« Rien que pour vos yeux » : Yahav Lichner, une taupe israélienne au sein des Nations Unies
«Solo para sus ojos»: Yahav
Lichner, un topo israelí dentro de las Naciones Unidas
“For Your Eyes Only”: Israel’s Mole Inside the United Nations
Ryan Grim et Murtaza
Hussain, DropSiteNews, 2-10-2025
Traducido por Tlaxcala
Todo se está alineando para Larry Ellison. El multimillonario cofundador del gigante tecnológico Oracle, a veces el hombre más rico del mundo (superando a Musk) y firme partidario de Israel, está a punto de asumir un papel protagonista en la reconfiguración de TikTok en USA. Su hijo, David Ellison, se prepara para tomar el control de grandes sectores de los medios de comunicación, incluidos CBS News, CNN, Warner Brothers y Paramount, y, según se informa, incorporará Ala estrella facha Bari Weiss, de Free Press, para orientar la línea editorial.
«La familia
Ellison está acaparando el mercado de la atención y de los datos de la misma
manera en que los Vanderbilt lo hicieron con los ferrocarriles y los
Rockefeller con el petróleo», resumía recientemente Wired. La forma en
que planean operar ese monopolio se pondrá a prueba en lo que el presidente
Donald Trump denomina la “Nueva Gaza”, la zona de libre comercio
tecno-distópica que será administrada por un Consejo de la Paz encabezado por
Trump y por el socio político y empresarial de larga data de Ellison, Tony
Blair. Ellison ha donado o prometido más de 350 millones de dólares al
Instituto Tony Blair, que Blair ha utilizado para promover la visión de
Ellison: una alianza entre gobierno, poder corporativo y vigilancia
tecnológica. Oracle, al proporcionar infraestructura de bases de datos y
servicios de computación en la nube a otras grandes empresas como FedEx y
NVIDIA, se ha convertido silenciosamente en una de las compañías más poderosas
del mundo.
Como máximo
diplomático del país, el secretario de Estado Marco Rubio también ha
desempeñado un papel en las conversaciones sobre TikTok que orientaron a la
empresa hacia Ellison, después de haber liderado, como senador, la campaña para
demonizar la aplicación; también estuvo estrechamente implicado en la
presentación del plan de Trump para el futuro de Gaza, que entrega el enclave a
Blair. El yerno de Trump, Jared Kushner, encargó al Instituto Blair en la
primavera que elaborara un plan para la posguerra en Gaza, que, según informó
el Times of Israel, fue completado recientemente.
Que Rubio se
encuentre en una posición tan central se debe en parte a Ellison, quien ha sido
un gran mecenas del exsenador gusano de Florida. Ellison examinó por primera
vez la lealtad de Rubio hacia Israel a principios de 2015, según correos
electrónicos inéditos revisados por Drop Site. Rubio alcanzó notoriedad
como un joven senador conservador apoyado por el Tea Party en 2010, lanzando
una campaña presidencial en el ciclo de 2016. Como secretario de Estado, Rubio
inició una represión sin precedentes contra la libertad de expresión, deteniendo
e intentando deportar a críticos de Israel precisamente por el “delito” de
criticar a Israel.
Ryan Grim et Murtaza Hussain, DropSiteNews,
2/10/2025
Traduit par Tlaxcala
Tout semble se mettre en place pour Larry Ellison. Le milliardaire cofondateur du géant technologique Oracle, qui a été épisodiquement l’homme le plus riche du monde (doublant Musk au poteau), et fervent soutien d’Israël, s’apprête à jouer un rôle de premier plan dans la refonte de TikTok aux USA. Son fils, David Ellison, est en passe de prendre le contrôle de larges pans des médias, dont CBS News, CNN, Warner Brothers et Paramount, et aurait recruté la star facho Bari Weiss, de la Free Press, pour orienter la ligne éditoriale.
