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05/11/2021

Inès Abdel Razek
Treinta años después: La trampa del proceso de paz en Oriente Medio

 Inès Abdel Razek, Al-Shabaka, 31/10/2021
Traducido del inglés por Sinfo Fernández, Tlaxcala

Inès Abdel Razek, palestino-francesa, es Directora de Promoción del Instituto Palestino para la Diplomacia Pública (PIPD, por sus siglas en inglés), una organización palestina independiente. Antes de incorporarse al PIPD, Inès ocupó puestos de asesoramiento en las oficinas ejecutivas de la Unión por el Mediterráneo en Barcelona, el Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente en Nairobi y la Oficina del primer ministro palestino en Ramallah, donde se centró en las políticas de gobernanza internacional y cooperación al desarrollo. Inès también es miembro del consejo asesor de la empresa social Build Palestine. Es licenciada en Asuntos Públicos por Sciences-Po, París. @InesAbdelrazek

RESUMEN

El llamado Proceso de Paz de Oriente Medio ha garantizado la opresión de los palestinos por un régimen militar empeñado en la expansión colonial de los colonos. ¿Cómo ha consolidado el marco de las negociaciones bilaterales la hegemonía de Israel sobre los palestinos, y cómo la ha mantenido Israel? La analista política de Al-Shabaka, Inés Abdel Razek, explora estas cuestiones y otras más, y ofrece recomendaciones a la comunidad internacional para apoyar la liberación palestina. 


George Bush habla en la Conferencia de Paz en el Palacio Real de Madrid, 1991

 Introducción

 

Hace treinta años, representantes del gobierno israelí y de la Organización para la Liberación de Palestina (OLP) se reunieron en Madrid para iniciar negociaciones bilaterales. El llamado Proceso de Paz de Oriente Medio (PPOM), concebido en esa reunión, que supuestamente debía conducir a un futuro justo y pacífico en el territorio situado entre el mar Mediterráneo y el río Jordán, ha consolidado en cambio una realidad nefasta para los palestinos: la ocupación permanente por parte de una potencia militar nuclear con una empresa colonial de colonos en constante expansión.

 

En el transcurso de los últimos treinta años, los principales patrocinadores occidentales del PPOM, es decir, EE.UU. y la UE, han introducido repetidamente una serie de iniciativas políticas con el pretexto de la “construcción de la paz” en lugar de impulsar una solución para poner fin a décadas de exilio, sometimiento y ocupación. Más recientemente, en 2020, el expresidente estadounidense Donald Trump introdujo el llamado Plan de la Paz a la Prosperidad, que en última instancia aseguró los intereses de Israel a través de una serie de normalización  acuerdos con varios Estados árabes. Sin embargo, las cuestiones fundamentales que están en juego, a saber, la defensa de los derechos de los palestinos frente a una ocupación militar y un exilio continuos han permanecido ausentes de las agendas de los intermediarios occidentales.

 

Este informe político pretende exponer las razones clave por las que el propio marco de las negociaciones bilaterales directas, que se basa en la teoría de la negociación liberal que sustenta el PPOM entre israelíes y palestinos, es totalmente inicuo y está condenado al fracaso. El informe sostiene que, de hecho, el PPOM sólo ha servido para consolidar la empresa colonial de los colonos israelíes y afianzar su dominación sobre los palestinos. Ofrece recomendaciones sobre cómo la comunidad internacional puede apoyar a los palestinos en su lucha por la liberación a través de un marco que vaya más allá de las negociaciones y las “conversaciones de paz”.

GIDEON LEVY
La police israélienne a agressé un Palestinien et sa mère sous le regard de ses amis sur Facebook Live

Gideon Levy, Haaretz, 5/11/2021
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala

Marwan al-Husseini et sa mère Raissa se rendaient chez des proches lorsque des policiers en civil ont arrêté leur voiture et les ont violemment tirés de celle-ci. Les policiers ont battu Marwan et fouillé Raissa à nu avant de les relâcher. La police a ensuite menti sur ce qui s'était passé, mais l'incident avait été filmé.

Marwan Al-Husseini. Photo : Moti Milrod

Regardez simplement la vidéo. Vous serez stupéfaits. Un homme est assis au volant de sa voiture, vêtu d'un T-shirt blanc et de lunettes de soleil sombres. Des écouteurs de téléphone portable pendent de son visage ; il écoute de la musique arabe. Il porte une ceinture de sécurité, sa voiture avance à peine et est talonnée par une file d'autres véhicules. Ils sont coincés dans un embouteillage à un poste de contrôle de sécurité. Après un moment, il met un masque corona sur son visage. Il est détendu, une main appuyée sur la vitre de la voiture. Les voitures passent en sens inverse, tandis que la sienne avance à pas de tortue. La musique est forte. Il ajuste le masque.

