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„Smart and to the point“: Fragen eines alten lesenden und schreibenden Arbeiters
7 Brecht’sche Variationen über die „Endlösung“ von Volkswagen

“Smart and to the point”: Questions asked by an old worker who reads and writes
7 Brechtian variations on Volkswagen's final solution

“Smart and to the point”: Preguntas de un viejo obrero que lee y escribe
7 variaciones brechtianas sobre la solución final de Volkswagen

“Smart and to the point”: Domande di un vecchio operaio che legge e scrive
7 variazioni brechtiane sulla soluzione finale della Volkswagen

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08/05/2021

Les compensations versées aux propriétaires d’esclaves par la France au XIXe siècle rendues publiques

Une équipe de chercheurs du CNRS a publié la liste des bénéficiaires des indemnisations décidées par la IIe République à la suite de l’abolition de l’esclavage de 1848.

Par Coumba Kane et Julien Bouissou, Le Monde, 8/5/2021

Au Mémorial ACTe, ou Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage, à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, en 2015. NICOLAS DERNE / AFP

Cent cinquante-trois ans après l’abolition définitive de l’esclavage en France, le 27 avril 1848, une équipe de chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a mis en ligne, vendredi 7 mai, dans le cadre du projet « Repairs », une base de données détaillant les indemnités versées par l’Etat français aux propriétaires d’esclaves. Des informations qui permettent de mieux comprendre la société esclavagiste de l’époque et de retracer l’origine d’investissements qui ont donné naissance à des dynasties entrepreneuriales ou des entreprises qui existent encore aujourd’hui.

Contrairement aux idées reçues, les 10 000 propriétaires d’esclaves qui ont reçu à partir de 1849 des indemnités de 126 millions de francs or (1,3 % du revenu national, soit l’équivalent de 27 milliards d’euros d’aujourd’hui) n’étaient pas tous des colons blancs. « La loi d’abolition du 27 avril 1848 est à l’origine d’une confusion sémantique, explique Myriam Cottias, chercheuse au CNRS à la tête du projet de recherche “Repairs”. On peut y lire que les “colons”, c’est-à-dire des Blancs, doivent être indemnisés, alors que ce sont les propriétaires d’esclaves, dont certains sont de couleur, qui reçoivent les indemnités. »