Bangladesh : le rationnement du carburant entre en vigueur dans un climat de tension
Bangladesh: Fuel Rationing Takes Effect Amid Tensions
Bangladesh: el racionamiento de combustible entra en vigor en medio de tensiones
Le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes d’ici, de là-bas et de partout
Comme on a banalisé la
Journée internationale des femmes ! La Journée internationale des droits des
femmes ! Elle est devenue une caricature, sans histoire ni mémoire. On a dit
que le capitalisme est expert pour transformer en marchandise ce qui,
autrefois, représentait une menace pour sa stabilité et ses diktats. Ce qui a
émergé comme une revendication sociale, avec des protestations populaires, des
soulèvements, des mortes et de nombreuses blessures, avec du sang, il faut le
rendre trivial, car ainsi on peut le vendre et le vider de son contexte.
Elle a été longue, l’épopée
des femmes pour la conquête de leurs droits, avec des présences peu visibles,
mais historiques, dans la Révolution française, et un vaste catalogue de
manifestations de protestation aux XIXe et XXe siècles.
Le capitalisme qui, selon Marx, est né « dégoulinant de sang par tous ses pores
», a instauré des journées de travail inhumaines, qui ont engendré en Europe et
aux USA d’immenses mouvements de revendication, comme celle des « Trois Huit »
(huit heures de travail, huit de repos et huit pour l’éducation).
Aux luttes pour les
revendications économiques des ouvrières se sont ajoutées celles pour les
droits politiques, comme le droit de vote et pour l’élimination de toutes les
formes de discrimination envers les femmes. Dans le feu des combats aux USA, il
y a eu des manifestations héroïques de grèves et de mouvements sociaux, comme
les très célèbres Martyrs de Chicago, qui ont donné naissance à la création —
et à la célébration — mondiale du Premier Mai. Les immigré·es, par milliers,
devenaient une main-d’œuvre bon marché dans les usines, comme les usines
textiles, avec une majorité d’ouvrières.
Dans Une autre histoire des États-Unis, Howard Zinn dépeint des paysages impitoyables d’ouvriers exploités jusqu’à la moelle et relate les nombreuses luttes de femmes et d’hommes pour la dignité et une vie meilleure. Un poète populaire, Edwin Markham, a écrit dans le magazine Cosmopolitan sur les conditions de travail misérables : « dans des pièces sans ventilation, les mères et les pères cousent jour et nuit... et les enfants qui jouent, les patrons les appellent pour travailler aux côtés de leurs parents ».
Dans
diverses usines textiles, en particulier aux USA, de graves accidents avaient
eu lieu, causant des morts par centaines, en raison des conditions d’exploitation
inhumaines et de l’insécurité industrielle. Les femmes, entassées dans les
usines, travaillaient seize heures par jour. À New York, au début du XXe
siècle, il y avait cinq cents usines de confection. « Dans ces trous malsains,
nous tous, hommes, femmes et jeunes, nous travaillions entre soixante-dix et
quatre-vingts heures par semaine, samedis et dimanches compris ! Le samedi
après-midi, ils accrochaient une pancarte disant : “Si vous ne venez pas
dimanche, ce n’est pas la peine de venir lundi"“” », a témoigné une femme,
citée par Zinn.
22 novembre 1909 :
le « soulèvement des 20 000 » éclate. La grève générale dure 13
semaines. 13 000 travailleur·ses obtiennent un contrat établissant des
augmentations de salaires. Sur la photo, un meeting à Rutgers Square le 4
décembre : la femme de dos est sans doute Clara Lemlich, l’une des
animatrices de la grève.
En
1909, les ouvrières de la confection, aux USA, ont mené une grève générale,
avec la participation très significative des femmes noires. Cependant, les
pénibles conditions de travail n’ont pas changé et, au contraire, se sont
aggravées dans toutes les usines. En 1911, à l’usine Triangle, qui verrouillait
ses portes pour surveiller et contrôler ses employé·es, un incendie a causé la
mort de 146 travailleur·ses, en majorité des ouvrières. Sur Broadway, cent
mille personnes ont défilé en l’honneur des sacrifié·es par les conditions
barbares du capitalisme.
