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07/08/2021

Une commission d’enquête établit la responsabilité du gouvernement maltais dans l'assassinat de la journaliste Daphne Caruana Galizia

Selon l'enquête, le gouvernement a créé un « climat d'impunité » et n'a pas protégé Mme Galizia des menaces liées à ses écrits sur la corruption politique et le crime organisé.

Hamish Boland-Rudder, ICIJ, 30/7/2021
Traduit par Fausto Giudice


Hamish Boland-Rudder est un journaliste australien, rédacteur en chef du site ouèbe du Consortium international des journalistes d'investigation (International Consortium of Investigative Journalists, ICIJ).
@hamishbr

Une enquête sur l'assassinat à la voiture piégée de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia a désigné l'ancien Premier ministre du pays et l'ensemble de son cabinet comme portant la responsabilité du meurtre de 2017 qui a choqué une grande partie du monde.

Des manifestants à Malte brandissent des pancartes à l'effigie de la journaliste assassinée en 2017, Daphne Caruana Galizia. Image : STRINGER/AFP via Getty Images
 
Dans un rapport de 437 pages publié jeudi, la commission d'enquête, composée d'anciens juges, a accusé l'État maltais d'avoir créé un « climat d'impunité » généralisé qui a permis aux meurtriers de la jeune femme de croire qu'ils n'auraient à subir que des conséquences minimes. 

« L'État devrait assumer la responsabilité de cet assassinat », a écrit la commission d'enquête, selon le
Times of Malta.


« Ceux qui ont planifié et exécuté l'assassinat l'ont fait en sachant qu'ils seraient protégés par ceux qui avaient intérêt à faire taire la journaliste ».

La famille de Carauna Galizia a salué le rapport, déclarant que « les conclusions confirment la conviction de notre famille depuis le moment où Daphne a été assassinée », dans une déclaration.

Bien que le rapport n'ait pas trouvé de preuve de l'implication directe du gouvernement dans le meurtre, il a désigné l'ancien Premier ministre Joseph Muscat et son équipe de ministres comme collectivement responsables de la mort de Caruana Galizia, en raison de l'escalade des conflits publics et des attaques personnelles et judiciaires à l'encontre de la journaliste, ainsi que de l'incapacité du gouvernement à assurer sa protection contre les menaces.

GIDEON LEVY
Un plombier palestinien a été abattu par des soldats israéliens alors qu'il tentait de réparer une panne d'eau : il tenait une clé à molette

Pourquoi les soldats ont-ils tué cet homme ? Et pourquoi Israël refuse-t-il de rendre son corps ?

Gideon Levy et Alex Levac (photos), Haaretz, 6/8/2021

Traduit par Fausto Giudice

La conférence de presse, si on peut l'appeler ainsi, était pathétique. Triste. Sans espoir. Deux dizaines d'hommes âgés - des fonctionnaires de l'Autorité palestinienne et des notables locaux, ainsi que le père et le fils en deuil - se tenaient à l'entrée de leur village sous le soleil brûlant de midi, tenant de grandes affiches. Les microphones des chaînes de télévision locales sont passés de main en main, les discours ont été prononcés, les belles paroles ont été prononcées - et tout le monde savait que leurs paroles n'étaient que du vent.

Leith Shurafi tenant une affiche de deuil pour son père Shadi, qui a été tué la semaine dernière.

Le cadre, lui aussi, était pathétique. Les manifestants se tenaient entre le marché de gros du village et son usine de taille de pierre, au milieu de piles putrides de fruits pourris, principalement des mangues, et des déchets de l'usine. Derrière eux était garé un camion portant l'inscription, en hébreu, comme une invitation, « Des millions de personnes ne peuvent pas se tromper », le slogan de la société St. Moritz, qui fabrique des produits de nettoyage et d'extermination des parasites.

Que des millions de personnes aient raison ou tort, ce village, Beita, qui se trouve entre Tapuah Junction et Naplouse en Cisjordanie, a déclaré le début d'une campagne pour le retour du corps de l'un de ses meilleurs fils, le plombier du village, Shadi Shurafi. Il a été tué la semaine dernière, mardi soir, par des soldats des Forces de défense israéliennes de la brigade Kfir, alors qu'il se tenait près de ce qui semble être les principales vannes d'eau du village, en bas de la route de l'entrée, tenant une clé à molette.

