He aquí una entrevista a Fausto Giudice por Siman Khoury en el programa #PalestinosPorElMundo de WOW TV El Salvador
He aquí una entrevista a Fausto Giudice por Siman Khoury en el programa #PalestinosPorElMundo de WOW TV El Salvador
Dahlia
Scheindlin, Haaretz, 16/01/2026
Traduit par Tlaxcala
Des
Israéliens qui n’ont jamais rejoint de manifestations pour leurs concitoyens
tués en nombre sans précédent dans une vague de violence criminelle et n’envisageraient
pas de manifester pour les civils de Gaza, sont consternés par ce qu’ils
perçoivent comme le silence de la gauche mondiale sur l’Iran.
Depuis que
le massacre de ses citoyens par le régime iranien a commencé la semaine
dernière, des Israéliens et des figures pro-israéliennes dénoncent l’hypocrisie
mondiale. Ils voulaient savoir : où étaient les manifestants à travers le monde
et sur les campus universitaires pour soutenir les droits humains en Iran et
contre la dictature meurtrière ? Mercredi, même Piers Morgan
s’est plaint que les manifestations propalestiniennes n’ont jamais vraiment été
à propos de droits humains, mais une couverture pour la haine envers Israël et
les Juifs.
Le message s’est
répandu avec une efficacité stupéfiante. Vendredi dernier, un commentateur
israélien populaire a dénoncé l’absence de manifestations
de masse en Occident. Dès lundi, des voix palestiniennes parodiaient
déjà le message. Une animatrice
de télévision israélienne a posté avec indignation contre des célébrités américaines qui portaient des pins de protestation
contre l’ICE et la mort de Renee Good dans le Minnesota la semaine dernière,
plutôt que de soutenir l’Iran.
Le diffuseur
public israélien Kan a diffusé un long segment
mettant en vedette la directrice de l’organisation de droite Stand With Us et l’ancienne
porte-parole du gouvernement israélien Eylon Levy – expliquant patiemment que « rien »
ne se passe dans le monde pour soutenir les Iraniens, car l’activisme
palestinien n’était qu’une campagne organisée contre Israël et les Juifs.
Exploiter
les horreurs auxquelles l’Iran est confronté pour marquer un point pour la
diplomatie publique israélienne – connue en hébreu sous le nom de hasbara
– est avant tout une distraction grotesque des événements en Iran. Et ce n’est
que le début de ce qui ne va pas dans cet argument.
Premièrement,
absolument : Les peuples du monde devraient soutenir les Iraniens
essayant de renverser un régime violent, fondamentaliste, oppressif et chauvin.
Je souhaite qu’ils le fassent, de la même manière que je souhaite que plus de gens se mobilisent pour soutenir l’Ukraine et le Soudan.
Les
Israéliens devraient également être dans les rues pour manifester. Ils devraient s’exprimer
pour protéger la vie des citoyens arabo-palestiniens d’Israël, qui sont tués
dans des attaques criminelles à un rythme de plus d’un par jour en 2026, tandis
que les forces de l’ordre sont pratiquement indifférentes.
Incompréhensiblement, presque aucun Israélien juif ne le fait. 99,9 % des
Israéliens juifs n’envisageraient jamais non plus de manifester pour les civils
palestiniens à Gaza. Alors oui, absolument, le monde est hypocrite et injuste,
et les Israéliens n’ont pas la crédibilité pour s’en plaindre.
Mais l’accusation
est aussi curieuse d’un point de vue factuel, étant donné qu’il y a eu
des manifestations littéralement à travers le monde pour les Iraniens : Londres
; Manchester
; Paris ; Berlin ; Hambourg ; Munich ; Vienne ; Bruxelles
; Finlande ; Washington
DC ; Los Angeles – où des gens ont été percutés par un camion ; Madrid ;
Sydney,
et dans au moins quatre villes canadiennes – Montréal, Toronto, Ottawa et Vancouver (« Ma vidéo ne
capture pas combien de personnes sont là mais il y en a beaucoup », a
écrit un ami à Vancouver). Des actes de provocation devant des ambassades et
des remplacements de drapeaux du régime ont été signalés à Séoul, Prague, Stockholm et
Ljubljana, Slovénie.