« La famille Ellison est en train
de monopoliser l’attention et les données, de la même manière que les
Vanderbilt l’ont fait avec les chemins de fer et les Rockefeller avec le
pétrole », résumait récemment Wired. La manière dont elle prévoit
d’exploiter ce monopole devrait être testée dans ce que le président Donald
Trump appelle la « Nouvelle Gaza », une zone franche techno-dystopique
administrée par un Conseil de la paix dirigé par Trump et par le
véhicule politique et commercial de longue date d’Ellison, Tony Blair. Ellison
a donné ou promis plus de 350 millions de dollars à l’Institut Tony Blair, que
Blair a utilisé pour promouvoir la vision d’Ellison : une alliance entre
gouvernement, pouvoir des grandes entreprises et surveillance technologique. En
fournissant l’infrastructure de bases de données et des services de cloud
computing à d’autres géants comme FedEx et NVIDIA, Oracle est discrètement
devenu l’une des entreprises les plus puissantes du monde.
En tant que chef de la diplomatie
usaméricaine, le secrétaire d’État Marco Rubio a également joué un rôle dans
les discussions sur TikTok, qui ont orienté l’entreprise vers Ellison, après
avoir mené, en tant que sénateur, la charge visant à diaboliser l’application.
Il a aussi été étroitement impliqué dans le lancement du plan de Trump pour
l’avenir de Gaza, qui confie l’enclave à Blair. Le gendre de Trump, Jared
Kushner, avait chargé l’Institut Blair au printemps dernier d’élaborer un plan
pour l’après-guerre à Gaza, récemment finalisé, selon le Times of Israel.
Que Rubio se retrouve dans une
position aussi centrale tient en partie à Ellison, qui a été un grand mécène de
l’ancien sénateur cubano-usaméricain de Floride. Ellison a d’abord « évalué »
la loyauté de Rubio envers Israël dès le début de 2015, selon des échanges de
courriels inédits examinés par Drop Site. Rubio s’est fait connaître
comme un jeune sénateur conservateur soutenu par le Tea Party en 2010, lançant
une campagne présidentielle lors du cycle de 2016. En tant que secrétaire
d’État, Rubio a engagé une répression sans précédent contre la liberté d’expression,
allant jusqu’à détenir et tenter d’expulser des critiques d’Israël, précisément
pour le « crime » de leur critique d’Israël.
New York, novembre 2011 : rencontre Prosor-Le Pen fille à l'ONU
Au début de l’année 2015, Ellison échangeait des courriels avec Ron Prosor, qui terminait alors son mandat d’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies ; il est aujourd’hui ambassadeur d’Israël en Allemagne.
L’ambassadeur d’Israël
en Allemagne, Ron Prosor, s’adresse à de jeunes juifs de toute l’Europe à la
Porte de Brandebourg, lors du lancement du congrès européen de la jeunesse
juive CTEEN, sous le regard de Felix Klein (à droite), commissaire fédéral
allemand à l’antisémitisme, le 13 décembre 2024 à Berlin. Environ 500
adolescents juifs participaient à cet événement de quatre jours, baptisé «
Shabbat à travers l’Europe », dans la capitale allemande. CTEEN est l’association
de jeunesse de l’organisation juive internationale Chabad.
Photo Sean
Gallup/Getty Images
À l’époque, Rubio était considéré
comme un sérieux prétendant dans la primaire présidentielle républicaine, qui
allait finalement inclure le candidat outsider Donald Trump. Les courriels
montrent le diplomate israélien et Ellison organisant une rencontre, Prosor
sollicitant l’avis d’Ellison sur Rubio en tant que candidat potentiel
susceptible de défendre la cause d’Israël.
