14/03/2026

Attaque contre l’Iran : dissensions dans l’armée US. Et maintenant ?



John Catalinotto, workers world, 13/3/2026

Traduit par Tlaxcala

La bataille qui a commencé le 28 février avec l’attaque non provoquée de la machine de mort usraélienne contre l’Iran s’est étendue, au cours de ses 11 premiers jours, à une conflagration régionale et se dirige à une vitesse indéterminée vers une guerre mondiale.

Les anciens combattants pour la paix (Veterans For Peace) proposent leur aide aux militaires dissidents

Aux USA, les militants anti-guerre et anti-impérialistes – dans le ventre du monstre – ont le devoir spécial de faire tout ce qu’ils peuvent pour arrêter cette guerre. Et il y a un domaine où ils sont les mieux placés pour agir : tendre la main aux membres de l’armée usaméricaine.

La première chose à clarifier en planifiant cette lutte est que la classe dirigeante hyper-riche des USA et les régimes réactionnaires racistes qui dirigent les États oppresseurs usaméricain et israélien sont les criminels responsables des horribles conséquences de la guerre. Le mouvement anti-guerre doit exposer ces crimes et viser à perturber la machine de guerre des criminels.

Soutien populaire minimal pour la guerre aux USA

Comparée aux six dernières longues guerres agressives usaméricaines (Corée, Vietnam, Irak 1991, Yougoslavie, Afghanistan et Irak 2003), cette potentielle « guerre sans fin » contre l’Iran rencontre le plus d’opposition dans le pays. La guerre contre l’Iran a débuté avec des bombes et roquettes usaméricaines tuant plus de 150 écolières dans la ville de Minab et l’assassinat par Israël du guide suprême politique et religieux de l’Iran, l’ayatollah Ali Hosseini Khamenei, le 28 février.

Avant de déchaîner la conflagration, le régime MAGA n’a fait aucun effort pour obtenir un soutien à l’agression, ni auprès du peuple, ni du Congrès, ni en ajoutant des alliés internationaux au-delà des criminels génocidaires dirigeant l’État colonial israélien. Le régime comptait sur les gros mensonges qui diabolisent l’Iran depuis des décennies.

Depuis le massacre initial de Minab, rappelant l’incendie du village de My Lai au Vietnam en 1968, chaque lèche-botte du cabinet MAGA et le président usaméricain impopulaire ont donné des explications contradictoires sur la façon dont la guerre a commencé, combien de temps elle durerait, s’ils déploieraient des troupes au sol et quel était son but. Leurs mensonges contradictoires n’ont fait que diminuer leur crédibilité.

Même avant que des pertes massives parmi les troupes usaméricaines ne soient signalées, même avant que le coût militaire quotidien d’un milliard de dollars de la « guerre choisie » usraélienne ne se fasse sentir (csis.org), même avant que la guerre ne déclenche une catastrophe économique mondiale, une majorité de la population usaméricaine s’oppose à la « guerre sans fin » déclenchée par l’administration.

Une population qui rejette la guerre peut être mobilisée pour lutter contre elle, tout comme le peuple de Minneapolis a rejeté le traitement brutal et les meurtres de migrants et les alliés des migrants ont rejeté la présence des brutes de l’ICE.

Si les civils s’opposent à la guerre, cela signifie que les troupes pourraient refuser d’obéir aux ordres illégaux. Les troupes de réserve et les soldats du rang en service actif sont des travailleurs en uniforme. Ils refléteront les attitudes de leurs pairs civils – mais avec leur vie et leur intégrité physique en jeu.

Les soldats usaméricains résisteront-ils à la guerre ?

Pendant l’invasion usaméricaine du Vietnam, la résistance des soldats à la guerre a contribué à la décision de 1969 de retirer progressivement les troupes usaméricaines du Vietnam et de compter sur les bombardements. Cela a également conduit à la fin de la conscription militaire au début de 1973 et à la décision du Pentagone de créer au cours des décennies suivantes une armée high-tech sans appelés.

Grève scolaire en Allemagne contre la conscription, 5 mars 2026. « La jeunesse riposte » et « Les riches veulent la guerre, la jeunesse veut un avenir » sur des pancartes artisanales.

Même au sein de l’armée de métier, certains soldats ont refusé de se battre en Irak et en Afghanistan, bien qu’en moins grand nombre que pendant la période du Vietnam. Après beaucoup de coûts, de tueries et de destructions, les troupes américaines ont été forcées de battre en retraite des « guerres sans fin ». (Guerre sans victoire)

Un livre de 2017 sur la résistance des soldats discute de la façon dont les USA ne peuvent pas déployer une armée de terre assez grande pour conquérir le Sud global sans susciter l’opposition dans le pays et la résistance parmi les troupes. Il donne des exemples de guerres d’agression usaméricaines qui pourraient mener à une rébellion de soldats : une que les USA déclencheraient contre « la Russie, la Chine, ou même l’Iran ou la [République populaire démocratique de Corée] », ou si « le président ordonne aux troupes fédérales de briser les grèves ouvrières ou de réprimer les rébellions dans les communautés de couleur à l’intérieur des USA ». (Turn the Guns Around: Mutinies, Soldier Revolts and Revolutions [Crosses en l’air : mutineries, révoltes de soldats et révolutions], dernier chapitre.)