Des
Iraniens résidant en Arménie tiennent une manifestation de solidarité avec les
manifestants iraniens, devant l’ambassade d’Iran à Erevan jeudi. Photo Karen
Minasyan / AFP
Personne ne
suivant la ligne de la hasbara n’a mentionné cette mobilisation
mondiale. C’est compréhensible – avec seulement Reuters,
CBC,
Euronews, la couverture des médias sociaux et des médias locaux, il faudrait un
googlage intrépide pour découvrir les manifestations.
Ah, l’argument
serait : mais ce ne sont que des Iraniens de la diaspora, pas d’autres. Où
sont les citoyens occidentaux de gauche, progressistes ? De façon anecdotique,
il y a une part de vérité là-dedans. Mais je devine que ces critiques n’ont pas
examiné les images, inspecté les visages ou appelé des amis dans ces lieux
lointains pour vérifier, quand une impression idéologiquement motivée suffit.
J’ai fait
des appels. J’ai parlé à Sara Bazoobandi, une Iranienne de la diaspora qui est
chercheuse à l’Institut pour la politique de sécurité de l’Université de Kiel
en Allemagne. Elle a exprimé une certaine frustration qu’il n’y ait pas plus de
libéraux occidentaux rejoignant la cause. Elle a aussi mentionné une belle
histoire à propos d’une femme allemande juive âgée qui l’a abordée lors d’une
manifestation à Hambourg, pour exprimer son soutien. Il est peu probable que
cette femme ait été la seule supportrice non iranienne là-bas.
Mais ignorer
les manifestations de la diaspora iranienne est un message en soi. Si les
Iraniens manifestant à travers le monde ne comptent pas, cela ne voudrait-il
pas dire que les manifestants palestino-usaméricains ne comptent pas non plus ?
Ensuite, les
théoriciens de l’hypocrisie diront ah, mais il n’y a pas de manifestations sur
les campus soutenant les droits humains en Iran. Le spécialiste des études
juives Tomer Persico sait pourquoi : c’est parce que les
étudiants universitaires occidentaux sont affligés par une dissonance
cognitive. N’attendez pas de preuve – son opinion fermement ancrée devra
suffire.

Des
citoyens arabes d’Israël manifestent à Jérusalem l’année dernière, demandant à
la police d’en faire plus pour stopper la criminalité dans leur communauté.
Photo Olivier Fitoussi
Explications
alternatives et logiques
Mais le fait
demeure qu’il y a peu de manifestations de masse d’USAméricains ou d’Occidentaux
au-delà des groupes de la diaspora iranienne, ou d’étudiants universitaires de
diverses origines. Pourquoi ?
Une
explication différente pourrait s’appuyer sur des différences empiriques entre
l’Iran et Gaza. Les étudiants et les citoyens savent que leurs institutions ou
pays soutiennent le côté qu’ils considèrent comme l’agresseur dans le conflit
israélo-palestinien. Vous pouvez être d’accord ou pas, mais ce n’est pas une « dissonance
cognitive » de le croire. Vous pouvez argumenter sur un deux poids-deux
mesures, mais en Occident, tout le monde sait qu’Israël prétend être une
démocratie tout en réprimant les Palestiniens depuis toute son histoire, vous
rétorqueront-ils alors.
Les
Occidentaux savent aussi que les actions d’Israël ne sont possibles qu’avec le
soutien politique, économique et militaire énorme et à long terme de leurs pays
à l’État juif.
Quand les
gens manifestent, ils demandent généralement quelque chose. Même quelques
centaines de personnes à Montréal ont manifesté à propos de l’Iran devant une station de
nouvelles, pour exiger une couverture plus complète des
atrocités du régime iranien.
Les manifestants aux USA pour les Palestiniens exigeaient une pression
gouvernementale sur Israël pour qu’il cesse de permettre la guerre ; les
étudiants exigeaient que les universités se désengagent, même sans savoir
comment cela fonctionne. Personne n’aurait jamais dû ignorer le 7 octobre, et
une tache d’immoralité et de malhonnêteté reste sur quiconque l’a fait.
Des
tentes abritant des familles palestiniennes déplacées installées le long du
rivage à Gaza Ville, cette semaine. Photo Omar Al-Qattaa / AFP
Exiger qu’Israël
arrête une guerre qui implique un siège massif et des meurtres de civils à Gaza
équivaut à demander aux USAméricains que les USA agissent contre l’agresseur en
Iran tuant des civils. Sauf que le gouvernement usaméricain fait cela depuis
des décennies.
L’Amérique a
imposé des sanctions au régime à partir de 1979.