Ahmed al-Charaa veut rencontrer Trump et offrir aux entreprises usaméricaines la possibilité de reconstruire la Syrie
Murtaza Hussain et Ryan Grim, Drop Site News, 9/5/2025
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Le président syrien Ahmed al-Charaa a autorisé des émissaires à faire une série de concessions inédites au président Donald Trump dans l’espoir de normaliser les relations avec les USA. Cette offre vise à éviter une catastrophe financière imminente qui pourrait désintégrer l’État. Lors d’une réunion le 30 avril à Damas, al-Charaa s’est réuni avec une délégation dirigée par l’homme d’affaires usaméricain Jonathan Bass [PDG de la compagnie gazière Argent LNG et militant républicain trumpiste, NdT] et Mouaz Moustafa, directeur exécutif de la Syrian Emergency Task Force. Bass a déclaré que des responsables saoudiens s’efforçaient de négocier la prochaine rencontre avec Trump.
Depuis qu’il a pris le pouvoir en décembre lors d’une offensive militaire surprise qui a renversé le régime de Bachar el-Assad, Charaa, anciennement connu sous le nom de guerre d’Abou Mohamed al-Joulani, s’est engagé dans une campagne de relations publiques visant à convaincre les capitales occidentales sceptiques à l’égard du nouveau régime, notamment en raison de ses anciens liens avec Al-Qaïda et l’État islamique. Il vient de se rendre à Paris, où il a été accueilli par le président français Emmanuel Macron.
Jusqu’à présent, Charaa n’a pas croisé le chemin de Trump, mais cela pourrait bientôt changer. Les deux dirigeants devraient se rendre à Riyad, la capitale saoudienne, la semaine prochaine, où Trump arrivera à la tête d’une délégation usaméricaine qui devrait signer d’importants accords commerciaux, d’armement et d’énergie avec les dirigeants saoudiens. Selon Bass, qui a déclaré avoir été en contact avec des responsables saoudiens, le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman s’est efforcé d’organiser une rencontre directe entre le dirigeant syrien et Trump lors de leur séjour à Riyad, ce qui constituerait un tournant pour le nouveau gouvernement de Damas.
Moustafa, s’adressant aux journalistes vendredi matin à Washington, a déclaré qu’al-Charaa avait explicitement autorisé la délégation à proposer un accord global à Trump, dont al-Charaa a dit qu’il était un « homme de paix envoyé par Dieu ». Al-Charaa espère rencontrer Trump dans les prochains jours, lorsque les deux hommes seront à Riyad. Moustafa a déclaré que le deal généreux pour les USA nécessiterait une rencontre ne dépassant pas cinq minutes.
L’accord potentiel, selon Moustafa, est rendu public parce que certains des conseillers pro-israéliens de Trump, dont le conseiller à la sécurité nationale Michael Waltz, qui a été démis de ses fonctions, ont délibérément empêché Trump de prendre connaissance des concessions que la Syrie est disposée à faire.
La Syrie a été largement détruite au cours de la guerre civile qui a duré quatorze ans. La Banque mondiale estime que la reconstruction du pays coûtera entre 250 et 400 milliards de dollars, et ses souffrances ont été aggravées par un régime de sanctions écrasantes imposé par les USA. La Chine et la Russie ont fait des démarches agressives pour obtenir des contrats de reconstruction dans le pays, en proposant de développer les réserves de pétrole et de gaz, et en construisant des infrastructures de télécommunications par l’intermédiaire de l’entreprise chinoise Huawei, a déclaré Al-Charaa. Le nouveau président syrien a néanmoins exprimé sa préférence pour un partenariat avec l’Occident.
Si les USA y sont disposés, la Syrie inviterait les entreprises usaméricaines à exploiter les ressources pétrolières et gazières du pays, et travaillerait avec des entreprises usaméricaines sur des projets de reconstruction. Bass a déclaré qu’AT&T avait été explicitement mentionnée comme un partenaire préféré à Huawei.
