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03/02/2026

Plongée dans le ventre de la bête : Don Gustavo Buendía à la Maison-Blanche


Tigrillo L. Anudo, La Pluma, 3/2/2026

Traduit par Tlaxcala

De quoi vont parler Trump et Gustavo Petro ce mardi 3 février à la Maison Blanche dans un contexte de menaces, d’interventions, d’accusations infondées, de bombardements, d’une ambition impériale déclarée sans scrupules ?

Que veut Trump de Petro ?

Il veut le mettre à genoux. Le soumettre à son agenda d’asservissement de l’arrière-cour latino-américaine.

Trump croit tenir le manche de la poêle. Il se montrera « diplomate » dans ses relations avec le président colombien, mais ses prétentions suivront leur cours.

Il a déjà mis à genoux les gouvernements d’Argentine, d’Équateur, du Paraguay, du Pérou, de la Bolivie, du Salvador, du Panama ; les prochains seront le Chili, le Honduras, le Costa Rica.

Il est déjà intervenu de manière frauduleuse dans les élections de plusieurs pays. Il les veut tous. Obéissants.

Pourquoi a-t-il kidnappé le président Maduro ? Pour dire aux autres (sans le dire) qu’ils peuvent être les prochains.

Le degré de malveillance et d’égolâtrie de Trump n’a pas de limites. Et le monde continue comme si de rien n’était. Il n’existe aucune autorité capable d’arrêter un repris de justice, séditieux, abuseur, voleur et assassin.

Le monde révèle ce qu’il a toujours été : une jungle avec sa propre « loi ».

Trump veut intervenir dans les prochaines élections en Colombie. Il est déterminé à imposer un gouvernement fantoche. C’est pour cela que, par l’intermédiaire de ses subalternes, il a reçu les politiciens colombiens apatrides.

L’agent orange n’y va pas avec le dos de la cuiller. Il sait très bien ce qu’il veut. Il va rencontrer Petro afin d’obtenir des informations qui lui serviront à poursuivre son interventionnisme en Colombie.

Le président Petro saura comment se débrouiller face au grand chantage que l’empereur va lui imposer.

Trump tient Petro à la gorge. Il l’a fait inscrire sur la liste Clinton pour l’affaiblir et pouvoir le faire chanter. Il l’a accusé d’être un chef de narcotrafiquants dans le même but.

Trump croit tenir la poêle par le manche.

Et il la tient.

Il dispose d’un plan articulé avec les harkis locaux. À l’intérieur du pays, ils ont réussi à abroger le décret d’urgence économique. Ils vont rendre Iván Cepeda inéligible pour la consultation du Front large. Le Conseil national électoral vient de révoquer la liste du Pacte historique dans le département du Valle del Cauca pour la Chambre des représentants.

Tout est articulé. Guerre interne et externe contre la continuité du projet politique du changement.

C’est dans ce contexte que se tiendra la rencontre Trump–Petro.

L’infamie actionne sans relâche la manivelle.

Que faire face à tant d’ignominie ?

Le CPO (Crime politique organisé) contrôle les hautes cours, le Congrès, le Parquet, le Bureau du procureur général, la Cour des comptes. Suffisant pour gagner la guerre juridique — le lawfare — et empêcher l’élection de nouveaux parlementaires du Pacte historique.

Cette guerre sale ne relève pas du radotage. C’est ce que l’oligarchie économique et politique a toujours fait, depuis plus de 200 ans.

Sauf qu’aujourd’hui, elle est obligée de montrer ses manières sans sauver les apparences.

Alors ?