Et c’est exactement le scénario d’aujourd’hui, de Téhéran à Minneapolis.

Si le régime MAGA ordonne à des troupes terrestres usaméricaines d’entrer en Iran, il y a peu de doute que les 93 millions d’Iraniens défendront leur civilisation de 5000 ans, une résistance historique que les dirigeants usaméricains sous-estiment. Concernant l’intervention militaire dans les villes usaméricaines, les habitants de Los Angeles, Chicago, Minneapolis et d’autres villes ont montré comment la solidarité de la classe ouvrière peut surprendre les chefs de guerre de Washington.

On peut difficilement imaginer la fureur populaire si le régime MAGA tentait de rétablir la conscription, le service militaire obligatoire tant haï. Les jeunes en Allemagne protestent actuellement contre des plans similaires de l’impérialisme allemand.

Il est déjà évident que le Pentagone a enregistré des pertes bien au-delà des sept soldats officiellement reconnus morts au combat. Le fait que le principal hôpital militaire américain à Landstuhl, en Allemagne, ait déjà annulé les soins de maternité (Military Times, 5 mars) montre que le Pentagone anticipe des pertes usaméricaines beaucoup plus lourdes.

Des organisations d’anciens combattants anti-guerre, comme Veterans For Peace et d’autres, ont tendu la main aux soldats en service actif pour offrir leur soutien aux objecteurs de conscience. Un responsable du Center on Conscience and War a déclaré que leurs téléphones n’arrêtent pas de sonner depuis le début de la guerre usraélienne contre l’Iran.

Une annonce faite il y a quelques mois par six démocrates du Congrès selon laquelle les troupes ont le devoir de désobéir aux ordres illégaux s’est déjà répandue dans les rangs des soldats. Quels que soient les motifs de ces représentants élus, qui sont tous des vétérans de l’armée ou de la CIA, personne ne peut remettre ce génie dans la bouteille.

Les va-t-en-guerre du MAGA pourraient découvrir que leur agression contre l’Iran n’a fait qu’accélérer le déclin de l’impérialisme usaméricain.

Ataque a Irán provoca disenso en las Fuerzas Armadas de USA – ¿qué sigue?


Traducido por Tlaxcala

La batalla que comenzó el 28 de febrero con el ataque no provocado de la máquina de muerte usraeliana contra Irán se ha expandido en sus primeros 11 días a una conflagración regional y se dirige a una velocidad indeterminada hacia una guerra mundial.

Veteranos por la Paz (Veterans For Peace) ofrece asistencia a militares disidentes

Los activistas contra la guerra y antiimperialistas en USA – en las entrañas del monstruo – tienen el deber especial de hacer todo lo posible para detener esta guerra. Y hay un área en la que están en la mejor posición para actuar, que es llegar a los miembros de las fuerzas armadas usamericanas.

Lo primero que hay que dejar claro al planificar esta lucha es que la clase dirigente superrica de USA y los regímenes reaccionarios racistas que gobiernan los estados opresores de USA e Israel son los criminales responsables de las horribles consecuencias de la guerra. El movimiento contra la guerra debe exponer estos crímenes y apuntar a perturbar la maquinaria bélica de los criminales.

Apoyo popular mínimo a la guerra en USA

En comparación con las últimas seis largas guerras agresivas usamericanas (Corea, Vietnam, Irak 1991, Yugoslavia, Afganistán e Irak 2003), esta potencial “guerra eterna” contra Irán tiene la mayor oposición en casa. La guerra contra Irán comenzó con bombas y cohetes yanquis que mataron a más de 150 escolares en la ciudad de Minab e Israel asesinando al líder supremo político y religioso de Irán, el ayatolá Ali Hosseini Jameneí, el 28 de febrero.

Antes de desatar la conflagración, el régimen MAGA no hizo ningún esfuerzo por ganar apoyo para la agresión, ni entre el pueblo, ni en el Congreso, ni añadiendo aliados internacionales más allá de los criminales genocidas que dirigen el estado colonial israelí. El régimen contaba con las Grandes Mentiras de décadas que demonizan a Irán.

Desde la masacre inicial en Minab, que recuerda a la quema de la aldea de My Lai en Vietnam en 1968, cada lamebotas del gabinete MAGA y el impopular presidente yanqui han dado explicaciones contradictorias sobre cómo comenzó la guerra, cuánto duraría, si desplegarían tropas terrestres y cuál era su objetivo. Sus mentiras contradictorias solo han disminuido su credibilidad.

Incluso antes de que se hayan reportado bajas extensas entre las tropas usamericanas, incluso antes de que el costo militar diario de mil millones de dólares de la “guerra elegida” entre USA e Israel se haga sentir (csis.org), incluso antes de que la guerra provoque un desastre económico mundial, la mayoría de la población de USA se opone a la “guerra eterna” que desató la administración.

Una población que rechaza la guerra puede ser movilizada para luchar contra ella, tal como el pueblo de Minneapolis rechazó el maltrato brutal y los asesinatos de migrantes y los aliados de los migrantes rechazaron la presencia de los matones del ICE.

