18/03/2026

Jürgen Habermas : en guise de nécrologie

Il avait dans dans les premiers deux ou  trois quarts de sa vie appartenu à cette Allemagne que nous aimions, celle des « Dichter und Denker » (poètes et penseurs) pour finir sa longue existence (96 ans) du côté des « Richter und Henker » (Juges et bourreaux). Jürgen Habermas a disparu le 14 mars. Il n’a plus eu le temps ou la force de déclarer son soutien à l’opération Furie épique/Ville sainte silencieuse [sic et resic] déclenchée par le duo de bourreaux bien connus contre la terre qui vit fleurir Ibn Sina (Avicenne), Omar Khayyam, Rûmi, Al Ghazali, Sohravardî, Al-Razi, Al-Fârâbî, Molla Sadra et…Ali Shariati. Devenu une vache sacrée de l’Allemagne bien-pensante et mal-agissante, Habermas avait, peu après le 7 octobre 2023, commis un écrit infâme de soutien inconditionnel aux tueurs sionistes. Cette ultime perversion de son « agir communicationnel » lui avait valu une réponse cinglante d’un sociologue iranien, professeur à l’University of Illinois Urbana-Champaign, Asef Bayat, auteur de travaux extrêmement créatifs sur les mouvements sociaux au Machrek et au Maghreb . 

Nous la reproduisons ci-dessous en guise de nécrologie. D’abord parue en anglais dans New Lines Magazine, sa lettre a été traduite en français par la revue Conditions.-FG, Tlaxcala

Jürgen Habermas se contredit lorsqu’il s’agit de Gaza

Lettre à Habermas

Asef Bayat8 décembre 2023


Jürgen Habermas et Asef Bayat. Photo Louisa Gouliamaki/AFP via Getty Images

Cher professeur Habermas,

Vous ne vous souviendrez peut-être pas de moi, mais nous nous sommes rencontrés en Égypte en mars 1998. Vous êtes venu à l’Université américaine du Caire en tant qu’éminent professeur invité pour interagir avec le corps professoral, les étudiants et le public plus généralement. Tout le monde était enthousiaste de vous entendre. Vos idées sur la sphère publique, le dialogue rationnel et la vie démocratique étaient comme un souffle d’air frais à une époque où les islamistes et les autocrates au Moyen-Orient étouffaient la libre expression sous prétexte de « protéger l’islam ». Je me souviens d’une conversation agréable que nous avons eue sur l’Iran et la politique religieuse lors d’un dîner chez un collègue. J’ai essayé de vous transmettre l’émergence d’une société « post-islamiste » en Iran, dont vous avez ensuite semblé faire l’expérience lors de votre voyage à Téhéran en 2002, avant d’évoquer une société « post-séculière » en Europe. Au Caire, nous voyions dans vos concepts fondamentaux un grand potentiel pour promouvoir une sphère publique transnationale et des conversations interculturelles. Nous avons pris à cœur le noyau de votre philosophie communicative sur la façon dont la vérité-consensus peut être atteinte grâce à un débat libre.

Maintenant, quelque 25 ans plus tard, à Berlin, j’ai lu avec plus qu’un peu d’inquiétude et de consternation votre déclaration coécrite sur le principe de solidarité avec Israël concernant la guerre de Gaza. L’esprit de la déclaration réprimande largement ceux en Allemagne qui expriment, par des prises de position ou des manifestations, leur opposition au bombardement incessant de Gaza par Israël en réponse aux attaques épouvantables du 7 octobre du Hamas. Cela sous-entend que ces critiques envers l’État d’Israël sont intolérables parce que le soutien à celui-ci est une partie fondamentale de la culture politique allemande, « pour laquelle la vie juive et le droit d’Israël à exister sont des éléments centraux méritant une protection spéciale ». Le principe de « protection spéciale » trouve sa source dans l’histoire de l’Allemagne, laquelle est rendue singulière par les « crimes de masse de l’époque nazie ».

Il est louable que vous et la classe politique et intellectuelle de votre pays soyez déterminés à entretenir la mémoire de cette horreur historique afin que jamais des horreurs similaires ne s’abattent sur les Juifs (et je suppose et espère sur d’autres peuples). Mais votre formulation et votre fixation sur l’exceptionnalisme allemand ne laissent aucune marge à la discussion sur la politique d’Israël et les droits des Palestiniens. Lorsque vous confondez les critiques des actions de l’État d’Israël avec des « réactions antisémites », vous encouragez le silence et étouffez le débat.

En tant qu’universitaire, je suis stupéfait d’apprendre qu’en Allemagne, même dans les salles de classe qui devraient être des espaces libres de discussion et d’interrogation, tout le monde demeure silencieux lorsque le sujet de la Palestine est abordé. Les journaux, la radio et la télévision sont à peu près entièrement dépourvus de débat ouvert et significatif sur le sujet. De nombreuses personnes ayant appelé à un cessez-le-feu, y compris juives, ont été licenciées de leurs postes, ont vu leurs événements et leurs récompenses annulés et ont été accusées d’antisémitisme. Comment les gens sont-ils censés délibérer sur ce qui est juste et ce qui ne l’est pas s’ils ne sont pas autorisés à parler librement ? Qu’advient-il de vos fameuses notions de sphère publique, de dialogue rationnel et de démocratie délibérative ?

