’apprêtent à envahir cette ville affamée, et Trump donne
son feu vert à cette invasion brutale, ainsi que son soutien international et
des armes.
Dans le même
temps, le site d’information israélien +972
Magazine, son site jumeau en hébreu Local Call (ou Sikha Mekomit) et
le journal britannique The Guardian ont révélé l’existence d’une base de
données des services de renseignement militaires israéliens indiquant que 83 %
des Palestiniens tués par l’armée israélienne depuis le début de la guerre
étaient des civils, un pourcentage extrêmement élevé, même comparé aux guerres
les plus horribles telles que celles de Bosnie, d’Irak et de Syrie. Selon les
propres données de l’armée israélienne, seul un Palestinien tué sur six était
un combattant armé. Cinq sur six étaient des civils innocents, principalement
des femmes et des enfants. Comme nous le soupçonnions, comme nous le savions,
il s’agit d’un génocide. Les USA le soutiennent.
Trump a
prêté main-forte à cette guerre, mais ose encore rêver d’un prix Nobel de la
paix. L’opinion publique usaméricaine reste sur ses positions, tout comme le
président. Seul un coup de fil de la Maison Blanche pourrait mettre fin au
massacre, mais rien n’indique que le président le fera. Soutenu par un vaste
appareil de renseignement, 16 agences dotées de budgets colossaux, Trump a
déclaré avoir vu « à la télévision » qu’il y avait « une véritable famine » à
Gaza.
Mais la
télévision de Trump ne l’a apparemment pas suffisamment choqué pour qu’il mène
la seule opération de sauvetage que l’USAmérique peut et doit entreprendre :
ordonner à Israël de respecter un cessez-le-feu complet et immédiat. L’Israël
de Netanyahou ne peut défier la terreur du monde. De plus, Trump fait tout ce
qu’il peut pour empêcher les autres pays d’imposer des sanctions à Israël afin
de mettre fin au génocide. L’Europe est en colère, mais paralysée par sa peur
de Trump, tout comme les organisations internationales.
Le politicard
juif usaméricain qui est également ministre du gouvernement israélien, Ron
Dermer, a réussi à faire croire à la Maison Blanche et à ses 16 agences de
renseignement que le sang est de la pluie, voire une pluie bénie pour l’USAmérique.
Résultat : le père du plan Riviera de Gaza, le président usaméricain, est
désormais un kahaniste déclaré. Il veut obtenir le prix Nobel de la paix pour ça.
Voici la lettre que le gratin des retraités des forces armées, policières, de renseignement d’Israël, cosignée par 600 de leurs collègues, viennent d’envoyer à Mister Trump. Un document d’anthologie.
Lettre des Commandants pour la sécurité d’Israël
@cisorgil
au président Trump
Président Donald J. Trump
La Maison Blanche
Monsieur le Président,
Arrêtez la guerre à Gaza !
Au nom du CIS, le plus grand groupe d’anciens généraux de l’armée israélienne et d’équivalents du Mossad, du Shin Bet, de la police et du corps diplomatique, nous vous exhortons à mettre fin à la guerre à Gaza.
Vous l’avez fait au Liban. Il est temps de le faire à Gaza également.
L’armée israélienne a depuis longtemps atteint les deux objectifs qui pouvaient être atteints par la force : démanteler les formations militaires et le gouvernement du Hamas. Le troisième, et le plus important, ne peut être atteint que par un accord : ramener tous les otages chez eux.
Selon notre avis professionnel, le Hamas ne représente plus une menace stratégique pour Israël, et notre expérience nous montre qu’Israël dispose de tous les moyens nécessaires pour faire face à ses capacités terroristes résiduelles, à distance ou autrement.
La traque des derniers cadres du Hamas peut être effectuée plus tard.
Nos otages ne peuvent pas attendre.
Votre crédibilité auprès de la grande majorité des Israéliens renforce votre capacité à orienter le Premier ministre Netanyahu et son gouvernement dans la bonne direction : mettre fin à la guerre, ramener les otages, mettre fin aux souffrances et forger une coalition régionale et internationale qui aide l’Autorité palestinienne (une fois réformée) à offrir aux Gazaouis et à tous les Palestiniens une alternative au Hamas et à son idéologie vicieuse.
Avec tout notre respect,
Général de division (à la retraite) Matan Vilnai
Ancien chef d’état-major adjoint de l’armée israélienne Président du CIS
Tamir Pardo
Ancien directeur du Mossad
Ambassadeur (à la retraite) Jeremy Issacharoff.