Si los civiles se oponen a la guerra, significa que las tropas pueden negarse a obedecer órdenes ilegales. Las tropas de reserva y las tropas regulares en servicio activo son trabajadores uniformados. Reflejarán las actitudes de sus pares civiles, pero con sus vidas y integridad física en juego.

¿Resistirán los soldados usamericanos a la guerra?

Durante la invasión usamericana de Vietnam, la resistencia de los soldados a hacer la guerra contribuyó a la decisión de 1969 de retirar lentamente las tropas de Vietnam y confiar en los bombardeos. También llevó a poner fin al reclutamiento militar a principios de 1973 y a la decisión del Pentágono de crear durante las siguientes décadas un ejército de alta tecnología sin conscriptos.

Huelga escolar en Alemania contra el reclutamiento, 5 de marzo de 2026. “Los jóvenes contraatacan” y “Los ricos quieren guerra, los jóvenes quieren un futuro” en carteles hechos a mano.

Incluso dentro del ejército sin conscriptos, algunos soldados se negaron a combatir en Irak y Afganistán, aunque menos que en el período de Vietnam. Después de mucho costo, muerte y destrucción, las tropas se vieron obligadas a retirarse de las “guerras eternas”. (Guerra sin victoria)

Un libro de 2017 sobre la resistencia de los soldados discute cómo USA no puede desplegar un ejército terrestre lo suficientemente grande como para conquistar el Sur Global sin generar oposición en casa y resistencia entre las tropas. Da ejemplos de guerras de agresión usaméricanas que podrían llevar a una rebelión de soldados: una que EE. UU. comenzaría contra "Rusia, China, o incluso Irán o la [República Popular Democrática de Corea]”, o si "el presidente ordena a las tropas federales romper huelgas de trabajadores o reprimir rebeliones en comunidades de color dentro de USA”. (“Turn the Guns Around: Mutinies, Soldier Revolts and Revolutions” [Den la vuelta a las armas: Motines, revueltas de soldados y revoluciones], último capítulo.)

Y ese es exactamente el escenario de hoy, desde Teherán hasta Minneapolis.

Si el régimen MAGA ordena la entrada de tropas terrestres usamericanas en Irán, hay pocas dudas de que los 93 millones de iraníes defenderán su civilización de 5000 años, una resistencia histórica que los gobernantes yanquis subestiman. Con respecto a la intervención militar en ciudades de USA, los habitantes de Los Ángeles, Chicago, Minneapolis y otras ciudades mostraron cómo la solidaridad de la clase trabajadora puede sorprender a los señores de la guerra de Washington.

Uno difícilmente puede imaginar la furia popular si el régimen MAGA intentara restablecer el reclutamiento obligatorio, el odiado servicio militar. Los jóvenes en Alemania están protestando actualmente contra los planes similares del imperialismo alemán.

Ya hay evidencia de que el Pentágono ha registrado bajas mucho más allá de los siete soldados admitidos oficialmente como muertos en combate. El hecho de que el principal hospital militar usamericano en Landstuhl, Alemania, ya haya cancelado la atención médica de partos (Military Times, 5 de marzo) muestra que el Pentágono anticipa bajas usamericanas mucho más graves.

Organizaciones de veteranos contra la guerra, como Veterans For Peace y otras, han contactado a tropas en servicio activo ofreciendo apoyo para objetores de conciencia. Un líder del Center on Conscience and War dijo que sus teléfonos no han parado de sonar desde que comenzó la guerra usraeliana contra Irán.

Un anuncio de hace unos meses por parte de seis demócratas del Congreso de que las tropas tienen el deber de desobedecer órdenes ilegales ya se ha extendido en las filas de los soldados. Cualesquiera que sean los motivos de estos representantes electos, todos veteranos de las fuerzas armadas o la CIA, nadie puede volver a meter ese genio en la botella.

Los belicistas del MAGA pueden descubrir que su agresión contra Irán solo ha acelerado el declive del imperialismo yanqui.

Angriff auf Iran löst Dissidenz in den US-Streitkräften aus – was nun?


John Catalinotto, workers world, 13.3.2026

Übersetzt von Tlaxcala

Die Schlacht, die am 28. Februar mit dem unprovozierten Angriff der usraelischen Todesmaschine auf den Iran begann, hat sich in den ersten 11 Tagen zu einem regionalen Flächenbrand ausgeweitet und bewegt sich mit unbestimmter Geschwindigkeit auf einen Weltkrieg zu.

Veterans For Peace bietet GI-Dissidenten Unterstützung an

Antikriegs- und antiimperialistische Aktivisten in den USA – in den Eingeweiden des Monsters – haben die besondere Pflicht, alles in ihrer Macht Stehende zu tun, um diesen Krieg zu stoppen. Und es gibt einen Bereich, in dem sie am besten positioniert sind, um zu handeln: die Kontaktaufnahme mit Angehörigen des US-Militärs.

