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24/03/2026

EN->FR ES DE IT AR | Arundhati Roy: Iran is Not Gaza|أرونداتي روي: إيران ليست غزة


 

Iran is Not Gaza: Arundhati Roy

 Award-winning writer and public intellectual, Arundhati Roy stirred the audience in Gurgaon on March 9, 2026 when she spoke of the travesty of the war in West Asia, imposed by US and Israel on Iran, threatening to engulf the region, and the world.

 

I have something to say because I’m my mother’s daughter and because I need to straighten my shoulders and say this. It’s a little statement about the war that is about to consume the world. I know we’re here today to talk about Mother Mary Comes to Me, but how can we end the day without talking about those beautiful cities, Tehran, Isfahan and Beirut that are up in flames.

 

In keeping with my mother Mary’s spirit of candour and impoliteness, I would like to use this platform to say something about the unprovoked and illegal attack by the United States and Israel on Tehran. It is of course a continuation of the US-Israeli genocide in Gaza. It’s the same old genocides using the same old playbook, murdering women and children, bombing hospitals, carpet bombing cities and then playing the victim.

 

But Iran is not Gaza. The theatre of this new war could expand to consume the whole world. We’re on the brink of nuclear calamity and economic collapse.

 

The same country that bombed Hiroshima and Nagasaki could be readying itself to bomb one of the most ancient civilisations in the world. There will be other occasions to speak of this in detail, so here let me simply say that I stand with Iran unequivocally. Any regimes that need changing, including the US, Israel and ours, need to be changed by the people, not by some bloated lying, not by some bloated lying, cheating, greedy, resource-grabbing, bomb-dropping imperial power and its allies who are trying to bully the whole world into submission.

 

Iran is standing up to them while India cowers. I’m ashamed of how gutless and how spineless our government has been. Long ago we were a poor country of very poor people, but we had pride, we had dignity.

 

Today we are a rich country with very poor, unemployed people who are fed on a diet of hatred, poison and falsehoods instead of real food. We have lost pride, we have lost dignity, we have lost courage, except in our movies. What sort of people are we whose elected government cannot stand up and condemn the US when it kidnaps and assassinates heads of state in other countries? Would we like that done to us? For our Prime Minister to have travelled to Israel and embraced Benjamin Netanyahu just days before he attacked Iran, what does it mean? For our government to sign a groveling trade deal with the US that literally sells our farmers and textile industry down the river only days before the US Supreme Court declared Trump’s tariffs illegal, what does it mean? For us to now be given permission to buy oil from Russia, what does it mean? What else do we need permission for? To go to the bathroom? To take a day off work? To visit our mothers? Every day US politicians, including Donald Trump, mock and demean us publicly and our Prime Minister laughs his famous vacuous laugh and hugs on.

At the height of the genocide in Gaza, the government of India sent thousands of poor Indian workers to Israel to replace expelled Palestinian workers. Today, while Israelis take shelter in bunkers, it is being reported that those Indian workers are not allowed into those shelters. What the hell does this mean? Who has put us into this absolutely humiliating, shameless, disgusting place in the world? Some of you will remember how we used to joke about that florid, overblown Chinese communist term, running dog of imperialism.

But right now I’d say it describes us well, except of course in our twisted toxic movies in which our celluloid heroes strut on, winning phantom war after war, dumb and over-muscled, fueling our insatiable bloodlust with their gratuitous violence and their shit for brains.


Arundhati Roy : l’Iran n’est pas Gaza

L’écrivaine primée et intellectuelle publique Arundhati Roy a électrisé le public à Gurgaon le 9 mars 2026 lorsqu’elle a parlé de la parodie de guerre en Asie occidentale, imposée par USraël à l’Iran, menaçant d’engloutir la région et le monde.

 

J’ai quelque chose à dire parce que je suis la fille de ma mère et parce que j’ai besoin de redresser les épaules pour le dire. C’est une petite déclaration sur la guerre qui est sur le point de consumer le monde. Je sais que nous sommes ici aujourd’hui pour parler de mon livre Mother Mary Comes to Me, mais comment finir la journée sans parler de ces magnifiques villes, Téhéran, Ispahan et Beyrouth, qui sont en flammes.

Dans l’esprit de franchise et d’impolitesse de ma mère Mary, je voudrais utiliser cette tribune pour dire quelque chose sur l’attaque non provoquée et illégale d’USraël contre Téhéran. C’est bien sûr une continuation du génocide usraélien à Gaza. Ce sont les mêmes vieux génocides utilisant le même vieux manuel : tuer des femmes et des enfants, bombarder les hôpitaux, raser des villes, puis jouer les victimes.

Mais l’Iran n’est pas Gaza. Le théâtre de cette nouvelle guerre pourrait s’étendre jusqu’à consumer le monde entier. Nous sommes au bord de la catastrophe nucléaire et de l’effondrement économique.

Le même pays qui a bombardé Hiroshima et Nagasaki pourrait se préparer à bombarder l’une des civilisations les plus anciennes du monde. Il y aura d’autres occasions d’en parler en détail, alors ici, permettez-moi de dire simplement que je suis sans équivoque aux côtés de l’Iran. Les régimes qui ont besoin d’être changés, y compris les USA, Israël et le nôtre, doivent être changés par les peuples, non par une puissance impériale boursouflée, menteuse, tricheuse, avide, accapareuse de ressources, lanceuse de bombes, et ses alliés qui tentent d’intimider le monde entier pour le soumettre.

L’Iran leur tient tête tandis que l’Inde se recroqueville. J’ai honte de la lâcheté et de l’absence de colonne vertébrale de notre gouvernement. Il y a longtemps, nous étions un pays pauvre avec des gens très pauvres, mais nous avions de la fierté, nous avions de la dignité.

Aujourd’hui, nous sommes un pays riche avec des gens très pauvres et au chômage, nourris au régime de la haine, du poison et des mensonges au lieu de vraie nourriture. Nous avons perdu la fierté, nous avons perdu la dignité, nous avons perdu le courage, sauf dans nos films. Quel genre de personnes sommes-nous si notre gouvernement élu ne peut pas se lever et condamner les USA quand ils kidnappent et assassinent des chefs d’État dans d’autres pays ? Voudrions-nous qu’on nous fasse cela ? Que notre Premier Ministre se soit rendu en Israël et ait étreint Benjamin Netanyahou quelques jours seulement avant qu’il n’attaque l’Iran, qu’est-ce que cela signifie ? Que notre gouvernement ait signé un accord commercial rampant avec les USA qui vend littéralement nos agriculteurs et notre industrie textile, seulement quelques jours avant que la Cour suprême des USA ne déclare les tarifs douaniers de Trump illégaux, qu’est-ce que cela signifie ? Que nous ayons maintenant la permission d’acheter du pétrole à la Russie, qu’est-ce que cela signifie ? Pour quoi d’autre avons-nous besoin d’autorisation ? Pour aller aux toilettes ? Pour prendre un jour de congé ? Pour rendre visite à nos mères ?

Chaque jour, des hommes politiques usaméricains, Donald Trump compris, se moquent de nous et nous humilient publiquement, et notre Premier Ministre rit de son fameux rire vide et donne des accolades.

Au plus fort du génocide à Gaza, le gouvernement indien a envoyé des milliers de travailleurs indiens pauvres en Israël pour remplacer les travailleurs palestiniens expulsés. Aujourd’hui, alors que les Israéliens s’abritent dans des bunkers, il est rapporté que ces travailleurs indiens n’ont pas le droit d’entrer dans ces bunkers. Qu’est-ce que cela signifie, bon sang ? Qui nous a mis dans cette position absolument humiliante, honteuse et dégoûtante dans le monde ? Certains d’entre vous se souviendront de nos plaisanteries sur ce terme communiste chinois ampoulé et exagéré : « chien courant de l’impérialisme ».

Mais en ce moment, je dirais qu’il nous décrit bien, sauf bien sûr dans nos films tordus et toxiques où nos héros de celluloïd paradent, gagnant guerre fantôme après guerre fantôme, stupides et surmusclés, alimentant notre soif de sang insatiable avec leur violence gratuite et la merde qui leur tient de cerveau.

Arundhati Roy: Irán no es Gaza

La galardonada escritora e intelectual pública Arundhati Roy cautivó al público en Gurgaon el 9 de marzo de 2026 cuando habló de la farsa de la guerra en Asia Occidental, impuesta por USrael a Irán, que amenaza con envolver a la región y al mundo.

