21/01/2026

“Palestina, espejo del mundo”

 

He aquí una entrevista a Fausto Giudice por Siman Khoury en el programa #PalestinosPorElMundo de WOW TV El Salvador

20/01/2026

« Pourquoi ne manifestent-ils pas pour l’Iran ? » : une question qui dénote la dépravation morale de ceux qui la posent, en Israël et aux USA

Dahlia Scheindlin, Haaretz, 16/01/2026
Traduit par Tlaxcala



Une femme israélienne lors d’un rassemblement de solidarité avec les manifestants iraniens, à Holon, une banlieue de Tel Aviv, mercredi. Photo Moti Milrod

Des Israéliens qui n’ont jamais rejoint de manifestations pour leurs concitoyens tués en nombre sans précédent dans une vague de violence criminelle et n’envisageraient pas de manifester pour les civils de Gaza, sont consternés par ce qu’ils perçoivent comme le silence de la gauche mondiale sur l’Iran.

Depuis que le massacre de ses citoyens par le régime iranien a commencé la semaine dernière, des Israéliens et des figures pro-israéliennes dénoncent l’hypocrisie mondiale. Ils voulaient savoir : où étaient les manifestants à travers le monde et sur les campus universitaires pour soutenir les droits humains en Iran et contre la dictature meurtrière ? Mercredi, même Piers Morgan s’est plaint que les manifestations propalestiniennes n’ont jamais vraiment été à propos de droits humains, mais une couverture pour la haine envers Israël et les Juifs.

Le message s’est répandu avec une efficacité stupéfiante. Vendredi dernier, un commentateur israélien populaire a dénoncé l’absence de manifestations de masse en Occident. Dès lundi, des voix palestiniennes parodiaient déjà le message. Une animatrice de télévision israélienne a posté avec indignation contre des célébrités américaines qui portaient des pins de protestation contre l’ICE et la mort de Renee Good dans le Minnesota la semaine dernière, plutôt que de soutenir l’Iran.

Le diffuseur public israélien Kan a diffusé un long segment mettant en vedette la directrice de l’organisation de droite Stand With Us et l’ancienne porte-parole du gouvernement israélien Eylon Levy – expliquant patiemment que « rien » ne se passe dans le monde pour soutenir les Iraniens, car l’activisme palestinien n’était qu’une campagne organisée contre Israël et les Juifs.

Exploiter les horreurs auxquelles l’Iran est confronté pour marquer un point pour la diplomatie publique israélienne – connue en hébreu sous le nom de hasbara – est avant tout une distraction grotesque des événements en Iran. Et ce n’est que le début de ce qui ne va pas dans cet argument.

Premièrement, absolument : Les peuples du monde devraient soutenir les Iraniens essayant de renverser un régime violent, fondamentaliste, oppressif et chauvin. Je souhaite qu’ils le fassent, de la même manière que je souhaite que plus de gens se mobilisent pour soutenir l’Ukraine et le Soudan.

Les Israéliens devraient également être dans les rues pour manifester. Ils devraient s’exprimer pour protéger la vie des citoyens arabo-palestiniens d’Israël, qui sont tués dans des attaques criminelles à un rythme de plus d’un par jour en 2026, tandis que les forces de l’ordre sont pratiquement indifférentes. Incompréhensiblement, presque aucun Israélien juif ne le fait. 99,9 % des Israéliens juifs n’envisageraient jamais non plus de manifester pour les civils palestiniens à Gaza. Alors oui, absolument, le monde est hypocrite et injuste, et les Israéliens n’ont pas la crédibilité pour s’en plaindre.

Mais l’accusation est aussi curieuse d’un point de vue factuel, étant donné qu’il y a eu des manifestations littéralement à travers le monde pour les Iraniens : Londres ; Manchester ; Paris ; Berlin ; Hambourg ; Munich ; Vienne ; Bruxelles ; Finlande ; Washington DC ; Los Angeles – où des gens ont été percutés par un camion ; Madrid ; Sydney, et dans au moins quatre villes canadiennes – Montréal, Toronto, Ottawa et Vancouver (« Ma vidéo ne capture pas combien de personnes sont là mais il y en a beaucoup », a écrit un ami à Vancouver). Des actes de provocation devant des ambassades et des remplacements de drapeaux du régime ont été signalés à Séoul, Prague, Stockholm et Ljubljana, Slovénie.


Des Iraniens résidant en Arménie tiennent une manifestation de solidarité avec les manifestants iraniens, devant l’ambassade d’Iran à Erevan jeudi. Photo Karen Minasyan / AFP

Personne ne suivant la ligne de la hasbara n’a mentionné cette mobilisation mondiale. C’est compréhensible – avec seulement Reuters, CBC, Euronews, la couverture des médias sociaux et des médias locaux, il faudrait un googlage intrépide pour découvrir les manifestations.

Ah, l’argument serait : mais ce ne sont que des Iraniens de la diaspora, pas d’autres. Où sont les citoyens occidentaux de gauche, progressistes ? De façon anecdotique, il y a une part de vérité là-dedans. Mais je devine que ces critiques n’ont pas examiné les images, inspecté les visages ou appelé des amis dans ces lieux lointains pour vérifier, quand une impression idéologiquement motivée suffit.

J’ai fait des appels. J’ai parlé à Sara Bazoobandi, une Iranienne de la diaspora qui est chercheuse à l’Institut pour la politique de sécurité de l’Université de Kiel en Allemagne. Elle a exprimé une certaine frustration qu’il n’y ait pas plus de libéraux occidentaux rejoignant la cause. Elle a aussi mentionné une belle histoire à propos d’une femme allemande juive âgée qui l’a abordée lors d’une manifestation à Hambourg, pour exprimer son soutien. Il est peu probable que cette femme ait été la seule supportrice non iranienne là-bas.