Jürgen Habermas: anstelle eines Nachrufs

In den ersten zwei oder drei Vierteln seines Lebens hatte er zu jenem Deutschland gehört, das wir liebten – dem Deutschland der Dichter und Denker –, nur um sein langes Dasein (96 Jahre) auf der Seite der Richter und Henker zu beenden. Jürgen Habermas verstarb am 14. März. Er hatte weder die Zeit noch die Kraft, seine Unterstützung für die Operation „Epic Fury“ / „Silent Holy City“ [sic und resic] zu erklären, die von dem bekannten Henker-Duo gegen das Land entfesselt wurde, das Ibn Sina (Avicenna), Omar Khayyam, Rumi, Al-Ghazali, Suhrawardi, Al-Razi, Al-Farabi, Mulla Sadra und … Ali Schariati hervorbrachte.

Nachdem er zur heiligen Kuh eines selbstgerechten, aber falsch handelnden Deutschlands geworden war, verfasste Habermas kurz nach dem 7. Oktober 2023 einen infamen Text der bedingungslosen Unterstützung für die zionistischen Mörder. Diese ultimative Perversion seiner eigenen „Theorie des kommunikativen Handelns“ brachte ihm eine scharfe Erwiderung eines iranischen Soziologen, eines Professors an der University of Illinois Urbana-Champaign, Asef Bayat, Autor äußerst kreativer Werke über soziale Bewegungen im Maschrek und Maghreb, ein.

Wir geben diesen Brief untenstehend anstelle eines Nachrufs wieder, so wie er zuerst in New Lines Magazine auf Englisch veröffentlicht wurde. Soweit uns bekannt ist, wurde er bis jetzt ins Deutsche nicht übersetzt. FG, Tlaxcala

Jürgen Habermas widerspricht seinen eigenen Ideen, wenn es um Gaza geht

Einer der einflussreichsten Philosophen der Welt hat sich zum Krieg in Gaza geäußert. Ein Nahost-Wissenschaftler erklärt ihm, warum er falsch liegt.

Asef Bayat8. Dezember 2023


Jürgen Habermas und Asef Bayat (right). Foto Louisa Gouliamaki/AFP via Getty Images

Anmerkung der Redaktion: Jürgen Habermas und Asef Bayat sind herausragende globale Denker. Ihre Bücher wurden in zahlreiche Sprachen übersetzt und werden an Universitäten auf der ganzen Welt gelehrt. Habermas gehört neben den verstorbenen Theodor Adorno, Max Horkheimer und Herbert Marcuse zum Pantheon der legendären Frankfurter Schule der Kritischen Theorie. Doch am bekanntesten ist er vielleicht für seine Ideen zur „Öffentlichkeit“ – einem Bereich, in dem Bürger zusammenkommen, um Angelegenheiten von allgemeinem Interesse zu debattieren und in dem sich die „öffentliche Meinung“ bildet, was er auf Kaffeehäuser und literarische Salons im Europa des 18. Jahrhunderts zurückführt – und als Verteidiger der liberalen Demokratie gegen ihre Kritiker sowohl von links als auch von rechts. Die Herausforderung, die Bayat in diesem offenen Brief formuliert, ist ihm nicht fremd; seine jahrzehntelangen, sehr öffentlichen Debatten und intellektuellen Auseinandersetzungen haben ihn in Deutschland zu einem Begriff gemacht.

Bayat ist ein Soziologe des zeitgenössischen Nahen Ostens, der vor allem für sein Konzept des „Post-Islamismus“ und für seine detailreichen Studien über Straßenpolitik, Alltagsleben und die Frage, wie einfache Menschen den Nahen Osten verändern (der Untertitel seines Buches „Life as Politics“ von 2013), bekannt ist. Habermas ist für seine jüngsten Äußerungen zum Gaza-Krieg vielfach kritisiert worden, aber was diesen offenen Brief auszeichnet, ist seine immanente Kritik: Bayat zeigt auf, wie Habermas es versäumt, seine eigenen Ideen auf den Fall Israel-Palästina anzuwenden. Es ist eine Kritik aus der Logik des Habermas'schen Denkens heraus. Das verleiht ihr eine Kraft, die bei Habermas und seinen Verteidigern nachhallen wird – oder sollte. Es ist mehr eine Einladung als eine Polemik. Es ist der Versuch, ins Gespräch zu kommen, und wir veröffentlichen es hier in der Hoffnung, dass genau das geschieht. – New Lines 