 

Tengo algo que decir porque soy hija de mi madre y porque necesito enderezar los hombros para decir esto. Es una pequeña declaración sobre la guerra que está a punto de consumir al mundo. Sé que hoy estamos aquí para hablar de mi libro Mother Mary Comes to Me, pero ¿cómo podemos terminar el día sin hablar de esas hermosas ciudades, Teherán, Isfahán y Beirut, que están en llamas?

En consonancia con el espíritu de franqueza y descortesía de mi madre Mary, me gustaría usar esta plataforma para decir algo sobre el ataque no provocado e ilegal de USrael contra Teherán. Es, por supuesto, una continuación del genocidio usraelí en Gaza. Son los mismos viejos genocidios que usan el mismo libreto de siempre: asesinar mujeres y niños, bombardear hospitales, arrasar ciudades con alfombras y luego hacerse las víctimas.

Pero Irán no es Gaza. El escenario de esta nueva guerra podría expandirse para consumir al mundo entero. Estamos al borde de una catástrofe nuclear y un colapso económico.

El mismo país que bombardeó Hiroshima y Nagasaki podría estar preparándose para bombardear una de las civilizaciones más antiguas del mundo. Habrá otras ocasiones para hablar de esto en detalle, así que permítanme decir simplemente que estoy con Irán sin ambigüedades. Cualquier régimen que necesite ser cambiado, incluyendo USA, Israel y el nuestro, debe ser cambiado por los pueblos, no por un poder imperial inflado, mentiroso, tramposo, codicioso, acaparador de recursos y lanzador de bombas, y sus aliados que intentan intimidar al mundo entero para someterlo.

Irán se les enfrenta mientras India se acobarda. Estoy avergonzada de lo cobarde y lo débil que ha sido nuestro gobierno. Hace mucho tiempo éramos un país pobre, con gente muy pobre, pero teníamos orgullo, teníamos dignidad.

Hoy somos un país rico con gente muy pobre y desempleada, alimentada con una dieta de odio, veneno y falsedades en lugar de comida real. Hemos perdido el orgullo, hemos perdido la dignidad, hemos perdido el coraje, excepto en nuestras películas. ¿Qué clase de personas somos si nuestro gobierno elegido no puede levantarse y condenar a USA cuando secuestra y asesina a jefes de Estado en otros países? ¿Nos gustaría que nos hicieran eso a nosotros? Que nuestro primer ministro haya viajado a Israel y abrazado a Benjamín Netanyahu apenas unos días antes de que atacara Irán, ¿qué significa? Que nuestro gobierno haya firmado un acuerdo comercial rastrero con USA que literalmente vende a nuestros agricultores y a nuestra industria textil, solo unos días antes de que la Corte Suprema de USA declarara ilegales los aranceles de Trump, ¿qué significa? Que ahora se nos dé permiso para comprar petróleo a Rusia, ¿qué significa? ¿Para qué más necesitamos permiso? ¿Para ir al baño? ¿Para tomar un día libre en el trabajo? ¿Para visitar a nuestras madres?

Cada día, los políticos gringos, incluido Donald Trump, se burlan y nos menosprecian públicamente, y nuestro primer ministro ríe su famosa risa vacía y da abrazos.

En pleno genocidio en Gaza, el gobierno de la India envió a miles de trabajadores indios pobres a Israel para reemplazar a los trabajadores palestinos expulsados. Hoy, mientras los israelíes se refugian en búnkeres, se informa que a esos trabajadores indios no se les permite entrar en esos búnkeres. ¿Qué demonios significa esto? ¿Quién nos ha puesto en este lugar absolutamente humillante, vergonzoso y repugnante en el mundo?

Algunos de ustedes recordarán cómo solíamos bromear sobre ese florido y exagerado término comunista chino: “perro corredor del imperialismo”.

Pero ahora mismo diría que nos describe bien, excepto, por supuesto, en nuestras retorcidas y tóxicas películas en las que nuestros héroes de celuloide pavonean, ganando guerra fantasma tras guerra fantasma, torpes e hipermusculados, alimentando nuestra insaciable sed de sangre con su violencia gratuita y la mierda que les hace de cerebro.

Arundhati Roy: der Iran ist nicht Gaza

Die preisgekrönte Schriftstellerin und öffentliche Intellektuelle Arundhati Roy begeisterte das Publikum in Gurgaon am 9. März 2026, als sie über die Farce des Krieges in Westasien sprach, der von USrael dem Iran aufgezwungen wird und droht, die Region und die Welt zu verschlingen.

Ich habe etwas zu sagen, weil ich die Tochter meiner Mutter bin und weil ich meine Schultern straffen muss, um dies zu sagen. Es ist eine kleine Erklärung über den Krieg, der im Begriff ist, die Welt zu verschlingen. Ich weiß, wir sind heute hier, um über mein Buch Mother Mary Comes to Me zu sprechen, aber wie können wir den Tag beenden, ohne über diese wunderschönen Städte Teheran, Isfahan und Beirut zu sprechen, die in Flammen stehen?

Im Sinne des Geistes der Offenheit und Unhöflichkeit meiner Mutter Mary möchte ich diese Plattform nutzen, um etwas über den unprovozierten und illegalen Angriff USraels auf Teheran zu sagen. Es ist natürlich eine Fortsetzung des usraelischen Völkermords in Gaza. Es sind die gleichen alten Völkermorde, die nach dem gleichen alten Muster ablaufen: Ermordung von Frauen und Kindern, Bombardierung von Krankenhäusern, Flächenbombardements von Städten und dann das Spielen des Opfers.

Aber der Iran ist nicht Gaza. Das Theater dieses neuen Krieges könnte sich ausweiten und die ganze Welt verschlingen. Wir stehen am Rande einer nuklearen Katastrophe und eines wirtschaftlichen Zusammenbruchs.

Dasselbe Land, das Hiroshima und Nagasaki bombardiert hat, könnte sich darauf vorbereiten, eine der ältesten Zivilisationen der Welt zu bombardieren. Es wird andere Gelegenheiten geben, ausführlich darüber zu sprechen, also lassen Sie mich hier einfach sagen, dass ich uneingeschränkt an der Seite des Irans stehe. Alle Regime, die verändert werden müssen, einschließlich der USA, Israels und unseres, müssen von den Völkern verändert werden, nicht von einer aufgeblasenen, lügenden, betrügerischen, gierigen, ressourcenraffenden, bombenabwerfenden imperialen Macht und ihren Verbündeten, die versuchen, die ganze Welt einzuschüchtern und zu unterwerfen.

Der Iran stellt sich ihnen entgegen, während Indien sich duckt. Ich schäme mich, wie feige und rückgratlos unsere Regierung war. Vor langer Zeit waren wir ein armes Land mit sehr armen Menschen, aber wir hatten Stolz, wir hatten Würde.

Heute sind wir ein reiches Land mit sehr armen, arbeitslosen Menschen, die mit einer Diät aus Hass, Gift und Lügen anstelle von richtiger Nahrung gefüttert werden. Wir haben Stolz verloren, wir haben Würde verloren, wir haben Mut verloren, außer in unseren Filmen. Was für Menschen sind wir, dass unsere gewählte Regierung nicht aufstehen und die USA verurteilen kann, wenn sie Staatsoberhäupter in anderen Ländern entführt und ermordet? Würden wir das auch bei uns wollen? Dass unser Premierminister nur wenige Tage vor dem Angriff auf den Iran nach Israel reiste und Benjamin Netanyahu umarmte, was bedeutet das? Dass unsere Regierung nur wenige Tage, bevor der Oberste Gerichtshof der USA Trumps Zölle für illegal erklärte, einen kriecherischen Handelsvertrag mit den USA unterzeichnete, der unsere Bauern und die Textilindustrie buchstäblich verschleudert, was bedeutet das? Dass uns nun die Erlaubnis erteilt wird, Öl aus Russland zu kaufen, was bedeutet das? Wofür brauchen wir noch Erlaubnis? Zum Toilettengang? Für einen freien Tag? Um unsere Mütter zu besuchen?

Jeden Tag verspotten und erniedrigen uns US-Politiker, darunter Donald Trump, öffentlich, und unser Premierminister lacht sein berühmtes hohles Lachen und schmust herum.