Das erste, was bei der Planung dieses Kampfes klargestellt werden muss, ist, dass die superreiche herrschende Klasse in den USA und die rassistischen reaktionären Regime, die die unterdrückerischen Staaten USA und Israel führen, die Kriminellen sind, die für die schrecklichen Folgen des Krieges verantwortlich sind. Die Antikriegsbewegung muss diese Verbrechen aufdecken und darauf abzielen, die Kriegsmaschinerie der Kriminellen zu stören.

Minimale öffentliche Unterstützung für den Krieg in den USA

Im Vergleich zu den letzten sechs langen US-Aggressionskriegen (Korea, Vietnam, Irak 1991, Jugoslawien, Afghanistan und Irak 2003) stößt dieser potenzielle „Krieg auf Dauer“ gegen den Iran auf den größten Widerstand im Inland. Der Krieg gegen den Iran begann mit US-Bomben und -Raketen, die über 150 Schulmädchen in der Stadt Minab töteten, und mit der Ermordung des obersten politischen und religiösen Führers Irans, Ayatollah Ali Hosseini Khamenei, durch Israel am 28. Februar.

Bevor es den Flächenbrand entfesselte, unternahm das MAGA-Regime keinerlei Anstrengungen, um Unterstützung für die Aggression zu gewinnen, weder beim Volk noch im Kongress, noch durch die Hinzufügung internationaler Verbündeter über die völkermordenden Kriminellen hinaus, die den israelischen Siedlerstaat regieren. Das Regime zählte auf die jahrzehntelangen großen Lügen, die den Iran dämonisieren.

Seit dem einleitenden Massaker in Minab, das an die Verbrennung des Dorfes My Lai in Vietnam im Jahr 1968 erinnert, haben jeder MAGA-Kabinettskriecher und der unbeliebte US-Präsident widersprüchliche Erklärungen darüber abgegeben, wie der Krieg begann, wie lange er dauern würde, ob sie Bodentruppen einsetzen würden und was sein Ziel sei. Ihre widersprüchlichen Lügen haben nur ihre Glaubwürdigkeit gemindert.

Noch bevor umfangreiche Verluste unter US-Truppen gemeldet wurden, noch bevor die täglichen Militärkosten von einer Milliarde Dollar für den „gewählten Krieg“ der USA und Israels ins Gewicht fallen (csis.org), noch bevor der Krieg eine weltweite Wirtschaftskatastrophe auslöst, lehnt eine Mehrheit der US-Bevölkerung den „Krieg auf Dauer“ ab, den die Regierung entfesselt hat.

Eine Bevölkerung, die den Krieg ablehnt, kann mobilisiert werden, um dagegen zu kämpfen, so wie die Menschen in Minneapolis die brutale Misshandlung und Morde an Migranten ablehnten und die Verbündeten der Migranten die Anwesenheit von ICE-Schlägern ablehnten.

Wenn Zivilisten den Krieg ablehnen, bedeutet das, dass Truppen sich weigern könnten, illegalen Befehlen zu gehorchen. Reservistentruppen und Mannschaftsdienstgrade im aktiven Dienst sind Arbeiter in Uniform. Sie werden die Einstellungen ihrer zivilen Altersgenossen widerspiegeln – aber mit ihrem Leben und ihrer körperlichen Unversehrtheit auf dem Spiel.

Werden US-Truppen dem Krieg widerstehen?

Während der US-Invasion in Vietnam trug der Widerstand der US-Truppen gegen die Kriegsführung zur Entscheidung von 1969 bei, US-Truppen langsam aus Vietnam abzuziehen und sich auf Bombardierungen zu verlassen. Er führte auch zur Beendigung der Wehrpflicht Anfang 1973 und zur Entscheidung des Pentagons, in den folgenden Jahrzehnten ein hochtechnisiertes Militär ohne Wehrpflichtige aufzubauen.

Schulstreik in Deutschland gegen die Wehrpflicht, 5. März 2026

Selbst innerhalb des Militärs ohne Wehrpflichtige weigerten sich einige US-Soldaten, im Irak und in Afghanistan zu kämpfen, wenn auch weniger als in der Vietnam-Zeit. Nach viel Kosten, Tötung und Zerstörung wurden US-Truppen gezwungen, sich aus den „Kriegen auf Dauer“ zurückzuziehen. (Krieg ohne Sieg)

Ein Buch von 2017 über den Widerstand von Soldaten diskutiert, wie die USA kein großes Bodenheer aufstellen können, um den Globalen Süden zu erobern, ohne Opposition im Inland und Widerstand unter den Truppen zu erzeugen. Es gibt Beispiele für US-Angriffskriege, die zu einer Soldatenrebellion führen könnten: einen, den die USA gegen „Russland, China oder sogar dem Iran oder der [Demokratischen Volksrepublik Korea]“ beginnen würden, oder wenn „der Präsident Bundestruppen anordnet, Arbeiterstreiks zu brechen oder Rebellionen in farbigen Gemeinschaften in den USA zu unterdrücken“. („Turn the Guns Around: Mutinies, Soldier Revolts and Revolutions“ [Dreht die Waffen um: Meutereien, Soldatenrevolten und Revolutionen], letztes Kapitel.)

Und genau das ist das heutige Szenario, von Teheran bis Minneapolis.