Sehr geehrter Herr Professor Habermas,

Sie werden sich vielleicht nicht an mich erinnern, aber wir trafen uns im März 1998 in Ägypten. Sie kamen als angesehener Gastprofessor an die American University in Kairo, um sich mit Fakultät, Studenten und der Öffentlichkeit auszutauschen. Alle waren begeistert, Sie zu hören. Ihre Ideen zur Öffentlichkeit, zum rationalen Dialog und zum demokratischen Leben waren wie ein Hauch frischer Luft in einer Zeit, in der Islamisten und Autokraten im Nahen Osten die freie Meinungsäußerung unter dem Deckmantel des „Schutzes des Islam“ erstickten. Ich erinnere mich an ein angenehmes Gespräch, das wir beim Abendessen im Haus eines Kollegen über Iran und die religiöse Politik führten. Ich versuchte, Ihnen die Entstehung einer „post-islamistischen“ Gesellschaft im Iran zu vermitteln, die Sie später auf Ihrer Reise nach Teheran im Jahr 2002 offenbar selbst erleben konnten, bevor Sie in Europa über eine „postsäkulare“ Gesellschaft sprachen. Wir in Kairo sahen in Ihren Kernkonzepten ein großes Potenzial zur Förderung einer transnationalen Öffentlichkeit und eines interkulturellen Dialogs. Wir haben uns den Kern Ihrer kommunikativen Philosophie, wie Konsens-Wahrheit durch freie Debatte erreicht werden kann, zu Herzen genommen.

Nun, etwa 25 Jahre später, lese ich in Berlin Ihre gemeinsam verfasste Erklärung „Grundsätze der Solidarität“ zum Gaza-Krieg mit mehr als nur einiger Besorgnis und Bestürzung. Der Geist der Erklärung ermahnt im Großen und Ganzen jene in Deutschland, die sich durch Äußerungen oder Proteste gegen die unerbittliche Bombardierung Gazas durch Israel als Reaktion auf die entsetzlichen Angriffe der Hamas vom 7. Oktober aussprechen. Sie impliziert, dass diese Kritiken an Israel unerträglich sind, weil die Unterstützung des Staates Israel ein grundlegender Bestandteil der deutschen politischen Kultur ist, „für die jüdisches Leben und Israels Existenzrecht zentrale, besonders schutzwürdige Gehalte sind“. Das Prinzip des „besonderen Schutzes“ wurzelt in der besonderen deutschen Geschichte, in den „Massenverbrechen der NS-Zeit“.

Es ist bewundernswert, dass Sie und die politisch-intellektuelle Klasse Ihres Landes darauf bedacht sind, die Erinnerung an jenes historische Grauen wachzuhalten, damit ähnliche Gräueltaten den Juden nicht widerfahren (und ich nehme an und hoffe, auch anderen Völkern). Aber Ihre Formulierung und Fixierung auf den deutschen Exzeptionalismus lässt praktisch keinen Raum für Gespräche über Israels Politik und palästinensische Rechte. Wenn Sie Kritik an „Israels Handlungen“ mit „antisemitischen Reaktionen“ vermengen, fördern Sie Schweigen und ersticken Debatten.

Jürgen Habermas: In Lieu of an Obituary

In the first two or three quarters of his life, he had belonged to that Germany we loved—the Germany of “Dichter und Denker” (poets and thinkers)—only to end his long existence (96 years) on the side of the “Richter und Henker” (judges and executioners). Jürgen Habermas passed away on March 14. He no longer had the time or the strength to declare his support for Operation Epic Fury/Silent Holy City [sic & resic], unleashed by the well-known duo of executioners against the land that gave rise to Ibn Sina (Avicenna), Omar Khayyam, Rumi, Al-Ghazali, Suhrawardi, Al-Razi, Al-Farabi, Mulla Sadra, and… Ali Shariati. Having become a sacred cow of self-righteous but wrong-acting Germany, Habermas, shortly after October 7, 2023, committed an infamous text of unconditional support for the Zionist killers. This ultimate perversion of his own “communicative action” earned him a stinging response from an Iranian sociologist, a professor at the University of Illinois Urbana-Champaign, Asef Bayat, author of extremely creative works on social movements in the Mashreq and the Maghreb. We reproduce it below in lieu of an obituary, as it was first published in New Lines Magazine.-FG, Tlaxcala

Jürgen Habermas Contradicts His Own Ideas When It Comes to Gaza

One of the world’s most influential philosophers has weighed in on the war in Gaza. A Middle East scholar tells him why he’s wrong

Asef Bayat, December 8, 2023


Philosopher Jürgen Habermas (left) and sociologist Asef Bayat (right). (Louisa Gouliamaki/AFP via Getty Images)

Editor’s note: Jürgen Habermas and Asef Bayat are towering global thinkers. Their books have been translated into multiple languages and are taught in universities throughout the world. Habermas is part of the pantheon of the legendary Frankfurt School of critical theory, along with the late Theodor Adorno, Max Horkheimer and Herbert Marcuse. Yet he is perhaps best known for his ideas about the “public sphere” — a realm where citizens come together to debate matters of general concern and “public opinion” is formed, which he traces back to coffeehouses and literary salons in 18th-century Europe — and as a defender of liberal democracy against its critics on both the left and the right. He is no stranger to the challenge that Bayat poses in this open letter; his very public debates and intellectual battles over many decades have made him a household name in Germany.