Mais ignorer les manifestations de la diaspora iranienne est un message en soi. Si les Iraniens manifestant à travers le monde ne comptent pas, cela ne voudrait-il pas dire que les manifestants palestino-usaméricains ne comptent pas non plus ?

Ensuite, les théoriciens de l’hypocrisie diront ah, mais il n’y a pas de manifestations sur les campus soutenant les droits humains en Iran. Le spécialiste des études juives Tomer Persico sait pourquoi : c’est parce que les étudiants universitaires occidentaux sont affligés par une dissonance cognitive. N’attendez pas de preuve – son opinion fermement ancrée devra suffire.


Des citoyens arabes d’Israël manifestent à Jérusalem l’année dernière, demandant à la police d’en faire plus pour stopper la criminalité dans leur communauté. Photo Olivier Fitoussi

Explications alternatives et logiques

Mais le fait demeure qu’il y a peu de manifestations de masse d’USAméricains ou d’Occidentaux au-delà des groupes de la diaspora iranienne, ou d’étudiants universitaires de diverses origines. Pourquoi ?

Une explication différente pourrait s’appuyer sur des différences empiriques entre l’Iran et Gaza. Les étudiants et les citoyens savent que leurs institutions ou pays soutiennent le côté qu’ils considèrent comme l’agresseur dans le conflit israélo-palestinien. Vous pouvez être d’accord ou pas, mais ce n’est pas une « dissonance cognitive » de le croire. Vous pouvez argumenter sur un deux poids-deux mesures, mais en Occident, tout le monde sait qu’Israël prétend être une démocratie tout en réprimant les Palestiniens depuis toute son histoire, vous rétorqueront-ils alors.

Les Occidentaux savent aussi que les actions d’Israël ne sont possibles qu’avec le soutien politique, économique et militaire énorme et à long terme de leurs pays à l’État juif.

Quand les gens manifestent, ils demandent généralement quelque chose. Même quelques centaines de personnes à Montréal ont manifesté à propos de l’Iran devant une station de nouvelles, pour exiger une couverture plus complète des atrocités du régime iranien.
Les manifestants aux USA pour les Palestiniens exigeaient une pression gouvernementale sur Israël pour qu’il cesse de permettre la guerre ; les étudiants exigeaient que les universités se désengagent, même sans savoir comment cela fonctionne. Personne n’aurait jamais dû ignorer le 7 octobre, et une tache d’immoralité et de malhonnêteté reste sur quiconque l’a fait.

Des tentes abritant des familles palestiniennes déplacées installées le long du rivage à Gaza Ville, cette semaine. Photo Omar Al-Qattaa / AFP

Exiger qu’Israël arrête une guerre qui implique un siège massif et des meurtres de civils à Gaza équivaut à demander aux USAméricains que les USA agissent contre l’agresseur en Iran tuant des civils. Sauf que le gouvernement usaméricain fait cela depuis des décennies.

L’Amérique a imposé des sanctions au régime à partir de 1979. Celles-ci sont devenues un vaste réseau de sanctions et de limitations au fil des ans, avec seulement une pause partielle et limitée sous le JCPOA, l’accord nucléaire iranien de 2015, puis réimposées en 2018 lorsque les USA se sont retirés. En septembre, le Conseil européen a également réinstauré ses sanctions, suite au « retour automatique » à la fin de l’accord de 2015. Et nul besoin de rappeler que les USA ont déjà agi militairement contre l’Iran, aux côtés d’Israël, en juin dernier.

Quelques jours après les rapports faisant état de tueries de manifestants par le régime, le président Trump a annoncé des droits de douane usaméricains de 25% sur les pays commerçant avec Téhéran. Et au moment où ces lignes sont écrites, le monde est en alerte maximale pour une autre frappe militaire usaméricaine possible contre l’Iran. Ceux qui détestent le régime iranien pourraient ne pas avoir d’autres demandes supplémentaires, pour l’instant. Il est difficile d’exiger que votre université se désengage lorsqu’elle n’est pas investie dans des entreprises iraniennes.

Maintenant, si vous êtes USAméricain et que vous vous opposez au régime israélien pour l’occupation et le siège extrême, les punitions collectives et les bombardements aveugles de Gaza en réponse au 7 octobre, vous exigerez que votre gouvernement fasse tout différemment : qu’il cesse de financer, d’armer et de fournir l’armure diplomatique impénétrable pour Israël qui a assuré que sa guerre à Gaza dure depuis deux années horribles, et n’est pas tout à fait terminée.

Des USAméricains juifs ont manifesté en novembre 2023 pour exiger la libération des otages. En fait, la plus grande partie de l’activisme juif usaméricain et pro-israélien s’est concentré sur les otages. Mais avec le gouvernement usaméricain sous Joe Biden puis Trump travaillant déjà à cet objectif, combien de manifestations de masse devaient-ils organiser ?

Toutes les manifestations propalestiniennes sont-elles pures de cœur et dépourvues d’arrière-pensées ou d’hypocrisie ? Non. Devrait-il y avoir une bien plus grande solidarité dans ce monde pour tous les peuples cruellement tués par leurs régimes misérables ? Absolument. Mais l’accusation pro-israélienne contre le faux « silence mondial » sur l’Iran, venant de personnes qui n’envisageraient jamais de manifester pour sauver les enfants de Gaza, reflète une dissonance cognitive, et morale.

Trump garde une option de frappe contre l’Iran sous la manche tandis que Washington fait une dernière tentative diplomatique

Alors qu’Oman et l’Arabie saoudite poussent à des pourparlers usaméricano-iraniens, et que Steve Witkoff expose les conditions de négociation, l’hypothèse selon laquelle Trump serait irrémédiablement engagé sur une voie militaire doit être accueillie avec un scepticisme salutaire.