«
Qui est responsable ? Qui est responsable du meurtre de cent quarante-cinq
jeunes filles et jeunes hommes dans ce piège à feu « ignifugé » ? À qui incombe
la responsabilité des escaliers inadéquats, vétustes et dangereux, ainsi que de
la seule issue de secours, rendus possibles parce que le bâtiment était classé
« ignifugé » ? Ces jeunes filles mortes crient à haute voix, non pas pour se
venger, mais pour obtenir justice. Leurs corps calcinés réclament la protection
des milliers de leurs sœurs travailleuses qui n’ont pas encore été sacrifiées
au feu. Leurs lèvres silencieuses demandent : « Qui est responsable ? »
Dessin éditorial publié du New York Evening Journal du 28 mars 1911
Protestation
ouvrière après l’incendie. La majorité des victimes étaient des ouvrières
italiennes et juives
Tant
d’abus contre les ouvrières, en particulier dans les usines usaméricaines, ont
motivé, lors de la célébration de la deuxième Conférence des femmes socialistes
à Copenhague, la déclaration du 8 mars comme Journée internationale de la femme
travailleuse, grâce à une motion proposée par la dirigeante Clara Zetkin. Cette
date, marquée par les immenses sacrifices des ouvrières, par leur sang, leur
sueur et leurs larmes, a été officialisée dans le monde par les Nations Unies,
en 1975, sous le nom de Journée internationale des femmes.
Clara Zetzkin et Rosa Luxemburg, 1910
La commémoration du 8
mars est un exercice d’histoire des mauvais traitements, de la persécution, de
la discrimination et autres exploitations infligées aux femmes, en particulier
aux travailleuses d’ici et d’ailleurs. En Colombie, les ouvrières ont ouvert
une voie de revendications en février et mars 1920, lorsque quatre cents jeunes
filles de la Fábrica de Tejidos de Bello ont mené la première grève (inaugurant
le droit de grève, approuvé en 1919) dans le pays. Betsabé Espinal s’est érigée en
phare de ce glorieux mouvement de « petites pucelles rebelles », de Jeanne d’Arc
à la colombienne, comme les ont qualifiées des reporters de l’époque.
« Les femmes qui remplissent pleinement leurs devoirs de travailleuses, de mères et de membres de la communauté, qui doivent payer leurs impôts à l’État et à la commune, se sont jusqu’à présent vu refuser la pleine citoyenneté en raison de préjugés et d’une pensée réactionnaire. Lutter pour ce droit humain fondamental doit être la volonté inébranlable et ferme de chaque femme, de chaque travailleuse. Il ne doit y avoir ni repos ni pause. Alors ; femmes et filles, venez toutes le dimanche 8 mars 1914 aux 9 assemblées publiques de femmes pour le droit de vote ». Affiche de Karl Maria Stadler, qui a inspiré celle-ci, des éditions Rotation, à Berlin-Ouest, en 1978.
La Journée
internationale des femmes est la mémoire des nombreux combats de travailleuses
dans le monde qui, par leur héroïsme et leur capacité de lutte, portant le
fardeau des discriminations, se sont soulevées contre les diktats et les abus
des patrons d’usines. Ce n’est pas une date anodine ni un jour commercial,
comme on a voulu l’imposer depuis longtemps, avec une tentative, tant
officielle que d’autres secteurs, de décontextualiser et d’effacer les luttes
intrépides des femmes pour leur dignité et la conquête de leurs droits à l’intérieur
et à l’extérieur des usines.
Tout ce qui, pour le
capitalisme, sent les troubles, les révolutions sociales, les transformations
du système de production, il le cache, le censure, le combat, le ridiculise.
Et, en plus, il le transforme en une marchandise de plus sur le marché, il lui
efface l’histoire et ne laisse que des excroissances qui peuvent se vendre, qui
produisent des plus-values. C’est ainsi qu’on a banalisé la Journée
internationale des droits des femmes. Elle est devenue un bazar, un chahut sans
contextes historiques ni politiques.
Le
8 mars est une journée universelle pour en savoir un peu plus sur Rosa
Luxemburg, María Cano, Nadia Kroupuskaïa, Betsabé Espinal et sur les ouvrières
brûlées vives dans les usines de confection et de textile ; sur les
suffragettes, sur les Mères de Soacha, sur les Mères de Mai... Ce n’est pas une
célébration de pétales et de chocolats, mais une commémoration pour marcher
main dans la main avec l’histoire et les utopies.
« J’ai fabriqué
vos vêtements ». En Novembre 2012, un incendie à l’usine Tazreen Fashion
au Bangladesh a tué au moins 112 ouvrières. Le 24 avril 2013, l’effondrement de
l’immeuble Rana Plaza dans une banlieue de Dacca a tué 1134 ouvrières du
textile et blessé des centaines de survivantes. Un siècle après Triangle, la géographie a changé, mais pas l'histoire.
Reinaldo Spitaletta , 6-3-2026
Italiano
El 8 de marzo es el Día Internacional de los Derechos de las Mujeres de aquí, de allá y de acullá
¡Cómo han frivolizado el Día Internacional de las Mujeres! ¡El Día Internacional de los Derechos
de las Mujeres! Se tornó en una caricatura, sin historia y sin memoria. Se ha
dicho que el capitalismo es experto en convertir en mercancía lo que en otro
tiempo fue una amenaza a su estabilidad y a sus imposiciones. Aquello que
emergió como reivindicación social, con protestas populares, con alzamientos,
con muertes y muchas heridas, con sangre, hay que volverlo trivialidad, porque
así se puede vender y despojarlo de contextos.