Bayat is a sociologist of the contemporary Middle East best known for his concept of “post-Islamism” and for his textured studies of street politics, everyday life and how ordinary people change the Middle East (the subtitle of his 2013 book, “Life as Politics”). Habermas has been widely criticized for his recent statements on the Gaza war, but what distinguishes this open letter is its immanent critique: Bayat sets out to show how Habermas fails to apply his own ideas to the case of Israel-Palestine. It is a critique from within the logic of Habermasian thought. This gives it a force that will — or should — resonate with Habermas and his defenders. It is more of an invitation than a polemic. It is an attempt to engage, and we publish it here in hopes that it will do just that.-New Lines

Dear professor Habermas,

You may not remember me, but we met in Egypt in March 1998. You came to the American University in Cairo as a distinguished visiting professor to engage with the faculty, students and the public. Everyone was enthusiastic to hear you. Your ideas on the public sphere, rational dialogue and democratic life were like a breath of fresh air in a time when Islamists and autocrats in the Middle East were stifling free expression under the guise of “protecting Islam.” I recall a pleasant conversation we had on Iran and religious politics over dinner at the house of a colleague. I tried to convey to you the emergence of a “post-Islamist” society in Iran, which you later seemed to experience on your trip to Tehran in 2002, before you spoke about a “post-secular” society in Europe. We in Cairo saw in your core concepts a great potential for fostering a transnational public sphere and cross-cultural dialogues. We took to heart the kernel of your communicative philosophy about how consensus-truth can be reached through free debate.

Now, some 25 years later, in Berlin, I read your co-authored “Principles of Solidarity” statement on the Gaza war with more than a little concern and alarm. The spirit of the statement broadly admonishes those in Germany who speak out, through statements or protests, against Israel’s relentless bombardment of Gaza in response to Hamas’ appalling attacks of Oct. 7. It implies that these criticisms of Israel are intolerable because support for the state of Israel is a fundamental part of German political culture, “for which Jewish life and Israel’s right to exist are central elements worthy of special protection.” The principle of “special protection” is rooted in Germany’s exceptional history, in the “mass crimes of the Nazi era.”

It is admirable that you and your country’s political-intellectual class are adamant about sustaining the memory of that historic horror so that similar horrors will not befall the Jews (and I assume, and hope, other peoples). But your formulation of, and fixation on, German exceptionalism leaves practically no room for conversation about Israel’s policies and Palestinian rights. When you confound criticisms of “Israel’s actions” with “antisemitic reactions,” you are encouraging silence and stifling debate.

As an academic, I am stunned to learn that in German universities — even within classrooms, which should be free spaces for discussion and inquiry — almost everyone remains silent when the subject of Palestine comes up. Newspapers, radio and television are almost entirely devoid of open and meaningful debate on the subject. Indeed, scores of people, including Jews who have called for a ceasefire, have been fired from positions, had their events and awards canceled and been accused of “antisemitism.” How are people supposed to deliberate about what is right and what is wrong if they are not allowed to speak freely? What happens to your celebrated idea of the “public sphere,” “rational dialogue” and “deliberative democracy”?

The fact is that most of the critics and protests you admonish never question the principle of protecting Jewish life — and please do not confuse these rational critics of the Israeli government with the disgraceful far-right neo-Nazis or other antisemites who must be vigorously condemned and confronted. Indeed, almost every statement I have read condemns both Hamas’ atrocities against civilians in Israel and antisemitism. These critics are not disputing the protection of Jewish life or Israel’s right to exist. They are disputing the denial of Palestinian lives and Palestine’s right to exist. And this is something about which your statement is tragically silent.

There is not a single reference in the statement to Israel as an occupying power or to Gaza as an open-air prison. There is nothing about this perverse disparity. This is not to speak of the everyday erasure of Palestinian life in the occupied West Bank and east Jerusalem. “Israel’s actions,” which you deem “justified in principle,” have entailed dropping 6,000 bombs in six days on a defenseless population; well over 15,000 dead (70% of them women and children); 35,000 injured; 7,000 missing; and 1.7 million displaced — not to mention the cruelty of denying the population food, water, housing, security and any modicum of dignity. Key infrastructures of life have vanished.

17/03/2026

 

El cuarto escenario: él de la derrota usamericana en Irán

Tras los tres escenarios de victoria usamericana expuestos por houseofsaud.com en “La victoria que aterroriza a Arabia Saudita”, un escenario inédito se vuelve cada vez más creíble.