Celles-ci sont devenues un vaste réseau de sanctions et de limitations au fil des
ans, avec seulement une pause partielle et limitée sous le JCPOA, l’accord
nucléaire iranien de 2015, puis réimposées en 2018 lorsque les USA se sont retirés.
En septembre, le Conseil européen a également réinstauré ses sanctions,
suite au « retour automatique » à la fin de l’accord de 2015. Et nul
besoin de rappeler que les USA ont déjà agi militairement contre l’Iran, aux
côtés d’Israël, en juin dernier.
Quelques
jours après les rapports faisant état de tueries de manifestants par le régime,
le président Trump a annoncé des droits de douane usaméricains de 25% sur les pays commerçant
avec Téhéran. Et au moment où ces lignes sont écrites, le monde est en alerte
maximale pour une autre frappe militaire usaméricaine possible contre l’Iran. Ceux qui
détestent le régime iranien pourraient ne pas avoir d’autres demandes
supplémentaires, pour l’instant. Il est difficile d’exiger que votre université
se désengage lorsqu’elle n’est pas investie dans des entreprises iraniennes.
Maintenant,
si vous êtes USAméricain et que vous vous opposez au régime israélien pour l’occupation
et le siège extrême, les punitions collectives et les bombardements aveugles de
Gaza en réponse au 7 octobre, vous exigerez que votre gouvernement fasse tout
différemment : qu’il cesse de financer, d’armer et de fournir l’armure
diplomatique impénétrable pour Israël qui a assuré que sa guerre à Gaza dure
depuis deux années horribles, et n’est pas tout à fait terminée.
Des USAméricains
juifs ont manifesté en novembre 2023 pour
exiger la libération des otages. En fait, la plus grande partie de l’activisme
juif usaméricain et pro-israélien s’est concentré sur les otages. Mais avec le
gouvernement usaméricain sous Joe Biden puis Trump travaillant déjà à cet
objectif, combien de manifestations de masse devaient-ils organiser ?
Toutes les
manifestations propalestiniennes sont-elles pures de cœur et dépourvues d’arrière-pensées
ou d’hypocrisie ? Non. Devrait-il y avoir une bien plus grande solidarité dans
ce monde pour tous les peuples cruellement tués par leurs régimes misérables ?
Absolument. Mais l’accusation pro-israélienne contre le faux « silence
mondial » sur l’Iran, venant de personnes qui n’envisageraient jamais de manifester
pour sauver les enfants de Gaza, reflète une dissonance cognitive, et morale.
Alors qu’Oman et l’Arabie saoudite poussent à des pourparlers usaméricano-iraniens, et que Steve Witkoff expose les conditions de négociation, l’hypothèse selon laquelle Trump serait irrémédiablement engagé sur une voie militaire doit être accueillie avec un scepticisme salutaire.
Zvi Bar’el, Haaretz, 19/01/2026
Traduit
par Tlaxcala
Résumé
Les USA pèsent leurs options concernant l’Iran alors que les protestations s’apaisent dans la République islamique et que le bilan des morts reste incertain. Malgré les postures militaires, l’histoire des tentatives avortées de changement de régime plane en toile de fond, mettant en garde contre une action précipitée. Tandis que le régime iranien reste résilient, les canaux diplomatiques persistent malgré les pressions régionales et la possibilité de reprises des négociations nucléaires, en dépit de la répression violente de la dissidence.
La plus
grande vague de manifestations que l’Iran ait connue depuis la Révolution
islamique de 1979 semble s’être dissipée, selon des rapports. Quelques
manifestants se rassemblent encore dans quelques villes et des milliers de
détenus sont retenus dans des centres de détention, en attente de jugement.
Le nombre
exact de morts est inconnu. Reuters a cité un officiel iranien qui a estimé qu’au
moins 5 000 personnes, dont 500 membres des forces de sécurité, ont été tuées.
Leurs familles ont commencé le processus de deuil, les parents ont peur d’envoyer
leurs enfants à l’école, et tout le pays attend avec impatience de voir ce que
le régime va faire maintenant.
L’expérience
suggère que ni les procès-spectacles ni les exécutions ne cesseront. Cependant,
ces dernières seront vraisemblablement menées avec parcimonie, étalées dans le
temps, afin de ne pas déclencher le retour des masses dans la rue, ou l’ « aide »
usaméricaine promise et arrêtée au dernier moment.