Zvi Bar’el, Haaretz, 19/01/2026
Traduit par Tlaxcala

Résumé

Les USA pèsent leurs options concernant l’Iran alors que les protestations s’apaisent dans la République islamique et que le bilan des morts reste incertain. Malgré les postures militaires, l’histoire des tentatives avortées de changement de régime plane en toile de fond, mettant en garde contre une action précipitée. Tandis que le régime iranien reste résilient, les canaux diplomatiques persistent malgré les pressions régionales et la possibilité de reprises des négociations nucléaires, en dépit de la répression violente de la dissidence.



Des personnes allument leurs téléphones devant le consulat usaméricain lors d’un rassemblement en soutien aux manifestations en Iran, à Milan, Italie, mardi. Photo Claudia Greco/Reuters

La plus grande vague de manifestations que l’Iran ait connue depuis la Révolution islamique de 1979 semble s’être dissipée, selon des rapports. Quelques manifestants se rassemblent encore dans quelques villes et des milliers de détenus sont retenus dans des centres de détention, en attente de jugement.

Le nombre exact de morts est inconnu. Reuters a cité un officiel iranien qui a estimé qu’au moins 5 000 personnes, dont 500 membres des forces de sécurité, ont été tuées. Leurs familles ont commencé le processus de deuil, les parents ont peur d’envoyer leurs enfants à l’école, et tout le pays attend avec impatience de voir ce que le régime va faire maintenant.

L’expérience suggère que ni les procès-spectacles ni les exécutions ne cesseront. Cependant, ces dernières seront vraisemblablement menées avec parcimonie, étalées dans le temps, afin de ne pas déclencher le retour des masses dans la rue, ou l’ « aide » usaméricaine promise et arrêtée au dernier moment.


Une femme iranienne marche dans une rue de Téhéran, Iran, mardi. Photo  Majid Asgaripour/Reuters

La décision usaméricaine de ne pas attaquer peut s’expliquer de plusieurs façons. La pression intense de certains États arabes, ainsi que les scénarios cauchemardesques présentés au président Trump et aux hautes figures de son administration par les dirigeants du Golfe, d’Égypte et de Turquie y ont largement contribué.

Les interlocuteurs de Trump ont pointé un manque de préparation suffisante et de plan d’attaque efficace, ainsi que la possibilité d’une guerre civile éclatant en conséquence. S’ajoutait à cela une crainte réelle que des bombardements intensifs ne tuent et blessent de nombreux civils et ne changent le sentiment de l’opinion publique.

L’argument final contre une attaque usaméricaine était l’absence d’une direction authentique et convenue à l’intérieur de l’Iran capable de gérer les affaires du pays, ainsi qu’un appel signalé d’Israël invoquant un manque de ressources et d’arrangements défensifs pour contrer une riposte iranienne.

Dans un processus décisionnel ordonné, ces arguments auraient été présentés au président avant son assurance que l’USAmérique soutiendrait les manifestants – et avant qu’il ne déclare que l’armée usaméricaine était « en position et prête à tirer » [locked and loaded] pour une attaque. Ces arguments sont valables même alors qu’une attaque militaire semble inévitable.

Ce n’est pas la première fois que les USA encouragent des manifestants à renverser un régime. En 1991, le président George H.W. Bush avait appelé les chiites en Irak à se soulever contre Saddam Hussein, promettant de leur porter secours. Saddam, contraint par un accord de cessez-le-feu qui lui interdisait d’utiliser des avions de chasse, a déployé sa flotte d’hélicoptères et son artillerie contre les rebelles chiites, massacrant des milliers de personnes et écrasant la révolte.

En mars 2011, une coalition internationale dirigée par l’OTAN est intervenue contre le régime de Mouammar Kadhafi pour protéger les civils libyens. La Grande-Bretagne et la France ont dirigé la campagne de huit mois sous un commandement conjoint avec les USA. Des milliers de sorties aériennes et de bombardements ont été menés, accompagnés de forces spéciales au sol.

En octobre 2011, Kadhafi était renversé et tué, et la Libye est devenue un pays divisé. Sans chef convenu, une guerre civile sanglante a éclaté, qui se poursuit à ce jour. L’opération militaire a été définie comme un échec complet, que des études et des rapports de renseignement ont principalement attribué au manque de planification pour le « jour d’après ».

Les leçons de ces deux épisodes sont importantes à retenir alors que des forces usaméricaines se concentreraient dans la région et que le porte-avions USS Abraham Lincoln avance. Des mouvements qui alimentent les spéculations selon lesquelles les USA se préparent à renouveler leur campagne contre l’Iran pour porter un coup mortel au régime.

La présence renforcée de l’armée usaméricaine et les préparatifs efficaces pour se défendre contre une réponse iranienne ne changent pas les conditions fondamentales caractérisant le contrôle du régime en Iran et l’incertitude quant aux conséquences politiques d’une action militaire.

L’armée iranienne, les Gardiens de la révolution, la force entièrement volontaire des Bassidji et la police sont restés loyaux au régime, et il n’y a pas de rapports de désertions massives dans leurs rangs. Des dizaines de milliers de membres des forces de sécurité continuent de patrouiller dans les rues des grandes villes, où une sorte de loi martiale a été imposée et des centaines de citoyens continuent d’être arrêtés quotidiennement.

Le régime est structuré de telle sorte que l’ordre dirigeant continuera même si le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei est éliminé, et il ne manque pas de candidats pour le remplacer. Khamenei, 86 ans, a nommé un comité il y a environ un an pour trouver son successeur dans le cadre de son obligation constitutionnelle.


Un homme tient une affiche du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei lors d’une cérémonie funéraire pour un groupe de forces de sécurité, tuées lors de manifestations anti-gouvernementales, à Téhéran, Iran, mercredi. Photo Vahid Salemi/AP

Un démantèlement complet des mécanismes de pouvoir et de contrôle du régime pourrait nécessiter une contre-révolution complète et radicale d’une ampleur similaire à celle de la Révolution islamique. Mais les soldats, durant cette révolution, avaient refusé de tirer sur les manifestants, alors qu’aujourd’hui le régime a les Gardiens de la révolution et les Bassidji à sa disposition.