Wenn das MAGA-Regime US-Bodentruppen in den Iran befiehlt, besteht kaum ein Zweifel daran, dass die 93 Millionen Iraner ihre 5000 Jahre alte Zivilisation verteidigen werden, ein historischer Widerstand, den die US-Herrscher unterschätzen. Was militärische Interventionen in US-Städten betrifft, so haben die Menschen in Los Angeles, Chicago, Minneapolis und anderen Städten gezeigt, wie Solidarität der Arbeiterklasse die Kriegsherren in Washington überraschen kann.

Man kann sich die Volkswut kaum vorstellen, sollte das MAGA-Regime versuchen, die Wehrpflicht, den verhassten Militärdienst, wieder einzuführen. Jugendliche in Deutschland protestieren derzeit gegen ähnliche Pläne des deutschen Imperialismus. (Siehe Deutsche Jugend protestiert)

Es gibt bereits Hinweise darauf, dass das Pentagon Verluste weit über die sieben offiziell als im Kampf gefallen gemeldeten US-Soldaten hinaus verzeichnet hat. Die Tatsache, dass das wichtigste US-Militärkrankenhaus in Landstuhl, Deutschland, bereits die Geburtshilfe und Entbindungsversorgung eingestellt hat (Military Times, 5. März), zeigt, dass das Pentagon mit viel schwereren US-Verlusten rechnet.

Antikriegs-Veteranenorganisationen wie Veterans For Peace und andere haben sich an Soldaten im aktiven Dienst gewandt und Unterstützung für Kriegsdienstverweigerer angeboten. Ein Leiter des Center on Conscience and War sagte, ihre Telefone stünden seit Beginn des usarelischen Krieges gegen den Iran nicht mehr still.

Eine Ankündigung von sechs demokratischen Kongressabgeordneten vor einigen Monaten, dass Truppen die Pflicht haben, illegalen Befehlen nicht zu gehorchen, hat sich bereits in den Reihen der Soldaten verbreitet. Was auch immer die Beweggründe dieser gewählten Vertreter sein mögen, die alle Veteranen des Militärs oder der CIA sind, niemand kann diesen Geist wieder in die Flasche zurückstecken.

Die MAGA-Kriegstreiber könnten feststellen, dass ihre Aggression gegen den Iran nur den Niedergang des US-Imperialismus beschleunigt hat.

L’attacco all’Iran scatena dissenso nelle forze armate usamericane – e ora?


John Catalinotto, workers world, 13/3/2026

Tradotto da Tlaxcala

La battaglia iniziata il 28 febbraio con l’assalto non provocato della macchina di morte usraeliana all’Iran si è estesa, nei suoi primi 11 giorni, a una conflagrazione regionale e si sta muovendo a velocità indeterminata verso una guerra mondiale.


Veterans For Peace offre assistenza ai militari dissidenti

Negli USA, gli attivisti antiguerra e antiimperialisti – nelle viscere del mostro – hanno il dovere speciale di fare tutto il possibile per fermare questa guerra. E c’è un’area in cui sono nella posizione migliore per agire: contattare i membri delle forze armate.

La prima cosa da chiarire nella pianificazione di questa lotta è che la classe dirigente super-ricca degli USA e i regimi razzisti e reazionari che governano gli stati oppressori usamericano e israeliano sono i criminali responsabili delle orribili conseguenze della guerra. Il movimento antiguerra deve denunciare questi crimini e mirare a perturbare la macchina bellica dei criminali.

Sostegno popolare minimo alla guerra negli USA

Rispetto alle ultime sei lunghe guerre aggressive usamericane (Corea, Vietnam, Iraq 1991, Jugoslavia, Afghanistan e Iraq 2003), questa potenziale “guerra eterna” contro l’Iran incontra la maggiore opposizione in patria. La guerra contro l’Iran è iniziata con bombe e razzi usamericani che hanno ucciso oltre 150 scolare nella città di Minab e con l’assassinio da parte di Israele della guida suprema politica e religiosa dell’Iran, l’ayatollah Ali Hosseini Khamenei, il 28 febbraio.

Prima di scatenare la conflagrazione, il regime MAGA non ha fatto alcuno sforzo per ottenere sostegno all’aggressione, né tra il popolo, né al Congresso, né aggiungendo alleati internazionali oltre ai criminali genocidi che guidano lo stato coloniale israeliano. Il regime contava sulle grandi bugie che da decenni demonizzano l’Iran.

Dall’iniziale massacro di Minab, che ricorda l’incendio del villaggio di My Lai in Vietnam nel 1968, ogni leccapiedi del gabinetto MAGA e l’impopolare presidente usamericano hanno fornito spiegazioni contraddittorie su come sia iniziata la guerra, quanto sarebbe durata, se avrebbero dispiegato truppe di terra e quale fosse il suo obiettivo. Le loro bugie contraddittorie hanno solo diminuito la loro credibilità.

Anche prima che vengano segnalate estese perdite tra le truppe USA, anche prima che il costo militare giornaliero di 1 miliardo di dollari della “guerra scelta” usraeliana si faccia sentire (csis.org), anche prima che la guerra inneschi una catastrofe economica mondiale, la maggioranza della popolazione usamericana si oppone alla “guerra eterna” scatenata dall’amministrazione.