Une
femme iranienne marche dans une rue de Téhéran, Iran, mardi. Photo Majid Asgaripour/Reuters
La décision usaméricaine
de ne pas attaquer peut s’expliquer de plusieurs façons. La pression intense de
certains États arabes, ainsi que les scénarios cauchemardesques présentés au
président Trump et aux hautes figures de son administration par les dirigeants
du Golfe, d’Égypte et de Turquie y ont largement contribué.
Les
interlocuteurs de Trump ont pointé un manque de préparation suffisante et de
plan d’attaque efficace, ainsi que la possibilité d’une guerre civile éclatant
en conséquence. S’ajoutait à cela une crainte réelle que des bombardements
intensifs ne tuent et blessent de nombreux civils et ne changent le sentiment
de l’opinion publique.
L’argument
final contre une attaque usaméricaine était l’absence d’une direction
authentique et convenue à l’intérieur de l’Iran capable de gérer les affaires
du pays, ainsi qu’un appel signalé d’Israël invoquant un manque de ressources et d’arrangements défensifs pour contrer
une riposte iranienne.
Dans un
processus décisionnel ordonné, ces arguments auraient été présentés au
président avant son assurance que l’USAmérique soutiendrait les manifestants –
et avant qu’il ne déclare que l’armée usaméricaine était « en position et
prête à tirer » [locked and loaded] pour une attaque. Ces arguments
sont valables même alors qu’une attaque militaire semble inévitable.
Ce n’est pas
la première fois que les USA encouragent des manifestants à renverser un
régime. En 1991, le président George H.W. Bush avait appelé les chiites en Irak
à se soulever contre Saddam Hussein, promettant de leur porter secours. Saddam,
contraint par un accord de cessez-le-feu qui lui interdisait d’utiliser des
avions de chasse, a déployé sa flotte d’hélicoptères et son artillerie contre
les rebelles chiites, massacrant des milliers de personnes et écrasant la
révolte.
En mars
2011, une coalition internationale dirigée par l’OTAN est intervenue contre le
régime de Mouammar Kadhafi pour protéger les civils libyens. La Grande-Bretagne
et la France ont dirigé la campagne de huit mois sous un commandement conjoint
avec les USA. Des milliers de sorties aériennes et de bombardements ont été
menés, accompagnés de forces spéciales au sol.
En octobre
2011, Kadhafi était renversé et tué, et la Libye est devenue un pays divisé.
Sans chef convenu, une guerre civile sanglante a éclaté, qui se poursuit à ce
jour. L’opération militaire a été définie comme un échec complet, que des
études et des rapports de renseignement ont principalement attribué au manque
de planification pour le « jour d’après ».
Les leçons
de ces deux épisodes sont importantes à retenir alors que des forces usaméricaines
se concentreraient dans la région et que le porte-avions USS Abraham Lincoln
avance. Des mouvements qui alimentent les spéculations selon lesquelles les USA
se préparent à renouveler leur campagne contre l’Iran pour porter un coup
mortel au régime.
La présence
renforcée de l’armée usaméricaine et les préparatifs efficaces pour se défendre
contre une réponse iranienne ne changent pas les conditions fondamentales
caractérisant le contrôle du régime en Iran et l’incertitude quant aux
conséquences politiques d’une action militaire.
L’armée
iranienne, les Gardiens de la révolution, la force entièrement volontaire des
Bassidji et la police sont restés loyaux au régime, et
il n’y a pas de rapports de désertions massives dans leurs rangs. Des dizaines
de milliers de membres des forces de sécurité continuent de patrouiller dans
les rues des grandes villes, où une sorte de loi martiale a été imposée et des
centaines de citoyens continuent d’être arrêtés quotidiennement.
Le régime
est structuré de telle sorte que l’ordre dirigeant continuera même si le guide
suprême l’ayatollah Ali Khamenei est éliminé, et il ne manque pas de candidats
pour le remplacer. Khamenei, 86 ans, a nommé un comité il y a environ un an
pour trouver son successeur dans le cadre de son obligation constitutionnelle.

Un
homme tient une affiche du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei lors
d’une cérémonie funéraire pour un groupe de forces de sécurité, tuées lors de
manifestations anti-gouvernementales, à Téhéran, Iran, mercredi. Photo Vahid
Salemi/AP
Un
démantèlement complet des mécanismes de pouvoir et de contrôle du régime
pourrait nécessiter une contre-révolution complète et radicale d’une ampleur
similaire à celle de la Révolution islamique. Mais les soldats, durant cette
révolution, avaient refusé de tirer sur les manifestants, alors qu’aujourd’hui
le régime a les Gardiens de la révolution et les Bassidji à sa disposition.