  • Las consecuencias geopolíticas de la derrota, por Policy Tensor
    ¿Qué pasa cuando pierde USA?
  • Por qué USA se encamina derecho a una derrota estratégica
    Drones, misiles, THAAD

La expresión “Échec et mat” [jaque mate] proviene del árabe y el persa «Shah mat», que significa «el rey ha muerto». Para este título de película de Hollywood, hemos sustituido «shah» por «raïs» (presidente). «Raïs mât fi hormuz» = «El presidente ha muerto en Ormuz»

Un estrecho colaborador de Tulsi Gabbard renuncia debido a la guerra en Irán
El equipo de Trump se desmorona

 Malek Dudakov, Команда Трампа разбегается17 de marzo de 2026
Traducido por Tlaxcala

National Counterterrorism Center Director Joseph Kent attends a House Homeland Security hearing on Capitol Hill
Joseph Kent, director del Centro Nacional de Contraterrorismo, asiste a una audiencia de la Comisión de Seguridad Nacional de la Cámara de Representantes en el Capitolio, en Washington, el 11 de diciembre de 2025. Foto Elizabeth Frantz/Reuters

El director del Centro Nacional de Contraterrorismo usamericano, Joe Kent, un protegido de la jefa de la Oficina de Inteligencia Nacional, Tulsi Gabbard, renuncia, acusando al lobby israelí de provocar una guerra con Irán. Joe Kent es un ex Boina Verde, que sirvió 20 años en el ejército de USA.

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[...] “No puedo, en conciencia, apoyar la guerra en curso contra Irán. Irán no representaba ninguna amenaza inminente para nuestra nación, y está claro que desencadenamos esta guerra bajo la presión de Israel y su poderoso lobby americano”. [...]

Conoce bien la guerra, a diferencia de muchos halcones de salón como Ben Shapiro o Mark Levin, que abogan activamente por la continuación de la escalada. Kent también sirvió como oficial militar destacado ante la CIA. Por cierto, Langley también se esfuerza por no involucrarse directamente en la aventura iraní. Se lo han dejado todo a Pete Hegseth.

Tulsi Gabbard también sabotea la guerra con Irán. Recientemente publicó, junto con la CIA, un informe conjunto afirmando que no se debe esperar un cambio de régimen en Teherán. Los servicios de inteligencia usamericanos afirman haber advertido a Trump de antemano sobre los riesgos de la escalada. Pero no quiso escuchar a nadie.

Mientras tanto, alrededor de Gabbard, comienzan a reunirse aparátchiks del Pentágono que están descontentos con la actitud militarista de Hegseth.

En realidad, estamos asistiendo actualmente a una verdadera guerra entre los halcones y los aislacionistas en el equipo de Trump, en medio del caos en el que se han empantanado.

Los precios del diésel en USA se han disparado un 40% y han superado por primera vez desde 2022 los cinco dólares por galón. Los portaaviones usamericanos encuentran dificultades, y es poco probable que puedan llevar a cabo una campaña durante mucho tiempo. No ha sido posible desbloquear el estrecho de Ormuz, y Europa y China se han negado a ayudar a Trump. Han comenzado los primeros despidos y dimisiones. No será fácil si la guerra con Irán se prolonga hasta abril. Entonces, mucha gente huirá de un barco que se hunde.

Traducción integral de la carta

Presidente Trump,

Después de mucha reflexión, he decidido renunciar a mi cargo como Director del Centro Nacional de Contraterrorismo, con efecto inmediato.

No puedo en buena conciencia apoyar la guerra en curso en Irán. Irán no representaba una amenaza inminente para nuestra nación, y está claro que comenzamos esta guerra debido a la presión de Israel y su poderoso lobby americano.

Apoyo los valores y las políticas exteriores por las que hizo campaña en 2016, 2020 y 2024, y que implementó en su primer mandato. Hasta junio de 2025, usted entendía que las guerras en el Medio Oriente eran una trampa que robaba a Estados Unidos las preciosas vidas de nuestros patriotas y agotaba la riqueza y la prosperidad de nuestra nación.

En su primera administración, entendió mejor que cualquier presidente moderno cómo aplicar el poder militar de manera decisiva sin vernos arrastrados a guerras interminables. Lo demostró al matar a Qasem Soleimani y al derrotar al ISIS.

Al principio de esta administración, altos funcionarios israelíes y miembros influyentes de los medios americanos desplegaron una campaña de desinformación que socavó por completo su plataforma “América Primero” y sembró sentimientos belicistas para fomentar una guerra con Irán. Esta cámara de eco se utilizó para engañarlo y hacerle creer que Irán representaba una amenaza inminente para Estados Unidos, y que, si atacaba ahora, había un camino claro hacia una victoria rápida. Esto fue una mentira y es la misma táctica que los israelíes usaron para arrastrarnos a la desastrosa guerra de Irak que le costó a nuestra nación la vida de miles de nuestros mejores hombres y mujeres. No podemos cometer este error otra vez.

Como veterano que se desplegó en combate 11 veces y como esposo de una Gold Star [familiar de militar caído] que perdió a mi amada esposa Shannon en una guerra fabricada por Israel, no puedo apoyar el envío de la próxima generación a luchar y morir en una guerra que no beneficia al pueblo americano ni justifica el costo de vidas americanas.

Rezo para que reflexione sobre lo que estamos haciendo en Irán, y para quién lo estamos haciendo. El momento de actuar con valentía es ahora. Puede revertir el rumbo y trazar un nuevo camino para nuestra nación, o puede permitir que nos deslicemos más hacia el declive y el caos. Usted tiene las cartas.

Fue un honor servir en su administración y servir a nuestra gran nación.