Les dirigeants du village et les responsables de l'Autorité palestinienne ont menacé de lancer une opération région morte tant que la famille du plombier décédé n'aura pas reçu son corps pour l'inhumer. Selon les responsables, Israël détient - de manière effroyable - les dépouilles d'environ 300 Palestiniens, dans le cadre de l'opération d’exploitation de cadavres en cours, qui est censée avoir pour but la restitution par le Hamas des dépouilles de deux soldats de Tsahal tués dans la bande de Gaza en 2014, le lieutenant Hadar Goldin et le sergent-chef Oron Shaul.

Tout le monde sait que les corps des soldats, ainsi que les deux civils israéliens captifs détenus à Gaza, ne seront rendus qu'en échange de prisonniers palestiniens vivants purgeant leur peine dans les prisons israéliennes. Mais pourquoi ne pas accumuler les corps et accentuer la douleur des familles des morts palestiniens ?

 

Saad Shurafi, sur le site où son frère Shadi a été tué. Une guerre s'est ensuivie pour le retour du corps du plombier

06/08/2021

BISSAN FAKIH
Un año después de la explosión en Beirut, el Líbano está más destrozado que nunca

Bissan Fakih بيسان فقيه, Al-Jumhuriya, 3/8/2021
Traducido del inglés por Sinfo Fernández 

Bissan Fakih es una estratega y formadora de campañas y defensa de derechos en Beirut (Líbano). Durante la última década, ha trabajado con la sociedad civil y los movimientos de base para dar fuerza a las demandas en torno a los derechos humanos, la paz y la justicia. Su enfoque de las campañas se basa en el pensamiento feminista, insistiendo en que el liderazgo lo asumen las comunidades directamente afectadas por un problema. Apoya a las organizaciones y movimientos en el diseño de estrategias de campaña y promoción y domina las herramientas para ponerlas en práctica. @Bissan_Fakih

Desde la oscuridad de una ciudad con apenas suministro eléctrico, Bissan Fakih relata la explosión que devastó la capital del Líbano hace un año, y traza el vertiginoso colapso del país, hundido desde entonces en la más absoluta disfunción y desesperación.

Como muchos otros en la ciudad, sentí la explosión en dos oleadas.  

Durante la primera salté del sofá para mirar por las ventanas, buscando el humo o los escombros del ataque aéreo que estaba segura acababa de producirse. Mi apartamento tiene vistas al barrio de Sin al-Fil, plagado de rascacielos de cristal. El sol caía sobre ellos de tal manera a las 6:08 de la tarde que, en medio de mi pánico, pensé que los destellos anaranjados eran cohetes o fuegos que se precipitaban sobre el suelo. La segunda oleada fue tan fuerte que estaba convencida de que el edificio estaba derrumbándose. Entrenada por los años de inquietud de mi madre, envié una nota de voz al grupo familiar de WhatsApp solo segundos después de que terminara: “¡Hay ataques aéreos, pero estoy bien! ¡Hay ataques aéreos, estoy bien!” Agarré mi cartera, las llaves y un cargador de teléfono, corrí hacia la puerta y envié otra nota de voz: “¡Decidme qué está pasando, por favor, que alguien me diga qué está pasando!” Y luego un mensaje de texto, por si no hubieran escuchado mis notas de voz: “Dile a mamá que estoy bien”. En los días siguientes, cuando el sonido de los vidrios rotos crujía bajo nuestros pies, y cuando mis rodillas no dejaban de temblar, supe de muchos padres que no pudieron llegar nunca hasta sus hijos ese día.  