En même
temps, il est douteux que le public iranien, ayant subi des coups sans
précédent, soit disposé ou capable de retourner dans la rue de sitôt simplement
parce que Trump démontre une détermination à intervenir militairement.
Il est
important de noter que c’est le public qui a initié les manifestations,
devenues les plus importantes depuis la Révolution islamique, et non une
promesse d’aide usaméricaine. Les encouragements usaméricains ne sont venus qu’après
le développement des manifestations, alimentant les craintes que le
renversement du gouvernement ne devienne une « réalisation » usaméricaine,
reproduisant le renversement en 1953 du gouvernement de Mohammad Mossadegh par
les renseignements usaméricains et britanniques.
Le jeu de
devinettes entourant la possibilité que Trump entreprenne une action militaire
a créé l’impression que c’est la seule voie pour résoudre la « question
iranienne ». Mais la voie diplomatique n’est pas encore fermée. Trump
lui-même a divulgué un message de Téhéran exprimant un désir de reprendre les
négociations nucléaires, ajoutant qu’une rencontre était en préparation.
La rencontre
a été annulée lorsque l’ampleur du massacre des manifestants est devenue
connue, remplacée par la menace d’une attaque, qui a été arrêtée « à la
dernière minute » après que l’Iran a suspendu une série d’exécutions
planifiées.
L’activité
diplomatique n’a pas cessé pendant les jours de troubles. Oman et l’Arabie
saoudite, qui ont mis en garde Trump contre une action militaire en
particulier, explorent la possibilité de reprogrammer la rencontre et de
reprendre les négociations intensives en vue d’un accord.

L’envoyé
spécial usaméricain Steve Witkoff lors d’une conférence de presse lors du
sommet dit de la « Coalition des volontaires » au palais de l’Élysée
à Paris, France, janvier. Photo Ludovic Marin/Reuters
En marge d’une
conférence du Conseil israélo-usaméricain en Floride jeudi, l’envoyé de Trump
Steve Witkoff n’a pas exclu la possibilité d’une résolution
diplomatique et a même énuméré les questions que l’Iran devrait inclure dans un
accord : la réduction de son stock de missiles, le retrait des quelque deux
tonnes d’uranium enrichi à différents degrés en sa possession et les
organisations proxy travaillant pour le compte de l’Iran. Les droits humains,
la libération des détenus et la fin de la répression n’étaient pas dans la
liste. Witkoff a dit croire que l’Iran serait disposé à faire des compromis en
raison de sa situation économique désastreuse.
Tout comme
il serait imprudent d’attendre avec impatience une rencontre diplomatique
irano-usaméricaine, nous devrions traiter la conclusion que Trump n’a d’autre
choix que d’utiliser la force contre l’Iran et de renverser le régime avec une
dose appropriée de scepticisme.
بحران ایران: بیمسئولیتی آمریکا و حماقت اروپا
۱۸ ژانویه ۲۰۲۶ نویسنده: پتر درولاک
globalbridge.ch
لینک به اصل مقاله پتر درولاک به زبان چکی
بفارسی از حمید بهشتی با استفاده از هوش مصنوعی
درباره نویسنده: پتر
درولاک یک دانشمند، دیپلمات و فعال محافظهکار-چپ چکی، استاد مؤسسه سیاست و روابط
بینالملل در دانشکده فلسفه دانشگاه بوهم غربی در پیلزن و استاد مدعو در مدرسه
عالی امور بینالملل پاریس (PSIA) است. او سفیر جمهوری چک در فرانسه و معاون وزیر امور
خارجه و پیش از فعالیت دیپلماتیک خود، مدیر مؤسسه روابط بینالملل بود. او حدود
پنجاه کتاب و مقاله دانشگاهی در زمینه اروپای مرکزی و نظریه روابط بینالملل منتشر
کرده است. آثار او توسط ناشران برجسته (مانند راتلج، پالگریو، انتشارات دانشگاه
کمبریج) و مجلات معتبر (مانند مجله اروپایی روابط بینالملل، مجله سیاست عمومی
اروپا، ژئوپلیتیک، مجله روابط بینالملل و توسعه، اوستروپا، روسیه در امور جهانی)
منتشر شده است. او به طور منظم در مقالات دیدگاه خود را در رسانههای چکی و
اسلواکی و همچنین در مجله آمریکایی کامپکت منتشر میسازد. او همچنین یک برنامه
هفتگی به نام «Nalevo» (چپ) در کانال تلویزیون
اینترنتی جمهوری چک ABJ دارد. در سال ۲۰۲۲، درولاک انجمن میهنپرست جمهوری چک
«سواتوپلوک» را بنیانگذاری کرد و رئیس آن شد. سواتوپلوک همکاری بین نیروهای چپ
محافظهکار و راست یهنپرست را با هدف مشترک دفاع از حاکمیت ملی در برابر
لیبرالیسم و ترقیخواهی غربی ترویج میکند. در سال ۲۰۲۵، سواتوپلوک
حدود هزار عضو پرداختکننده حق عضویت و چندین ده هزار حامی داشت.