Ancien vice-directeur général, ministère des Affaires étrangères
Les gouvernements vénézuélien et usaméricain
ont réussi à stabiliser une ligne de communication permanente. Cela tient
davantage à des décisions internes aux USA qu'à une réelle amélioration des
relations entre les deux pays. Finalement, aux USA, la proposition pragmatique
MAGA (Make American Great Again) l'emporte sur l'idéologie des néoconservateurs
emmenés par Marco Rubio.
La situation internationale et
l'acceptation du fait que la Chine est l'ennemi principal de Washington ont
gagné du terrain au sommet du pouvoir usaméricain, amenant une bonne partie des
dirigeants de l'administration à comprendre cette situation et obligeant les
néoconservateurs et Marco Rubio à céder.
Sa politique de pression maximale (qui
n'est aujourd'hui soutenue au Venezuela que par le groupe de María Corina
Machado) a échoué. La production et l'exportation de pétrole se sont
stabilisées et ont même légèrement augmenté pour dépasser le million de barils
par jour. Cela a été rendu possible en grande partie grâce au soutien de la
Chine, qui semble adopter une position plus active en ce qui concerne ses liens
économiques et commerciaux avec le Venezuela, en augmentant ses achats de
pétrole et en comblant le vide laissé par la suspension des licences spéciales
accordées à Chevron pour opérer au Venezuela malgré les sanctions. Alors que la
politique usaméricaine visant à renverser le président Nicolás Maduro continue
de faire naufrage au Venezuela, la vision stratégique du président Xi Jinping a
fini par l'emporter sur le court-termisme et le simple intérêt lucratif des
entrepreneurs chinois.
Dans ce contexte, la libération de 252
migrants vénézuéliens qui avaient été arrêtés aux USA et envoyés dans une
prison au Salvador a été l'expression publique d'une apparente amélioration des
relations. En réalité, ce qui s'est produit, c'est une amélioration de la
communication. Si tel n'était pas le cas, il n'y aurait aucune raison de continuer
à associer le gouvernement vénézuélien à la criminalité organisée et au trafic
de drogue, ce qui reste présent dans le regard et la rhétorique politique du
département d'État.
Par ailleurs, des enfants qui avaient été
enlevés aux USA et séparés de leurs parents sont également rentrés chez eux,
même si 33 d'entre eux sont toujours détenus illégalement par Washington. Il
n'est pas exclu que Marco Rubio, dans son obsession aberrante de renverser le
gouvernement vénézuélien, veuille les utiliser comme monnaie d'échange en
faveur de l'une de ses vilenies habituelles. Dans ce contexte, les licences
spéciales accordées à Chevron ont été rétablies et l'entreprise reprendra ses
activités au Venezuela, même si elle n'est pas autorisée à payer le pays en
espèces
En échange, le Venezuela a dû payer un
prix élevé : il a dû libérer 10 terroristes usaméricains emprisonnés dans le
pays et un grand nombre de terroristes vénézuéliens militants des partis
d'opposition radicale qui avaient commis des crimes punis par la Constitution
et les lois. Marco Rubio lui-même a reconnu qu'il n'y avait aucune raison de
maintenir les migrants vénézuéliens en détention aux USA et qu'ils n'étaient
que des otages destinés à être échangés contre leurs compatriotes. On a même
appris que l'un d'entre eux est un meurtrier qui a avoué son crime et a déjà
été jugé en Espagne.
Grenell et Maduro, janvier 2025
Finalement, la politique menée par l’envoyé
spécial Richard Grenell a prévalu sur la position extrémiste de Marco Rubio. L’interlocuteur
du gouvernement vénézuélien a été en communication permanente avec lui. La
position de Grenell est que le Venezuela n’a pas adopté une position agressive
à l’égard des USA et il a finalement assuré, dans une optique de pragmatisme
absolu, que le Venezuela n’avait jamais refusé de vendre du pétrole aux USA, ce
qui est tout à fait vrai.
Il n’a pas non plus refusé de rapatrier
les migrants, utilisant même des avions vénézuéliens pour aller les chercher,
libérant ainsi Washington du paiement de ces opérations qui sont désormais
quasi quotidiennes et qui ont ramené un nombre quantitativement faible de
migrants dans le pays, mais qui ont eu un énorme impact médiatique, émotionnel
et symbolique en tant qu’expression de la volonté du gouvernement de faire face
à cette situation qui trouve son origine dans la désignation du Venezuela, par
Washington comme une menace pour la sécurité nationale des USA, avec les
répercussions que cela a eu depuis plus de dix ans.