Durante todo ese verano nos habíamos estado sintiendo como si estuviéramos cerca de una implosión. La moneda nacional había perdido el 80% de su valor. Los bancos nos habían robado el dinero y los ahorros de toda la vida, excepto el de los muy ricos y bien conectados, que habían logrado sacar sus millones de contrabando. Las profundidades en las que pronto nos hundiría la crisis económica se hicieron más evidentes, y la gente tenía que pelear ya para poder comer, encontrar medicinas y educar a sus hijos. La pandemia de la covid-19 había acelerado nuestro declive y nos había obligado a abandonar las calles, donde muchos habían permanecido desde que estalló el levantamiento contra el régimen por todo el país en octubre de 2019. Habíamos pasado de la euforia de la revolución, de reclamar nuestras plazas públicas y bailar entre nosotros en las calles, a lo surrealista de los toques de queda, las mascarillas, y las imágenes perturbadoras de los entierros masivos en Italia y Nueva York. En el sofocante calor y la humedad de julio y agosto, la realidad de nuestra desaparición, y lo larga y dolorosa que sería, había quedado claramente establecida. Los signos de la descomposición ya estaban allí.

Y luego el mundo estalló a nuestro alrededor.

Poco después de la explosión, los llamamientos para pedir sangre cero negativo estuvieron sonando por toda la ciudad y más allá para nuestros miles de heridos. Me puse dos mascarillas y conduje hasta el hospital Hôtel-Dieu para donar. Mis neumáticos crujieron sobre los cristales rotos durante todo el viaje, a pesar de que estaba a kilómetros del epicentro de la explosión. Me di cuenta de mi error rápidamente a medida que me acercaba al hospital: era un automóvil más en medio del tráfico que transportaba a los heridos en busca de ayuda y familiares que venían a buscar a sus seres queridos desaparecidos. Un voluntario de la Cruz Roja saltó de una ambulancia, agitando los brazos, gritando y suplicando a los automóviles que se movieran para dejar pasar a la ambulancia. Salí de la carretera lo más rápido que pude, pero en la oscuridad, en medio de los crujidos, me asombró la visión apocalíptica de los autos y la gente que los conducía. Cáscaras de metal, con todas las ventanillas voladas, y sus conductores, algunos gritando por los teléfonos, otros silenciosos y angustiados, con los ojos muy abiertos, las luces delanteras iluminando fragmentos de vidrio rotos. 

Mi mente ansiosa, que durante años había controlado y atemperado el miedo a base de hacer listas, hizo otra más para la ciudad: encontrar a los desaparecidos, ayudar a los heridos, enterrar a los muertos, vengarnos.

Achille Lollo: Adeus a um combatente

Fausto Giudice, Basta Yekfi!, 4/8/2021

Traduzido por Florence Carboni

Camaradas brasileiros acabam de me comunicar o falecimento, na manhã do 3 de agosto, em Trevignano Romano – província de Roma, de Achille Lollo, a quem gostaria de prestar a minha homenagem.


Achille nasceu em Roma, em oito de maio de 1951. Seu pai, Salvatore, comunista e guerrilheiro antifascista na Itália e na Iugoslávia, tendo sido deportado. Se tivesse nascido 30 anos antes, Achille também teria tomado as armas contra o fascismo. E se ele tivesse nascido 130 anos antes, ele certamente teria sido um Camisa vermelho e teria lutado ao lado dos defensores garibaldinos de Montevidéu, quando assediada pelo cruel general argentino Rosas.

Mas, na vida real, sua biografia não tem nada que invejar à aventuras dos heróis de Alexandre Dumas e de Victor Hugo. A militância de Lollo fez parte de uma longa tradição italiana de “armar quilombos” em cada canto do mundo. Seus cinquenta anos de vida adulta passaram-se em três diversos cenários: na periferia de Roma, em Angola e no Brasil.

Tudo começou em abril de 1973, em Primavalle, um subúrbio de Roma, fortemente dividido em forças políticas opostas. Achille e alguns companheiros do grupo Potere Operaio (Poder operário) são acusados de ter provocado um incêndio no apartamento do líder local do grupo fascista Movimento social Italiano, incêndio no qual dois dos filhos deles morreram. Achille é preso e nega quisesse matar qualquer pessoa que fosse, afirmando que só queria intimidar os fascistas locais, com os quais os militantes da esquerda estavam em permanente conflito. Após dois anos de prisão preventiva, quando posto em liberdade, refugia-se, em 1975, em Angola, onde participa das lutas anticoloniais, junto com o MPLA, a SWAPO e a ANC. Em 1986, com sua esposa angolana e seus quatro filhos, emigra para o Brasil. Ali, militou no PT, na tendência Força Socialista, e, a seguir, participou, 2004, da fundação do PSOL.

