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2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
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02/03/2026

« Nous ne nous sommes jamais opposés à l'Inde ; nous nous sommes seulement opposés au gouvernement indien de l'époque. Le gouvernement Modi est notre véritable ami ! » : Tilvin Silva, secrétaire général du JVP du Sri Lanka

 Tilvin Silva affirme que le JVP n'a jamais été un parti anti-indien et qu'il s'est uniquement opposé aux actions des gouvernements de Rajiv Gandhi et de J.R. Jayewardene, qui ont imposé un accord indo-srilankais au Sri Lanka dans les années 1980.Tilvin Silva a fait cette déclaration lors d'un entretien avec Meera Srinivasan du journal The Hindu, suite à une visite effectuée en Inde du 5 au 12 février. Nous avons traduit cet entretien à partir de sa version cinghalaise, établie par Niromi Subramaniam.-SM/FG, Tlaxcala

NdT

Tilvin Silva rejoint le Janatha Vimukthi Peramuna (JVP, Front de Libération du Peuple) à la fin des années 1970, à la suite d’une rencontre avec le fondateur du parti, Rohana Wijeweera. Titulaire d’un diplôme en sciences politiques, il gravit progressivement les échelons du JVP jusqu’à devenir membre de son comité central.

À la suite d’une attaque échouée contre une base militaire importante à Vadduwa, il est arrêté et condamné à dix ans de prison. Les autorités n’ignoraient ni sa place ni son rôle au sein du JVP. Il passe son temps en prison à lire et relire les œuvres choisies de Lénine.

Il est l’un des rares dirigeants survivants de la grande répression gouvernementale de 1987-1989, au cours de laquelle le fondateur ainsi que les membres du bureau politique et du comité central furent assassinés.

Un autre survivant du bureau politique, Somawansa Amarasinghe, alors en exil à Paris et devenu plus tard chef du parti, reprend contact avec Tilvin Silva vers 1991. En 1994, à sa sortie de prison, celui-ci devient secrétaire du parti et participe activement à sa reconstruction. Théoricien ardent du marxisme-léninisme, il s’impose comme une figure historique du mouvement. Il refuse toutefois d’occuper des postes de député ou de ministre, estimant qu’il ne fallait pas suivre le modèle soviétique, qu’il considérait comme ayant conduit à la dictature du chef et à la bureaucratisation du parti, l’une des causes de son effondrement en 1990.

Q : Pourquoi avez-vous décidé d'aller en Inde ?

R : Je n'ai pas décidé d'y aller. J'ai reçu une invitation du Haut-Commissariat indien pour participer au Programme des visiteurs de marque (DVP) du Conseil indien des relations culturelles (ICCR). C'était mon premier voyage en Inde.

Q : Le programme était-il organisé par le Haut-Commissariat ou avez-vous choisi les lieux à visiter ?

R : Le programme était organisé par le Haut-Commissariat, mais on m'a demandé si j'avais des préférences particulières. J'ai dit que je souhaitais me rendre au Kerala, car je trouvais cette région très similaire au Sri Lanka.



En visite chez Amul

Q : Vous avez visité la coopérative Amul [1]. Votre visite a-t-elle influencé la décision du gouvernement du Congrès national du peuple d'annuler l'accord signé par le gouvernement précédent avec Amul pour la gestion de Milko[2] et du Conseil national de développement de l'élevage (NLDB) [3] ?

R : Cette visite visait à présenter le développement de l'Inde, notamment l'utilisation des technologies dans de nombreux domaines. Amul est un exemple d'entreprise où la technologie a été mise au service des éleveurs laitiers, ce qui a permis d'améliorer considérablement leurs conditions de vie. Nous avons clairement indiqué au gouvernement indien que l'industrie laitière sri-lankaise est sous contrôle étatique. Cependant, nous sommes disposés à solliciter une aide pour développer ce secteur, en particulier pour l'introduction de nouvelles technologies. l'inde a accepté notre position.

Tilvin Silva avec Pinarayi Vijayan, ministre en chef du Kerala [Parti communiste d'Inde (marxiste)]

Q : On a souvent dit que votre parti était anti-indien, puisqu'il a complètement changé d'attitude et choisi de se rapprocher de l'Inde, n'est-ce pas ?