D’autre part, les mensonges de Rubio ont
été mis en évidence. Il a déclaré que la « libération » des dirigeants
terroristes réfugiés à l’ambassade d’Argentine à Caracas était le fruit d’une
opération des forces spéciales usaméricaines, alors qu’il s’agissait en réalité
d’une négociation avec Grenell. Il a maintenant déclaré avoir fait pression sur
Maduro pour qu’il libère les prisonniers usaméricains, alors qu’il s’agissait
en réalité d’un autre accord conclu avec l’envoyé spécial de Trump. Cela a
également affaibli et discrédité davantage la position de María Corina Machado,
principale alliée de Rubio au Venezuela.
À l’heure actuelle, dans la logique de
Trump, le Venezuela n’est plus un problème et il se concentre sur ceux qui le
sont (selon sa logique) et pour différentes raisons : le Mexique et la Colombie
pour le trafic de drogue et l’envoi de drogues aux USA, et le Brésil parce que,
en tant que puissance industrielle, il est en concurrence avec les entreprises usaméricaines.
Lorsque les circonstances ont contraint
Trump à remettre le département d’État aux néoconservateurs et qu’il a dû
nommer Rubio contre son gré à ce poste, il a contrebalancé cette décision en
nommant 24 envoyés spéciaux qui ne répondent pas à Rubio mais à lui seul. Avec
ces envoyés, qui s’occupent des aspects les plus importants et les plus
stratégiques, Trump gère l’essentiel de la politique étrangère des USA. En
effet, face à la perte d’importance du département d’État, Rubio a été
contraint de réduire ses effectifs, mettant sur la ouche des centaines de
diplomates de carrière et d’autres fonctionnaires.
En échange, Trump a confié à Rubio la
gestion de la politique envers l’Amérique latine et les Caraïbes, qui ne
présente pas un grand intérêt pour Trump et qui est en réalité gérée par le
Pentagone à travers le Commandement Sud des Forces armées. Dans cette mesure,
la région subit le plus fort impact de la haine de celui que Trump a appelé « le
petit Marco ». Dans le cas du Venezuela, en tant que pays pétrolier, l’agenda
bilatéral dépasse ses possibilités, de sorte que le pouvoir de décision est de
plus en plus transféré à Trump, par l’intermédiaire de Grenell.
En réponse aux progrès réalisés dans la
communication entre le Venezuela et les USA, et au grand dam de Rubio et à sa
perte de protagonisme, le département d’État, par l’intermédiaire du Bureau des
affaires de l’hémisphère occidental, a déclaré que le « Cartel des Soleils »,
une création artificielle des USA prétendument composée de hautes autorités
vénézuéliennes, était une organisation terroriste. Il a ensuite désigné le
président Maduro comme le chef de cette organisation fantoche, l’accusant sans
fondement d’avoir des liens avec le Tren de Aragua, une autre organisation
criminelle détruite au Venezuela par l’action résolue du gouvernement, mais que
Washington maintient en vie avec sa rhétorique afin de justifier sa politique
envers le Venezuela.
De même, afin de donner une dimension
internationale à cette idée, le département d’État a ajouté une faction du
Cartel de Sinaloa, accusé d’être l’une des principales organisations
introduisant de la drogue aux USA, à la triade mafieuse imaginaire qui n’existe
que dans l’esprit fiévreux et pervers de l’extrême droite terroriste yankee.
L’acceptation de cette aberration ne répond qu’aux
besoins de Trump de maintenir l’équilibre et de maintenir unis les groupes opposés
qui se sont réunis, « collés avec du chewing-gum », dans son administration.
El gobierno de Venezuela y
el de Estados Unidos han logrado estabilizar una línea de comunicación
permanente. Ello se debe más a definiciones de orden interno en Estados Unidos
que a un mejoramiento real de los vínculos entre los dos países. Finalmente, en
Estados Unidos se está imponiendo la pragmática propuesta MAGA (Make American
Great Again) frente a la ideológica de los neoconservadores liderados por Marco
Rubio.
La situación internacional y la aceptación de que China es el enemigo principal de Washington ha ido ganando espacios en la cúpula del poder estadounidense llevando a una buena parte del liderazgo de la administración a entender esta situación, obligando a los neoconservadores y a Marco Rubio a ceder.