Auf dem Höhepunkt des Völkermords in Gaza schickte die indische Regierung Tausende arme indische Arbeiter nach Israel, um vertriebene palästinensische Arbeiter zu ersetzen. Heute, während die Israelis in Bunkern Schutz suchen, wird berichtet, dass diese indischen Arbeiter nicht in diese Bunker gelassen werden. Was zum Teufel soll das bedeuten? Wer hat uns an diesen absolut demütigenden, schamlosen, widerlichen Ort in der Welt gebracht?

Einige von Ihnen werden sich daran erinnern, wie wir über diesen blumigen, überzogenen kommunistischen Begriff aus China scherzten: „Laufhund des Imperialismus“.

Aber im Moment würde ich sagen, dass er uns gut beschreibt, außer natürlich in unseren verdrehten, giftigen Filmen, in denen unsere Zelluloidhelden stolzieren, imaginäre Kriege um imaginäre Kriege gewinnen, dumm und übermuskelt, unseren unstillbaren Blutdurst mit ihrer sinnlosen Gewalt und ihrem Scheißdreck von Gehirn anheizen.

 

Arundhati Roy/ L’Iran non è Gaza

La scrittrice pluripremiata e intellettuale pubblica Arundhati Roy ha elettrizzato il pubblico a Gurgaon il 9 marzo 2026 quando ha parlato della farsa della guerra nell’Asia occidentale, imposta da USraele all’Iran, che minaccia di inghiottire la regione e il mondo.

Ho qualcosa da dire perché sono figlia di mia madre e perché ho bisogno di raddrizzare le spalle per dirlo. È una piccola dichiarazione sulla guerra che sta per consumare il mondo. So che siamo qui oggi per parlare del mio libro Mother Mary Comes to Me, ma come possiamo finire la giornata senza parlare di quelle bellissime città, Teheran, Isfahan e Beirut, che vanno in fiamme?

In linea con lo spirito di candore e maleducazione di mia madre Mary, vorrei usare questa piattaforma per dire qualcosa sull’attacco non provocato e illegale di USraele a Teheran. È ovviamente una continuazione del genocidio usraeliano a Gaza. Sono gli stessi vecchi genocidi che usano lo stesso vecchio copione: uccidere donne e bambini, bombardare ospedali, bombardare a tappeto le città e poi giocare la parte della vittima.

Ma l’Iran non è Gaza. Il teatro di questa nuova guerra potrebbe espandersi fino a consumare il mondo intero. Siamo sul baratro di una catastrofe nucleare e di un collasso economico.

Lo stesso paese che bombardò Hiroshima e Nagasaki potrebbe prepararsi a bombardare una delle civiltà più antiche del mondo. Ci saranno altre occasioni per parlarne in dettaglio, quindi qui lasciatemi semplicemente dire che sto inequivocabilmente con l’Iran. Qualsiasi regime che abbia bisogno di essere cambiato, inclusi USA, Israele e il nostro, deve essere cambiato dai popoli, non da un potere imperiale gonfio, bugiardo, imbroglione, avido, accaparratore di risorse, sganciatore di bombe, e dai suoi alleati che cercano di intimidire il mondo intero per sottometterlo.

L’Iran li sta affrontando mentre l’India si rannicchia. Mi vergogno di quanto il nostro governo sia stato senza coraggio e senza spina dorsale. Tanto tempo fa eravamo un paese povero, con persone molto povere, ma avevamo orgoglio, avevamo dignità.

Oggi siamo un paese ricco con persone molto povere e disoccupate, nutrite con una dieta a base di odio, veleno e falsità invece che di cibo vero. Abbiamo perso l’orgoglio, abbiamo perso la dignità, abbiamo perso il coraggio, tranne che nei nostri film. Che tipo di persone siamo se il nostro governo eletto non può alzarsi e condannare gli USA quando rapiscono e assassinano capi di stato in altri paesi? Vorremmo che fosse fatto a noi? Che il nostro Primo Ministro abbia viaggiato in Israele e abbia abbracciato Benjamin Netanyahu pochi giorni prima che attaccasse l’Iran, cosa significa? Che il nostro governo abbia firmato un accordo commerciale servile con gli USA che letteralmente vende i nostri agricoltori e la nostra industria tessile, solo pochi giorni prima che la Corte Suprema degli USA dichiarasse illegali i dazi di Trump, cosa significa? Che ora ci sia dato il permesso di comprare petrolio dalla Russia, cosa significa? Per cos’altro abbiamo bisogno del permesso? Per andare in bagno? Per prendere un giorno libero dal lavoro? Per visitare nostre madri?

Ogni giorno, politici usamericani, incluso Donald Trump, ci deridono e ci umiliano pubblicamente, e il nostro Primo Ministro ride la sua famosa risata vuota e si abbraccia.

Al culmine del genocidio a Gaza, il governo indiano ha inviato migliaia di poveri lavoratori indiani in Israele per sostituire i lavoratori palestinesi espulsi. Oggi, mentre gli israeliani si rifugiano nei bunker, viene riportato che a quei lavoratori indiani non è permesso entrare in quei bunker. Cosa diavolo significa questo? Chi ci ha messo in questo posto assolutamente umiliante, vergognoso e disgustoso nel mondo? Alcuni di voi ricorderanno come scherzavamo su quel termine comunista cinese fiorito ed esagerato, “cane corrente dell’imperialismo”.

Ma in questo momento direi che ci descrive bene, tranne che, naturalmente, nei nostri film contorti e tossici in cui i nostri eroi di celluloide pavoneggiano, vincendo guerra fantasma dopo guerra fantasma, stupidi e ipermuscolati, alimentando la nostra insaziabile sete di sangue con la loro violenza gratuita e la merda che gli fa da cervello.

 

الكاتبة الهندية أرونداتي روي: إيران ليست غزة

 

الكاتبة الحائزة على جوائز والمفكرة العامة أرونداتي روي ألهبت الجمهور في جورجاون في 9 مارس 2026 عندما تحدثت عن مهزلة الحرب في غرب آسيا، التي تفرضها الولايات المتحدة وإسرائيل على إيران، مهددةً بابتلاع المنطقة والعالم.

لديَّ ما أقوله لأنني ابنة أمي، ولأنني بحاجة إلى أن أُقوِّم كتفي لأقول هذا. إنه بيان صغير عن الحرب التي على وشك أن تلتهم العالم. أعلم أننا هنا اليوم للحديث عن Mother Mary Comes to Me، ولكن كيف يمكننا إنهاء اليوم دون التحدث عن تلك المدن الجميلة، طهران وأصفهان وبيروت، التي تشتعل فيها النيران؟

على غرار روح الصراحة وقلة الأدب التي تتحلى بها والدتي ماري، أود أن أستخدم هذه المنصة لأقول شيئاً عن الهجوم غير المبرر وغير القانوني الذي شنته الولايات المتحدة وإسرائيل على طهران. إنه بالطبع استمرار للإبادة الجماعية الأمريكية الإسرائيلية في غزة. إنها نفس عمليات الإبادة الجماعية القديمة باستخدام نفس النهج القديم: قتل النساء والأطفال، وقصف المستشفيات، وقصف المدن بالكامل، ثم لعب دور الضحية.

لكن إيران ليست غزة. مسرح هذه الحرب الجديدة يمكن أن يتسع ليلتهم العالم بأسره. نحن على شفا كارثة نووية وانهيار اقتصادي.

نفس الدولة التي قصفت هيروشيما وناغازاكي قد تعد نفسها لقصف واحدة من أقدم الحضارات في العالم. ستكون هناك مناسبات أخرى للحديث عن هذا بالتفصيل، لذا دعوني هنا أقول ببساطة أنني أقف إلى جانب إيران دون مواربة. أي أنظمة تحتاج إلى التغيير، بما في ذلك الولايات المتحدة وإسرائيل ونظامنا، يجب أن يغيرها الشعوب، وليس قوة إمبريالية منتفخة، كاذبة، غشاشة، جشعة، مستحوذة على الموارد، مُلْقية للقنابل، وحلفاؤها الذين يحاولون تخويف العالم بأسره وإخضاعه.

إيران تقف في وجههم بينما الهند تذل. أشعر بالخجل من جبن حكومتنا ومن افتقارها إلى العمود الفقري. منذ زمن بعيد، كنا دولة فقيرة لشعب فقير جداً، لكن كان لدينا فخر، وكانت لدينا كرامة.