En même temps, il est douteux que le public iranien, ayant subi des coups sans précédent, soit disposé ou capable de retourner dans la rue de sitôt simplement parce que Trump démontre une détermination à intervenir militairement.

Il est important de noter que c’est le public qui a initié les manifestations, devenues les plus importantes depuis la Révolution islamique, et non une promesse d’aide usaméricaine. Les encouragements usaméricains ne sont venus qu’après le développement des manifestations, alimentant les craintes que le renversement du gouvernement ne devienne une « réalisation » usaméricaine, reproduisant le renversement en 1953 du gouvernement de Mohammad Mossadegh par les renseignements usaméricains et britanniques.

Le jeu de devinettes entourant la possibilité que Trump entreprenne une action militaire a créé l’impression que c’est la seule voie pour résoudre la « question iranienne ». Mais la voie diplomatique n’est pas encore fermée. Trump lui-même a divulgué un message de Téhéran exprimant un désir de reprendre les négociations nucléaires, ajoutant qu’une rencontre était en préparation.

La rencontre a été annulée lorsque l’ampleur du massacre des manifestants est devenue connue, remplacée par la menace d’une attaque, qui a été arrêtée « à la dernière minute » après que l’Iran a suspendu une série d’exécutions planifiées.

L’activité diplomatique n’a pas cessé pendant les jours de troubles. Oman et l’Arabie saoudite, qui ont mis en garde Trump contre une action militaire en particulier, explorent la possibilité de reprogrammer la rencontre et de reprendre les négociations intensives en vue d’un accord.


L’envoyé spécial usaméricain Steve Witkoff lors d’une conférence de presse lors du sommet dit de la « Coalition des volontaires » au palais de l’Élysée à Paris, France, janvier. Photo Ludovic Marin/Reuters

En marge d’une conférence du Conseil israélo-usaméricain en Floride jeudi, l’envoyé de Trump Steve Witkoff n’a pas exclu la possibilité d’une résolution diplomatique et a même énuméré les questions que l’Iran devrait inclure dans un accord : la réduction de son stock de missiles, le retrait des quelque deux tonnes d’uranium enrichi à différents degrés en sa possession et les organisations proxy travaillant pour le compte de l’Iran. Les droits humains, la libération des détenus et la fin de la répression n’étaient pas dans la liste. Witkoff a dit croire que l’Iran serait disposé à faire des compromis en raison de sa situation économique désastreuse.

Tout comme il serait imprudent d’attendre avec impatience une rencontre diplomatique irano-usaméricaine, nous devrions traiter la conclusion que Trump n’a d’autre choix que d’utiliser la force contre l’Iran et de renverser le régime avec une dose appropriée de scepticisme.

19/01/2026

بحران ایران: بی‌مسئولیتی آمریکا و حماقت اروپا


۱۸ ژانویه ۲۰۲۶ نویسنده: پتر درولاک
globalbridge.ch 

لینک به اصل مقاله پتر درولاک به زبان چکی

بفارسی از حمید بهشتی با استفاده از هوش مصنوعی


درباره نویسنده: پتر درولاک یک دانشمند، دیپلمات و فعال محافظه‌کار-چپ چکی، استاد مؤسسه سیاست و روابط بین‌الملل در دانشکده فلسفه دانشگاه بوهم غربی در پیلزن و استاد مدعو در مدرسه عالی امور بین‌الملل پاریس (PSIA) است. او سفیر جمهوری چک در فرانسه و معاون وزیر امور خارجه و پیش از فعالیت دیپلماتیک خود، مدیر مؤسسه روابط بین‌الملل بود. او حدود پنجاه کتاب و مقاله دانشگاهی در زمینه اروپای مرکزی و نظریه روابط بین‌الملل منتشر کرده است. آثار او توسط ناشران برجسته (مانند راتلج، پالگریو، انتشارات دانشگاه کمبریج) و مجلات معتبر (مانند مجله اروپایی روابط بین‌الملل، مجله سیاست عمومی اروپا، ژئوپلیتیک، مجله روابط بین‌الملل و توسعه، اوستروپا، روسیه در امور جهانی) منتشر شده است. او به طور منظم در مقالات دیدگاه خود را در رسانه‌های چکی و اسلواکی و همچنین در مجله آمریکایی کامپکت منتشر می‌‌سازد. او همچنین یک برنامه هفتگی به نام «Nalevo»  (چپ) در کانال تلویزیون اینترنتی جمهوری چک ABJ دارد. در سال ۲۰۲۲، درولاک انجمن میهن‌پرست جمهوری چک «سواتوپلوک» را بنیان‌گذاری کرد و رئیس آن شد. سواتوپلوک همکاری بین نیروهای چپ محافظه‌کار و راست یهن‌پرست را با هدف مشترک دفاع از حاکمیت ملی در برابر لیبرالیسم و ترقی‌خواهی غربی ترویج می‌کند. در سال ۲۰۲۵، سواتوپلوک حدود هزار عضو پرداخت‌کننده حق عضویت و چندین ده هزار حامی داشت.