Su política de máxima presión (que en Venezuela hoy solo sostiene el grupo de María Corina Machado), ha fracasado.
La producción y exportación de petróleo se ha estabilizado e incluso ha crecido un poco por encima del millón de barriles diarios. En gran medida eso ha sido posible gracias al apoyo de China que parece asumir una posición más activa en cuanto a sus vínculos económicos y comerciales con Venezuela elevando las compras de petróleo y llenando el vacío que había dejado la suspensión de las licencias especiales otorgadas a Chevron para operar en Venezuela a pesar de las sanciones. Mientras la política estadounidense orientada al derrocamiento del presidente Nicolás Maduro sigue naufragando en Venezuela, la mirada estratégica del presidente Xi Jinping se terminó imponiendo al cortoplacismo y al mero interés de lucro de los empresarios chinos.
En este contexto, la liberación de 252 migrantes
venezolanos que fueron detenidos en Estados Unidos y enviados a una cárcel en
El Salvador ha sido expresión pública de un aparente mejoramiento de las
relaciones. En realidad lo que ha ocurrido es un mejoramiento de la
comunicación. Si no fuera así, no tendría porque seguirse vinculando al
gobierno de Venezuela con la delincuencia organizada y el narcotráfico que
sigue presente en la mirada y en la retórica política del Departamento de
Estado.
Junto a lo anterior, también han regresado niños
que habían sido secuestrados en Estados Unidos y separados de sus padres,
aunque aún hay 33 de ellos retenidos ilegalmente por Washington. No se descarta
que Marco Rubio en su aberrante obsesión por derrocar al gobierno de Venezuela,
los quiera utilizar como moneda de cambio en favor de alguna de sus habituales
fechorías. En este contexto, las licencias especiales a Chevron fueron
restablecidos y la empresa volverá a operar en Venezuela aunque no está autorizada
a pagar en efectivo al país.
A cambio, Venezuela tuvo que pagar un alto precio:
debió liberar a 10 terroristas estadounidenses presos en el país y a una
cantidad alta de terroristas venezolanos militantes de los partidos de la
oposición radical que habían cometido delitos sancionados en el marco de la
Constitución y las leyes. El propio Marco Rubio reconoció que no había razones
para tener a los migrantes venezolanos presos en Estados Unidos y que solo eran
rehenes para buscar intercambiarlos con sus compatriotas. Incluso, se ha sabido
que uno de ellos, es un asesino confeso que ya fue juzgado en España.
Grenell y Maduro, enero de 2025
Finalmente, la política conducida por el enviado
especial Richard Grenell se ha impuesto a la posición extremista de Marco
Rubio. El interlocutor del gobierno de Venezuela ha estado en comunicación
permanente con él. La posición de Grenell es que Venezuela no ha tenido una
posición agresiva contra Estados Unidos y que finalmente –en el marco de una
visión de absoluto pragmatismo - ha asegurado que Venezuela jamás se ha negado
a vender petróleo a Estados Unidos, lo cual es totalmente cierto.
Tampoco se ha negado a repatriar los migrantes
incluso utilizando aviones venezolanos para irlos a buscar liberando a
Washington de pagar por esas operaciones que a estas alturas son casi diarias y
que han traído un número cuantitativamente pequeño de migrantes de regreso al
país pero que ha tenido un enorme impacto mediático, emocional y simbólico como
expresión de la voluntad del gobierno de encarar esta situación que tuvo su
origen en la designación de Venezuela, por parte de Washington, de ser una
amenaza a la seguridad nacional de Estados Unidos con las consecuentes
repercusiones que ello ha tenido por más de diez años.
Por otro lado, se han puesto en evidencia las
mentiras de Rubio. Dijo que la “liberación” de dirigentes terroristas asilados
en la embajada de Argentina en caracas había sido una operación de fuerzas
especiales de Estados Unidos, cuando en realidad fue producto de una
negociación con Grenell. Ahora, ha dicho que él presionó a Maduro para liberar
a los estadounidenses presos cuando en realidad también fue obra de otro
acuerdo con el enviado especial de Trump. Con ello también se ha debilitado y
desacreditado aun más, la posición de María Corina Machado, principal aliada de
Rubio en Venezuela.