Ha sido larga la gesta de las mujeres por la conquista
de sus derechos, con presencias no muy visibles, pero sí históricas, en la
Revolución Francesa, y un extenso catálogo de demostraciones de protesta en los
siglos XIX y XX. El capitalismo que, al decir de Marx, nació “chorreando sangre
por todos sus poros”, implantó jornadas de trabajo inhumanas, que originaron en
Europa y Estados Unidos colosales movimientos de reclamo, como el de los “Tres
Ochos” (ocho horas de trabajo, ocho de descanso y ocho para la educación).
A las luchas por reivindicaciones económicas de las
obreras, se sumaron las de los derechos políticos, como el del sufragio y por
la eliminación de todas las formas de discriminación contra las mujeres. Al
fragor de las contiendas en Estados Unidos hubo muestras heroicas de huelgas y
movimientos sociales, como los muy célebres de los Mártires de Chicago, que
originaron la creación —y celebración— mundial del Primero de Mayo. Los
inmigrantes, a montones, se convertían en mano de obra barata de fábricas, como
las textileras, con mayoría de trabajadoras.
En La otra historia de los Estados Unidos,
Howard Zinn muestra descarnados paisajes de obreros explotados hasta la médula
y da cuenta de las numerosas luchas de mujeres y hombres por la dignidad y una
vida mejor. Un poeta popular, Edwin Markham, escribió en la revista Cosmopolitan
sobre las miserables condiciones laborales: “en habitaciones sin ventilación,
las madres y los padres cosen día y noche… y a los niños que están jugando, los
patronos los llaman para trabajar junto a sus padres”.
En distintas fábricas de textiles habían ocurrido, en
particular en Estados Unidos, graves accidentes con muertes a montón, por las
infrahumanas condiciones de explotación e inseguridad industrial. Las mujeres,
hacinadas en las fábricas, laboraban dieciséis horas al día. En Nueva York, a
principios del siglo XX, había quinientas fábricas de ropa. “En esos agujeros
malsanos, todos nosotros, hombres, mujeres y jóvenes ¡trabajábamos entre
setenta y ochenta horas semanales, incluidos los sábados y domingos! El sábado
a la tarde, colgaban un cartel que decía: ‘Si no venís el domingo, no hace
falta que vengáis el lunes”, testimonió una mujer, citada por Zinn.
22 de noviembre de 1909: estalla el «levantamiento de l@s 20 000». La huelga general dura 13 semanas. 13 000 trabajador@s consiguen un contrato que establece aumentos salariales. En la foto, una reunión en Rutgers Square el 4 de diciembre: la mujer de espaldas es sin duda Clara Lemlich, una de las impulsoras de la huelga.
En 1909, las trabajadoras de ropa, en Estados Unidos,
promovieron una huelga general, con la muy significativa participación de
mujeres negras. Sin embargo, las penosas condiciones laborales no cambiaron y,
al contrario, se agudizaron en todas las fábricas. En 1911, en la Compañía Triangle,
que cerraba sus puertas con pestillo a fin de vigilar y controlar a sus
empleados, un incendio causó la muerte de 146 trabajadores, en su mayoría
obreras. En Broadway marcharon cien mil personas en honor a los sacrificados
por las bárbaras condiciones del capitalismo.
«¿Quién es el responsable? ¿Quién es el responsable de
la muerte de ciento cuarenta y cinco jóvenes, hombres y mujeres, en una trampa
de fuego «a prueba de incendios»? ¿Sobre quién recae la culpa por las escaleras
inadecuadas, anticuadas y peligrosas y por la única salida de emergencia, que
fue posible porque el edificio estaba clasificado como «a prueba de incendios»?
Estas chicas muertas claman en voz alta, no por venganza, sino por justicia.
Sus cuerpos calcinados exigen protección para las miles de compañeras
trabajadoras que aún no han sido sacrificadas al fuego. Sus labios silenciosos
preguntan: «¿Quién es el responsable?».
Viñeta editorial del New York Evening
Journal del 28 de marzo de 1911.
Protesta obrera después del incendio. La mayoría de
las víctimas eran obreras italianas y judías
Tantos atropellos contra las obreras, en especial en
las fábricas estadounidenses, motivaron a que, en la celebración de la Segunda
Conferencia de Mujeres Socialistas, en Copenhague, se declarara el 8 de marzo
como el Día Internacional de la Mujer Trabajadora, gracias a una moción
propuesta por la dirigente Clara Zetkin. Esta fecha, atravesada por inmensos
sacrificios de las obreras, por su sangre y su sudor y sus lágrimas, se
oficializó en el mundo por las Naciones Unidas, en 1975, con el nombre de Día
Internacional de la Mujer.