Un proche collaborateur de Tulsi Gabbard démissionne en raison de la guerre en Iran
L'équipe de Trump s'effondre

 Malek Dudakov, Команда Трампа разбегается, 17 mars 2026
Traduit par Tlaxcala

National Counterterrorism Center Director Joseph Kent attends a House Homeland Security hearing on Capitol Hill
Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, assiste à une audition de la commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants au Capitole, à Washington, le 11 décembre 2025. (Elizabeth Frantz/Reuters)

Le directeur du Centre national antiterroriste usaméricain, Joe Kent - un protégé de la cheffe du bureau du renseignement national, Tulsi Gabbard - démissionne, accusant le lobby israélien de provoquer une guerre avec l’Iran. Joe Kent est un ancien Béret vert, ayant servi 20 ans dans l’armée US.

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[…] “Je ne peux pas, en conscience, soutenir la guerre en cours contre l’Iran. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain.” […]

Il connaît bien la guerre, contrairement à de nombreux faucons de salon comme Ben Shapiro ou Mark Levin, qui prônent activement la poursuite de l’escalade. Kent a également servi en tant qu’officier militaire détaché auprès de la CIA. D’ailleurs, Langley s’efforce également de ne pas s’impliquer directement dans l’aventure iranienne. Ils ont tout laissé à Pete Hegseth.

Tulsi Gabbard sabote également la guerre avec l’Iran. Elle a récemment publié, avec la CIA, un rapport conjoint affirmant qu’il ne faut pas s’attendre à un changement de régime à Téhéran. Les services de renseignement usaméricains affirment avoir prévenu Trump à l’avance des risques d’escalade. Mais il n’a voulu écouter personne.

En attendant, autour de Gabbard, commencent à se rassembler des apparatchiks du Pentagone qui sont mécontents de l’attitude militariste de Hegseth.

En fait, nous assistons actuellement à une véritable guerre entre les faucons et les isolationnistes dans l’équipe de Trump, au milieu du chaos dans lequel ils se sont embourbés.

Les prix du diesel aux USA ont bondi de 40% et ont dépassé pour la première fois depuis 2022 les cinq dollars le gallon. Les porte-avions usaméricains rencontrent des difficultés, et il est peu probable qu’ils puissent mener une campagne pendant longtemps. Il n’a pas été possible de débloquer le détroit d’Ormuz, et l’Europe et la Chine ont refusé d’aider Trump. Les premiers licenciements et démissions ont commencé. Ce ne sera pas facile si la guerre avec l’Iran dure jusqu’en avril. Beaucoup de gens vont alors fuir un navire qui coule.

Traduction intégrale de la lettre

President Trump,

Après mûre réflexion, j’ai décidé de démissionner de mon poste de directeur du Centre national de contre-terrorisme, avec effet immédiat.

Je ne peux pas en mon âme et conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons commencé cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain.

Je soutiens les valeurs et les politiques étrangères sur lesquelles vous avez fait campagne en 2016, 2020, 2024, et que vous avez mises en œuvre durant votre premier mandat. Jusqu’en juin 2025, vous compreniez que les guerres au Moyen-Orient étaient un piège qui privait l’Amérique des vies précieuses de nos patriotes et épuisait la richesse et la prospérité de notre nation.

Durant votre première administration, vous avez mieux que tout président moderne compris comment appliquer la puissance militaire de manière décisive sans nous entraîner dans des guerres sans fin. Vous l’avez démontré en tuant Qassem Soleimani et en vainquant Daesh.

Au début de cette administration, des responsables israéliens de haut rang et des membres influents des médias américains ont déployé une campagne de désinformation qui a totalement miné votre plateforme “America First” et semé des sentiments pro-guerre pour encourager un conflit avec l’Iran. Cette chambre d’écho a été utilisée pour vous tromper en vous faisant croire que l’Iran représentait une menace imminente pour les États-Unis, et qu’en frappant maintenant, il y avait une voie claire vers une victoire rapide. C’était un mensonge et c’est la même tactique que les Israéliens ont utilisée pour nous entraîner dans la désastreuse guerre d’Irak qui a coûté à notre nation la vie de milliers de nos meilleurs hommes et femmes. Nous ne pouvons pas refaire cette erreur.

En tant que vétéran ayant été déployé au combat 11 fois et en tant qu’époux de Gold Star [parent/conjoint endeuillé par la guerre] ayant perdu mon épouse bien-aimée Shannon dans une guerre fabriquée par Israël, je ne peux pas soutenir l’envoi de la prochaine génération se battre et mourir dans une guerre qui n’apporte aucun bénéfice au peuple américain et ne justifie pas le coût en vies américaines.

Je prie pour que vous réfléchissiez à ce que nous faisons en Iran, et pour qui nous le faisons. Le moment est venu d’agir avec audace. Vous pouvez inverser la tendance et tracer une nouvelle voie pour notre nation, ou vous pouvez nous laisser glisser davantage vers le déclin et le chaos. Vous avez les cartes en main.

Ce fut un honneur de servir dans votre administration et de servir notre grande nation.