Soudain, des voix fortes se font entendre. "Arrêtez la voiture !" "Sortez !" Les cris en hébreu et en arabe donnent l'impression qu'une tempête approche. Tout se passe rapidement. Alors qu'il semble encore se demander ce qui se passe, une matraque est déjà en train de briser la vitre de sa voiture. L'homme tente de se protéger la tête avec ses mains. Quelqu'un qui semble être un agent de sécurité ouvre la porte arrière, s'introduit dans la voiture et s'assied sur le siège arrière en criant. L'homme est effrayé ; le garde, qui porte des gants en caoutchouc bleus mais pas d'uniforme, lui saisit le cou par derrière. La mère âgée du conducteur, assise sur le siège passager à l'avant, n'apparaît pas sur les images prises par la caméra web de la voiture. Un autre garde ouvre la porte du conducteur, détache sa ceinture de sécurité et le traîne de force hors de la voiture. Les cris ne cessent pas. Un criminel très dangereux a apparemment été capturé.

La musique continue à jouer, la porte du conducteur reste ouverte, la webcam continue à enregistrer. Des voitures passent dans la direction opposée. Un homme armé - il s'avérera plus tard que lui et tous les autres étaient des policiers en civil - ouvre l'une des portes arrière de la voiture, tandis que ses camarades continuent de crier et de frapper le conducteur qui a été sorti de la voiture, et de briser la vitre à côté du siège du conducteur.

Il doit s'agir d'une soi-disant bombe à retardement qu'il faut désamorcer à tout prix. L'homme crie et les gardes continuent de le frapper à coups de pied et de poing, armes visibles dans leurs étuis. Les agresseurs sont d'abord quatre ou cinq, puis plus nombreux. La caméra parvient à capter ce qui se passe à travers la fenêtre brisée ; on voit quelqu'un d'autre se faire traîner dehors. La porte arrière se ferme en claquant. Une femme âgée portant un foulard est vue en train de crier, près de l'homme battu sur le sol. Le volume de la musique dans la voiture augmente de façon spectaculaire, comme si le réalisateur du film l'avait ordonné. On peut voir les hommes armés faire des allers-retours. Probablement un incident grave. La vidéo se coupe.

 Vidéo de l'arrestation. Selon la police, le "suspect a refusé d'ouvrir la porte du véhicule".

C'est ce qui s'est passé le mardi 12 octobre, vers 13 heures. Marwan al-Husseini, 38 ans, et sa mère Raissa, 65 ans, résidents d'Hébron, étaient en route pour rendre visite à de la famille dans le village d'Al-Azariya, à plusieurs kilomètres à l'est de Jérusalem. En passant par le village d'Al-Zaim, ils ont rencontré un poste de contrôle et le trafic a ralenti leur voiture. La vidéo obtenue par B'Tselem a été prise par Marwan, qui diffusait des images sur Facebook Live depuis la voiture. Il voulait s'enregistrer lors d'une sortie avec sa mère, comme il le fait de temps en temps, et s'est retrouvé à documenter un enlèvement sauvage en plein jour, en temps réel. Les agents de sécurité armés qui l'ont attaqué étaient des policiers israéliens en civil.

DAVID STAVROU
Ahmed Bouchikhi, la victime oubliée de l'un des plus grands fiascos du Mossad
Quand l’Opération « Colère de Dieu » dérapa

David Stavrou, Haaretz, 29/10/2021
Traduit par
Fausto Giudice, Tlaxcala

David Stavrou est un journaliste israélien vivant à Stockholm qui collabore régulièrement au quotidien israélien Haaretz. Ces dernières années, il a couvert une variété de questions suédoises, scandinaves et mondiales et a également écrit deux livres. Le plus récent raconte l'histoire de la diaspora israélienne en Europe et a été publié par l'éditeur israélien Pardes en janvier 2021. Stavrou est également enseignant et guide agréé de Stockholm.

Le meurtre des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 72 et la campagne de vengeance israélienne qui a suivi ont donné lieu à de nombreux livres et films. Mais dans tous ces ouvrages, un personnage reste anonyme : Ahmed Bouchikhi.