Em 1994, ele fora preso em virtude de um pedido de extradição da Itália, sendo liberado após um ano de detenção. Em 2005, prescreveu a condenação a 18 anos de prisão a que havia sido condenado na Itália, mantendo-se os danos materiais (um milhão de euros), o que não permite que ele se torne proprietário de qualquer bem (o que não é tão mau).

Em 2010, com problemas de saúde, voltou para a Itália, onde se dedicou à agricultura ecológica. A explosão do Covid-19 comprometeu fortemente essa atividade. Porém, não foi o vírus o responsável pelo seu falecimento. Lollo, cardíaco e diabético, foi acometido por um câncer do pâncreas, o qual, como sabemos, é fulgurante.

Achille deixa uma obra imensa – escrita e audiovisual, principalmente sobre a América Latina, dispersa em numerosos suportes. Esperemos que alguém possa reuni-la.


                          Uma das últimas fotos de Achille, com seu filho Achillinho

05/08/2021

Achille Lollo: addio a un combattente


 Fausto Giudice, Basta Yekfi!, 4/8/2021

Tradotto da Alba Canelli

Ho appena saputo da comuni compagni brasiliani della morte il 3 agosto a Trevignano Romano di Achille Lollo, al quale desidero rendere omaggio.


Achille era nato a Roma l'8 maggio 1951. Suo padre Salvatore era stato un combattente della resistenza e un deportato comunista, un partigiano antifascista in Italia e in Jugoslavia. Se fosse nato 30 anni prima, Achille avrebbe sicuramente preso le armi contro il fascismo. E se fosse nato 130 anni prima, sarebbe stato senza dubbio una Camicia Rossa, tra i difensori garibaldini di Montevideo assediata dal crudele generale argentino Rosas. Ma la sua biografia reale non ha nulla da invidiare alle avventure degli eroi di Alexandre Dumas o Victor Hugo. Faceva parte di una lunga tradizione italiana di far casino in tutto il mondo. I suoi cinquant'anni di vita adulta si sono svolti su tre scenari: la periferia di Roma, l'Angola e il Brasile.

Tutto iniziò nell'aprile del 1973 a Primavalle, una calda periferia romana. Achille e alcuni compagni del gruppo Potere Operaio furono accusati di aver dato fuoco all'appartamento del leader locale del gruppo fascista Movimento Sociale Italiano, nel quale morirono due figli dell'uomo. Achille fu arrestato, negò di aver voluto uccidere qualcuno, ma voleva semplicemente intimidire i fascisti locali, con i quali la sinistra era in costante conflitto. Dopo due anni di detenzione preventiva, fu messo in libertà condizionale e si rifugiò in Angola nel 1975. Lì ha partecipato alle lotte anticoloniali, a fianco del MPLA, della SWAPO e dell'ANC. Nel 1986, con sua moglie angolana e i loro 4 figli, è emigrato in Brasile. Lì è stato membro del PT, nella tendenza Força Socialista, e poi ha partecipato alla fondazione del PSOL (Partito Socialismo e Libertà) nel 2004. Nel 1994 è stato arrestato a seguito di una richiesta di estradizione italiana ed è stato rilasciato dopo un anno di detenzione.

Nel 2005, la pena detentiva di 18 anni a cui era stato condannato nel frattempo in Italia è andata in prescrizione, ma non i danni a cui era stato condannato (1 milione di euro), il che gli ha impedito di possedere qualcosa (il che non è male).

Nel 2010, a causa di problemi di salute, è tornato in Italia, dove ha iniziato l'agricoltura ecologica. L'esplosione di COVID-19 comprometterà seriamente questa attività. Ma non è stato il virus a finirlo: con una patologia cardiaca e il diabete, è stato colpito da un cancro al pancreas, che, come sappiamo, è folgorante.

Achille ha lasciato un immenso corpo di lavoro, scritto e audiovisivo, principalmente sull'America Latina, sparso su molti media. Speriamo che qualcuno riesca a raccoglierlo.