هوش مصنوعی در خدمت حملات ایالات متحده به ایران

 


پالانتیر اطلاعات را جمع‌آوری می‌کند، کلود مربوط به آنتروپیک تجزیه و تحلیل می‌کند، انسان‌ها در عملیاتی با کمک هوش مصنوعی حملات را می ‌آموزند.

کانگ دا-اون، روزنامه چوسان، ۵/۳/۲۰۲۶

به فارسی از حمید بهشتی

آخرین حمله هوایی ایالات متحده علیه ایران، با نام عملیات "خشم حماسی"، به عنوان "اولین حمله هوایی به رهبری هوش مصنوعی" توصیف شده است. این ارزیابی به دلیل مشارکت عمیق آنتروپیک، یک شرکت تازه تأسیس هوش مصنوعی آمریکایی، و پالانتیر، یک شرکت تجزیه و تحلیل اطلاعاتی هوش مصنوعی، در این عملیات است. این تحلیل نشان داد که سازمان اطلاعات اسرائیل „IA“ مقاله‌ای انتقادی در مورد زنجیره مرگ „kill chain“ از گردآوری اطلاعات تا حملات دقیق - را ارزیابی نموده و تأکید کرد که انسان‌ها مسئولیت تصمیمات و اخذ تصمیم نهایی را بر عهده دارند و این نشان‌دهنده تغییری در جنگ مدرن است..

ایالات متحده و اسرائیل در 28 فوریه حمله‌ای را علیه ایران آغاز کردند که فرصتی نادر برای رهبری سیاسی و نظامی ارتش ایران، با انضمام رهبر معظم انقلاب، آیت‌الله علی خامنه‌ای، ملاقات کردند. اگرچه قوانین هوش انسانی در طول سال‌ها از اطلاعات روی زمین گردآوری شده است، و این پژوهش علمی مهمی بوده است، اما هوش مصنوعی به طور فعال در تجزیه و تحلیل این اطلاعات و طراحی سناریوهای حمله بهینه مشارکت داشته است. بر مبنای گردآوری از وال استریت ژورنال، سی ان ای و (WSJ)، CNN و جدیدترین مدل‌های هوش مصنوعی مانند Claude، Gemini و Perplexity، خلاصه‌ای از نحوه استفاده از فناوری‌های هوش مصنوعی در حمله هوایی ایالات متحده علیه ایران را در قالبی از پیش طراحی شده‌ی مرسوم ارائه می‌دهند.

در چه مقاله‌ای هوش مصنوعی در حمله هوایی علیه ایران بررسی شده است؟
پالانتیر اطلاعات تکه‌تکه شده از آژانس‌های مختلف آمریکایی - تصاویر ماهواره‌ای، توالی پهپادها، سیگنال‌های راداری و ارتباطات رهگیری شده - را برای نقشه‌برداری از حرکات نظامی در سراسر ایران ادغام کرد. مدل هوش مصنوعیِ شبه انسانِ Claude این اطلاعات را برای تعیین اهداف، روش‌ها و توالی‌های حمله بهینه، متناسب با توصیه‌های عملی انسان، تجزیه و تحلیل کرد.

به طور خلاصه، پالانتیر به عنوان یک مرکز کنترلی عمل می‌کند که تصاویر دوربین‌های مداربسته را از سراسر شهر جمع‌آوری کرده و بلادرنگ مثلا «تصویر موشک‌ها در ساختمان شماره ۳» یا «تمرکز تانک‌ها در ساختمان شماره ۵» را نمایش می‌دهد. و کلود، به نوبه خود، به عنوان یک تحلیلگر عمل نموده،  می‌گوید: «ساختمان شماره ۲ بالاترین ارتفاع ممکن را داشته؛ و نیز احتمال ۸۷٪ را ارائه می‌دهد».


پالانتیر چیست؟

پالانتیر که در سال ۲۰۰۳ توسط پیتر تیل، الکس کارپ، جو لونسدال، استیون کوهن و ناتان گتی، بنیانگذاران پی‌پال، تأمین مالی شد و از دل ۱۱-S بر آمد، با هدف متمرکز کردن داده‌های اطلاعاتی مخفی برای شناسایی تروریست‌ها شد و در سال ۲۰۰۴، تأمین مالی اولیه In-Q-Tel، بازوی سرمایه‌ای سیا، را به دست آورد و پلتفرم‌های تجزیه و تحلیل اطلاعات پشتیبانی را برای آژانس‌های اطلاعاتی آمریکا، سیا، اف‌بی‌آی و سایر آژانس‌ها ایجاد نمود. اهورا یک شرکت فناوری است که در بورس de New York فعال است.