اليوم نحن دولة غنية بشعب فقير جداً وعاطل عن العمل، يُغذى بنظام غذائي من الكراهية والسموم والأكاذيب بدلاً من الطعام الحقيقي. لقد فقدنا الفخر، وفقدنا الكرامة، وفقدنا الشجاعة، باستثناء في أفلامنا. أي نوع من الناس نحن إذا كانت حكومتنا المنتخبة لا تستطيع الوقوف وإدانة الولايات المتحدة عندما تختطف وتغتال رؤساء دول في بلدان أخرى؟ هل نود أن يُفعل بنا ذلك؟ أن يسافر رئيس وزرائنا إلى إسرائيل ويعانق بنيامين نتنياهو قبل أيام قليلة من هجومه على إيران، ماذا يعني ذلك؟ أن توقع حكومتنا اتفاقية تجارية ذليلة مع الولايات المتحدة تبيع حرفياً مزارعينا وصناعة النسيج لدينا، قبل أيام قليلة فقط من إعلان المحكمة العليا الأمريكية أن تعريفات ترمب غير قانونية، ماذا يعني ذلك؟ أن يُسمح لنا الآن بشراء النفط من روسيا، ماذا يعني ذلك؟ ماذا نحتاج إلى الإذن لأجله أيضاً؟ للذهاب إلى الحمام؟ لأخذ يوم إجازة من العمل؟ لزيارة أمهاتنا؟ كل يوم، سياسيون أمريكيون، بما فيهم دونالد ترمب، يسخرون منا ويهينوننا علناً، ورئيس وزرائنا يضحك ضحكته الفارغة الشهيرة ويحتضن.

في ذروة الإبادة الجماعية في غزة، أرسلت حكومة الهند آلاف العمال الهنود الفقراء إلى إسرائيل ليحلوا محل العمال الفلسطينيين المطرودين. اليوم، بينما يحتمي الإسرائيليون في الملاجئ، يتم الإبلاغ أن هؤلاء العمال الهنود لا يُسمح لهم بدخول تلك الملاجئ. ماذا يعني هذا بحق الجحيم؟ من الذي وضعنا في هذا المكان المهين والمخزٍ والمقرف تماماً في العالم؟ بعضكم سيتذكر كيف كنا نمزح بشأن المصطلح الشيوعي الصيني المزهر والمبالغ فيه، "كلب الإمبريالية الجاري".

لكن الآن أود أن أقول إنه يصفنا جيداً، باستثناء طبعاً في أفلامنا الملتوية والسامة التي يتفشى فيها أبطالنا المصنوعون من السيلولويد، وهم يربحون حرباً وهمية تلو الأخرى، أغبياء ومكتنزين بالعضلات، يغذون تعطشنا الدامي الذي لا يشبع بعنفهم المجاني ودماغهم التافه.

 

 

18/03/2026

Je mehr sie ihn schlagen, desto stärker wird er: das Paradox des Iran, das der imperialen Dummheit entgeht

Tahar Lamri, 16.3.2026

Es gibt eine Kategorie, die in der Debatte über den laufenden Krieg gegen den Iran fehlt, und ihr Fehlen erklärt, warum diejenigen, die ihn führen, weiterhin alles falsch machen.

Der Iran ist keine Partisanenbewegung wie die algerische FLN, die eine Front ohne einigendes Dogma war - eine Koalition aus Nationalisten, Sozialisten, Kommunisten, Konservativen - zusammengehalten von einem einzigen Ziel: den Kolonisator zu vertreiben. Er ist nicht Nordvietnam, das ein Staat auf einem Teil des Territoriums mit einer exportierbaren Doktrin - dem Kommunismus - war, aber abhängig von Moskau und Peking und geografisch begrenzt. Hamas, Hisbollah, die Huthi sind Milizen, subnationale Einheiten, die Guerillataktiken anwenden, weil sie keine Alternative haben: Ihre Asymmetrie ist erzwungen, nicht gewählt.

Der Iran ist etwas anderes und historisch Neues: er stellt den ersten historischen Fall eines Staates dar, der strukturell die Doktrin des Partisanenkrieges als souveräne strategische Wahl annimmt und die Legitimität und Ressourcen eines Staates mit der operativen Logik einer Widerstandsbewegung verbindet. Er hat eine reguläre Armee, ballistische Raketen, eine Marine, anerkannte Institutionen, er ist in jeder Hinsicht ein westfälischer Staat. Und dennoch hat er bewusst die Doktrin des Partisanenkrieges als seine souveräne Strategie gewählt: Sättigung mit billigen Waffen, Zermürbung, bewusste Akzeptanz territorialer Verluste, um die Kosten für den Gegner unerträglich zu machen. Nicht, weil er es nicht anders tun könnte, sondern weil er dies als die optimale Strategie gegen eine überwältigende konventionelle Überlegenheit beurteilte.

Diese Wahl hat verheerende wirtschaftliche Folgen für den, der ihn bekämpft. Eine Shahed-Drohne kostet zwanzigtausend Dollar. Ein THAAD-Abfangjäger kostet 12,7 Millionen Dollar. Der Iran hat in der ersten Kriegswoche fünfhundert ballistische Raketen und fast zweitausend Drohnen abgefeuert. Die Mathematik ist gnadenlos: Der arme Krieg lässt den reichen Krieg einen unerträglichen Preis zahlen: nicht auf dem Schlachtfeld, sondern in den Lieferketten, in den Haushalten, in den Vorräten an Abfangraketen, die schneller erschöpft sind, als sie produziert werden können.

Aber die tiefgreifendste Neuerung ist nicht militärischer Natur: sie ist strukturell. Der Iran hat einen Widerspruch institutionalisiert, vor den alle Befreiungsbewegungen gestellt waren: Staat oder Revolution zu sein. Algerien entschied sich nach 1962 dafür, Staat zu sein, und hörte auf, Revolution zu sein. Kuba versuchte beides und scheiterte. Der Iran nicht: Er hat bewusst eine dauerhafte Dualität aufgebaut. Die reguläre Armee ist der westfälische Staat. Die Pasdaran - die Revolutionsgarden - sind die permanente Revolution mit ihren regionalen Netzwerken, ihren Verzweigungen im Jemen, Irak, Libanon, alle verbunden nicht durch eine säkulare Ideologie, sondern durch einen Glauben: den schiitischen Islam als Identität, Erinnerung, Gründungstrauma. Man entscheidet sich nicht dafür, Schiit zu sein, wie man sich dafür entscheidet, Kommunist zu sein. Es ist Familie, Trauer, Körper. Kerbela ist kein historisches Ereignis: Es ist ein kosmologisches Paradigma, das sich wiederholt.

Das Ergebnis ist ein religiöser Internationalismus, der kein Bündnis zwischen Staaten ist, keine leninistische Internationale, sondern ein transnationales Netzwerk, das durch eine gemeinsame existenzielle Grammatik zusammengehalten wird und keines expliziten Befehlszentrums zur Koordination bedarf.

Und dann machten die USA und Israel das größte Geschenk: Sie schufen das Pantheon. Soleimani, Nasrallah, Khamenei: Jede gezielte Tötung, von der sie dachten, sie löse ein strategisches Problem, brachte einen Märtyrer hervor, der den Zusammenhalt des Netzwerks vervielfacht. In der schiitischen Theologie ist der Tod des gerechten Führers durch die Hand des Unterdrückers keine Niederlage: Es ist die Bestätigung seiner Gerechtigkeit. Es ist die Erzählstruktur von Kerbela. Ein lebender General kann Fehler machen, kann enttäuschen, kann altern. Ein Märtyrer ist ewig und perfekt. Mit ihren Raketen haben sie das Drehbuch umgeschrieben, auf das die andere Seite wartete.

Die Islamische Republik Iran hat das Glück der Menschen in der gesamten menschlichen Gesellschaft zum Ideal erklärt und betrachtet die Verwirklichung von Unabhängigkeit, Freiheit sowie einer Herrschaft der Gerechtigkeit und Wahrheit als Recht aller Menschen auf der Welt. Dementsprechend enthält sie sich strikt jeder Einmischung in die inneren Angelegenheiten anderer Nationen, unterstützt jedoch die gerechten Kämpfe der Mustadhafoun (Unterdrückten) gegen die Mustakbirun (Unterdrücker/Arroganten) in jedem Winkel der Erde.