Clara Zetzkin y Rosa Luxemburg, 1910
La conmemoración del 8 de marzo es un ejercicio de historia del maltrato, de la persecución, discriminación y otras explotaciones a las mujeres, en especial a las trabajadoras de aquí y de allá. En Colombia, las obreras abrieron un camino de reivindicaciones en febrero y marzo de 1920, cuando cuatrocientas señoritas de la Fábrica de Tejidos de Bello realizaron la primera huelga (estrenaron el derecho de huelga, aprobado en 1919) en el país. Betsabé Espinal se erigió como el faro de aquel glorioso movimiento de “virgencitas rebeldes”, de Juanas de Arco a la colombiana, como las calificaron reporteros de la época.
«Las
mujeres que cumplen plenamente con sus obligaciones como trabajadoras, madres y
miembros de la comunidad, que deben pagar sus impuestos al Estado y al
municipio, hasta ahora se han visto privadas de la plena ciudadanía debido a
los prejuicios y al pensamiento reaccionario. Luchar por este derecho humano
fundamental debe ser la voluntad inquebrantable y firme de cada mujer, de cada
trabajadora. No debe haber descanso ni pausa. Por lo tanto, mujeres y niñas,
acudan todas el domingo 8 de marzo de 1914 a las nueve asambleas públicas de
mujeres por el derecho al voto». Cartel de Karl Maria Stadler, que inspiró a este, de la editorial Rotation, en Berlín Occidental, en 1978.
Todo lo que al capitalismo le huela a disturbios, a revoluciones sociales, a transformaciones del sistema de producción, lo oculta, lo censura, lo combate, lo ridiculiza. Y, además, lo vuelve una mercancía más del mercado, le borra la historia y deja solo excrecencias que pueden venderse, que producen plusvalías. Así se ha banalizado el Día Internacional de los Derechos de la Mujer. Se volvió un bazar, una recocha sin contextos históricos ni políticos.
El 8 de marzo es una jornada universal para saber un poco más sobre Rosa Luxemburgo, María Cano, Nadia Krupskaya, Betsabé Espinal y sobre las obreras incineradas en fábricas de ropas y tejidos; sobre las sufragistas, sobre las Madres de Soacha, sobre las Madres de Mayo… No es una celebración de pétalos y bombones, sino una conmemoración para caminar de la mano de la historia y de las utopías.
|
Vivre sans toi, mon
amour, n’aurait plus de sens. Si la sincérité a
déserté ce monde, Par amour pour toi,
regarde : je tiens debout. Nul ne pourra nous
effrayer. Nul ne pourra nous
effrayer. Interroge chacun de
ces hommes de courage, Nul ne pourra nous
effrayer. Nul ne pourra nous
effrayer. |
Azizam zende budan
bi to bi-ma'nast |
عزیزم زنده بودن بی تو بیمعناست |
Bibi Netanyahou vocifère urbi et orbi depuis 34 ans (1992) que l’Iran est sur le point d’avoir une bombe atomique, « d’ici quelques mois », « d’ici quelques semaines », « d’ici quelques jours ». Pour le moment, personne n’a vu la fameuse bombe iranienne. En revanche, il y a, enterrées dans le désert du Néguev /Naqab, entre 90 et 400 ogives nucléaires israéliennes. C’est le secret de Polichinelle le mieux gardé au monde. Dès 1952, chargé de mission par Ben-Gourion puis Golda Meïr, Shimon Peres, 32 ans avant de recevoir le Prix Nobel de la Paix, a mis en place la fabrication de la bombe, avec l’appui inconditionnel de la France radical-socialiste de la IVème République et l’affaire a suivi un long cours tranquille, en dépit de de Gaulle, Kennedy, Johnson et avec un coup de pouce décisif du bon Docteur K., entendez Heinrich Kissinger, l’âme damnée de Tricky Dicky, alias Richard Nixon Il nous a semblé salutaire de reconstituer les 73 ans de politique d’“Amimut” (ambigüité, opacité en hébreu) au moment où les bombes made in USA pleuvent sur l’Iran et où les détenteurs avérés de bombes nucléaire menacent l’humanité d’un Armageddon. Nous avons donc assemblé une trentaine de documents qui retracent ce sinistre feuilleton. Lisez et indignez-vous !
