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30/04/2026

La guerre mondiale localisée a mis 750 000 Israéliens au chômage

Le taux de chômage élargi, qui inclut les travailleurs mis au chômage technique, a bondi à plus de 16 % en mars, alors que les hostilités ont paralysé la majeure partie de l'activité économique en Israël.

Nati Tucker et The Marker, Haaretz, 30-4-2026

Les guerres contre l'Iran et le Liban ont mis à rude épreuve le marché du travail israélien, le chômage élargi atteignant 16,2 % en mars, soit environ 750 000 personnes.


Ce taux de chômage est le plus élevé enregistré depuis la crise du COVID-19 et les premiers confinements du début de l'année 2020. À titre de comparaison, après le déclenchement de la guerre le 7 octobre 2023 et pendant la guerre de 12 jours contre l'Iran en juin 2025, le taux de chômage tournait autour de 10 %.

Contrairement à la version « restreinte » souvent citée, le taux de chômage élargi vise à refléter des tendances plus larges du marché du travail, augmentant traditionnellement en période de crise. Il inclut le taux de chômage « restreint » courant, qui mesure les demandeurs d'emploi « ordinaires ». Ce chiffre reste relativement bas, à 2,5 %, soit environ 114 000 chômeurs.

Mais, outre les demandeurs d'emploi « ordinaires », le taux de chômage élargi comprend trois groupes supplémentaires affectés par les tendances du marché du travail. Le deuxième groupe, le plus significatif, est celui des personnes temporairement absentes de leur lieu de travail au cours de la semaine précédente pour des raisons financières. Cela inclut les personnes mises au chômage technique par leur employeur en raison de la guerre et des restrictions imposées au grand public.

Habituellement, ce chiffre est extrêmement bas. En janvier, par exemple, il était d'environ 20 000. Mais en mars, quelque 600 000 personnes ont déclaré ne pas avoir travaillé la semaine précédente pour des raisons économiques. Ce chiffre exceptionnellement élevé est une conséquence de la guerre, qui a entraîné l'arrêt de la majeure partie de l'économie israélienne et du système scolaire.

Le troisième groupe relevant de cette définition globale est celui des personnes ayant cessé leur emploi en raison de la fermeture de l'entreprise (environ 20 000 en mars), tandis que le quatrième est celui des personnes ayant renoncé à chercher un emploi.

En mars, 750 000 Israéliens étaient au chômage. À titre de comparaison, en octobre 2023, ce chiffre s'élevait à 10,4 %, soit environ 467 000 chômeurs. En juin 2025, pendant la première guerre contre l'Iran, le chiffre était d'environ 10,1 %.

Le marché du travail a subi un coup dur en mars en raison de la guerre contre l'Iran et des effets de la guerre contre le Liban, qui ont tous deux conduit l'économie à l'arrêt. Le Bureau central des statistiques d'Israël a récemment indiqué qu'une enquête montre que la demande de main-d'œuvre est à son plus bas niveau depuis le 7 octobre, même si le chômage est aujourd'hui pire qu'à cette époque.