Tras
los tres escenarios de victoria usamericana expuestos por
houseofsaud.com en “La victoria que aterroriza a Arabia Saudita”, un
escenario inédito se vuelve cada vez más creíble.
Las consecuencias geopolíticas de la derrota, por Policy Tensor ¿Qué pasa cuando pierde USA?
Por qué USA se encamina derecho a una derrota estratégica Drones, misiles, THAAD
La
expresión “Échec et mat” [jaque mate] proviene del árabe y el persa
«Shah mat», que significa «el rey ha muerto». Para este título de
película de Hollywood, hemos sustituido «shah» por «raïs» (presidente).
«Raïs mât fi hormuz» = «El presidente ha muerto en Ormuz»
Après “La victoire [usaméricaine] qui terrifie l’Arabie saoudite”,
nous proposons ici la traduction en français de deux articles publiés à
une semaine d’intervalle par Policy Tensor, en commençant par le plus
récent, daté du 16 mars 2026.
L’expression “échec et mat” vient de l’arabe et du persan “Shah mat”, le roi est mort.
Pour ce titre de film hollywoodien, nous avons remplacé “shah” par
“raïs” (président). “Raïs mât fi hormuz”= “Le président est mort à
Ormuz”
Les conséquences géopolitiques de la défaite, par Policy Tensor
Quand
un étudiant en relations internationales dit que le monde est
unipolaire ou bipolaire, il émet en fait une hypothèse sur la
répartition de la puissance. Dans un monde unipolaire, l’idée
sous-jacente est qu’aucun autre État n’est capable de véritablement
rivaliser avec le plus puissant. Si un État se révèle capable de le
faire, alors cette hypothèse tombe à l’eau.
Comme je l’expliquais dans mon précédent article [Cf. plus bas pour la version française, après le présent article],
les USA sont aujourd’hui au bord d’une défaite stratégique. Je ne dis
pas que c’est joué d’avance, mais que ce scénario est devenu bien plus
qu’une simple possibilité : c’est l’hypothèse centrale à envisager.
Pour être concret : si
les USA échouent à neutraliser les attaques iraniennes dans le Golfe,
s’ils sont incapables de rouvrir par la force le détroit d’Ormuz, ce
sera une défaite stratégique. Une défaite qui prouverait
que le monde n’est ni unipolaire, ni bipolaire, ni même tripolaire, mais
bien multipolaire – avec l’Iran comme l’un de ses pôles. Alors, quelles
seraient les conséquences géopolitiques d’un tel retournement ?
Mais avant d’en arriver là, reprenons les éléments clés du raisonnement.
Pour
éviter la défaite, les USA n’ont qu’une seule option : détruire ou
neutraliser les capacités iraniennes qui menacent les installations du
Golfe et maintiennent Ormuz fermé. Si l’armée usaméricaine n’y parvient
pas, par la force directe ou par la coercition, le résultat sera vécu
comme une défaite stratégique – même si la guerre s’arrête sur un
cessez-le-feu. Car alors, le monde entier aura vu que les USA ne peuvent
plus imposer leur volonté dans cette région.
Tout repose donc sur
la campagne d’interdiction, cette opération visant à détruire les
moyens de frappe iraniens (drones, missiles, lanceurs, etc.).
Même
si cette campagne réussit à dégrader rapidement ces capacités, la
victoire ne sera pas pour autant acquise. Il faudra encore, si les
Iraniens minent le détroit – ce qu’ils auraient déjà commencé à faire –
mener des opérations de déminage. Or, le déminage en contexte hostile
est un problème militaire loin d’être résolu, et qui prendrait lui aussi
des mois.
Ce que j’ai montré dans mon précédent article, c’est
que même avec des hypothèses optimistes, la campagne d’interdiction
prendra de très longs mois – assez pour infliger des dégâts
considérables à l’économie mondiale et à la présidence Trump.
Car dans cette guerre, le temps joue pour l’Iran.
Plus
le conflit dure, plus l’Iran peut imposer des coûts élevés aux
USAméricains et à l’économie globale. Si, à l’avenir, les présidents
usaméricains hésitent à attaquer l’Iran de peur d’en payer le prix,
alors Téhéran aura gagné son objectif principal : rétablir une
dissuasion crédible.