Una popolazione che rifiuta la guerra può essere mobilitata per combatterla, proprio come il popolo di Minneapolis ha rifiutato il maltrattamento brutale e gli omicidi di migranti e gli alleati dei migranti hanno rifiutato la presenza dei teppisti dell’ICE.

Se i civili si oppongono alla guerra, significa che le truppe potrebbero rifiutarsi di obbedire a ordini illegali. Le truppe di riserva e le truppe in servizio attivo sono lavoratori in uniforme. Rifletteranno gli atteggiamenti dei loro coetanei civili – ma con la loro vita e integrità fisica in gioco.

I soldati usamericani resisteranno alla guerra?

Durante l’invasione usamericana del Vietnam, la resistenza dei soldati alla guerra contribuì alla decisione del 1969 di ritirare lentamente le truppe USA dal Vietnam e fare affidamento sui bombardamenti. Portò anche alla fine della coscrizione militare all’inizio del 1973 e alla decisione del Pentagono di creare nei decenni successivi un esercito high-tech senza coscritti.


Sciopero scolastico in Germania contro la coscrizione, 5 marzo 2026. “I giovani reagiscono” e “I ricchi vogliono la guerra, i giovani vogliono un futuro” su cartelli fatti a mano

Anche all’interno dell’esercito senza coscritti, alcuni soldati si rifiutarono di combattere in Iraq e Afghanistan, sebbene meno che nel periodo del Vietnam. Dopo molti costi, uccisioni e distruzione, le truppe USA furono costrette a ritirarsi dalle “guerre eterne”. (Guerra senza vittoria)

Un libro del 2017 sulla resistenza dei soldati discute come gli USA non possano schierare un esercito di terra abbastanza grande per conquistare il Sud del mondo senza generare opposizione in patria e resistenza tra le truppe. Fornisce esempi di guerre d’aggressione usamericane che potrebbero portare a una ribellione dei soldati: una che gli USA inizierebbero contrro “Russia, Cina, o anche Iran o la [Repubblica Popolare Democratica di Corea]”, o se “il presidente ordina alle truppe federali di spezzare gli scioperi dei lavoratori o reprimere le ribellioni nelle comunità di colore all’interno degli USA”. (“Turn the Guns Around: Mutinies, Soldier Revolts and Revolutions” [Girate le armi: Ammutinamenti, rivolte di soldati e rivoluzioni], ultimo capitolo.)

E questo è esattamente lo scenario odierno, da Teheran a Minneapolis.

Se il regime MAGA ordinasse a truppe di terra usamericane di entrare in Iran, c’è poco dubbio che i 93 milioni di iraniani difenderanno la loro civiltà di 5000 anni, una resistenza storica che i governanti usamericani sottovalutano. Per quanto riguarda l’intervento militare nelle città usamericane, gli abitanti di Los Angeles, Chicago, Minneapolis e altre città hanno mostrato come la solidarietà di classe operaia possa sorprendere i signori della guerra di Washington.

Difficilmente si può immaginare la furia popolare se il regime MAGA tentasse di reintrodurre la coscrizione obbligatoria, l’odiata leva. I giovani in Germania stanno attualmente protestando contro i piani simili dell’imperialismo tedesco.

Ci sono già prove che il Pentagono abbia registrato perdite ben oltre i sette soldati ufficialmente riconosciuti morti in combattimento. Il fatto che il principale ospedale militare usamericano a Landstuhl, in Germania, abbia già cancellato l’assistenza sanitaria per il parto (Military Times, 5 marzo) mostra che il Pentagono prevede perdite molto più pesanti.

Organizzazioni di veterani antiguerra, come Veterans For Peace e altre, hanno contattato i soldati in servizio attivo offrendo supporto per gli obiettori di coscienza. Un leader del Center on Conscience and War ha dichiarato che i loro telefoni squillano senza sosta dall’inizio della guerra usraeliana contro l’Iran.

Un annuncio di qualche mese fa da parte di sei democratici del Congresso secondo cui le truppe hanno il dovere di disobbedire agli ordini illegali si è già diffuso tra i ranghi dei soldati. Qualunque sia la motivazione di questi rappresentanti eletti, tutti veterani dell’esercito o della CIA, nessuno può rimettere quel genio nella bottiglia.

I guerrafondai del MAGA potrebbero scoprire che la loro aggressione contro l’Iran non ha fatto che accelerare il declino dell’imperialismo USA.

Normalized Trauma, Traumatized Normalcy – The Palestine Exhibition “Kalanlar Filistin” in Istanbul

On March 30, 2026, the solidarity exhibition "Kalanlar Filistin" [What remains of Palestine] closes its doors after three months in Istanbul Harbiye. Milena Rampoldi of ProMosaik visited this exhibition for us and reports on her impressions. 

Milena Rampoldi, March 14, 2026

At first glance, this exhibition organized by the Turkish cultural association Kalyon Kültür would be seen as the narrative of the Zionist destruction of Palestinian life (family, school, childhood, culture) and thus as a material presentation of the Zionist genocide. However, what really counts here, if you are in the middle of the exhibition and experience it, is not the brutal destruction that you perceive on the surface, but what is “left” and lives on after the destruction.