 Una delle ultime foto di Achille, col foglio Achillinho

 


GID’ON LEV
Eduard Douwes Dekker, el funcionario holandés cuya loca novela “Max Hávelaar” inició una revolución anticolonialista

Gid'on Lev ןועדג בל, Haaretz, 7/11/2020 

Traducido pr Sinfo Fernández

Idealista y codicioso, ilustrado y racista, amante de la humanidad y egoísta: Eduard Douwes Dekker, alias Multatuli, generó uno de los escritos anticolonialistas más audaces jamás escritos.

 

Eduard Douwes Dekker, también conocido como Multatuli. En su calidad de funcionario, y más tarde en sus escritos, luchó contra la explotación y opresión de la Compañía Holandesa de las Indias Orientales. Foto: Csar Mitkiewicz

A finales del siglo pasado, y del milenio, The New York Times preguntó a varios escritores y pensadores de todo el mundo cuál era la historia que consideraban  más importante de los últimos mil años. El escritor y disidente político indonesio Pramoedya Ananta Toer ofreció una respuesta particularmente sabrosa. A lo largo de cientos de años durante el segundo milenio, señaló, las especias eran más valoradas que los metales preciosos. Se usaban en ceremonias religiosas, como medicación y para mejorar el sabor de los alimentos, esto último resultó crucial en los períodos en los que la variedad de alimentos se limitaba a un nivel difícil de imaginar hoy en día. El ansia de los europeos por las especias impulsó viajes a nuevos reinos a bordo de buques de guerra y generó una riqueza sin precedentes para los conquistadores.

La fuente más abundante de especias, así como de tabaco, azúcar y café, fue el archipiélago de miles de islas y cientos de culturas que se conoce hoy como Indonesia. Poco después de la llegada de la flota holandesa, a finales del siglo XVI, la capital del archipiélago, Batavia (hoy Yakarta), se convirtió en el centro comercial más grande del mundo. Durante más de un siglo, la Compañía Holandesa de las Indias Orientales, con sede en Ámsterdam, fue la mayor empresa comercial del mundo.

Con tal de incrementar sus ganancias, los holandeses no retrocedieron ante nada. Así, entre otras acciones, masacraron a casi toda la población de las Islas Banda, un grupo de diez islas indonesias que eran la única fuente mundial de nuez moscada, y también transportaron allí esclavos y prisioneros de guerra para cultivar dicha especia, lo que rindió una ganancia estimada en un 60.000%.

Otros lugares de las Indias Orientales Holandesas también se transformaron en granjas de sudor. Los agricultores locales se vieron obligados a producir los cultivos ordenados por el gobierno de Holanda; miles murieron de hambre. Además, los isleños debían pagar altos impuestos al gobierno de Ámsterdam, así como a los gobernantes locales que implementaban las políticas del régimen opresivo; un truco inteligente que permitió a Holanda gobernar un país de 13 millones de personas con solo 175 funcionarios con residencia allí.

Una Indonesia tan rentable se convirtió en un modelo a seguir para actividades similares en Asia y más allá. Sin embargo, a principios del siglo XX surgió en aquella zona uno de los primeros movimientos de liberación del mundo, presagiando el final de la historia colonial de siglos de la humanidad, condimentada con codicia, sangre y saqueo. Según el artículo de Pramoedya en The Times, las semillas de esta prodigiosa revolución global se plantaron en 1860, en una novela loca escrita por un representante peleón de la administración holandesa. El “mundo tiene una gran deuda” con Eduard Douwes Dekker, concluía.

SERGIO RODRÍGUEZ GELFENSTEIN
Colombia y USA: productores y consumidores unidos jamás serán vencidos

Sergio Rodríguez Gelfenstein, 4/8/2021  

La ley económica fundamental del capitalismo es la de la oferta y la demanda. Ella permite entender como el sistema “regula” el mercado para que produzca ganancias en interés de las empresas, manteniendo la estabilidad del sistema. Una de las mercancías más importante del mercado global para sostener esa estabilidad son las sustancias sicotrópicas que producen un exorbitante lucro para los “empresarios” que trafican este producto, bajo normas que establecen los países desarrollados a fin de nutrir a los potenciales clientes sin traumas ni quiebres sociales, garantizando que los dividendos fluyan sin conflicto por el sistema financiero global.