En este momento, en la lógica de Trump, Venezuela
ha dejado de ser un problema y se está abocando a los que sí lo son (según su
lógica) y por diferentes razones: México y Colombia por el narcotráfico y el
envío de drogas a Estados Unidos y Brasil porque al ser una potencia
industrial, compite con las empresas estadounidenses.
Cuando las circunstancias obligaron a Trump a
entregarle el departamento de Estado a los neoconservadores y tuvo que nombrar a
Rubio contra su voluntad en ese cargo, lo contrarrestó con el nombramiento de
24 enviados especiales que no responden a Rubio sino a él. Con estos enviados,
que atienden los aspectos más importantes y estratégicos, Trump maneja lo
sustancial de la política exterior de Estados Unidos. De hecho ante, la pérdida
de protagonismo del Departamento de Estado, Rubio se vio obligado a reducir su
plantilla dejando fuera a centenares de diplomáticos de carrera y otros
funcionarios.
A cambio, Trump le entregó a Rubio el manejo de la
política hacia América Latina y el caribe que no revisten mayor interés para
Trump y que en realidad está siendo manejada por el Pentágono a través del
Comando Sur de las Fuerzas Armadas. En esa medida la región está recibiendo el
impacto más fuerte del odio de quien Trump llamó “el pequeño Marco”. En el caso
de Venezuela, por ser un país petrolero, la agenda bilateral rebasa sus
posibilidades por lo que cada vez más se va traspasando a Trump el poder de decisión,
a través de Grenell.
En respuesta a los avances en la comunicación
entre Venezuela y Estados Unidos, y ante la desesperación de Rubio y su pérdida
de protagonismo, el Departamento de Estado a través de la Oficina de Asuntos
del hemisferio occidental declaró que el “Cartel de los Soles”, una creación
artificial de Estados Unidos supuestamente conformada por altas autoridades de
Venezuela era una organización terrorista. A continuación, sindicó al
presidente Maduro como jefe de ese engendro, acusándolo sin fundamento alguno
de tener vínculos con el Tren de Aragua, otra organización delictiva destruida
en Venezuela por la acción decidida del gobierno pero que Washington mantiene
viva con su retórica a fin de argumentar a favor de su política hacia
Venezuela.
Así mismo, y para darle ámbito internacional a la
idea, el Departamento de Estado ha agregado a una facción del Cartel de
Sinaloa, acusada de ser una de las principales organizaciones que introduce
droga en Estados Unidos, como parte del imaginado triunvirato de poder mafioso
que solo existe en la mente afiebrada y perversa de la extrema derecha
terrorista de Estados Unidos
La aceptación de esta aberración solo responde a
las necesidades de Trump de mantener los equilibrios y sostener unidos a los
contradictorios grupos que se han reunido, “pegados con chicle”, en su
administración.
Plusieurs immigrants détenus ont
décrit une tension et une anxiété élevées dans ce centre isolé et construit à
la hâte, en raison du manque d’informations, d’activités récréatives et d’accès
aux médicaments.
Patricia Mazzeiest la reportrice principale du Times à Miami, couvrant la Floride et Porto Rico.
Hamed Aleaziz couvre le département de la Sécurité intérieure et la politique d’immigration pour le Times.
La
Floride s’est empressée d’ouvrir le centre de détention des Everglades le 3
juillet, désireuse d’aider le président Trump dans sa lutte contre l’immigration
en fournissant davantage de places de détention. Photo Ava Pellor pour le New
York Times
Les hommes détenus dans le
nouveau centre de détention pour immigrants situé dans les Everglades, en
Floride, n’ont ni crayons, ni livres, ni télévision. Les lumières restent
allumées toute la nuit. Quand il pleut, c’est-à-dire presque tous les jours en
été, les tentes qui abritent les détenus prennent l’eau et les insectes s’y
engouffrent.
Lors d’entretiens téléphoniques,
plusieurs détenus ont fait état de douches peu fréquentes, de repas qui n’étaient
guère plus que des collations, d’autres détenus tombant malades avec des
symptômes grippaux et de privation de sommeil. Ils ont décrit des troubles liés
au manque d’informations, à l’absence de loisirs et à l’impossibilité d’accéder
à des médicaments.
« C’est une poudrière », a
déclaré Rick Herrera, l’un des détenus, qui a appelé un journaliste à plusieurs
reprises pendant cinq jours, offrant un rare aperçu des premières semaines
chaotiques de ce que les experts considèrent comme le seul centre d’accueil
géré par l’État pour les détenus immigrés fédéraux.