Verfassung der Islamischen Republik Iran, Kapitel 10, Artikel 154

Aber es gibt einen letzten Fehler, vielleicht den schwerwiegendsten. Israel hat die Banken der Hisbollah (das Al-Qardh-al-Hassan-Institut) und die größte iranische Bank (Bank Sepah) angegriffen. In der chomeinistischen schiitischen Welt ist die Bank kein Finanzinstitut: Sie ist die materielle Infrastruktur der Theologie. Sie ist der Mechanismus, über den die Zakat verteilt, wohltätige Werke finanziert, der Pakt mit den Mustazaafin aufrechterhalten wird - den Schwächsten, den Unterdrückten, den Verdammten dieser Erde im Sinne Fanons. Chomeini baute den Konsens der Revolution auf diesem kapillaren Netzwerk materieller Solidarität auf. Sie anzugreifen schwächt nicht das Narrativ des Widerstands: Es bestätigt es. Es zeigt im täglichen Leben von Millionen armer Menschen, wer die Feinde der Schwachen sind. Es ist die beste Propaganda, die es gibt, durchgeführt von israelischen Bomben selbst.

Alles zusammengenommen: Man bekämpft mit der Logik des konventionellen Krieges - die Struktur köpfen, die Finanzierung kappen, Infrastruktur zerstören - eine politische Form, die keine konventionelle Struktur ist. Es ist ein symbolisches, soziales, militärisches und religiöses Netzwerk, das bewusst so konstruiert wurde, dass es gerade durch Zerstörung unzerstörbar ist. Jede Bombe, die fällt, stärkt das Narrativ. Jeder Märtyrer festigt das Pantheon. Jede getroffene Bank zeigt den Armen, auf welcher Seite der Unterdrücker steht.

Und wenn der iranische Staat zerschlagen oder besiegt würde, würden sich die Pasdaran ohne Staat - ausgebildet, bewaffnet, geschult in einer Kultur des Märtyrertums, die zum Überleben keiner Institution bedarf - in einer Region ausbreiten, die vom Libanon bis nach Pakistan, von Aserbaidschan bis Bahrain reicht, mit Verzweigungen auf drei Kontinenten. Nicht länger von irgendeiner staatlichen Struktur eingedämmt, mit nichts zu verlieren, mit mächtigen Märtyrern und einem stärkeren Narrativ des Widerstands als zuvor. Ein feindlicher iranischer Staat ist abschreckbar. Ein Schwarm staatenloser Pasdaran ist es nicht.

Und während all dies geschieht, zeigen drei Signale, wie sehr dieser Krieg der narrativen Kontrolle derer entgleitet, die ihn entfesselt haben.

Die Türkei erwartete Millionen iranischer Flüchtlinge, die vor den Bomben fliehen. Stattdessen sah sie Tausende Iraner, die die Grenze in die entgegengesetzte Richtung überquerten, um zurückzukehren und die Heimat zu verteidigen. Nicht unbedingt das Regime: den Iran. Die viertausend Jahre alte persische Zivilisation, die sich nicht auf die Gleichung "Regime gleich Volk" reduzieren lässt. Verletzter Nationalismus bringt hervor, was Jahre politischer Opposition nicht aufbauen können.

Und dann ist da Gaza. Der Iran wird angegriffen, nachdem die Welt monatelang live übertragenen, dokumentierten, von westlichen Kanzleien geleugneten Völkermord an den Palästinensern miterlebt hat. Für die Armen der Erde, für den globalen Süden, für jeden, der sich auf der Seite der Erniedrigten fühlt, ist die Abfolge lesbar und brutal: Diejenigen, die die Palästinenser verteidigten, werden nun von denselben bombardiert, die jene bewaffneten, die sie massakrierten. Der Iran ist in der globalen Vorstellung der Verdammten zu etwas geworden, das weit über regionale Politik oder schiitische Theologie hinausgeht: Er ist das Versprechen, dass man widerstehen kann, er ist die symbolische Rache derer, die niemals Gerechtigkeit erfuhren. Diese Solidarität kennt keine konfessionellen oder geografischen Grenzen.

Schließlich ist da China. Seine Strategen beobachten nicht den Krieg: Sie führen die detailliertestmögliche Bewertung der tatsächlichen amerikanischen Fähigkeiten unter Bedingungen eines hochintensiven Konflikts durch. Jeder abgefeuerte THAAD-Abfangjäger, jeder gestartete Tomahawk, jeder Kriegstag ist ein Datum über die logistische und industrielle Belastbarkeit des Gegners, dem sie eines Tages im Pazifik gegenüberstehen werden. Sie sehen, wie die Vorräte schwinden, die Produktionszeiten mit dem Verbrauch nicht Schritt halten, die Lieferkette unter Druck gerät. Sie machen sich Notizen. Und sie müssen nicht kämpfen, um diesen Krieg zu gewinnen: Sie müssen nur warten, bis Amerika die Munition ausgeht.

Dieser Krieg kann nicht gewonnen werden. Er kann nur ausgeweitet werden. Und die Welt weiß das.

„Warum gibt Iran nicht auf?“ – Trumps Frage zeigt das Iran-Desaster

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„Warum gibt Iran nicht auf?“ – Trumps Frage zeigt das Iran-Desaster

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Niederlage

Tag 17 des Iran-Krieges. Moment, lasst mich das nochmal sagen: Tag 17.

Und wisst ihr, was gerade in den Korridoren des Weißen Hauses passiert? Donald Trump sitzt in seinem Büro und fragt seine Berater eine Frage, die alles verändert: Warum geben die Perser nicht auf?

Das Wall Street Journal hat es geleakt. Der mächtigste Mann der Welt ist überrascht. Ich wiederhole: überrascht. Der Mann, der gesagt hat, dieser Krieg sei sehr bald beendet. Der behauptet hat, der Iran habe keine Marine, keine Luftwaffe mehr.

Dieser Mann versteht nicht, warum Teheran weiter kämpft. Und hier kommt der Teil, der mich die ganze Nacht wachgehalten hat: Seine Berater drängen ihn privat, einen Ausstieg zu suchen. Privat. Das bedeutet: öffentlich reden sie von Sieg, aber hinter verschlossenen Türen totale Panik. Das ist ein Geständnis der Schwäche.

Trump erwartete einen schnellen Sieg. Eine Wiederholung seines 12-Tage-Krieges vom letzten Juni. Aber die Realität sieht komplett anders aus.

Nach 17 Tagen feuert der Iran immer noch Raketen, hat die Straße von Hormuz vermint und – jetzt kommt’s – exportiert mehr Öl als vor dem Krieg. Plus 30 Prozent. Lasst das sacken.

Die USA bombardieren den Iran seit über zwei Wochen, haben angeblich 6.000 Ziele getroffen, die iranische Marine vernichtet, die Luftwaffe ausgeschaltet. Und trotzdem steigen die iranischen Ölexporte. Wie ist das möglich? China.

Die Chinesen nehmen jedes Barrel, das Teheran anbietet. Keine Sanktionen, keine Regeln, nur Business. Während Trump dachte, er würde den Iran in die Knie zwingen, haben die Mullahs ihre Schiffe umgeleitet, neue Handelsrouten aktiviert und machen mehr Geld als zuvor.

Das Wall Street Journal berichtet, dass Trump in Meetings immer wieder dieselbe Frage stellt: Warum kapitulieren sie nicht? Seine Berater haben keine Antwort. Oder besser gesagt, sie haben eine Antwort, aber Trump will sie nicht hören.

Die Antwort lautet: weil der Plan gescheitert ist. Weil das amerikanische Militär zwar Ziele treffen kann, aber keine politischen Lösungen aus der Luft bombardieren kann. Weil der Iran ein ganz anderer Gegner ist als Afghanistan oder der Irak.

Moment, es wird noch schlimmer. Trumps öffentliche Aussagen ändern sich täglich. Erst: bedingungslose Kapitulation. Dann: sehr bald beendet. Dann: praktisch nichts mehr zu bombardieren übrig.

Und jetzt diese verzweifelte Frage: Warum geben sie nicht auf? Das ist keine Strategie. Das ist Improvisation. Das ist ein Präsident, der merkt, dass sein größter außenpolitischer Gamble aus dem Ruder läuft.