Ahmed Bouchikhi. « De tous les pays qu'il a visités, c'est en Norvège qu'il a trouvé son bonheur. Et il y est resté, car c'est là qu'il a rencontré sa femme. Son bonheur est aussi devenu son désastre », raconte son frère. Photo : NTB SCANPIX MAG via AFP

Un matin de septembre 1994, peu après que le musicien français Jalloul "Chico" Bouchikhi s’est séparé des Gipsy Kings, le groupe de flamenco-pop à succès qu'il a fondé, il reçoit un appel téléphonique inattendu. Au bout du fil, une représentante de l'UNESCO qui semble désemparée. L'organisation culturelle des Nations unies organisait un concert spécial pour marquer le premier anniversaire de la signature des accords d'Oslo, en présence du ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres et du président de l'OLP Yasser Arafat - avec la participation des Gipsy Kings, disait-elle. Mais voilà qu'à la onzième heure, alors que 24 000 billets avaient été vendus, ils ont été informés que le groupe avait manqué son vol pour Oslo. Bouchikhi accepterait-il de se produire à leur place avec son nouveau groupe, Chico & the Gypsies, pour éviter un fiasco ?

« J'ai dit oui. Je suis arrivé avec mes musiciens, nous avons informé le public que les Gipsy Kings ne pouvaient pas venir, mais que j'étais leur fondateur. Nous avons joué 'Bamboleo' et d'autres tubes du groupe, et ce fut un grand succès », se souvient Bouchikhi. « À la fin, Peres et Arafat sont montés sur scène et m'ont félicité. Je leur ai serré la main. Mes frères, qui vivaient à Paris et étaient venus pour le concert, ont pris des photos de l'événement ».

Cette apparition a lancé Bouchikhi, aujourd'hui âgé de 67 ans, sur une voie qu'il n'avait jamais imaginée pour lui-même. Il a été nommé envoyé de l'UNESCO pour la paix en 1996, agissant en tant qu'ambassadeur de bonne volonté et promouvant des messages de tolérance et de paix lors de ses spectacles. Mais si aujourd'hui il regarde son passé avec émotion, presque incrédule, comme "l'histoire d'un destin particulier", ce n'est pas parce que les Gipsy Kings ont raté leur vol et qu'il les a remplacés. C'est parce que, à l'insu de toutes les personnes impliquées à l'époque - ni l'UNESCO, ni Peres, ni Arafat, ni ceux qui étaient censés assurer leur sécurité - le destin ou le hasard avait placé les deux leaders sur une scène avec un musicien dont le frère avait été assassiné par erreur par des agents des services secrets israéliens parce qu'ils le prenaient pour un terroriste palestinien.

Chico Bouchikhi, musicien et envoyé de l'UNESCO. « Un incroyable coup du sort m'a conduit à comparaître devant deux responsables du meurtre de mon frère : Shimon Peres et Yasser Arafat ». Photo : Malte Ossowski/Sven Simon/dpa Picture Alliance via AFP

Compte tenu du fait que cette histoire concernait une organisation israélienne pour laquelle le secret est primordial, l'incident de 1973, connu sous le nom d'"affaire de Lillehammer", est très bien connu et bien documenté. Quiconque a parcouru des ouvrages tels que "Every Spy a Prince" (1990) de Yossi Melman et Dan Raviv ; "Lillehammer : Open Case", de Noam Nachman-Tepper (2020, hébreu) ; "The Quest for the Red Prince", de Michael Bar-Zohar et Eitan Haber (1984), ou bien d'autres, connaît le meurtre scandaleux d'Ahmed Bouchikhi. Serveur innocent, Bouchikhi a été abattu à Lillehammer, en Norvège, par des agents du Mossad qui l'avaient identifié, à tort, comme Ali Hassan Salameh, l'une des figures de proue de l'organisation Septembre noir, qui a perpétré le massacre de 11 athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972 [une partie des athlètes ont sans doute été tués par la police allemande à Fürstenfeldbruck, NdT].

04/11/2021

ANN JONES
“Es hora ya de que nos sintamos enfadadas”
Recordando al Afganistán olvidado

Ann Jones, TomDispatch.com, 31/10/2021 

Traducido del inglés por Sinfo Fernández, Tlaxcala

 Lo sé, lo sé. Es lo último de lo que quieren oír hablar. Veinte años de carnicería estadounidense en Afganistán fueron suficientes para ustedes, estoy segura, y hay muchas otras cosas de las que preocuparse en un Estados Unidos al borde de... bueno, ¿quién sabe de qué? Pero para mí es diferente. Fui a Afganistán en 2002, ya indignada por la malograda guerra de este país sobre esa pobre tierra, para ofrecer toda la ayuda que pudiera a las mujeres afganas. Y por poco que haya podido hacer en esos años, Afganistán me ha dejado una impresión profunda y duradera.