It is about everything that Zionism cannot hit, namely the soul, resistance and humanity. In fact, the title of this innovative exhibition, which somehow turns classical museum pedagogy and its dialectical paradigms completely upside down, could be translated as “What remains of Palestine”.

What remains and stays after the bombings and airstrikes of the Israeli military, the symbol and essence of new colonialism in the Middle East, are human dignity, the spirit of resistance and the Palestinian humanity of an oppressed people, but who are by no means the victims of this destruction. 

The visitor enters into an empathic dialogue with the war reality of Palestine, which is “recreated” in the exhibition premises. The visitor loses all distance, his empathy is the result of the abolition of any dialectic between his safe and stable existence in Istanbul-Harbiye and the genocide in Gaza. However, the visitor is not there to perceive Palestine as an object in the sense of Edward Said and to pity it as a do-gooder, but to appear as a witness for Palestine and to leave the exhibition as a witness.

Like the testimony in the Qur'an, the testimony of a historical event is not a right, but an obligation. And this commitment leads to ethical responsibility. The visitor interacts with the destruction and does not get out of his responsibility number. Since the obligation to stand up for Palestine is not a choice of a sunny day in Harbiye, but the ethical obligation of a life as an ethical thinking, witnessing and acting person. As it says so beautifully on the website of the exhibition: “This exhibition is not a visit; it is an attitude.”

What remains after the Zionist destruction is the ontological “remnant,” the remnant that opposes any ontological brutality.

“Destruction is not a moment here, but a structure that has gained continuity; trauma is the new form of everyday life.”

Trauma gets normalized in Palestine. Palestinian life in Gaza is the remnant of this traumatized normality. However, the trauma is now also an everyday aspect of the visitor, who has turned into a responsible confidant/witness for life.

“The visitors are not invited to emotional relief, but to an ethical debate. Here, not compassion, but testimony is expected. Because testimony results in responsibility.”

It is not about the catharsis of the visitor, as it is the case in a Greek tragedy, but about the inconvenient knowledge of the Zionist genocide in Gaza.

What remains are silent people and silent objects that stay immovably in their place as witnesses of destruction. This can be seen in particular in the rooms where the kitchen, the school class and the Palestinian home are shown after the Israeli bombings. The material remains, a piece of wall, an empty pot, a school desk, a blackboard..., and these objects are silent. 


The first victims are always the children. For the Zionist genocide is above all a child genocide. Therefore, the figure of Handala is also central in this exhibition.

Handala is the famous cartoon character of the Palestinian artist Naji al-Ali from 1969, which has very strong autobiographical traits. The murdered children of Gaza and the children who, like the cartoonist himself, became surviving refugees are the symbol of testimony that remains and defies brutal destruction.

“What can be seen here is not a loss, but irretrievable time.”

“The barbed wire at the centre of the installation transforms the border from a geographical line into a permanent experience imprinted in body and memory. This installation is not conceived as an aesthetic composition; it wants the visitor to immediately feel the interruption between today and yesterday and its ethical significance. The work calls for observation, not pity.”

The trauma is, as mentioned, the normality. War is continuity and the labyrinth of the exhibition is a constant reality. The visitor walks into the labyrinth. He remains there voluntarily and experiences the darkness of imprisonment acoustically as a permanent experience. The children teach the visitor what is war - acoustically and visually. The cries of the children are imprinted in the mind and soul of the witness spectator. At the same time, the guided tour of the exhibition illuminates the various movements on the grey walls of the labyrinth. Violence and brutality become part of everyday life and are no exceptions. You do not escape from this labyrinth, you stay, listen and painfully learn the resistance, which then remains as an echo once you left the exhibition. 

When the bombs are asleep, we too can sleep

Is there chocolate in paradise?

Allah is with us

“What is happening here is not a deviation, but order itself.”

The visitor can't get out of the situation. This is not an escape room, this is his testimony of Palestine, the Zionist colony of the Middle East of children like Handala.



The other room, where the names of the martyrs are read, performs the same function. Here, too, the witness does not flee, but remains. The dialectic between testimony and witness is abolished. We are in the post-dialectical space of the Palestinians' response to the Zionist State and its outdated dialectics.

Trauma normalizado, normalidad traumatizada: la exposición para Palestina “Kalanlar Filistin” en Estambul

El 30 de marzo de 2026, la exposición solidaria “Kalanlar Filistin” [Lo que queda de Palestina] cierra sus puertas después de tres meses en el barrio Harbiye de Estambul. Milena Rampoldi de ProMosaik visitó esta exposición para nosotros y nos conta sus impresiones.

Milena Rampoldi, 14-3-2026

A primera vista, esta exposición organizada por la asociacióó cultural turca Kalyon Kültür sería considerada como el relato de la destrucción sionista de la vida palestina (familia, escuela, infancia, cultura) y, por lo tanto, como una presentación material del genocidio sionista. Sin embargo, lo que realmente importa aquí, encontrándose en medio de la exposición y experimentándola, no es la destrucción brutal que se percibe en la superficie, sino lo que queda y vive después de la destrucción.