نقش کلود در مورد آنتروپیک چیست؟

کلود به عنوان "مغز" اطلاعاتی اکوسیستم پالانتیر عمل می‌کند، از طریق تجزیه و تحلیل داده‌های اطلاعاتی و متنی، دیدگاه‌های استراتژیک را برای ارزیابی قصد دشمن یا سطوح تهدید، توسعه می‌دهد. به عنوان مثال، می‌توانیم نتیجه بگیریم: "این ساختمان به احتمال ۹۵٪ در مرکز تجاری جامنی قرار دارد" یا "۸۰٪ احتمال دارد که در آینده مورد حمله قرار گیرد". و سپس توسط الگوی تطبیق با داده‌های تاریخی، مانند "۹۰٪ شباهت با تصاویر تأسیسات هسته‌ای" را به کار می بندیم، و همچنین شبیه‌سازی‌های جنگی برای پاسخ به مجموعه کامل سؤالاتی مانند: "در صورت حمله به شیء A، احتمال حضور نمایندگانی از ایران چقدر است؟" یا "زاویه ورود بهینه پهپاد برای روشن کردن پدافند هوایی چیست؟" اجرا می گردد.


چگونه همکاری بین پالانتیر و آنتروپیک را در حمله هوایی علیه ایران خلاصه کنیم؟

الف) با استفاده از قیاس با شطرنج، پالانتیر تمام مهره‌های روی میز را نشان می‌دهد، به این معنی که کلود می‌گوید: «آتاکارس در طول حداکثر تأثیر در 10 دقت، حمله به پایگاه را تشکیل می‌دهد». فرماندهان انسانی قبل از فشردن دکمه حمله نهایی، تحلیل کلود را بررسی می‌کنند. پالانتیر میز را نشان می‌دهد؛ کلود مربی است که تحلیل کرده است: «این اقدام 87٪ شانس بازی مات را در پنج حرکت ارائه می‌دهد». حرکت واقعی توسط انسان‌ها انجام شده است.


چرا بین پنتاگون و آنتروپیک اختلاف وجود دارد؟

پاسخ: تا پایان سال ۲۰۲۴، آنتروپیک به پالانتیر و AWS (خدمات وب آمازون) پیوسته است تا از کلود برای اطلاعات نظامی و طبقه‌بندی‌ شده پشتیبانی کند. اگرچه دولت آمریکا بر استفاده بدون محدودیت از هوش مصنوعی برای ارتش اصرار داشت، داریو آمودی، مدیرعامل آنتروپیک، از کنار گذاشتن اقدامات اطمینان‌بخش در مقابل نظارت ملی یا سلاح‌های کاملاً خودمختار خودداری کرد. دونالد ترامپ، رئیس‌جمهور، موافقت نمود و اعلام کرد: «ایالات متحده آمریکا اجازه نمی‌دهد شرکت‌های رادیکال دیکته کنند، زیرا ما اهمیت زیادی به موفقیت می دهیم» و در ۲۷ فوریه، آژانس‌های فدرال را از استفاده از آنتروپیک منع کرد. پنتاگون علی‌رغم تحریم، کمتر از یک روز بعد از آن در حمله علیه ایران از کلود استفاده کرد. هواپیمای ایالات متحده باید به xAI و OpenAI منتقل شود، کاری که به دلیل ادغام عمیق کلود در پالانتیر و سیستم‌های نظامی، گام به گام میتواند انجام شود.

در حالیکه Palantir انواع مختلف اطلاعات را جمع آوری و ادغام می کند، هوش مصنوعی Anthropic اطلاعات را برای تعیین عملیات، تجزیه و تحلیل می کند. همه انسان‌ها می‌بایست تصمیماتی را اتخاذ نمایند.

پیتر تیل از شرکت پالانتیر و الکس کارپ، مدیرعامل این شرکت، دارای دکترین امنیت ملی قوی و واقع‌بینانه‌ای هستند. با توجه به اینکه «منطق» یک تعهد اخلاقی است، پالانتیر اعلام کرد که ماموریت اصلی آن جلوگیری از جنگ است.


آیا سایر فناوری‌های هوش مصنوعی در پالانتیر و آنتروپیک نظامی هستند؟

الف) از فناوری پیشتاز شرکت‌های آمریکایی همیشه در جنگ استفاده می‌شود. شبکه ماهواره‌ای اختصاصی برای ماهواره اسپیس‌ایکس، استارشیلد، زیرساخت‌های ارتباطی را برای عملیات پهپادها و اتصال خط اصلی حفظ می‌کند - که به عنوان یک «اینترنت جنگی» مقاوم در برابر تداخل GPS عمل می‌کند.

دم و دستگاه آمریکایی همچنین توسط سیستم‌های هوش مصنوعی که پهپادها را به صورت خودکار هدایت می‌کنند و حملات دقیقی انجام می‌دهند، فعال و غیرفعال می‌شود. در این سیستم، «Hive Mind» از شرکت Shield AI و « »Lattice از شرکت Anduril AI با هم همکاری می‌کنند. Hive Mind به پهپادها اجازه می‌دهد تا به صورت خودکار به سمت اهداف خود حرکت کنند، حتی اگر GPS یا کانال‌های ارتباطی مختل شده باشند. برای تشخیص هدف مورد نظر، این سیستم Lattice را به کار می‌گیرد که برای شناسایی اشیاء و آگاهی از موقعیت ساخته شده‌اند. این همکاری دوگانه هوش مصنوعی امکان حملات دقیق را که مبتنی بر قابلیت ارتباط پایه ای می باشد فراهم می سازد.