La Floride, sous la houlette de
son procurer général James Uthmeier, a foncé pour ouvrir le centre —
baptisé officiellement « Alligator Alcatraz » en référence à son emplacement
isolé et marécageux — le 3 juillet, dans son désir d’aider le président Trump
dans sa lutte contre l’immigration en augmentant la capacité d’accueil des
centres de détention. Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, a
déclaré dimanche que d’autres États souhaitaient suivre l’exemple de la
Floride.
Ron DeSantis, gouverneur
républicain de Floride, a positionné son État comme particulièrement
agressif en matière d’application des lois sur l’immigration, déléguant aux
autorités locales et étatiques le pouvoir d’ agir comme un « multiplicateur de force » pour
les autorités fédérales.
Mais l’ouverture du centre de
détention dans les Everglades était une mesure sans précédent qui reposait sur
les pouvoirs d’urgence de l’État. Jusqu’à récemment, le gouvernement fédéral
était responsable de l’hébergement des immigrants détenus, et il détenait
principalement des personnes entrées illégalement dans le pays récemment, ou
qui avaient été condamnées pour des infractions pénales ou faisaient l’objet d’une
mesure d’expulsion. Mais sous Trump, l’application des lois sur l’immigration a
considérablement changé, touchant désormais des personnes qui n’étaient pas
visées auparavant.
Trump et
Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, visitant le centre au début
du mois. Photo Doug Mills/The New York Times
Le centre des Everglades s’inscrit
dans le cadre du processus de coopération locale et fédérale en matière d’immigration
connu sous le nom de 287(g). En vertu de ce système, les autorités locales
peuvent arrêter et placer en détention des migrants pour le compte des services
de l’immigration et des douanes (ICE). On ignore toutefois si et quand les
personnes détenues au centre des Everglades seront transférées à l’ICE avant d’être
expulsées.
La plupart des détenus du centre
n’ont pas été condamnés pour des infractions pénales, selon un responsable
gouvernemental au fait des données qui a souhaité garder l’anonymat car il n’était
pas autorisé à s’exprimer à ce sujet. Au moins certains d’entre eux avaient été
transférés depuis des prisons locales où ils avaient été placés en détention
après avoir été arrêtés pour des infractions au code de la route ; d’autres
avaient été transférés depuis des centres de détention de l’ICE.
Un autre responsable
gouvernemental qui a souhaité garder l’anonymat pour la même raison a déclaré
qu’au total, 60 % des détenus du centre avaient été condamnés pour des
infractions pénales ou faisaient l’objet de poursuites pénales.
DeSantis est envisage déjà d’ouvrir
un autre centre de ce type dans le nord de la Floride. Les tribunaux ont
toutefois jugé à plusieurs reprises que l’application des lois sur l’immigration
relevait de la compétence fédérale. La semaine dernière, la Cour suprême a refusé de réanimer une loi restrictive sur l’immigration
en Floride, bloquée par les tribunaux inférieurs, qui aurait érigé en
infraction pénale le fait pour des migrants en situation irrégulière d’entrer
dans l’État.
« Les États ne sont pas autorisés
à créer leur propre système de détention des immigrants », a déclaré Lucas
Guttentag, ancien fonctionnaire du ministère de la Justice sous l’administration
Biden. « Tous ceux qui accordent de l’importance à la liberté et à la
responsabilité devraient être profondément inquiets. »
Interrogée au sujet du centre des
Everglades, Tricia McLaughlin, porte-parole du département de la Sécurité
intérieure, a déclaré : « Sous la direction du président Trump, nous
travaillons d’arrache-pied pour trouver des moyens rentables et innovants de
répondre à la demande du peuple américain en matière d’expulsion massive des
étrangers en situation irrégulière ayant commis des infractions pénales. »
Bien que Trump ait fait sensation
en visitant le centre de détention des Everglades il
y a deux semaines, le gouvernement fédéral s’est désengagé du projet, affirmant
qu’il relevait de la responsabilité de l’État de Floride. Après que des groupes
environnementaux ont esté en justice pour faire arrêter la construction du
centre, Thomas P. Giles, haut responsable de l’ICE, a répondu dans un
communiqué que le rôle de l’agence « s’est limité à visiter les installations
afin de s’assurer qu’elles respectaient les normes de détention de l’ICE, et à
rencontrer des représentants de l’État de Floride pour discuter de questions
opérationnelles ».
« La décision finale quant à l’identité
des personnes à placer en détention », a-t-il écrit, « appartient à la Floride
».