آموریم، برزیل

 (تحریریه) جمهوری چک از نظر اقتصادی به شدت به آلمان وابسته است و در سال ۲۰۲۳، توافقنامه‌ای برای همکاری نزدیک‌تر با ارتش ایالات متحده امضا کرد – که با توجه به اینکه رئیس‌جمهور پتر پاول یک ژنرال سابق ناتو است، چندان هم تعجب‌آور نیست. اما علی‌رغم تمام تلاش‌های حامیان اتحادیه اروپا و ناتو در آنجا برای سرکوب نظرات دیگر، همچنان جامعه‌شناسان سیاسی با سوابق حرفه‌ای عالی وجود دارند که به خود اجازه می‌دهند نظرات شخصی خود را داشته و آنها را بیان کنند. یکی از آنها پتر درولاک است که ما در گلوبال‌بریج خوشحالیم صدای او را آزادانه منعکس کنیم. (cm)

ماه گذشته، ایران شاهد ناآرامی‌های جدی بود که در آن صدها، و شاید حتی هزاران، ایرانی جان خود را از دست دادند – از معترضان بی‌گناه و اعضای نیروهای امنیتی گرفته تا تروریست‌هایی که به خشونت دامن زدند. اگرچه این کشور با مشکلات داخلی جدی دست و پنجه نرم می‌کند، اما علل این ناآرامی‌ها خارجی است. ایران مدت‌هاست که تحت فشار اسرائیل قرار دارد که در تلاش برای سرنگونی نظام جمهوری اسلامی است. این فشار تنها زمانی به یک تهدید وجودی برای ایران تبدیل می‌شود که آمریکا نیز به آن بپیوندد، امری که در دوران دونالد ترامپ بیش از هر زمان دیگری مصداق دارد. اما حتی دولت ترامپ نیز باید آگاه باشد که جنگ در ایران هیچ سودی برای آمریکا نداشته، بازی‌های اسرائیلی-آمریکایی پیرامون ایران برای اروپا نیز سودی نخواهد داشت.

 اولین موج تظاهرات در اواخر دسامبر آغاز گشت و ناشی از وخامت شدید اوضاع اقتصادی بود. این موج پس از آنکه سقوط ارزش پول ایران به افزایش شدید قیمت‌ها و فقیر شدن بخش‌های وسیعی از جمعیت منجر گشت، در بازار تهران آغاز شد. اگرچه وضعیت نامساعد اقتصادی تا حدودی با فساد گسترده و امتیازات الیگارشیک (حاکمیت اقلیت چپاولگر) مرتبط است، اما دو علت اصلی آن در خارج از ایران نهفته است. اولاً، این کشور از تحریم‌های اقتصادی گسترده‌ای رنج می‌برد که توسط ایالات متحده آغاز و اعمال شده‌اند. ایالات متحده همچنین در درازمدت مانع پرداخت‌های دلار به ایران می‌شود و آماده است شرکت‌های خارجی را به دلیل روابط تجاری‌شان با ایران در دادگاه‌های آمریکایی تحت پیگرد قانونی قرار دهد. دوم اینکه، با توجه به تهدید اسرائیل و آمریکا، ایران باید دائماً برای جنگ با دشمنی بسیار قوی‌تر آماده باشد، که به هزینه‌های دفاعی بسیار بالا منجر می‌شود. هیچ‌کدام از این عوامل برای اقتصاد مفید نیست. پس از یک سال ریاست‌جمهوری ترامپ، اقتصاد ایران به بحرانی شدید دچار شده ، در دسامبر به تظاهرات انجامید. با این حال، این تظاهرات مسالمت‌آمیز و عمدتاً علیه فساد بود.

 در اوایل ژانویه، موج دیگری از تظاهرات شکل گرفت، اما این بار متفاوت بود. گروه‌های مسلح به خیابان‌ها ریختند و به پلیس، مساجد و نهادهای عمومی حمله کردند. یک اعتراض خودجوش علیه فقر به حمله‌ای سازمان‌یافته و مسلحانه علیه رژیم تبدیل گشت. رژیم با حمله متقابل پاسخ داده، مهاجمان را به تروریسم متهم نمود، اینترنت را قطع کرد، به آتش پاسخ داد و دستگیری‌های جمعی را آغاز کرد. این که چه تعداد نفر کشته شده‌اند مشخص نیست. به گفته سازمان‌های "بشردوستانه" تحت حمایت مالی آمریکا، چند صد یا چند هزار مخالف رژیم کشته شدند. از سوی دیگر، دولت ایران ادعا می‌کند که در این درگیری‌ها بیش از صد نفر از اعضای نیروهای امنیتی کشته شده‌اند.

 دلیلی برای تردید وجود ندارد که این حملات خشونت‌آمیز از خارج از کشور حمایت شده‌اند. این موضوع از طریق پستی از پمپئو، رئیس سابق سیا و وزیر خارجه سابق در دولت ترامپ، روشن می‌شود که در شبکه ایکس (X) ، هم به ایرانیان معترض و هم به «عاملان موساد میان آنها» برای سال نو تبریک گفت. سرویس مخفی اسرائیل بارها ثابت کرده است که شبکه‌ای گسترده در داخل ایران دارد. اما اسرائیل برای سرنگونی رژیم به قدرت نظامی ایالات متحده نیاز دارد. اما ترامپ چندان مشتاق این ماجراجویی نیست؛ او می‌خواهد به این باور خود ادامه دهد که سال گذشته با یک حمله هوایی به تأسیسات هسته‌ای ایران، این وضعیت را بر طرف است. او اولویت‌های ایالات متحده را یا در نیمکره غربی یا در اقیانوس آرام می‌بیند. به همین دلیل است که نتانیاهو، نخست‌وزیر اسرائیل، در آستانه آشوب‌های خشونت‌آمیز در خیابان‌های ایران، از دونالد ترامپ، رئیس‌جمهور آمریکا، در فلوریدا دیدار می‌کند تا او را به انجام یک حمله نظامی دیگر علیه ایران متقاعد سازد. ترامپ آگاه است که قدرت لابی اسرائیل در آمریکا به او اجازه نمی‌دهد که نتانیاهو را نادیده بگیرد. با این حال، او پس از گفتگو با نخست‌وزیر اسرائیل، به تهران هشدار می‌دهد که به سمت تظاهرکنندگان تیراندازی نکنند. این بیشتر به خاطر بهانه‌جویی است تا نگرانی برای حقوق بشر. بیایید فعلاً این را کنار بگذاریم که آیا او می‌دانست که آن‌ها خود معترضان کشتارگر‌ میباشند.