(تحریریه) جمهوری چک از نظر اقتصادی به شدت به آلمان وابسته است و در سال ۲۰۲۳، توافقنامهای برای همکاری نزدیکتر با ارتش ایالات متحده امضا کرد – که با توجه به اینکه رئیسجمهور پتر پاول یک ژنرال سابق ناتو است، چندان هم تعجبآور نیست. اما علیرغم تمام تلاشهای حامیان اتحادیه اروپا و ناتو در آنجا برای سرکوب نظرات دیگر، همچنان جامعهشناسان سیاسی با سوابق حرفهای عالی وجود دارند که به خود اجازه میدهند نظرات شخصی خود را داشته و آنها را بیان کنند. یکی از آنها پتر درولاک است که ما در گلوبالبریج خوشحالیم صدای او را آزادانه منعکس کنیم. (cm)
ماه گذشته، ایران شاهد ناآرامیهای جدی بود که در آن صدها، و شاید حتی هزاران، ایرانی جان خود را از دست دادند – از معترضان بیگناه و اعضای نیروهای امنیتی گرفته تا تروریستهایی که به خشونت دامن زدند. اگرچه این کشور با مشکلات داخلی جدی دست و پنجه نرم میکند، اما علل این ناآرامیها خارجی است. ایران مدتهاست که تحت فشار اسرائیل قرار دارد که در تلاش برای سرنگونی نظام جمهوری اسلامی است. این فشار تنها زمانی به یک تهدید وجودی برای ایران تبدیل میشود که آمریکا نیز به آن بپیوندد، امری که در دوران دونالد ترامپ بیش از هر زمان دیگری مصداق دارد. اما حتی دولت ترامپ نیز باید آگاه باشد که جنگ در ایران هیچ سودی برای آمریکا نداشته، بازیهای اسرائیلی-آمریکایی پیرامون ایران برای اروپا نیز سودی نخواهد داشت.
دلیلی برای تردید وجود ندارد که این حملات خشونتآمیز از خارج از کشور حمایت شدهاند. این موضوع از طریق پستی از پمپئو، رئیس سابق سیا و وزیر خارجه سابق در دولت ترامپ، روشن میشود که در شبکه ایکس (X) ، هم به ایرانیان معترض و هم به «عاملان موساد میان آنها» برای سال نو تبریک گفت. سرویس مخفی اسرائیل بارها ثابت کرده است که شبکهای گسترده در داخل ایران دارد. اما اسرائیل برای سرنگونی رژیم به قدرت نظامی ایالات متحده نیاز دارد. اما ترامپ چندان مشتاق این ماجراجویی نیست؛ او میخواهد به این باور خود ادامه دهد که سال گذشته با یک حمله هوایی به تأسیسات هستهای ایران، این وضعیت را بر طرف است. او اولویتهای ایالات متحده را یا در نیمکره غربی یا در اقیانوس آرام میبیند. به همین دلیل است که نتانیاهو، نخستوزیر اسرائیل، در آستانه آشوبهای خشونتآمیز در خیابانهای ایران، از دونالد ترامپ، رئیسجمهور آمریکا، در فلوریدا دیدار میکند تا او را به انجام یک حمله نظامی دیگر علیه ایران متقاعد سازد. ترامپ آگاه است که قدرت لابی اسرائیل در آمریکا به او اجازه نمیدهد که نتانیاهو را نادیده بگیرد. با این حال، او پس از گفتگو با نخستوزیر اسرائیل، به تهران هشدار میدهد که به سمت تظاهرکنندگان تیراندازی نکنند. این بیشتر به خاطر بهانهجویی است تا نگرانی برای حقوق بشر. بیایید فعلاً این را کنار بگذاریم که آیا او میدانست که آنها خود معترضان کشتارگر میباشند.