La bombe opaque de Shimshonما قد يكون الرد الإيراني الموجع حقاً على هجمات الولايات المتحدة وإسرائيل؟
أوليغ تساروف، 6 مارس 2026
النسخة الأصلية Каким может
быть реально болезненный ответ Ирана на атаки : США и Израиля?
فارسی Français
ترجمة : تلاكسكالا
وفي إسرائيل أيضًا، يتم توفير ما يصل إلى 80-90% من مياه الشرب للمدن
عن طريق خمس محطات ساحلية على البحر الأبيض المتوسط، وهي أيضًا في متناول الطائرات
المسيرة والصواريخ الإيرانية.
يحذر الخبراء بالفعل من أن تعطل عقدة رئيسية واحدة كبيرة يمكن أن يسبب
بسرعة حالة طوارئ.
ماذا لو ضربت إيران عدة منشآت في وقت واحد؟
لن تمتلك السلطات أسبوعًا، بل بضعة أيام لمحاولة منع انهيار دول
الخليج
- لنشر لوجستيات ميدانية، وتنظيم توزيع المياه، وحماية المستودعات من
النهب.
ولكن قد لا يكون هناك مكان لاستقاء المياه منه: فالدول المجاورة
صحراوية أيضًا. بدون ماء، ستتوقف المستشفيات والمطارات ومراكز البيانات والقواعد العسكرية
عن العمل. بعد بضعة أيام، سيكون هناك نزوح جماعي من المدن الساحلية، وأوبئة، وصراع
مباشر للوصول إلى الآبار والخزانات التي لا تزال تعمل. سيناريو كلاسيكي لكارثة
إنسانية: ملايين من سكان المدن في أغنى منطقة نفطية في العالم سيجدون أنفسهم في
وضع يشبه مخيمات اللاجئين.
بالنسبة للولايات المتحدة،
سيكون مثل هذا السيناريو ضربة قاسية، لأن الملكيات ستضغط عليها: إما أن تضع حدا سريعا
للحرب وتعزز الدفاع عن بنيتنا التحتية، أو أننا سنحد من وجودها في المنطقة.
بالنسبة لترامب، فإن مخاطر تحويل "حرب صغيرة منتصرة" إلى صراع طويل الأمد مع إيران وفقدان حلفاء أثرياء أصبحت واضحة بشكل متزايد
عکسالعمل دردناک ایران به حملات آمریکا و اسرائیل چه می تواند باشد؟
6 مارس 2026
نسخه اصلی:
Каким
может быть реально болезненный ответ Ирана на атаки США и Израиля
Français
بفارسی از
حمید بهشتی
این آب است. به میمنت این واقعیت که دهها
کارخانه بزرگ نمکزدایی آب دریا در امتداد ساحل قرار دارند میلیونها نفر در شیخنشینهای
خلیج فارس در بیابان زندگی میکنند. این کارخانهها اهداف بزرگ و ثابتی هستند که
پنهان کردن یا جابهجا کردن آنها غیرممکن است، و در محدوده عملیات پهپادها و موشکهای
ارزانقیمت ایرانی قرار دارند.
کارخانههای نمکزدایی آب دریا در شش کشور
شورای همکاری خلیج فارس
برآوردها نشان میدهد که قطر تقریباً ۱۰۰٪ آب آشامیدنی خود را از طریق نمکزدایی تأمین
میکند، بحرین و کویت حدود ۹۰٪،
عربستان سعودی حدود ۷۰٪ و امارات متحده عربی ۴۲٪. جمعیت این پنج کشور حدود ۵۸ تا ۶۰
میلیون نفر است. بیشتر آنها در شهرهای بزرگ زندگی میکنند — ریاض، جده، دبی،
ابوظبی، دوحه، کویت و منامه — جایی که دسترسی به آب به چند مجتمع ساحلی وابسته است
که آب را صدها مایل از طریق لولهها در دل بیابان پمپاژ میکنند.
در اسرائیل نیز تا ۸۰ تا ۹۰٪ آب
آشامیدنی شهرها توسط پنج کارخانه ساحلی در کنار دریای مدیترانه تأمین میشود و آنها
نیز در برد پهپادها و موشکهای ایرانی قرار دارند.
کارشناسان پیشاپیش هشدار میدهند که آسیب
دیدن حتی یک گره بزرگ میتواند به سرعت وضعیت اضطراری ایجاد کند.
اگر ایران همزمان چندین تأسیسات را هدف قرار
دهد چه خواهد شد؟
مقامات نه یک هفته، بلکه فقط چند روز فرصت خواهند داشت
تا از فروپاشی کشورهای خلیج جلوگیری کنند — با بهکارگیری تدارکات میدانی، سازماندهی
توزیع آب و محافظت از ذخایر در برابر غارت. اما شاید اصلاً جایی برای تأمین آب
وجود نداشته باشد: کشورهای همسایه نیز بیابانی هستند. بدون آب، بیمارستانها، فرودگاهها،
مراکز کامپیوتر و پایگاههای
نظامی از کار خواهند افتاد. پس از چند روز، فرار گسترده از شهرهای ساحلی، شیوع
بیماریها و درگیریهای مستقیم برای دسترسی به چاهها و مخازن فعال آغاز خواهد شد.