Se trata de todo lo que el sionismo no puede coger, es decir, el alma, la resistencia y la humanidad. De hecho, el título de esta innovadora exposición, que en cierto modo subvierte la pedagogía museística clásica y sus paradigmas dialécticos, se podría traducir “Lo que queda de Palestina”.

Lo que queda y se mantiene después de los bombardeos y ataques aéreos del ejército israelí, símbolo y esencia del neocolonialismo en Oriente Medio, es la dignidad humana, el espíritu de resistencia y la humanidad palestina de un pueblo oprimido, pero que de ninguna manera es víctima de esta destrucción. 

El visitante entra en un diálogo empático con la realidad de la guerra en Palestina, “recreada” en las instalaciones de la exposición. El visitante pierde toda distancia. Su empatía es el resultado de la abolición de toda dialéctica entre su existencia segura y estable en Estambul-Harbiye y el genocidio en Gaza. Sin embargo, el visitante no está allí para percibir a Palestina como un objeto en el sentido de Edward Said y para quejarse de ella como un benefactor, sino para aparecer como un testigo de Palestina y dejar la exposición como un testigo.

Como el testimonio en el Corán, el testimonio de un acontecimiento histórico no es un derecho, sino una obligación. Y este compromiso conduce a una responsabilidad ética. El visitante interactúa con la destrucción y no se exime de su responsabilidad. Dado que la obligación de defender Palestina no es la elección de un día soleado en Harbiye, sino la obligación ética de una vida como persona que piensa, testifica y actúa éticamente. Como bien dice en la web de la exposición: “Esta exposición no es una visita, es una actitud”.

Lo que queda después de la destrucción sionista es el “resto” ontológico, el resto que se opone a toda brutalidad ontológica.

“En este contexto, la destrucción no es un momento, sino una estructura que ha ganado continuidad; el trauma es la nueva forma de vida cotidiana”.

El trauma se normaliza en Palestina. La vida palestina en Gaza es el vestigio de esta normalidad traumatizada. Sin embargo, el trauma es ahora también un aspecto cotidiano del visitante, que se ha convertido en un confidente/testigo responsable para la vida.

“A los visitantes no se les invita a un alivio emocional, sino a un debate ético. Aquí no se espera compasión, sino testimonio. Porque el testimonio conlleva responsabilidad”.

No se trata de la catarsis del visitante, como ocurre en una tragedia griega, sino del molesto conocimiento del genocidio sionista en Gaza.

Lo que queda son personas silenciosas y objetos silenciosos que permanecen inmutables en su lugar como testigos de la destrucción. Esto se puede ver especialmente en las habitaciones donde se muestran la cocina, el aula y la casa palestina después de los bombardeos israelíes. El material permanece, un trozo de pared, un frasco vacío, un pupitre de escuela, una pizarra…, y estos objetos son silenciosos. 


Las primeras víctimas son siempre los niños. Porque el genocidio sionista es ante todo un genocidio de niños. Por lo tanto, la figura de Handala también está en el centro de esta exposición.

Handala es el famoso personaje de viñeta del artista palestino Nayi al-Ali de 1969, que tiene rasgos autobiográficos muy fuertes. Los niños asesinados de Gaza y los niños que, como el propio dibujante, se han convertido en refugiados sobrevivientes son el símbolo de un testimonio que permanece y desafía la destrucción brutal.

“Lo que se puede ver aquí no es una pérdida, sino un tiempo irrecuperable”.

“El alambre de púas en el centro de la instalación transforma la frontera de una línea geográfica en una experiencia permanente impresa en el cuerpo, así como en la memoria. Esta instalación no está concebida como una composición estética; quiere que el visitante sienta de inmediato la interrupción entre hoy y ayer y su significado ético. El trabajo llama a la observación, no a la piedad”.

El trauma es, como ya se ha mencionado, la normalidad. La guerra es una continuidad y el laberinto de la exposición es una realidad constante. El visitante entra en el laberinto. Permanece allí voluntariamente y vive la oscuridad del encarcelamiento acústicamente como una experiencia permanente. Los niños enseñan al visitante lo que es la guerra, acústicamente y visualmente. Los gritos de los niños se imprimen en la mente y en el alma del espectador testigo. Al mismo tiempo, la visita guiada a la exposición ilumina los diferentes movimientos en las paredes grises del laberinto. La violencia y la brutalidad forman parte de la vida cotidiana y no son una excepción. No escapas de este laberinto, te quedas, escuchas y aprendes dolorosamente la resistencia, que luego permanece como un eco después de salir de la exposición. 

Cuando las bombas están dormidas, nosotros también podemos dormir

¿Hay chocolate en el paraíso?

Alá está con nosotros

“Lo que está sucediendo aquí no es una desviación, sino el orden en sí”.

El visitante no puede salir de la situación. No es una sala de escape, es su testimonio de Palestina, la colonia sionista de Oriente Medio de niños como Handala.



La otra sala, donde se leen los nombres de los mártires, cumple la misma función. Aquí también, el testigo no huye, sino que se queda. Se suprime la dialéctica entre testimonio y testigo. Estamos en el espacio posdialéctico de la respuesta de los palestinos al Estado sionista y su dialéctica anticuada.