میشناسیم
که توسط دولتها یا رژیمهای نامطلوب برای آمریکا ، اداره میشوند. این را ما بیش
از ده سال پیش در اوکراین دیدیم، رئیسجمهور وقت، یانوکوویچ، که حت فشار انتخاب میان بروکسل و مسکو بود، سرانجام تصمیم
گرفت به مسکو اولویت دهد. در دسامبر ۲۰۱۳،
مردمی که به خاطر دور شدن از غرب مورد انتظارشان ناامید شده بودند، در کیف میدان
استقلال را پر کردند. البته ممکن است آنها سادهلوح بوده باشند، اما این یک اعتراض
عاری از خشونت و واقعاً دموکراتیک بود. در ژانویه ۲۰۱۴، ترکیب اعتراضات کیف تغییر کرد؛ برخی از آرمانگرایان ناامید باقی
ماندند، اما شبهنظامیان باندرا بدانها پیوستند و قاتلان گرجی نیز ظاهر گشتند. این
نیروهای جدید برای بیاعتبار کردن رژیم یانوکوویچ، حملات مرگبار خود را هم علیه
افسران پلیس و هم علیه خود معترضان انجام دادند. آنگاه وی تحت فشار داخلی و خارجی،
میدان را پاکسازی کرد و کشور به تصرف نیروهای وفادار به واشنگتن افتاد.
Traduit par Tlaxcala
Kim Kielsen (Paamiut, 1966) est le président du parlement groenlandais. Il a dirigé le parti social-démocrate Siumut (En avant) de 2014 à 2020 et a été Premier ministre de 2014 à 2021.
Face à l’attention internationale considérable portée à notre pays, il est important de rassurer la
population sur le fait que nous restons unis.
Le Groenland est une nation démocratique et un peuple
pacifique, qui souhaite coopérer avec le monde extérieur.
Au Groenland, nous sommes unis pour défendre les
institutions démocratiques, en nous appuyant sur le droit international et
l’ordre mondial qui régit l’Occident. Tout comme nous sommes unis au sein du
Royaume et avec nos alliés de l’OTAN.
Les citoyens peuvent être assurés que l’Inatsisartut[1]
suit la situation actuelle de près et est en dialogue étroit avec le
Naalakkersuisut[2]
concernant le défi auquel notre pays est confronté.
En tant que Président de l’Inatsisartut, je partage
également les préoccupations de la population face à cette situation. Il est
positif que les citoyens échangent leurs inquiétudes et leurs sentiments entre
eux. Nous devons tous continuer à le faire, afin de garantir que nous restions
unis en tant que peuple. De même, tous les membres de l’Inatsisartut tirent
leur force de la cohésion qui unit les citoyens.
Nous devons chacun respecter les opinions différentes, mais
nous devons aussi rester unis en tant que peuple. Tout comme nous devons nous
souvenir d’écouter nos enfants et nos jeunes.
Travaillons tous à une résolution pacifique et positive de
cette situation pour l’avenir du pays, et soutenons le Naalakkersuisut dans ses
efforts pour trouver une solution.