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ALFONSO LAFARGA
La France se targue de défendre les droits humains partout dans le monde, sauf au Sahara occidental

Alfonso Lafarga, Contramutis, 3/11/2021
Traduit de l’espagnol par CMBL
  • Pour la République française, les droits humains sont une priorité de sa politique étrangère, mais elle empêche qu’ils figurent parmi les attributions de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO).
  • · Les droits humains sont violés en permanence au Sahara occidental occupé par le Maroc, qui détient une cinquantaine de prisonniers politiques condamnés dans le cadre de procès irréguliers et sans preuves.


"Les droits de l'Homme, une priorité de la politique étrangère de la France". C'est le titre précis sous lequel le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères présente sur son site officiel sa position sur les droits humains, dont les violations selon lui conduisent sa diplomatie à les combattre « partout où elles sont commises ».

La présentation commence par cette définition : "Les droits de l’Homme sont définis comme les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur, religion, langue ou toute autre condition et recouvrent de nombreuses thématiques".

Il indique que « ces droits font partie des valeurs fondatrices de la République française comme cela a été proclamé dans le préambule de notre Constitution. Leur respect est au cœur de l’exercice de la démocratie en France et de notre engagement au sein de l’Union européenne et des organisations internationales », un engagement qui se traduit par « des actions sur le plan politique et diplomatique au niveau national, européen et international ».

Les dossiers sur lesquels la France est particulièrement attachée sont détaillés par la suite, notamment les "détentions arbitraires" et les "disparitions forcées".

A l'occasion de son incorporation, en janvier 2021, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, la France a indiqué parmi ses priorités la protection des défenseurs des droits de l'homme, la liberté d'information et la liberté de presse, en plus de continuer à œuvrer à l'abolition universelle de la peine de mort, la lutte contre toute forme de discrimination et «la lutte contre l'impunité de ceux qui commettent des crimes atroces ».

Ces violations des droits humains contre lesquelles la France se prononce sont une réalité dans un lieu précis : le Sahara occidental occupé par le Maroc, territoire non autonome en attente de décolonisation. Elles ont été dénoncées à maintes reprises par des organisations telles qu'Amnesty International (AI), Human Rights Watch (HRW), le Centre Robert F. Kennedy (RFKC), le Réseau euro-méditerranéen des droits humains (REMDH), l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains ou Reporters sans frontières (RSF).

Dans les résumés mensuels que Contramutis publie sur les violations des droits humains au Sahara Occidental, les événements se répètent : répression de toute expression ou manifestation de la population sahraouie qui appelle à l'autodétermination, détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures et mauvais traitements, procès irréguliers, persécutions de journalistes, absence de liberté d'information et de presse, discrimination à l'emploi envers les Sahraouis, expulsion d'observateurs internationaux.

Par ailleurs, une cinquantaine de prisonniers politiques sahraouis purgent des peines sévères, prononcées dans des procès dénoncés par des commissions de juristes internationaux pour leurs irrégularités et leur manque de preuves. La plupart des détenus se trouvent dans des prisons marocaines loin de leurs familles, qui doivent parcourir jusqu'à mille kilomètres sans savoir si elles seront autorisées à les visiter. Plusieurs d'entre eux sont à l'isolement depuis longtemps.

03/11/2021

WIM LAVEN
La crisis en Sudán representa una lección para USA

Wim Laven, PeaceVoice, 28/10/2021
Traducido del inglés por
Sinfo Fernández, Tlaxcala 
 

Wim Laven, doctor en gestión de conflictos internacionales, imparte cursos de ciencias políticas y resolución de conflictos en la Universidad Estatal de Kennesaw, en Georgia (USA), y forma parte del Consejo de administración de la Asociación Internacional de Investigación sobre la Paz. Pertenece al equipo editorial de la revista The Peace Chronicle y contribuye frecuentemente con artículos de opinión para su sindicación por PeaceVoice, un programa del Oregon Peace Institute.

Hace unos 2.700 años, un esclavo narrador llamado Esopo contaba cuentos sobre temas políticos, religiosos y sociales que se hicieron populares por sus dimensiones éticas y que se han utilizado como fábulas infantiles por la moral y la sabiduría que transmiten.