Les
responsables de l’État, qui ont déclaré aux députés qu’ils prévoyaient d’augmenter
la capacité de l’établissement à 4 000 personnes d’ici le mois prochain, ont
rejeté les descriptions des détenus concernant les mauvaises conditions de
détention, les qualifiant de « totalement fausses ». Photo Rebecca
Blackwell/Associated Press
Les détenus du centre n’apparaissent
pas dans la base de données publique de l’ICE, ce qui rend difficile pour leurs
proches ou leurs avocats de les retrouver ou de savoir s’ils ont été expulsés.
Avec 1 000 lits répartis dans des unités clôturées pouvant accueillir chacune
32 hommes, il comptait environ 900 détenus samedi, selon des membres du Congrès
et des députés de l’État. La grande majorité d’entre eux étaient hispaniques.
Les détentions massives ont donné
lieu à des plaintes pour surpopulation et conditions insalubres et inhumaines dans les
centres de détention de l’ICE à travers le pays, bien que l’ICE ait nié tout
problème. Mais certaines conditions dans le centre de détention des Everglades
sont spécifiquement dues à sa construction précipitée et à son emplacement
isolé. Il a été construit sur un aérodrome avec si peu d’infrastructures que
les ordures et les eaux usées doivent être évacuées par de gros camions.
Les responsables de l’État, qui
ont déclaré aux députés qu’ils prévoyaient d’augmenter la capacité de l’établissement
à 4 000 personnes d’ici le mois prochain, ont rejeté les descriptions des
détenus concernant les mauvaises conditions de détention, les qualifiant de «
totalement fausses ».
« L’installation répond à toutes
les normes requises et fonctionne correctement », a déclaré Stephanie Hartman,
directrice adjointe de la communication de la Division de la gestion des
urgences de Floride, dans un communiqué.
Les proches et les avocats des
détenus affirment qu’ils n’ont pas été autorisés à leur rendre visite ;
mercredi, l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil
Liberties Union) a intenté une action en justice pour dénoncer l’impossibilité
pour les avocats d’accéder aux détenus. Jusqu’à présent, les détenus ont été
autorisés à passer des appels illimités et gratuits, mais ceux-ci peuvent être
surveillés ou enregistrés. Certains détenus et leurs proches ont refusé d’être
nommés par crainte de représailles.
Des membres du Congrès et des députés
de l’État ont visité les installations samedi sur invitation, après que des
législateurs démocrates de l’État s’étaient vu refuser l’entrée plus tôt ce
mois-ci lorsqu’ils s’étaient présentés à l’improviste. Les démocrates de l’État
ont intenté une action en justice, arguant qu’ils ont le droit d’exercer un tel
contrôle.
Après la visite, le sénateur
républicain Blaise Ingoglia a décrit une couchette dans une cellule vide de l’établissement
comme « meilleure que mon lit chez moi ».
Plusieurs députés démocrates ont
critiqué cette visite, la qualifiant d’ « aseptisée », et ont déclaré que les
conditions à l’intérieur étaient pires que celles des centres de détention de l’ICE.
« Tous les Floridiens devraient avoir honte que l’argent des contribuables soit
utilisé pour mettre des gens dans ces cages », a déclaré le représentant
Maxwell Alejandro Frost, un démocrate d’Orlando.
Manifestants
à l’entrée du centre de détention, érigé sur un aérodrome dans les Everglades. Photo
Ava Pellor pour le New York Times
La présence des politiciens a
attiré une foule modeste près de l’autoroute américaine 41, une route à deux
voies qui traverse les Everglades d’est en ouest. Parmi eux se trouvait Benita
Mendoza, dont le mari, Jordan Márquez, arrivé aux USA il y a 19 ans en
provenance de Cuba, faisait partie des premiers détenus du centre.
« Il me demande sans cesse : “Quelle
heure est-il ? Quel jour sommes-nous ?”», a-t-elle déclaré, ajoutant que M.
Márquez, âgé de 43 ans, lui avait dit qu’il ne prenait pas régulièrement ses
médicaments pour la tension artérielle.
Des manifestants se trouvaient
parmi les personnes présentes devant le centre ce jour-là. Un partisan
brandissait un drapeau américain à côté d’une pancarte sur laquelle on pouvait
lire « ENVOYEZ PLUS DE GATORS !! ». Un autre homme vendait des t-shirts
Alligator Alcatraz depuis son SUV au prix de 25 dollars pièce. Quatre jeunes
hommes qui roulaient de Naples à Miami dans une Mercedes-Benz décapotable se
sont arrêtés et ont filmé la scène.