Die Republikaner werden nervös. Umfragen zeigen, dass die Mehrheit der Amerikaner gegen diesen Krieg ist. Der Ölpreis ist auf über 100 Dollar pro Fass geschossen, kurzzeitig sogar auf 119 Dollar.

An den Tankstellen in den USA zahlen die Leute Rekordpreise. Die Zwischenwahlen kommen, und Trumps Berater wissen: Wenn der Krieg noch Wochen weitergeht, verlieren wir den Kongress.

Deshalb der Leak ans Wall Street Journal. Deshalb die private Aufforderung an Trump, einen Exitplan zu finden. Sie versuchen, den Präsidenten sanft in Richtung Ausgang zu schieben, ohne dass er sein Gesicht verliert.

Aber Trump ist Trump. Er kann nicht einfach aufhören. Er muss einen Sieg verkünden, auch wenn es keinen gibt.

Also sagt er der Presse: „Wir sind weit vor dem Zeitplan.“ Das ist orwellsche Sprache. „Vor dem Zeitplan“ bedeutet in Trumps Welt: Wir haben keinen Zeitplan mehr, weil der ursprüngliche Plan zusammengebrochen ist.

Und hier ist die Sache: Der Iran weiß das. Die Revolutionsgarden haben eine Erklärung rausgeschickt.

Der Iran wird bestimmen, wann der Krieg endet.

Das ist eine direkte Antwort auf Trumps Behauptungen. Teheran sagt dem mächtigsten Mann der Welt ins Gesicht: Du kontrollierst diesen Krieg nicht. Wir tun es.

Und die Fakten geben ihnen recht. 

Jürgen Habermas: anstelle eines Nachrufs

In den ersten zwei oder drei Vierteln seines Lebens hatte er zu jenem Deutschland gehört, das wir liebten – dem Deutschland der Dichter und Denker –, nur um sein langes Dasein (96 Jahre) auf der Seite der Richter und Henker zu beenden. Jürgen Habermas verstarb am 14. März. Er hatte weder die Zeit noch die Kraft, seine Unterstützung für die Operation „Epic Fury“ / „Silent Holy City“ [sic und resic] zu erklären, die von dem bekannten Henker-Duo gegen das Land entfesselt wurde, das Ibn Sina (Avicenna), Omar Khayyam, Rumi, Al-Ghazali, Suhrawardi, Al-Razi, Al-Farabi, Mulla Sadra und … Ali Schariati hervorbrachte.

Nachdem er zur heiligen Kuh eines selbstgerechten, aber falsch handelnden Deutschlands geworden war, verfasste Habermas kurz nach dem 7. Oktober 2023 einen infamen Text der bedingungslosen Unterstützung für die zionistischen Mörder. Diese ultimative Perversion seiner eigenen „Theorie des kommunikativen Handelns“ brachte ihm eine scharfe Erwiderung eines iranischen Soziologen, eines Professors an der University of Illinois Urbana-Champaign, Asef Bayat, Autor äußerst kreativer Werke über soziale Bewegungen im Maschrek und Maghreb, ein.

Wir geben diesen Brief untenstehend anstelle eines Nachrufs wieder, so wie er zuerst in New Lines Magazine auf Englisch veröffentlicht wurde. Soweit uns bekannt ist, wurde er bis jetzt ins Deutsche nicht übersetzt. FG, Tlaxcala

Jürgen Habermas widerspricht seinen eigenen Ideen, wenn es um Gaza geht

Einer der einflussreichsten Philosophen der Welt hat sich zum Krieg in Gaza geäußert. Ein Nahost-Wissenschaftler erklärt ihm, warum er falsch liegt.

Asef Bayat8. Dezember 2023


Jürgen Habermas und Asef Bayat. Foto Louisa Gouliamaki/AFP via Getty Images

Anmerkung der Redaktion: Jürgen Habermas und Asef Bayat sind herausragende globale Denker. Ihre Bücher wurden in zahlreiche Sprachen übersetzt und werden an Universitäten auf der ganzen Welt gelehrt. Habermas gehört neben den verstorbenen Theodor Adorno, Max Horkheimer und Herbert Marcuse zum Pantheon der legendären Frankfurter Schule der Kritischen Theorie. Doch am bekanntesten ist er vielleicht für seine Ideen zur „Öffentlichkeit“ – einem Bereich, in dem Bürger zusammenkommen, um Angelegenheiten von allgemeinem Interesse zu debattieren und in dem sich die „öffentliche Meinung“ bildet, was er auf Kaffeehäuser und literarische Salons im Europa des 18. Jahrhunderts zurückführt – und als Verteidiger der liberalen Demokratie gegen ihre Kritiker sowohl von links als auch von rechts. Die Herausforderung, die Bayat in diesem offenen Brief formuliert, ist ihm nicht fremd; seine jahrzehntelangen, sehr öffentlichen Debatten und intellektuellen Auseinandersetzungen haben ihn in Deutschland zu einem Begriff gemacht.

Bayat ist ein Soziologe des zeitgenössischen Nahen Ostens, der vor allem für sein Konzept des „Post-Islamismus“ und für seine detailreichen Studien über Straßenpolitik, Alltagsleben und die Frage, wie einfache Menschen den Nahen Osten verändern (der Untertitel seines Buches „Life as Politics“ von 2013), bekannt ist. Habermas ist für seine jüngsten Äußerungen zum Gaza-Krieg vielfach kritisiert worden, aber was diesen offenen Brief auszeichnet, ist seine immanente Kritik: Bayat zeigt auf, wie Habermas es versäumt, seine eigenen Ideen auf den Fall Israel-Palästina anzuwenden. Es ist eine Kritik aus der Logik des Habermas'schen Denkens heraus. Das verleiht ihr eine Kraft, die bei Habermas und seinen Verteidigern nachhallen wird – oder sollte. Es ist mehr eine Einladung als eine Polemik. Es ist der Versuch, ins Gespräch zu kommen, und wir veröffentlichen es hier in der Hoffnung, dass genau das geschieht. – New Lines 

Sehr geehrter Herr Professor Habermas,

Sie werden sich vielleicht nicht an mich erinnern, aber wir trafen uns im März 1998 in Ägypten. Sie kamen als angesehener Gastprofessor an die American University in Kairo, um sich mit Fakultät, Studenten und der Öffentlichkeit auszutauschen. Alle waren begeistert, Sie zu hören. Ihre Ideen zur Öffentlichkeit, zum rationalen Dialog und zum demokratischen Leben waren wie ein Hauch frischer Luft in einer Zeit, in der Islamisten und Autokraten im Nahen Osten die freie Meinungsäußerung unter dem Deckmantel des „Schutzes des Islam“ erstickten. Ich erinnere mich an ein angenehmes Gespräch, das wir beim Abendessen im Haus eines Kollegen über Iran und die religiöse Politik führten. Ich versuchte, Ihnen die Entstehung einer „post-islamistischen“ Gesellschaft im Iran zu vermitteln, die Sie später auf Ihrer Reise nach Teheran im Jahr 2002 offenbar selbst erleben konnten, bevor Sie in Europa über eine „postsäkulare“ Gesellschaft sprachen. Wir in Kairo sahen in Ihren Kernkonzepten ein großes Potenzial zur Förderung einer transnationalen Öffentlichkeit und eines interkulturellen Dialogs. Wir haben uns den Kern Ihrer kommunikativen Philosophie, wie Konsens-Wahrheit durch freie Debatte erreicht werden kann, zu Herzen genommen.

Nun, etwa 25 Jahre später, lese ich in Berlin Ihre gemeinsam verfasste Erklärung „Grundsätze der Solidarität“ zum Gaza-Krieg mit mehr als nur einiger Besorgnis und Bestürzung. Der Geist der Erklärung ermahnt im Großen und Ganzen jene in Deutschland, die sich durch Äußerungen oder Proteste gegen die unerbittliche Bombardierung Gazas durch Israel als Reaktion auf die entsetzlichen Angriffe der Hamas vom 7. Oktober aussprechen. Sie impliziert, dass diese Kritiken an Israel unerträglich sind, weil die Unterstützung des Staates Israel ein grundlegender Bestandteil der deutschen politischen Kultur ist, „für die jüdisches Leben und Israels Existenzrecht zentrale, besonders schutzwürdige Gehalte sind“. Das Prinzip des „besonderen Schutzes“ wurzelt in der besonderen deutschen Geschichte, in den „Massenverbrechen der NS-Zeit“.