La semana pasada, la Oficina de las Naciones Unidas contra la Droga y el Delito (Unodc), dio a conocer que los cultivos de coca en Colombia bajaron un 7% en 2020 respecto a 2019, con 143.000 hectáreas, frente a las 154.000 del año anterior. Sin embargo, aunque la superficie sembrada se redujo, su rendimiento aumentó 8%, a 1.228 toneladas de cocaína por hectárea, frente a las 1.137 del año anterior. En los hechos, las políticas anti drogas han naufragado, entre otras cosas porque no se han propuesto atacar al mercado sino a los campesinos que producen la coca.

Según Leonardo Correa, coordinador del Sistema Integrado de Monitoreo de Cultivos Ilícitos y autor del más reciente informe de la Unodc, esta situación es el resultado de una producción más eficiente debido a aprendizajes y cambios tecnológicos que "suceden principalmente en los enclaves productivos". Curiosamente, estos enclaves se encuentran en las regiones fronterizas con Ecuador y Venezuela. Mucho más curioso es que se hayan incrementado en grado superlativo en el límite con Venezuela (siendo el Norte de Santander el departamento de mayor área sembrada con 40.084 hectáreas) a pesar que ahí se encuentra el mayor y más sofisticado contingente militar colombo-estadounidense. Resulta inexplicable que el 40 % de la coca producida en 2020 guarde relación con estas zonas fronterizas y que se haya experimentado un comportamiento ascendente desde 2010, año en el cual solamente reportaron 1.700 hectáreas sembradas.


Mais où est donc passée la bouteille de whisky à 5 800 dollars offerte par le Japon à Mike Pompeo ?
Le Département d'État enquête

Michael S. Schmidt, The New York Times, 4/8/2021
Traduit par Fausto Giudice

Le Département d'État enquête pour savoir où est passée une bouteille de whisky à 5 800 dollars  [=4 900€]que le gouvernement japonais a offerte au secrétaire d'État Mike Pompeo en 2019, selon deux personnes informées sur l'enquête et un document rendu public mercredi.


Il n'était pas clair si M. Pompeo a jamais reçu le cadeau, car il était en voyage en Arabie saoudite le 24 juin 2019, le jour où les fonctionnaires japonais l'ont donnée au Département d'État, selon un document du département déposé mercredi dans le Federal Register documentant les cadeaux que les hauts fonctionnaires usaméricains ont reçu en 2019. Ces fonctionnaires sont souvent tenus à  l’écart par des membres de leurs cabinets qui reçoivent des cadeaux et des messages pour eux.

Les hauts fonctionnaires usaméricains peuvent conserver les cadeaux dont le montant est inférieur à 390 dollars. Mais si les fonctionnaires veulent garder des cadeaux qui dépassent ce prix, ils doivent les acheter. Selon le dossier, le Département d'État a déclaré que la bouteille avait été évaluée à 5 800 dollars.

Le département a également pris la décision inhabituelle de noter que l'endroit où se trouve le whisky est inconnu. Des documents similaires déposés au cours des deux dernières décennies ne font pas mention d'enquêtes similaires.

« Le ministère examine l'affaire et mène une enquête en cours », indique le document.

M. Pompeo, par l'intermédiaire de son avocat William A. Burck, a déclaré qu'il ne se souvenait pas d'avoir reçu la bouteille de whisky, qu'il ne savait pas ce qu'il en était advenu et que le ministère enquêtait sur son sort.

« Il n'a aucune idée de ce qu'il est advenu de cette bouteille de whisky », a déclaré M. Burck.

NIR HASSON
In Scheich Dscharrah will Israels Oberster Gerichtshof eine Entscheidung darüber vermeiden, wer im Recht ist


Nir Hasson, Haaretz, 3.8.2021

Übersetzt von NN

Indem sie einen Kompromiss anboten, zeigten die Richter des Obersten Gerichtshofs, dass sie weder die rechtliche Substanz des Falles erörtern noch die Vertreibung hunderter Palästinenser aus ihren Häusern anordnen wollten, vor allem jetzt nicht

Am Montag, den 2.8. fand im Saal D des Obersten Gerichtshofs eine außerordentliche Anhörung statt. Draußen saßen zahlreiche Journalisten, Diplomaten, linke Aktivisten und eine kleine Gruppe von Rechtsextremisten. Auch zahlreiche Bewohner von Scheich Dscharrah waren gekommen, um in letzter Minute die Räumung ihrer Häuser zu verhindern.