یک سناریوی کلاسیک فاجعه انسانی: میلیونها ساکن شهری در ثروتمندترین منطقه نفتی
جهان در وضعیتی شبیه اردوگاههای پناهندگان قرار خواهند گرفت
برای ایالات متحده چنین سناریویی یک ضربه
خواهد بود، زیرا پادشاهیها بر آمریکا فشار خواهند آورد: یا جنگ را سریع پایان
دهید و دفاع از زیرساختهای ما را تقویت کنید، یا حضور شما در منطقه را محدود
خواهیم کرد.
برای ترامپ، خطر تبدیل یک «جنگ کوچکِ پیروزمندانه» به یک درگیری طولانی با ایران و از دست دادن متحدان ثروتمند، هر روز آشکارتر میشود.
Un análisis en cascada de 12 niveles, desde el presente hasta un horizonte de cinco años o más.
Une analyse en cascade sur 12 niveaux, de l’immédiateté à un horizon de cinq ans et plus
Original : Systemic Risk: A 12-Order Cascading Analysis of a Zero-Flow Strait of Hormuz Closure, 4 /3/2026
Ci-dessous 2 articles traduits par Tlaxcala qui en disent long sur la folie régnant dans l'unique démocratie nucléaire du Moyen-Orient
Dans ce pays (Israël), tout le monde est devenu fou
Gideon Levy,
Haaretz, 5/3/2026
Pas
une seule voix de la raison à trouver parmi les commentateurs, les politiciens
et le grand public, qui courent tous aux abris toutes les heures mais sourient
en en sortant, louant la guerre contre l’Iran et les bénédictions qu’elle
apporte. Ça donne presque la nostalgie de 1967.
Où
a-t-il été décrété que le temps de guerre est aussi un temps pour la bêtise ?
Qui a écrit que quand les canons tonnent, les muses ne sont pas seulement
silencieuses mais devraient avoir honte ? Cela couvait depuis longtemps, mais
ce qui est arrivé cette semaine à la conversation publique en Israël bat tous
les records.
Il
est déjà impossible de ne pas regretter les albums de la victoire et les chants
de gloire de 1967. « Nasser attend Rabin, aïe, aïe, aïe » est subtil
comparé aux ordures d’aujourd’hui. Et qui aurait cru qu’on regretterait « Ô
Charm el-Cheikh, nous y sommes revenus ». Aujourd’hui c’est : « Enfin
nous pourrons vivre libres, enfin nous pourrons respirer, Israël est libre, l’Iran
est libre, tout le monde entend le lion rugissant, Alléluia, pour l’armée de l’air,
Alléluia pour l’armée... Tu es notre grande fierté » (paroles de Pnina
Rosenblum).
Une
de Haaretz après la victoire d’Israël dans la guerre de 1967 annonçant
que « 200 000 personnes ont visité le mur des Lamentations » et
donnant des détails sur la victoire de Tsahal contre les forces jordaniennes. Photo
Haaretz
Sauf qu’on
ne parle pas seulement de chansons, mais du discours public et médiatique.
Ultra-nationaliste, on y est habitué ; militariste, c’est normal aussi. Tout
est aligné à droite, il n’y a pas de place pour le doute, pour l’opposition,
pour les points d’interrogation ou quoi que ce soit de moins que le respect et
les éloges pour l’armée israélienne -- c’est aussi une caractéristique du temps
de guerre. Silence, on tire. Seulement du patriotisme dans les studios de télé
et de radio et sur les réseaux sociaux. Ce qui est différent cette fois, c’est
le niveau du discours ou, disons-le, son niveau incroyablement bas -- jamais
auparavant il n’avait été aussi creux, cliché et abrutissant.
Un
ancien footballeur est considéré comme la voix de la sagesse, un officier de
police militaire la voix de la moralité. Chaque Juif persan
est un commentateur. Aux marionnettes que sont les correspondants militaires et
leurs collègues couvrant les affaires étrangères, qui ont aussi rejoint le
chœur, s’est ajouté un nouveau groupe d’analystes, un type qui n’avait jamais
envahi les ondes et les réseaux sociaux avec une telle densité et une telle
exclusivité ; des salves de matraquage mental comme on n’en a jamais vu ici. C’est
ainsi après deux ans et demi sans vrai journalisme, sans même une couverture
minimale de la guerre à Gaza.