Es ist bewundernswert, dass Sie und die politisch-intellektuelle Klasse Ihres Landes darauf bedacht sind, die Erinnerung an jenes historische Grauen wachzuhalten, damit ähnliche Gräueltaten den Juden nicht widerfahren (und ich nehme an und hoffe, auch anderen Völkern). Aber Ihre Formulierung und Fixierung auf den deutschen Exzeptionalismus lässt praktisch keinen Raum für Gespräche über Israels Politik und palästinensische Rechte. Wenn Sie Kritik an „Israels Handlungen“ mit „antisemitischen Reaktionen“ vermengen, fördern Sie Schweigen und ersticken Debatten.

17/03/2026

Bunter Totalitarismus, ein kritisches Wörterbuch
Autor Prof. Rudolph Bauer im Gespräch

In seinem Wörterbuch „Bunter Totalitarismus“ verbindet der Bremer Soziologe Prof. Rudolph Bauer mit Weitblick die beiden Begriffe „bunt“ und „totalitär“, um den zeitgenössischen Totalitarismus zu beschreiben und diesen gleichzeitig zu denunzieren, bevor es zu spät ist. In einer Welt, in der Gewalt, Militarismus, Einschränkung von Freiheiten, Überwachung, Rassismus, Diskriminierung und vollkommene Gleichgültigkeit und Empathielosigkeit auf dem Vormarsch sind, rütteln uns die Begriffe, die Bauer in seinem kritischen Wörterbuch anführt, auf, um unabhängig und kritisch zu denken, ohne sich von den bunten Farben dieses zeitgenössischen Faschismus blenden zu lassen. Dr. Rampoldi von ProMosaik hat den Autor interviewt. Dieses Wörterbuch spart uns die Lektüre vieler Werke. Es lehrt uns die kritische Hinterfragung einer Welt, die aufgrund ihrer Buntheit antifaschistisch aussieht, aber in Wirklichkeit totalitär strukturiert ist. 


Herr Prof. Bauer, erklären Sie uns bitte die Wahl des Titels Ihres Wörterbuchs.

Der Titel benennt die gesamtpolitische Entwicklungstendenz der Länder des Westens in Richtung einer als bunt verkleideten totalitären Herrschaft. „Bunt“ und „totalitär“ scheinen sich zu widersprechen. Der klassische Totalitarismus war uniform: mit einer Partei, einer Ideologie, einem Führer, einem Volk, einer Rasse, einem Kollektiv und einer einzigen Bestimmung, nämlich die Welt zu beherrschen. Der zeitgenössische Totalitarismus, der vor unseren Augen entsteht, scheint das Gegenteil zu sein. Er ist vielfältig und bunt wie der Regenbogen: geschlechterdivers, migrantisch, antifaschistisch und antirassistisch, „selbstbestimmt“, verschiedenartig und woke. Er gibt sich liberal, weltoffen, freiheitlich und demokratisch. Äußerlich grenzt er sich ab von der Ideologie des Retrofaschismus. Doch das entscheidende Element dieses Herrschaftssystems ist totalitär. Es zensiert und unterdrückt, grenzt aus und grenzt ab, sperrt ein und sperrt aus, ist militaristisch auf Eroberung und Weltdominanz ausgerichtet. Das sich anbahnende totalitäre Regime täuscht durch Buntheit an der Oberfläche über seinen wahren Charakter und tieferen Kern.

 Welche sind die Hauptthemen der Begriffe, die in Ihrem Wörterbuch vorkommen?

Die Stichwörter beziehen sich auf Institutionen, Organisationen, Personen und nicht zuletzt auf Begriffe und deren Bedeutung bzw. deren verwirrende Bedeutungsvielfalt. Die Stichwörter werden einerseits durch Querverweise zueinander in Beziehung gesetzt. So entsteht ein Gitter von Zusammenhängen, das uns gewahr werden lässt, dass wir hinter den Gitterstäben wie in Gefangenschaft leben. Oder anders formuliert: Es bildet sich ein dichtes Netz von Verknüpfungen, in die wir einbezogen sind und derer wir als Konsumenten der Tagesnachrichten nicht gewahr werden. Unser gewöhnliches Denken ist parzelliert. Wir sehen immer nur eine Seite des Schicksalswürfels der Realität. Wir sehen immer nur das Tagesgeschehen, nicht den allgemeinen, umfassenden Kontext. Ebenso wenig erkennen wir die geschichtlichen Zusammenhänge, welche sich bis in die Gegenwart auswirken und in die Zukunft fortpflanzen. Das Wörterbuch lässt Gegenwartsbeziehungen auf der horizontalen Ebene erkennen. Und es zeigt sowohl vertikale Bezüge in die totalitäre Vergangenheit als auch Entwicklungslinien in eine totalitäre Zukunft.

16/03/2026

„Stupid Fury“: Trumps Neokolonialismus erklärt vom deutschen Theologen Bonhoeffer

Milena Rampoldi, 15.3.2026

Seit dem Ausbruch der usraelischen Aggression gegen die Islamische Republik Iran fühle ich mich wie der deutsche Theologe Dietrich Bonhoeffer, als er im NS-Gefängnis saß, obwohl mein Homeoffice in Istanbul natürlich viel komfortabler ist ,als seine Zelle je war. In seiner Zelle begann Bonhoeffer, über die Gründe und Wurzeln des brutalen Hitler-Regimes nachzudenken und erfasste, wie die Ursache dafür nicht in der Bosheit/im Bösen lag, sondern einfach mit reiner Dummheit zusammenhing.


Dasselbe Paradigma lässt sich auf die Präsidentschaft von Donald Trump und seinen episch wütenden Krieg gegen das satanische Regime des Iran anwenden, während es sich in Wirklichkeit um nichts anderes als um die brutale und kopflose Aggression gegen einen souveränen Staat im Maschrik handelt.

„Wir haben wiederholt versucht, einen Deal zu machen. Wir haben es versucht. Sie wollten diesen Deal machen. Dann wollten sie den Deal nicht mehr machen. Sie wollten diesen Deal machen. Dann wollten sie den Deal nicht mehr machen.“ 

In seinen Briefen aus dem Gefängnis bekräftigte der Theologe Bonhoeffer, dass Dummheit ein gefährlicherer Feind des Guten sei als die Bosheit und/oder das Böse an sich. Für mich persönlich nimmt diese Schlussfolgerung des protestantischen Theologen einen starken Einfluss auf den Kampf gegen Menschenrechts- und Völkerrechtsverletzungen wie die US-Kriege gegen souveräne muslimische Staaten. Wir erleben einen bedeutenden Paradigmenwechsel, im Sinne Kuhns, wenn wir den Standpunkt aufgeben, nach dem wir gegen das US-Böse kämpfen sollten, und wenn wir stattdessen sagen, dass die US-Dummheit der Feind der souveränen muslimischen Länder des Maschrik ist, wie die Dummheit der Feind der politischen Selbstbestimmung und des Antikolonialismus/Antiimperialismus ist.

„Mutige amerikanische Helden können ihr Leben geben und es kann, wie oft im Krieg, zu Opfern kommen. Wir tun dies nicht für die Gegenwart, sondern für die Zukunft, und es ist eine edle Mission.“

Bonhoeffer geht jedoch in seinen Überlegungen sogar noch einen Schritt weiter, indem er aufzeigt, dass Gewalt nicht einmal in der Lage ist, sich der Dummheit zu widersetzen, während sie ein wirksames Mittel ist, wenn wir uns dem Bösen widersetzen müssen. Wenn wir von der Annahme ausgehen, dass Trump für die Dummheit und nicht für das Böse steht, werden wir verstehen, dass wir unsere Strategie ändern müssen, um uns seinen neoimperialistischen Kindertötungsphantasien in muslimischen und anderen (Venezuela, Kuba und mehr) Ländern zu widersetzen.

Warum ist Dummheit in der Politik so gefährlich? Bonhoeffer hat die Antwort: Dummheit wird von der Mehrheit der Menschen ausgeklammert, weil viele denken, dass es sich nicht lohnt, diese überhaupt in Betracht zu ziehen. Und das ist ein Fehler, weil wir dann das Wesen der Dummheit nicht erfassen, die Bonhoeffer zufolge kein geistiger, sondern ein „menschlicher“ Mangel ist.