Zu Beginn der Verhandlung versuchten die Richter, die beiden Parteien auf jede erdenkliche Weise zu einem Kompromiss zu bewegen, wenn auch mit ausgesprochen mäßigem Druck.

Der von den Richtern Isaac Amit, Daphne Barak-Erez und Noam Sohlberg angestrebte Kompromiss sieht vor, dass die palästinensischen Bewohner als geschützte Mieter in ihren Häusern bleiben. Darüber hinaus würden sie als geschützte Mieter der ersten Generation anerkannt, was bedeutet, dass ihre Kinder und Enkelkinder in den Häusern bleiben könnten. Im Gegenzug würden sie 1.500 Schekel (393€, 465$) pro Jahr an das Unternehmen Nahalat Shimon zahlen, das versucht hat, sie zu vertreiben.

Das Problem ist nicht das Geld, sondern die Frage der Anerkennung von Nahalat Shimon als Eigentümer. Die Palästinenser lehnen dies ab. Die Vertreter der Siedler verlangten ihrerseits die ausdrückliche palästinensische Anerkennung des Eigentums an den Grundstücken unter den Gebäuden und das Versprechen, in Zukunft keine weiteren Ansprüche zu stellen. Die Palästinenser lehnten dies entschieden ab.

04/08/2021

Achille Lollo: farewell to a fighter

Fausto Giudice, Basta Yekfi!, 4/8/2021
Translated by Andy Barton

I have just learned, via common Brazilian comrades, of the passing of Achille Lollo, yesterday in Trevignano Romano, to whom I wish to pay tribute.


 

Achille was born in Rome on 8th May 1951. Salvatore, his father, had been a resistance fighter, a deported communist and an anti-fascist guerrilla fighter in Italy and Yugoslavia. Should Achille have been born just 30 years earlier, he too would have taken up arms against fascism. And yet more, should he have been born 130 years earlier, he would doubtless have been an Italian Redshirt, among the Garibaldini defenders of Montevideo besieged by the cruel Argentinian general Juan Manuel de Rosas.

Yet his actual biography has little to envy of the adventures of the heroes of Alexandre Dumas or Victor Hugo. He belongs to a long Italian tradition of causing trouble in every corner of the world. His 50 years of adult life played out on three stages: the suburbs of Rome, Angola and Brazil.

It all began in 1973 in Primavalle, a volatile suburb in Rome. Achille, together with some of his comrades from the operaista movement Potere Operaio, was accused of having started a fire in the apartment belonging to the local head of the fascist party, the Italian Social Movement, in which two of the fascist leader’s sons died. Achille was arrested. He denied having wanted to kill anybody; rather, his aim was to intimidate the local fascists with whom leftists were locked in an endless conflict. After two years of preventative prison, he was paroled, going on to seek refuge in Angola in 1975. Achille participated in the anti-colonial struggles together with the MPLA, the SWAPO and the ANC. In 1986, with his Angolan wife and their four children, he emigrated to Brazil. There, he was an active member of the PT (Brazilian Worker’s Party) as part of the Força Socialista tendency. Later, he would participate in the founding of the PSOL (Socialism and Liberty Party) in 2004. A few years prior, in 1994, he was arrested after an extradition request from Italy, being freed after one year in prison.

In 2005, the 18-year prison term he had been sentenced to in Italy expired, but the damages and losses he had been sentenced to pay (1 million euros) had not. This prevented Achille from owning anything (which perhaps is not such a bad thing).

In 2010, now with health problems, he returned to Italy, where he devoted himself to ecological agriculture. The irruption of COVID-19 would seriously compromise this activity. However, it was not the virus that eventually killed him: as a diabetic with cardiac problems, he was struck by pancreatic cancer, known for its aggressive development.

Achille leaves behind him an immense body of work, both written and audio-visual, primarily about Latin America, and scattered across many different media platforms. Hopefully, one day, someone will be able to draw it all together. 

 One of Achille’s last photos, with his son Achillinho