Dans le cadre de cet accord potentiel, la Syrie continuerait à lutter contre des groupes tels que l’État islamique et Al-Qaïda. Moustafa a déclaré qu’il y aurait davantage de possibilités d’échange de renseignements dans le cadre du rapprochement entre les USA et la Syrie. L’accord pourrait également inclure une limitation de la capacité des groupes militants palestiniens, considérés comme alignés sur l’Iran, à opérer en Syrie. Moustafa a noté que le gouvernement syrien a récemment emprisonné des responsables du Jihad islamique palestinien, ce qu’il a décrit comme un signe de la volonté du nouveau gouvernement de s’attaquer à l’Iran et à ses alliés. « Nous avons les mêmes ennemis que les USA », a déclaré Bass, résumant ce qu’al-Charaa a dit au groupe : « Nous avons les mêmes alliés potentiels que les USA ».
Charaa a déclaré que la Syrie était ouverte à la normalisation de ses relations avec Israël dans des circonstances appropriées, affirmant qu’il respectait l’accord de 1974 sur le « désengagement des forces ». Depuis son arrivée au pouvoir, Israël bombarde sans relâche la Syrie, envoie des troupes pour occuper davantage de territoires à l’intérieur du pays, y compris dans la zone tampon démilitarisée des Nations unies sur les hauteurs du Golan, en violation de l’accord de 1974, et tue des dizaines de Syriens. L’armée de l’air israélienne a également lancé une attaque sur le terrain de son palais présidentiel au début du mois de mai. Cette attaque a eu lieu 24 heures seulement après que la délégation usaméricaine se fut rendue au palais pour rencontrer al-Charaa. Des responsables israéliens ont suggéré qu’il s’agissait peut-être d’un essai pour attaquer directement le dirigeant syrien à l’avenir.
Selon d’anciens responsables usaméricains qui ont servi de médiateurs entre les deux pays, la Syrie et Israël ont envisagé de normaliser leurs relations sous l’ancien régime de Bachar el-Assad, avant le soulèvement de 2011 en Syrie. Les deux pays sont confrontés à un problème en suspens concernant la région contestée du plateau du Golan, qui constitue un important grief national à l’intérieur de la Syrie, et qu’Israël occupe depuis 1967.
Offensive de charme
Pour parvenir à un accord, la Syrie devra voir lever les sanctions américaines qui pèsent actuellement sur elle. La Syrie est actuellement soumise à des sanctions en vertu de la loi César de 2019, qui a imposé des restrictions économiques écrasantes à l’ancien régime Assad, soi-disant en raison des violations des droits humains commises par ce gouvernement. Le nouveau gouvernement et ses partisans affirment que les sanctions, qui visaient à punir Assad, punissent désormais ses victimes présumées, et qu’elles devraient être levées pour cette raison. Mais elles devraient également être levées pour que la vision de Charaa d’un « deal du siècle » avec Trump se concrétise.
Cette semaine, les USA ont annoncé une exemption de sanctions qui permettrait au Qatar de payer les salaires du secteur public syrien à hauteur de 29 millions de dollars pour les trois prochains mois, ce qui permettrait à Damas de préserver certaines de ses institutions en ruine et de renvoyer les employés du gouvernement au travail. Cette décision fait suite à de précédentes dérogations limitées aux sanctions appliquées par Washington pour permettre aux groupes d’aide d’opérer dans le pays après la chute d’Assad. L’Arabie saoudite et le Qatar avaient précédemment annoncé qu’ils rembourseraient la dette syrienne de 15 millions de dollars à la Banque mondiale - une somme relativement faible que Damas ne pouvait pas se permettre -, ce qui montre à quel point le pays s’est appauvri après plus d’une décennie de conflit.
La Syrie est toujours en proie au chaos interne, notamment à la violence sectaire, à la criminalité, à la pauvreté généralisée et au manque de services de base. Des milices liées au gouvernement ont perpétré un massacre à grande échelle de civils alaouites à la suite d’un “coup d’État avorté” dans la région côtière de la Syrie au début de l’année. Pour tenter de maintenir la situation fragile, exacerbée par les attaques extérieures, Charaa aurait également engagé des pourparlers indirects avec Israël, sous la médiation des Émirats arabes unis. Ces pourparlers auraient porté sur la demande de la Syrie qu’Israël cesse ses frappes aériennes sur le pays, se retire des territoires occupés dans le sud et cesse ses efforts pour promouvoir le séparatisme ethnique visant à provoquer la dissolution de la Syrie - un objectif déclaré de certains ministres israéliens actuels. Le gouvernement syrien a également mené une action agressive auprès des Juifs syro-usaméricains, en facilitant les voyages vers les sites historiques du pays et en s’engageant à restaurer et à protéger le patrimoine juif dans le pays.