Wenn wir das Phänomen der Dummheit aus psychologischer und dann soziologischer Sicht analysieren, verstehen wir ein grundlegendes Merkmal desselben, und zwar dass die Dummheit mehr in Gruppen als in Einzelpersonen auftritt. Trump und seine Dummheit sind Teil eines Systems, einer US-amerikanischen Lebensweise, in der die Steuerzahler von blanker Dummheit angetriebene Angriffe auf Mädchenschulen, Museen und Krankenhäuser im Iran finanzieren.

„Aber ja, Sie wissen schon, wir erwarten einige Dinge. Wie ich schon sagte, werden Menschen sterben. Wenn man in den Krieg zieht, sterben Menschen.“

Wenn wir uns anhören, was Bonhoeffer vorschlägt, müssen wir von der isolierten Marionette Donald zum „Epstein“-System übergehen, zu dem er gehört. Das bedeutet, dass Dummheit kein psychologisches Thema bleibt, sondern zu einem soziologischen Gegenstand wird. Deshalb sollten wir die sogenannte „Soziologie der Dummheit“ als Disziplin einrichten, um den Neoimperialismus von Trump zu analysieren und die US-Besatzung muslimischer und anderer Länder zu überwinden.

In einem neokolonialistischen Regime wie den Vereinigten Staaten braucht die Macht der herrschenden Klasse der machtsüchtigen AIPAC-Neozionisten die Dummheit der blinden US-Steuerzahler, um zu überleben, denn Dummheit und neoimperialistischer Größenwahn gelten als das perfekte Gegenstück von Zivilcourage und Auflehnung gegen die Ungerechtigkeit. Dumme Leute glauben an das Narrativ der herrschenden Klasse. Und das führt zur Fortdauer eines US-Neokolonialismus, der vom zionistischen 2.0-Regime geprägt ist, das von den Eretz-Israel-Phantasien angetrieben wird. Im Folgenden möchte ich den Abschnitt aus Bonhoeffers Briefen aus dem Gefängnis mit dem Titel „Dummheit“[1] vorstellen, um die Leser anzuspornen, ihre Zivilcourage neu zu gestalten, da wir einen Krieg gegen die Dummheit und nicht gegen das Böse führen müssen:

„Dummheit ist ein gefährlicherer Feind des Guten als Bosheit.

Gegen das Böse lässt sich protestieren; es lässt sich bloßstellen; es lässt sich notfalls mit Gewalt verhindern. Das Böse trägt immer den Keim der Selbstzersetzung in sich, indem es mindestens ein Unbehagen im Menschen zurücklässt. Gegen die Dummheit sind wir wehrlos.

Weder mit Protesten noch durch Gewalt lässt sich hier etwas ausrichten; Gründe verfangen nicht. Tatsachen, die dem eigenen Vorurteil widersprechen, brauchen einfach nicht geglaubt zu werden – in solchen Fällen wird der Dumme sogar kritisch –, und wenn sie unausweichlich sind, können sie einfach als nichtssagende Einzelfälle beiseitegeschoben werden. Dabei ist der Dumme im Unterschied zum Bösen restlos mit sich selbst zufrieden; ja, er wird sogar gefährlich, indem er leicht gereizt zum Angriff übergeht.

Daher ist dem Dummen gegenüber mehr Vorsicht geboten als gegenüber dem Bösen. Niemals werden wir versuchen, den Dummen durch Gründe zu überzeugen; es ist sinnlos und gefährlich.

Um zu wissen, wie wir der Dummheit beikommen können, müssen wir ihr Wesen zu verstehen suchen. Soviel ist sicher, dass sie nicht wesentlich ein intellektueller, sondern ein menschlicher Defekt ist. Es gibt intellektuell außerordentlich bewegliche Menschen, die dumm sind, und intellektuell sehr schwerfällige, die alles andere als dumm sind.

Diese Entdeckung machen wir zu unserer Überraschung anlässlich bestimmter Situationen. Dabei gewinnt man weniger den Eindruck, dass die Dummheit ein angeborener Defekt ist, als dass unter bestimmten Umständen die Menschen dumm gemacht werden, beziehungsweise sich dumm machen lassen.

Wir beobachten weiterhin, dass abgeschlossen und einsam lebende Menschen diesen Defekt seltener zeigen als zur Gesellung neigende Menschen oder Menschengruppen. So scheint die Dummheit vielleicht weniger ein psychologisches als ein soziologisches Problem zu sein. Sie ist eine besondere Form der Einwirkung geschichtlicher Umstände auf den Menschen, eine psychologische Begleiterscheinung bestimmter äußerer Verhältnisse.

Bei genauerem Zusehen zeigt sich, dass jede starke äußere Machtentfaltung – sei sie politischer oder religiöser Art – einen großen Teil der Menschen mit Dummheit schlägt. Ja, es hat den Anschein, als sei das geradezu ein soziologisch-psychologisches Gesetz. Die Macht der einen braucht die Dummheit der anderen.

Der Vorgang ist dabei nicht der, dass bestimmte – etwa intellektuelle – Anlagen des Menschen plötzlich verkümmern oder ausfallen, sondern dass unter dem überwältigenden Eindruck der Machtentfaltung dem Menschen seine innere Selbständigkeit geraubt wird und dass dieser nun – mehr oder weniger unbewusst – darauf verzichtet, zu den sich ergebenden Lebenslagen ein eigenes Verhalten zu finden.

Dass der Dumme oft bockig ist, darf nicht darüber hinwegtäuschen, dass er nicht selbständig ist. Man spürt es geradezu im Gespräch mit ihm, dass man es gar nicht mit ihm selbst, mit ihm persönlich, sondern mit über ihn mächtig gewordenen Schlagworten, Parolen usw. zu tun hat.

Er ist in einem Bann, er ist verblendet, er ist in seinem eigenen Wesen missbraucht und misshandelt. So zum willenlosen Instrument geworden, wird der Dumme auch zu allem Bösen fähig sein und zugleich unfähig, dies als Böses zu erkennen. Hier liegt die Gefahr eines diabolischen Missbrauchs. Dadurch werden Menschen für immer zugrunde gerichtet werden können.

Aber es ist gerade hier auch ganz deutlich, dass nicht ein Akt der Belehrung, sondern allein ein Akt der Befreiung die Dummheit überwinden könnte. Dabei wird man sich damit abfinden müssen, dass eine echte innere Befreiung in den allermeisten Fällen erst möglich wird, nachdem die äußere Befreiung vorangegangen ist. Bis dahin werden wir auf alle Versuche, den Dummen zu überzeugen, verzichten müssen.

In dieser Sachlage wird es übrigens auch begründet sein, dass wir uns unter solchen Umständen vergeblich darum bemühen, zu wissen, was »das Volk« eigentlich denkt – und warum diese Frage für den verantwortlich Denkenden und Handelnden zugleich so überflüssig ist.

Das Wort der Bibel, dass die Furcht Gottes der Anfang der Weisheit sei (Psalm 111,10), sagt, dass die innere Befreiung des Menschen zum verantwortlichen Leben vor Gott die einzige wirkliche Überwindung der Dummheit ist.

Übrigens haben diese Gedanken über die Dummheit doch etwas Tröstliches: Sie lassen ganz und gar nicht zu, die Mehrzahl der Menschen unter allen Umständen für dumm zu halten. Es wird vielmehr darauf ankommen, ob Machthaber sich mehr von der Dummheit oder von der inneren Selbständigkeit und Klugheit der Menschen versprechen.“

Die einfache Schlussfolgerung lautet, dass der neokolonialistische Trumpismus und der neoimperialistische Donaldismus ein ernstes soziologisches Problem darstellen, das mit einer Dummheit verwoben ist, die, wenn man oberflächlich hinsieht, als Bösartigkeit erscheint. Und von der Dummheit kann man sich befreien, aber der Dummheit kann man sich nicht mit Gewalt entgegenstellen, und genau das ist der Fall, wenn wir uns die Besetzung des Nahen Ostens durch die usraelische Armee ansehen. Während das zionistische Israel 2.0 Implosion, Selbstzerstörung und Dekonstruktion benötigt, erfordern Trumpismus und Donaldismus einen internationalen Krieg gegen die Dummheit.

[1] Die Passage stammt aus Bonhoeffer D., Widerstand und Ergebung: Briefe und Aufzeichnungen aus der Haft, Gütersloher Verlagshaus, München 2005, S. 14-18