Les républicains ont affirmé que
le centre nécessite moins de sécurité que d’autres en raison de son
environnement inhospitalier, peuplé qu’il est par des alligators et des pythons
envahissants. Aucun de ces animaux n’a tendance à attaquer les humains, et les
Amérindiens, notamment la tribu des Miccosukee, ont depuis longtemps élu
domicile dans les Everglades.
« C’est toute la communauté
Miccosukee qui est concernée », dit Betty Osceola, une membre de la tribu qui
vit à proximité et qui a protesté contre le centre de détention pour des
raisons environnementales.
La Floride a estimé que le
fonctionnement de ce centre coûtera environ 450 millions de dollars par an,
dont une partie sera remboursée par l’Agence fédérale de gestion des urgences.
Les détracteurs ont souligné que le coût par détenu est plus élevé que dans les
prisons d’État ou les centres de détention de l’ICE. L’État a conclu des
contrats sans appel d’offres en urgence ; certains sont allés à des donateurs politiques républicains.
Betty
Osceola, membre de la tribu Miccosukee qui vit à proximité et qui a protesté
contre le centre de détention pour des raisons environnementales. Photo Ava
Pellor pour le New York Times
Un bus rempli de détenus, dont M.
Herrera, est arrivé mercredi dernier, mais ils n’ont pas été immédiatement pris
en charge. Ils ont été gardés dans le bus toute la nuit, menottés et enchaînés,
sans nourriture ni boisson, ont déclaré M. Herrera et un autre détenu. M.
Herrera avait été informé qu’il serait transféré au centre de détention de
Krome, géré par l’ICE, plus près de Miami, mais au lieu de ça, il est arrivé au
centre des Everglades.
Les hommes ont été placés dans l’une
des huit unités clôturées à l’intérieur d’une immense tente ; ceux qui avaient
un casier judiciaire chargé ont reçu des bracelets rouges. M. Herrera, 55 ans,
a été libéré de prison il y a deux ans après avoir purgé une peine pour vol de
voiture. Il vit aux USA depuis l’âge de 3 ans et n’a pas de dossier de
citoyenneté en Argentine, d’où est originaire sa famille, ce qui rend son
expulsion difficile.
Le centre des Everglades était
différent des prisons fédérales et des centres de détention de l’ICE où il
avait séjourné, a-t-il déclaré : il n’y avait pas de règlement affiché ni de
coordonnées pour contacter un inspecteur général ; pas de bibliothèque
juridique ni de matériel religieux, y compris des bibles ; pas de temps de
récréation en plein air, du moins pas pour son unité ; pas de cantine ni de
distributeurs automatiques. Au cours d’une conversation téléphonique avec M.
Herrera, on pouvait entendre en arrière-plan des hommes à l’intérieur de l’unité
crier en espagnol : « Libertad ! Libertad ! »
Alexander Boni, un détenu cubain
âgé de 32 ans, a déclaré avoir demandé un masque facial après que d’autres
détenus sont tombés malades, mais qu’il ne l’avait pas obtenu.
« Nous sommes désespérés ici »,
a-t-il déclaré.
Pour passer le temps, certains
détenus ont fabriqué la semaine dernière des pièces d’échecs et des dominos
rudimentaires à partir de bouts de papier, a déclaré M. Herrera. Ils ont
utilisé de la graisse de soudure provenant des lits superposés en métal pour
marquer les pièces noires.
Mardi, les gardiens ont informé
M. Herrera qu’il allait être transféré, sans toutefois lui dire où il allait. D’autres
membres de son unité avaient également été emmenés. Mercredi, son avocat a été
informé qu’il avait été transporté vers le centre de détention de l’ICE situé à
proximité, à Krome, où il aurait dû être envoyé dès le début.
Bonus/Malus
Alligator Alcatraz vu par les dessinateurs
Mahmoud Rifai, Jordanie
-Qui a dit que je n'ai pas d'animaux de compagnies ? "Cruauté gratuite" Nick Anderson
-L'ICE avait prévenu qu'il y aurait des gros trucs verts dangereux de l'autre côté de la clôture
Joe Heller
Pat Byrnes
Les petits commerçants républicano-trumpistes n'hésitent pas à vendre des stickers débiles dans ce genre ...