Il reste à voir si Charaa peut réussir le délicat exercice d’équilibre consistant à apaiser suffisamment les USA pour lever les sanctions et permettre la reconstruction de la Syrie. Mais sa tentative de tendre la main à Trump en offrant une opportunité commerciale lucrative aux entreprises usaméricaines pourrait lui donner une chance. Moustafa a déclaré que les USA avaient une « opportunité en or » avec le nouveau gouvernement, qui se présente désormais comme ouvert aux affaires avec Washington.
La campagne transnationale présumée d’assassinats et d’intimidation visant les dissidents sikhs est loin d’être finie
Murtaza
Hussain, Drop Site News,
14/2/2025
Traduit par Fausto
Giudice, Tlaxcala
Murtaza Hussain est un journaliste d’origine pakistanaise qui a grandi à Toronto et vit aujourd’hui à New York. Après avoir travaillé au site ouèbe The Intercept, il contribue au nouveau site créé par Jeremy Scahill et Ryan Grim, Drop Site News. @MazMHussain
Dans l’après-midi
du 22 décembre 2024, un véhicule blanc s’est arrêté devant les portes de la
maison de l’activiste politique Pritpal Singh à Fremont, en Californie. Les
images de sécurité fournies à Drop Site montrent un homme se garant devant la
propriété, située dans un cul de sac tranquille de la banlieue, sortant de son
véhicule, prenant plusieurs photos de la maison de Singh et des environs, avant
de s’éloigner après avoir été remarqué par des voisins sortant de chez eux.
M. Singh est
un organisateur usaméricain d’origine sikh qui avait déjà précédemment été averti par le FBI que
sa vie était en danger. Ces avertissements ont été émis après une série d’assassinats
et de tentatives d’assassinat d’autres militants sikhs en Amérique du Nord en
2023, qui, selon les USA et le Canada, auraient été orchestrés par des agents
des services de renseignement indiens et dirigés par de hauts responsables du
gouvernement Modi.
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Alors que le
président Donald Trump fait la cour au premier ministre indien Narendra Modi à
Washington cette semaine, des agents des forces de l’ordre enquêtent pour
savoir si des personnes travaillant pour le gouvernement indien continuent de
cibler les USAméricains sikhs dans le cadre d’une série de fusillades, de
menaces et d’incidents d’intimidation non élucidés dans plusieurs pays.
Ces
incidents feraient partie d’une campagne mondiale orchestrée par le
gouvernement indien pour cibler les dissidents à l’étranger, notamment aux USA,
au Royaume-Uni et au Canada. L’Inde est actuellement dirigée par un
gouvernement nationaliste religieux qui a adopté une ligne dure à l’égard du
séparatisme et des mouvements politiques basés sur les minorités dans le pays.
Singh, qui milite
pour les droits des Sikhs et l’indépendance politique, a reçu plusieurs
notifications du FBI concernant des menaces de mort. Le FBI et d’autres agences
de renseignement usaméricaines appliquent une politique connue sous le nom de « devoir
d’avertissement », qui les oblige à fournir des informations sur une
menace imminente pour la vie d’un individu. À peu près à la même époque, M.
Singh a fait état de plusieurs cas où des personnes se sont rendues à son
domicile.
« Nous
avons cinq cas de surveillance suspecte à mon domicile, dont trois au cours des
dernières semaines. D’après ce que nous avons appris grâce à l’alerte du FBI,
nous pensons que cette surveillance est liée au gang de Modi », a déclaré
M. Singh. « Il est stupéfiant d’apprendre du FBI que l’on est la cible d’un
gouvernement étranger alors que l’on pensait être en sécurité chez soi en tant
que citoyen usaméricain ».