R : Nous n'avons jamais été contre l'Inde ni contre sa population. Nous nous sommes opposés au gouvernement indien de Rajiv Gandhi et au gouvernement sri-lankais de J.R. Jayewardene, ainsi qu'à leurs politiques. C’est pourquoi nous avons combattu leurs décisions dans le contexte du pacte indo-sri-lankais[4]. Aujourd’hui encore, nous affirmons que cela n’aurait pas dû se produire. C’était il y a 38 ans ; le monde a changé. L’Inde a changé, et nous aussi. Le passé ne doit pas entraver les relations futures. Si nous suivions cette logique, nous serions incapables de traiter avec la Grande-Bretagne. Ils nous ont colonisés ; ils ont réprimé les rébellions de 1815 et de 1848, etc., mais nous avons su nous relever. L’histoire est l’histoire , elle ne peut pas être un mur pour l'avenir. Nous en avons tous tiré des leçons. Nous devons agir en fonction du présent. Il est erroné de vivre dans le passé.

Q : La position anti-indienne de votre parti, en particulier entre 1988 et 1990, a causé de nombreuses destructions et sabotages ; de nombreuses vies auraient pu être sauvées et des biens publics préservés, n’est-ce pas ?

R : M. J.R. Jayewardene aurait pu empêcher ces destructions. Cette situation ne se serait pas produite s’il n’avait pas signé cet accord sans même en informer son cabinet et en tenant le public dans l’ignorance. Gamani Jayasuriya, l’un de ses ministres, a démissionné en signe de protestation. Les manifestations, d’abord pacifiques, ont dégénéré en violences lorsque le gouvernement de J.R. Jayewardene a brutalement réprimé les manifestants, faisant plus de 144 morts par balles réelles en une journée. De ce fait, il ne restait d’autre choix que de mener une lutte armée contre la dictature.

Q : Regrettez-vous, vous et votre parti, la manière dont vous avez réagi aux agissements du gouvernement ?

R : Isaac Newton lui-même disait que « à toute action correspond une réaction égale et opposée ». Nous n’avons pas agi ; nous avons seulement réagi. Si notre parti n’avait pas été interdit sur la base de fausses accusations d’implication dans les émeutes de 1983, nous n’aurions pas été contraints de faire de la politique dans la clandestinité. Sans cette interdiction, nous aurions pu agir librement et légalement. Nous aurions pu manifester ouvertement, comme nous l’avons fait ces dernières années depuis 1994, mais nous avons perdu ce droit d'existence dans le paysage politique sri lankais. C’est à eux de regretter ce qui s’est passé, pas à nous. S’ils ne montrent aucun remords, pourquoi le ferions-nous ? Nous pensons que ce qui s’est passé n’aurait pas dû se produire, mais c’est pourtant arrivé. Nous l’avons dit à maintes reprises : la responsabilité incombe au gouvernement de l’UNP alors au pouvoir, et non à nous. Le gouvernement de J.R. Jayewardene n’a laissé aucun de ses opposants faire de la politique librement. Nous avons réagi comme nous le pouvions. Si certaines choses se sont produites qui n’auraient pas dû se produire, nous le regrettons. Mais aucun membre du Parti national uni (UNP) n’a jamais exprimé de regrets quant aux événements de cette époque.

Q : Le JVP a-t-il été impliqué, de quelque manière que ce soit, dans les violences anti-tamoules de 1983 ?

R : Si nous avions été impliqués, nous aurions dû faire l’objet d’au moins une poursuite judiciaire. Il est clair que l’UNP a orchestré ce massacre. Ils s’en sont servis pour interdire le JVP, ainsi que le Parti communiste du Sri Lanka et le Nouveau Parti Sama Samaja (NSSP).

Q : Comment le JVP gère-t-il les relations avec l’Inde et la Chine ?

R : Notre politique étrangère est claire. Nous ne trompons aucun pays, nous ne mentons pas ; nous sommes honnêtes dans nos relations. L’Inde est notre voisine et nous entretenons avec elle des relations étroites. La Chine est également un partenaire important. Le Pakistan et le Bangladesh sont aussi nos amis. Le succès du match de cricket Pakistan–Inde, qui s’est tenu récemment à Colombo grâce à l’intervention du président (Anura Kumara Dissanayake), démontre l’efficacité de notre politique étrangère et prouve qu’aucun pays ne trahira l’autre. C’est la politique étrangère la plus adaptée à notre époque.