Kim Kielsen
Président de l’Inatsisartut
[1]
Parlement groenlandais (31 députés élus pour 4 ans)
[2]
Gouvernement du territoire
[3] « Notre
drapeau », couramment appelé Aappalaartoq (« le rouge »)
LE GROENLAND VEUT RACHETER LES USALe Premier ministre groenlandais, Kim Kielsen, a proposé hier de racheter les USA. « C'est Leif L'Heureux qui a découvert l'Amérique et son père, Erik le Rouge, qui a découvert le Groenland et s'y est installé. Il est donc tout à fait naturel pour nous de racheter les USA », déclare Kim Kielsen. Il n'a pas encore fixé de prix, mais estime qu'il devrait être relativement bas compte tenu de la dette nationale colossale des USA.« Et si nous incluons Trump dans la transaction, le prix sera bien sûr encore plus bas », ajoute-t-il.Chronique satirique du quotidien Politiken, 19/8/2019
الخيانة لا تُورَّث، بل تُختار
La traición no se hereda, se elige
|
COMUNICADO OFICIAL – UPAL La traición no se hereda, se elige La Unión Palestina de América Latina (UPAL) expresa
su más enérgico rechazo a la visita del presidente electo de Honduras, Nasry
Asfura, a Jerusalén ocupada, y a su encuentro con el presidente del Estado de
Israel, Isaac Herzog, en un acto que legitima la ocupación, el despojo y el
apartheid contra el pueblo palestino. Resulta profundamente indignante que una persona
descendiente de palestinos de primera generación, cuyos ancestros fueron
víctimas directas del despojo, la expulsión y la colonización sionista,
decida posar sonriente junto a los responsables políticos de un régimen
acusado internacionalmente de crímenes de guerra, limpieza étnica y
violaciones sistemáticas a los derechos humanos. La historia no se borra con una fotografía ni con un
apretón de manos. La sangre palestina no se lava con diplomacia
servil. Nasry Asfura no representa al pueblo palestino, ni a
su diáspora, ni mucho menos a los palestinos cristianos, que han sufrido el
mismo desplazamiento, la misma ocupación y la misma negación de derechos que
el resto de nuestro pueblo. Su visita no es un gesto de paz, sino un acto
político de alineamiento con el sionismo y con la agenda imperial promovida
por Donald Trump y sus herederos políticos en América Latina. Desde UPAL denunciamos este acto como: Una traición moral a la memoria palestina. Una legitimación de la ocupación de Palestina. Una burla al sufrimiento de Gaza, Cisjordania y
Jerusalén Este. Ser descendiente de palestinos no otorga inmunidad
ética. La dignidad se defiende con coherencia, no con
conveniencia política. El pueblo palestino, en la diáspora y en su tierra
ocupada, no olvida ni acepta que se utilice su origen como adorno mientras se
estrechan manos manchadas de sangre. Palestina no se negocia. Jerusalén no se vende. La dignidad no se traiciona. Unión Palestina de América Latina – UPAL América
Latina, enero de 2026 |
بيان رسمي – اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية (UPAL) الخيانة لا تُورَّث، بل تُختار يُعبّر اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية
(UPAL) عن إدانته ورفضه القاطعين
لزيارة الرئيس المنتخب لهندوراس، نصري عصفورة، إلى القدس المحتلة، ولقائه برئيس دولة
الاحتلال الإسرائيلي إسحاق هرتسوغ، في خطوة تُشكّل شرعنةً للاحتلال والتجريد من الأرض
ونظام الفصل العنصري المفروض على الشعب الفلسطيني. إنه لأمر مخزٍ ومؤلم أن يُقدِم شخص من أصول
فلسطينية من الجيل الأول، تعرّض أسلافه للاقتلاع والتهجير القسري والاستعمار الصهيوني،
على الظهور مبتسمًا إلى جانب رموز نظام متهم دوليًا بارتكاب جرائم حرب وتطهير عرقي
وانتهاكات ممنهجة لحقوق الإنسان. التاريخ لا يُمحى بصورة، ولا تُغسَل الدماء الفلسطينية بمصافحة. إن نصري عصفورة لا يُمثّل الشعب الفلسطيني،
ولا جالياته في الشتات، ولا سيّما الفلسطينيين المسيحيين الذين ذاقوا ذات المعاناة
من الاحتلال والتهجير وسلب الحقوق. إن زيارته ليست فعل سلام، بل موقف سياسي صريح
في الانحياز إلى الصهيونية وإلى الأجندة الإمبريالية التي روّج لها دونالد ترامب
ومن يسيرون على نهجه في أمريكا اللاتينية. إن اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية يعتبر
هذا التصرف: خيانة أخلاقية لذاكرة الشعب الفلسطيني، تشريعًا للاحتلال الإسرائيلي لفلسطين، استهزاءً بآلام غزة والضفة الغربية والقدس
الشرقية. الانتماء الفلسطيني لا يمنح حصانة أخلاقية. الكرامة تُدافَع عنها بالموقف المبدئي لا
بالمصلحة السياسية. إن الشعب الفلسطيني، في الوطن وفي الشتات،
لا ينسى ولا يقبل أن يُستغل أصله كزينة رمزية بينما تُصافَح أيادٍ ملطخة بدماء الأبرياء. فلسطين ليست للمساومة. القدس ليست للبيع. والكرامة لا تُخَان. اتحاد فلسطين في أمريكا اللاتينية –
UPAL أمريكا اللاتينية – كانون الثاني / يناير
2026 |