Les
militants sikhs en Occident affirment depuis des années qu’ils sont la cible d’attaques
de la part du gouvernement indien, y compris de meurtres présumés. Les
militants visés sont pour la plupart des partisans de la création d’un État
sikh séparatiste en Inde, une cause qui a déclenché une insurrection militante
à l’intérieur de l’Inde dans les années 1980, mais qui est restée largement en
sommeil depuis, vivant principalement comme un thème d’activisme politique de
la diaspora.
L’année
dernière, le gouvernement canadien a publié une série de déclarations publiques
sans précédent, accusant l’Inde d’avoir mené pendant des années une campagne de
meurtres, d’incendies criminels, d’extorsions, de violations de domicile et de
harcèlement politique à l’encontre des militants sikhs dans ce pays. Selon le
gouvernement canadien, cette campagne comprenait les meurtres d’au moins deux
hommes, Hardeep Singh Nijjar et Sukhdool Singh Gill, tous deux tués par balles
lors d’assassinats perpétrés par des gangs qui, selon le Canada, auraient été
dirigés par de hauts responsables du gouvernement indien.

Cette
campagne de violence s’est étendue au territoire usaméricain, selon un acte d’accusation
usaméricain.
En 2024, le ministère usaméricain de la justice a inculpé Vikash Yadav, un agent de renseignement indien accusé d’avoir orchestré un projet d’assassinat visant un citoyen usaméricain à New York la même année. Selon le ministère de la justice, le complot visant à tuer Gurpatwant Singh Pannun, conseiller général de l’organisation séparatiste sikh Sikhs For Justice, n’a été déjoué que lorsque le tueur à gages chargé de l’exécuter s’est avéré être un agent infiltré de la DEA. Un autre homme, Nikhil Gupta, attend actuellement d’être jugé aux USA pour son implication dans cette tentative d’assassinat ratée. L’acte d’accusation contre Gupta laisse entendre que de nombreux autres assassinats ont pu être planifiés après celui de Pannun, Gupta ayant déclaré à l’agent infiltré : “Nous avons tellement de cibles”.
Les employés demandent à l’entreprise technologique de cesser de verser des contributions à des groupes jouant un rôle actif dans l’occupation, y compris un groupe qui soutient l’armée israélienne.
Murtaza
Hussain, Drop
Site News, 6/8/2024
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Murtaza Hussain est un journaliste d’origine pakistanaise qui a grandi à Toronto et vit aujourd’hui à New York. Après avoir travaillé au site ouèbe The Intercept, il contribue au nouveau site créé par Jeremy Scahill et Ryan Grim, Drop Site News. @MazMHussain
Microsoft inclut un certain nombre d’organisations basées dans des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie, dont au moins une qui collecte des fonds pour soutenir l’armée israélienne, dans la plateforme de dons caritatifs de ses employés. Pourtant, l’entreprise a retiré de sa liste l’agence des Nations unies qui fournit de l’aide à Gaza, selon des employés de Microsoft qui ont adressé une pétition interne à l’entreprise pour qu’elle modifie sa politique. L’inscription des organisations caritatives sur la plateforme de dons signifie que Microsoft versera automatiquement une somme équivalente aux contributions des employés.
La semaine dernière, un groupe d’employés de Microsoft a commencé à faire circuler une pétition demandant à l’entreprise de cesser de verser des contributions équivalentes à trois organisations, la Fondation Ma’aleh Adumim, l’Académie Ein Prat pour le leadership et l’équipe de sauvetage Megilot de la mer Morte, qui, selon eux, « sont en violation directe du droit international », citant les Conventions de Genève.
« Microsoft finance directement ces implantations illégales et immorales en permettant à ces organisations de subsister », affirme la pétition, implorant l’entreprise de cesser de verser des fonds de contrepartie aux trois organisations.