Essayez
de trouver ne serait-ce qu’une voix de la raison, quelqu’un qui ait quelque
chose à dire, qui sache vraiment quelque chose. Pas une seule. Pour Pourim, la
personnalité médiatique Avri Gilad est un pilote de l’armée de l’air, l’animateur
pour enfants Yuval Shem Tov chante en farsi. Tout le monde est si joyeux : pourquoi
? Ou peut-être que tout cela finira en larmes. Il est inacceptable même d’envisager
cette possibilité. L’orgie d’assassinats bat son plein, chaque frappe est une
raison de célébrer.

Avri Gilad déguisé en pilote de l’armée de l’air lors d’un
journal télévisé de la chaîne 12 sur la guerre contre l’Iran. Capture d’écran
de la chaîne 12
Dans
le studio de la journaliste Sharon
Gal, la fête bat son plein : les ventes d’armes
israéliennes vont atteindre de nouveaux sommets, et tout le monde
bourdonne de plaisir. « Chaînes de montage dans toute l’Inde... On a
conquis l’Inde... On a besoin d’1,4 milliard d’Indiens pour fabriquer pour nous ».
Quel monde nouveau et prometteur cette guerre va nous ouvrir. Maintenant, il ne
s’agit pas seulement de la rédemption de la terre mais d’argent, de beaucoup d’argent.
L’appel
au meurtre ne connaît pas de limites. Un manifestant qui dépasse un journaliste
de télévision à toute allure est un scandale national qui nécessite une
punition sévère. Un colon qui tue deux
agriculteurs ne suscite qu’un bâillement. Un minuscule don européen
à une organisation de défense des droits humains est présenté comme une
ingérence étrangère dans les affaires de l’État. Une tentative de renverser un
régime dans un pays étranger en le bombardant est un geste démocratique
légitime. Jusqu’où irons-nous ?
Toute
tentative désespérée d’entendre ne serait-ce qu’une voix intelligente est vouée
à l’échec. Alors que des discussions intelligentes sur la guerre ont lieu sur
les chaînes étrangères, ici seules la stupidité et l’ignorance parlent. Alors
que là-bas ils racontent ce qui se passe vraiment en Iran et au Liban, ici ils
font un reportage depuis un mariage dans un parking - le non-sens infini est le
principal sujet, sans discussion substantielle. C’est ainsi que la stupidité
des masses se répand comme un nuage radioactif, détruisant tout sur son
passage.
Ça
pourrait empirer. Regardez le « conseiller spirituel » du président Donald
Trump, qui a été nommé à la tête de son « Bureau de la foi de la Maison
Blanche ». Une évangéliste pour la guerre sainte : « J’entends le son
de la victoire. J’entends le son des cris et des chants. J’entends un son de
victoire. Le Seigneur dit que c’est fait. J’entends la victoire ! Victoire !
Victoire ! “, crie-t-elle en extase. Bientôt, ce sera ici.
Pour
Pourim cette semaine, Israël s’est déguisé en Iran
Uri Misgav,
Haaretz, 5/3/2026
Des
dirigeants appelant à une guerre totale pour anéantir leurs ennemis ? Oui. Des
dirigeants gouvernementaux collaborant avec des fanatiques religieux ? Oui. Des
forces de police œuvrant pour réprimer toute dissidence politique ? Oui.
Mardi,
Benjamin Netanyahou a été photographié sur la base aérienne de Palmachim en
train d’appuyer sur un bouton qui ferait larguer une bombe par un drone sur l’Iran.
La scène venait tout droit de Corée du Nord, avec le chef d’état-major de
Tsahal, le général Eyal Zamir, et le secrétaire militaire de Netanyahou, le
général Roman Gofman, présents pour les relations publiques.
L’étape
suivante du premier ministre fut la version jérusalémite de Téhéran, la yechiva
sioniste-religieuse Mercaz Harav, pour une lecture de la megilla de Pourim.
Entouré de mollahs barbus et d’étudiants de yechiva échappant à la conscription
chantant à partir du Livre d’Esther « les Juifs eurent autorité sur ceux
qui les haïssaient », Netanyahu battant la mesure avec eux, en tapant sur
la table.
Derrière
lui se tenaient ses gardes du corps du Shin Bet, masqués de noir, et son fils
aîné, Yaïr (on suppose que son apparition publique a été rendue nécessaire par
la tempête déclenchée par un post sur X de Guy Sudri, directeur de contenu de
Channel 12 News, insinuant que des membres de la famille de Netanyahou avaient
été exfiltrés à l’étranger peu avant l’attaque contre l’Iran).