 سناریوی غم انگیزی در ایران در حال شکل‌گیری است که فیلمنامه‌اش را از کشورهایی

می‌شناسیم که توسط دولت‌ها یا رژیم‌های نامطلوب برای آمریکا ، اداره می‌شوند. این را ما بیش از ده سال پیش در اوکراین دیدیم، رئیس‌جمهور وقت، یانوکوویچ، که حت فشار  انتخاب میان بروکسل و مسکو بود، سرانجام تصمیم گرفت به مسکو اولویت دهد. در دسامبر ۲۰۱۳، مردمی که به خاطر دور شدن از غرب مورد انتظارشان ناامید شده بودند، در کیف میدان استقلال را پر کردند. البته ممکن است آنها ساده‌لوح بوده باشند، اما این یک اعتراض عاری از خشونت‌ و واقعاً دموکراتیک بود. در ژانویه ۲۰۱۴، ترکیب اعتراضات کیف تغییر کرد؛ برخی از آرمان‌گرایان ناامید باقی ماندند، اما شبه‌نظامیان باندرا بدانها پیوستند و قاتلان گرجی نیز ظاهر گشتند. این نیروهای جدید برای بی‌اعتبار کردن رژیم یانوکوویچ، حملات مرگبار خود را هم علیه افسران پلیس و هم علیه خود معترضان انجام دادند. آنگاه وی تحت فشار داخلی و خارجی، میدان را پاکسازی کرد و کشور به تصرف نیروهای وفادار به واشنگتن افتاد.

 اما ژانویه ۲۰۲۶ در تهران با ژانویه ۲۰۱۴ در کیف متفاوت است. به دنبال خیل کشته شدگان رژیم ساقط نشده، بلکه به تثبیت آن می‌انجامد. پس از آنکه نیروهای امنیتی حملات مسلحانه را دفع کردند، دولت از مردم خواست تا در حمایت از جمهوری اسلامی اقدام نمایند. این واقعیت که رژیم توانست خیابان‌ها و میدان‌ها را نه تنها در تهران بلکه در تعدادی از مراکز استانها نیز پر کند، دست‌کم نشان می‌دهد که می‌تواند روی حمایت بخش قابل توجهی از جامعه حساب کند، حتی اگر معلوم نباشد که این بخش به چه میزان است. با این حال، این بخش به اندازه‌ای بزرگ است که مفسران آمریکایی و اسرائیلی دارای ارتباطات اطلاعاتی، علناً در مورد بی‌ثباتی رژیم ایران و احتمال سقوط آن ابراز تردید می‌کنند. با این حال، دیگران خواستار مداخله خارجی برای سرنگونی رژیم هستند.

 روند تحولات آینده نامشخص است. اگر دولت در تهران نتواند نیازهای اساسی مردم را برآورده کند، نمی‌تواند در قدرت بماند؛ و این هدف تحریم‌های فلج‌کننده‌ای است که توسط غرب تحمیل شده اند. اسرائیل مصمم به نابودی ایران است زیرا به همزیستی مسالمت‌آمیز با رژیم اسلامی باور ندارد، اما بدون آمریکا قادر به انجام این کار نخواهد بود. سؤال این است که آیا لابی اسرائیل در آمریکا می‌تواند آنها را به جنگی بکشاند که آمریکا واقعاً خواهان آن نبوده و منابع و توجه استراتژیک آمریکا را به جایی معطوف سازد که در حال حاضر به سودش نیست. آیا می‌توان ترامپ را که از اقدام موفق کماندوهای آمریکایی در ونزوئلا سرمست شده ، متقاعد سازد که همین کار در تهران نیز ممکن است؟ یا این دیدگاه واقع‌بینانه غالب خواهد شد که ایران حریفی بسیار جدی‌تر از مجموع عراق، افغانستان و ونزوئلا است؟

 در صورت وقوع یک رویارویی وجودی، ایران تنها نخواهد ماند. هرج و مرج در این منطقه مهم  از نظر استراتژیک، قطعاً برای اسرائیل مزاحمتی ایجاد نخواهد کرد، اما روسیه، چین و هند مطمعناً خواهان آن نیستند. روسیه در آن سوی دریای مازندران با ایران همسایه است و در سال‌های اخیر در حال ایجاد یک شراکت استراتژیک بوده است. چین از ایران نفت وارد می‌کند و در ماه ژانویه به ایران در مختل کردن شبکه استارلینک که قبلاً غیرقابل نفوذ تلقی می‌شد و هماهنگ‌کنندگان حمله بدان متکی بودند کمک کرد. هند در حال ایجاد یک مسیر تجاری استراتژیک به سوی اوراسیا از طریق بندر چابهار ایران بوده و پاکستان را دور می‌زند. در صورت بروز جنگ، این قدرت‌های بزرگ احتمالاً مستقیماً درگیر نخواهند شد، اما حداقل روسیه و چین می‌توانند با حمایت از رژیم تهران، یک جنگ نیابتی علیه ایالات متحده به راه بیندازند.

 همچنین روشن نیست که متحدان آمریکا در منطقه چه خواهند کرد. آنها اغلب روابط متخاصمانه‌ای با تهران دارند، اما این بدان معنا نیست که خواهان جنگی باشند که قطعاً تجارت را مختل کرده و نیز می‌تواند به حملاتی علیه دارایی‌هایشان منجر شود. علاوه بر این، آنها هیچ علاقه‌ای به تقویت اسرائیل ندارند. عربستان سعودی به وضوح اعلام کرده است که نمی‌خواهد هیچ ارتباطی با یک حمله احتمالی داشته باشد. ظاهراً ترکیه در هفته‌های اخیر اطلاعاتی را در اختیار ایران قرار داده است که به سپاه پاسداران انقلاب اسلامی امکان داده است شبه‌نظامیان کرد را عقب براند. این نیروی ضربتی طرفدار آمریکا قرار بود از طریق تهاجمی از عراق همراه با تظاهرات به بی‌ثبات‌سازی رژیم کمک کند؛ اما رجب طیب اردوغان، رئیس‌جمهور ترکیه، هر کاری که بتواند، برای تضعیف کردها انجام خواهد داد.