« C’est non seulement contraire à l’éthique, mais cela va également à l’encontre des valeurs inclusives de notre entreprise ».
Les signataires de la pétition sont encore en train de recueillir des signatures avant de s’adresser à la direction de Microsoft. Microsoft n’a pas réagi à l’article de Drop Site, et les organisations “caritatives ” de Cisjordanie étaient toujours disponibles sur la plateforme Benevity mardi.
Un hombre palestino aparece sobre los escombros de una casa destruida, tras 11 días de combates, en mayo pasado, entre Israel y la resistencia palestina, Franja de Gaza, 4 de julio de 2021. (Foto: Mahmoud Issa/SOPA Images/LightRocket vía Getty)
Un nuevo informe del grupo de supervisión independiente Airwars revela que el conflicto de 2021 entre Israel y las facciones palestinas de la Franja de Gaza ha causado la muerte de hasta 192 civiles palestinos y ha herido a otros cientos en once días de intensos combates. Se calcula que los cohetes disparados por militantes palestinos contra Israel también mataron a 10 civiles dentro de Israel durante el breve pero intenso conflicto desencadenado por primera vez como consecuencia de las tensiones entre israelíes y palestinos en Jerusalén.
Entre las principales conclusiones del informe -titulado “¿Por qué nos bombardearon?”- se encuentran los desgloses por edad de los palestinos muertos en los ataques israelíes en Gaza. Del total de muertes de civiles, aproximadamente un tercio eran niños, la mayoría de los cuales murieron en ataques que mataron o hirieron a varios miembros de la misma familia. En más del 70% de los ataques notificados en los que murieron civiles no se informó de que se hubiera alcanzado a combatientes junto a ellos, lo que significa que los civiles fueron las únicas víctimas.
Uno de los ataques documentados en el informe tuvo lugar la noche del 15 de mayo, cuando un ataque aéreo israelí alcanzó una casa en el campo de refugiados de Al-Shati, en Gaza. Según los informes, en el ataque murieron dos madres, cuñadas, y ocho niños de entre 5 y 14 años. Un niño de 5 meses fue encontrado aún vivo en los brazos de su madre muerta por los rescatistas entre los escombros del ataque. Las familias se habían reunido para celebrar el largo fin de semana tras la festividad del Eid.
Alaa Abu Hattab, cuya esposa, hijos, hermana e hijos de su hermana murieron en el ataque, relató a Airwars lo ocurrido.
“Salí a pie de mi casa sobre la 1:30 de la madrugada para ir a algunas de las tiendas locales, que estaban abiertas hasta tarde durante el período previo al Eid, para comprar juguetes y aperitivos para los niños para la fiesta del Eid y comprar algo de comida, ya que teníamos hambre”, dijo Abu Hattab en el informe. Quince minutos después, una explosión sacudió la zona que acababa de abandonar. Volvió corriendo para descubrir que era su propia casa la que había sido alcanzada. Al ver los escombros en el lugar donde estaba su casa, se desmayó. “Cuando recuperé el conocimiento, vi a los socorristas buscando cuerpos bajo los escombros y recuperando partes de esos cuerpos. El ataque los había destrozado. Otras partes debían permanecer bajo los escombros porque no acertaban a encontrarlas”.
No se informó de la muerte de ningún militante en el ataque, uno de los muchos que afectaron a la franja durante los breves combates. “No había militantes en mi casa, ni cerca de ella, ni cohetes, ni lanzacohetes”, dijo Abu Hattab a Airwars. “Todavía no sé por qué bombardearon mi casa y mataron a mi esposa e hijos y a mi hermana y sus hijos”.
Farah Al-Bahtiti, de 5 años, muestra sus cicatrices físicas seis meses después de sobrevivir a un bombardeo durante los 11 días de combates de mayo, en su casa de la ciudad de Gaza el 4 de diciembre de 2021.
(Foto: Fatima Shbair/Getty Images)