Netanyahu
encadré par ses gardes du corps, la semaine dernière. Photo Yonathan
Zindel/Flash90
C’est
là, de tous les lieux, au cœur idéologique du racisme juif, de la misogynie et
de l’homophobie, que le premier ministre a choisi d’aller avec son fils pendant
ce qui ressemble à une guerre de religion moderne. Ce n’était pas un hasard.
Israël s’est déguisé en Iran pour Pourim cette semaine. Je ne me souviens pas d’une
autre ironie historique qui se soit développée aussi rapidement et
vertigineusement.
Il y
a des décennies, le journaliste du New York Times Thomas Friedman avait
forgé le bon mot appelant Israël « Yad Vashem avec une armée de l’air ».
Depuis le début de l’attaque contre l’Iran, du moins selon le gouvernement du
Bibistan et les studios de télévision, Israël est « la Yechiva Mercaz
Harav avec une armée de l’air ». Le gros du travail de la guerre est fait
par les protestataires
anti-gouvernementaux de l’armée de l’air et du renseignement militaire
tant vilipendés, sa fondation idéologique étant formulée par un large éventail
du spectre politique, public et médiatique.

Des
Israéliennes célèbrent Pourim dans un parking servant d’abri anti-bombes à Tel
Aviv lundi. Photo Itay Ron
Ça
commence avec la députée Limor Son Har-Melech (Otzma Yehudit), qui s’est fait
photographier costumée en Mangemort au service de l’État : en
combinaison du Service pénitentiaire israélien, une corde dans une main et une
seringue de poison dans l’autre. À côté d’elle, en chemise blanche, son mari,
portant un fusil automatique (un hommage au meurtrier de masse Baruch Goldstein
?) et arborant des pancartes « expulsion », « conquête » et
« colonisation ».
Leurs
frères judéo-fondamentalistes ont célébré toute la semaine par des pogroms
contre les Palestiniens en Cisjordanie et leur poignée d’amis juifs. Dans l’un
d’eux, deux frères d’un village près de
Naplouse ont été abattus par un colon portant son uniforme de
réserviste. ça a continué avec la
personnalité médiatique Avri Gilad qui, dans son excitation face à la fenêtre d’opportunité
pour un miracle historique, a lancé un appel depuis son domicile du nord de Tel
Aviv en faveur de l’occupation, du nettoyage ethnique et de la colonisation
juive au Liban, au sud du fleuve Litani.
@qudsn
جيش الاحتلال
يؤمن هجوم مليشيات المستوطنين ويواصل اقتحام قرية قريوت جنوب نابلس.
L'armée d'occupation sécurise l'attaque des milices de
colons et continue de prendre d'assaut le village de Qaryut, au sud de
Naplouse.
Il n’y
a pas de limite à leur manque de conscience. Ce n’est pas seulement Netanyahou
qui est arrogant et déconnecté, exhortant les Iraniens à descendre dans la rue
et à renverser leur horrible régime tyrannique (il s’avère qu’à Téhéran, il est
permis et même souhaitable de renverser un mollah au pouvoir). C’est tous ceux
qui répètent le slogan « il faut remplacer le régime en Iran » alors
même qu’ils soutiennent (ou du moins ignorent) les efforts de ce gouvernement d’extrême
droite, religieux, kahaniste, pour établir ici une version juive des Gardiens
de la révolution.
Pour
plus de détails, voir le jeune homme de 19 ans qui a osé se joindre
à une minuscule veillée de protestation contre la guerre sur une place de Tel
Aviv. Il a été brutalement arrêté (pour « rassemblement illégal ») et
fouillé à nu, bien qu’il ne représente aucun danger, dans le but clair de le
harceler et de l’humilier. Quelle est exactement la différence entre cela et la
façon dont la milice Bassidj en Iran maltraite les manifestants
anti-gouvernementaux là-bas ?
Toute
cette folie – l’arrogance, l’euphorie et la joie saisonnière de la guerre
(moins d’un an après que Netanyahou, ses collaborateurs et porte-parole nous aavaient
dit que la menace nucléaire et balistique iranienne et la menace du Hezbollah
étaient éliminées pour des générations) – se déroule dans un emballage
messianique-religieux étouffant, inspiré par l’histoire biblique vieille de
plusieurs millénaires qui a donné naissance à la fête de Pourim.
Maintenant,
le gouvernement et l’armée nous assurent déjà qu’ils s’efforceront de continuer
cette merveilleuse guerre au moins jusqu’à Pessa’h, qui est dans un mois (et si
c’est le cas, pourquoi ne pas continuer jusqu’au Jour de la Shoah et au Jour du
Souvenir ?). Je ne me suis jamais senti aussi triste, étranger et aliéné dans
ce pays que j’ai tant aimé autrefois. Israël est en train de disjoncter.