 اروپا به این درگیری چنان برخورد می‌کند که گویی نمی‌فهمد تا چه حد خود تحت تأثیر آن قرار دارد. برخی از نخبگان اروپایی حتی از تلاش‌های خواهان سرنگونی رژیم در تهران حمایت می‌کنند، در حالیکه لیبرال‌ها آن را سرکوبگرانه می‌دانند که شاید حق با آنها باشد. اما دلیلی ندارد که ما جوامع دیگر را با معیارهای خود بسنجیم، به‌ویژه آنکه دولت‌های اروپایی با تعدادی از رژیم‌های حتی سرکوبگرتر، مانند سلطان نشین‌های خلیج فارس، به خوبی کنار می‌آیند.

 لیبرال‌ها اگر به حقوق بشر ایرانیان عادی اهمیت می‌دهند، نباید از سیاست‌هایی که به جنگ داخلی منجر می‌شوند حمایت کنند، بلکه باید خواستار لغو فوری تحریم‌هایی گردند که به فقر می‌انجامند، زیرا این تحریم‌ها مردم عادی را به جای رهبران رژیم تحت فشار قرار می‌دهند. (تأکید از سوی ویراستاران اضافه شده است.)

 اوج این ماجرا، محافظه‌کاران ضداسلامی هستند که سرنگونی جمهوری اسلامی را گامی مطلوب در مبارزه با اسلام سیاسی می‌دانند. گویی آنها نمی‌دانند که اگر ایران در هرج و مرج فرو رود، اروپا باید منتظر موج جدیدی از مسلمانان ناامیدی باشد که احتمالاً از موج‌های قبلی نیز فراتر خواهد رفت. اما اروپا تنها در حال تأیید این است که غریزه بقای خود را از دست داده است.

 لینک به اصل مقاله پتر درولاک به زبان چکی.

 درباره نویسنده: پتر درولاک یک دانشمند، دیپلمات و فعال محافظه‌کار-چپ چکی، استاد مؤسسه سیاست و روابط بین‌الملل در دانشکده فلسفه دانشگاه بوهم غربی در پیلزن و استاد مدعو در مدرسه عالی امور بین‌الملل پاریس (PSIA) است. او سفیر جمهوری چک در فرانسه و معاون وزیر امور خارجه و پیش از فعالیت دیپلماتیک خود، مدیر مؤسسه روابط بین‌الملل بود. او حدود پنجاه کتاب و مقاله دانشگاهی در زمینه اروپای مرکزی و نظریه روابط بین‌الملل منتشر کرده است. آثار او توسط ناشران برجسته (مانند راتلج، پالگریو، انتشارات دانشگاه کمبریج) و مجلات معتبر (مانند مجله اروپایی روابط بین‌الملل، مجله سیاست عمومی اروپا، ژئوپلیتیک، مجله روابط بین‌الملل و توسعه، اوستروپا، روسیه در امور جهانی) منتشر شده است. او به طور منظم در مقالات دیدگاه خود را در رسانه‌های چکی و اسلواکی و همچنین در مجله آمریکایی کامپکت منتشر می‌‌سازد. او همچنین یک برنامه هفتگی به نام «Nalevo»  (چپ) در کانال تلویزیون اینترنتی جمهوری چک ABJ دارد. در سال ۲۰۲۲، درولاک انجمن میهن‌پرست جمهوری چک «سواتوپلوک» را بنیان‌گذاری کرد و رئیس آن شد. سواتوپلوک همکاری بین نیروهای چپ محافظه‌کار و راست میهن‌پرست را با هدف مشترک دفاع از حاکمیت ملی در برابر لیبرالیسم و ترقی‌خواهی غربی ترویج می‌کند. در سال ۲۰۲۵، سواتوپلوک حدود هزار عضو پرداخت‌کننده حق عضویت و چندین ده هزار حامی داشت.

« Nous restons unis en tant que peuple » : Kim Kielsen, président du parlement groenlandais

Kim Kielsen,ina.gl, 15/1/2026

Traduit par Tlaxcala

Kim Kielsen (Paamiut, 1966) est le président du parlement groenlandais. Il a dirigé le parti social-démocrate Siumut (En avant) de 2014 à 2020  et a été Premier ministre de 2014 à 2021.

Face à l’attention internationale considérable portée à  notre pays, il est important de rassurer la population sur le fait que nous restons unis.

Le Groenland est une nation démocratique et un peuple pacifique, qui souhaite coopérer avec le monde extérieur.

Au Groenland, nous sommes unis pour défendre les institutions démocratiques, en nous appuyant sur le droit international et l’ordre mondial qui régit l’Occident. Tout comme nous sommes unis au sein du Royaume et avec nos alliés de l’OTAN.

Les citoyens peuvent être assurés que l’Inatsisartut[1] suit la situation actuelle de près et est en dialogue étroit avec le Naalakkersuisut[2] concernant le défi auquel notre pays est confronté.

En tant que Président de l’Inatsisartut, je partage également les préoccupations de la population face à cette situation. Il est positif que les citoyens échangent leurs inquiétudes et leurs sentiments entre eux. Nous devons tous continuer à le faire, afin de garantir que nous restions unis en tant que peuple. De même, tous les membres de l’Inatsisartut tirent leur force de la cohésion qui unit les citoyens.

Nous devons chacun respecter les opinions différentes, mais nous devons aussi rester unis en tant que peuple. Tout comme nous devons nous souvenir d’écouter nos enfants et nos jeunes.

Travaillons tous à une résolution pacifique et positive de cette situation pour l’avenir du pays, et soutenons le Naalakkersuisut dans ses efforts pour trouver une solution.

N’oublions pas que le Groenland appartient au peuple groenlandais !
Le peuple groenlandais détermine lui-même son avenir !
Erfalasorput[3] flottera pour toujours sur notre pays !

Kim Kielsen
Président de l’Inatsisartut


[1] Parlement groenlandais (31 députés élus pour 4 ans)

[2] Gouvernement du territoire

[3] « Notre drapeau », couramment appelé Aappalaartoq (« le rouge »)


LE GROENLAND VEUT RACHETER LES USA
 Le Premier ministre groenlandais, Kim Kielsen, a proposé hier de racheter les USA. «  C'est Leif L'Heureux qui a découvert l'Amérique et son père, Erik le Rouge, qui a découvert le Groenland et s'y est installé. Il est donc tout à fait naturel pour nous de racheter les USA », déclare Kim Kielsen. Il n'a pas encore fixé de prix, mais estime qu'il devrait être relativement bas compte tenu de la dette nationale colossale des USA.
«  Et si nous incluons Trump dans la transaction, le prix sera bien sûr encore plus bas », ajoute-t-il.
Chronique satirique du quotidien Politiken, 19/8/2019

18/01/2026

الخيانة لا تُورَّث، بل تُختار
La traición no se hereda, se elige

 

COMUNICADO OFICIAL – UPAL

La traición no se hereda, se elige

La Unión Palestina de América Latina (UPAL) expresa su más enérgico rechazo a la visita del presidente electo de Honduras, Nasry Asfura, a Jerusalén ocupada, y a su encuentro con el presidente del Estado de Israel, Isaac Herzog, en un acto que legitima la ocupación, el despojo y el apartheid contra el pueblo palestino.

Resulta profundamente indignante que una persona descendiente de palestinos de primera generación, cuyos ancestros fueron víctimas directas del despojo, la expulsión y la colonización sionista, decida posar sonriente junto a los responsables políticos de un régimen acusado internacionalmente de crímenes de guerra, limpieza étnica y violaciones sistemáticas a los derechos humanos.

La historia no se borra con una fotografía ni con un apretón de manos.

La sangre palestina no se lava con diplomacia servil.

Nasry Asfura no representa al pueblo palestino, ni a su diáspora, ni mucho menos a los palestinos cristianos, que han sufrido el mismo desplazamiento, la misma ocupación y la misma negación de derechos que el resto de nuestro pueblo. Su visita no es un gesto de paz, sino un acto político de alineamiento con el sionismo y con la agenda imperial promovida por Donald Trump y sus herederos políticos en América Latina.

Desde UPAL denunciamos este acto como:

Una traición moral a la memoria palestina.

Una legitimación de la ocupación de Palestina.

Una burla al sufrimiento de Gaza, Cisjordania y Jerusalén Este.

Ser descendiente de palestinos no otorga inmunidad ética.

La dignidad se defiende con coherencia, no con conveniencia política.

El pueblo palestino, en la diáspora y en su tierra ocupada, no olvida ni acepta que se utilice su origen como adorno mientras se estrechan manos manchadas de sangre.

Palestina no se negocia.

Jerusalén no se vende.

La dignidad no se traiciona.

Unión Palestina de América Latina – UPAL

América Latina, enero de 2026

بيان رسمي – اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية  (UPAL)

الخيانة لا تُورَّث، بل تُختار

يُعبّر اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية (UPAL) عن إدانته ورفضه القاطعين لزيارة الرئيس المنتخب لهندوراس، نصري عصفورة، إلى القدس المحتلة، ولقائه برئيس دولة الاحتلال الإسرائيلي إسحاق هرتسوغ، في خطوة تُشكّل شرعنةً للاحتلال والتجريد من الأرض ونظام الفصل العنصري المفروض على الشعب الفلسطيني.

إنه لأمر مخزٍ ومؤلم أن يُقدِم شخص من أصول فلسطينية من الجيل الأول، تعرّض أسلافه للاقتلاع والتهجير القسري والاستعمار الصهيوني، على الظهور مبتسمًا إلى جانب رموز نظام متهم دوليًا بارتكاب جرائم حرب وتطهير عرقي وانتهاكات ممنهجة لحقوق الإنسان.

التاريخ لا يُمحى بصورة،

ولا تُغسَل الدماء الفلسطينية بمصافحة.

إن نصري عصفورة لا يُمثّل الشعب الفلسطيني، ولا جالياته في الشتات، ولا سيّما الفلسطينيين المسيحيين الذين ذاقوا ذات المعاناة من الاحتلال والتهجير وسلب الحقوق. إن زيارته ليست فعل سلام، بل موقف سياسي صريح في الانحياز إلى الصهيونية وإلى الأجندة الإمبريالية التي روّج لها دونالد ترامب ومن يسيرون على نهجه في أمريكا اللاتينية.

إن اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية يعتبر هذا التصرف:

خيانة أخلاقية لذاكرة الشعب الفلسطيني،

تشريعًا للاحتلال الإسرائيلي لفلسطين،

استهزاءً بآلام غزة والضفة الغربية والقدس الشرقية.

الانتماء الفلسطيني لا يمنح حصانة أخلاقية.

الكرامة تُدافَع عنها بالموقف المبدئي لا بالمصلحة السياسية.

إن الشعب الفلسطيني، في الوطن وفي الشتات، لا ينسى ولا يقبل أن يُستغل أصله كزينة رمزية بينما تُصافَح أيادٍ ملطخة بدماء الأبرياء.

فلسطين ليست للمساومة.

القدس ليست للبيع.

والكرامة لا تُخَان.

اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية – UPAL

أمريكا اللاتينية – كانون الثاني / يناير 2026