En “Los cuatro bueyes y el león”, Esopo habla de un poderoso león que merodea por un campo en busca de una buena comida. Los cuatro bueyes que lo habitan se colocan rabo contra rabo y le ofrecen al león los cuernos sin importar la dirección en la que se les aproxime. Un día, sin embargo, una discusión hace que los cuatro bueyes tomen caminos distintos. Por sí solos, los bueyes no tienen ninguna posibilidad de enfrentarse al león, que los va eliminando uno a uno con gran facilidad.

 La moraleja de la historia es que la unión hace la fuerza y que la discordia debilita.

 Las cuestiones de seguridad colectiva son eternas. En Estados Unidos, la seguridad colectiva era tan importante que el Compromiso de las 3/5 partes (que convierte a los esclavos en 3/5 partes de una persona a efectos del censo y del poder político), que infló el poder de los estados esclavistas, la prohibición de la abolición de la esclavitud (el artículo I, sección 9, de la Constitución impedía al Congreso prohibir la importación de esclavos antes de 1808) y el colegio electoral (el esclavista de Virginia James Madison admitió célebremente que el voto directo del Presidente era lo “más adecuado”, pero que perjudicaría al Sur porque tenían muchos esclavos sin derecho a voto) perseguía el objetivo de  crear “unidad”.

El compromiso es un esfuerzo estratégico en el que las partes de una disputa hacen concesiones -renuncian a parte de sus demandas- para lograr otros objetivos o satisfacer otras necesidades.


Sudán es actualmente noticia porque los militares han disuelto la alianza entre grupos militares y civiles, bloqueando así el Consejo Soberano de reparto de poder y el gobierno de transición acordado. Para ser claros, la transición de la brutalidad de las tres décadas de poder de Omar al-Bashir, que terminó en una
insurrección popular no violenta en 2019, a un gobierno civil democrático, estaba en un terreno inestable porque no había un Consejo Soberano electo.

Viñeta de
Nayer Talal Nayer, Etiopia

CHRISTOPHE KOESSLER
Dopo la morte sospetta di Alfredo Camelo, i colombiani in Svizzera minacciati dai paramilitari

Pubblichiamo la traduzione di due articoli che dovrebbero suscitare inquietudine e misure di tutela per i rifugiati colombiani in Europa ed altrove, così come fra tutti i difensori dei diritti dei popoli e delle persone.-Tlaxcala

Christophe Koessler, Le Courrier, 27/10/2021

Tradotto da Simona Barbarossa, Tlaxcala

Christophe Koessler è un giornalista del quotidiano svizzero Le Courrier. @ChrisKoessler

L'attivista ginevrino Alfredo Camelo, trovato morto a settembre, sarebbe stato colpito con un'arma da fuoco. Questa informazione dovrebbe essere presa con cautela, ma fa parte di una crescente minaccia per gli attivisti colombiani.

Nel maggio 2021, i manifestanti hanno chiesto alle Nazioni Unite e alle autorità svizzere di esigere che Bogotà rispetti la vita umana e il diritto di manifestare. DR

Domenica mattina, un noto attivista svizzero-colombiano ha trovato la scritta incisa sul cerchione della sua auto a Ginevra: "AUC", per Autodifese Unite della Colombia, il nome della milizia paramilitare di estrema destra. In Colombia, l'iscrizione equivale a una minaccia di morte. Ad un controllo più attento, il difensore dei diritti umani, accompagnato da un ufficiale di polizia, scopre che il suo pneumatico è stato danneggiato da una foratura che potrebbe portarlo a scoppiare una volta che il veicolo è lanciato a tutta velocità - l'ipotesi è menzionata dall'ufficiale di polizia secondo l'attivista. "Per me, questo è un attentato alla mia vita e a quella della mia famiglia", ha detto l'attivista, che ha presentato una denuncia ieri.

Il caso ha una risonanza particolare, perché quasi nello stesso momento Le Courrier ha ricevuto un'altra informazione che resta da verificare. L'attivista colombiano Alfredo Camelo, il cui corpo è stato trovato sulle rive del Rodano all'inizio di settembre, era stato colpito con un'arma da fuoco. L'abbiamo saputo da una fonte della polizia che probabilmente si è confidata inavvertitamente con una persona nota alla redazione.

Voci o informazioni? Ciò che è certo in questa fase è che più di un mese e mezzo dopo i fatti, l'inchiesta sulle circostanze della sua morte, ora affidata alla Procura di Ginevra, non è ancora completa. Se è stato un suicidio, perché il sistema giudiziario sta impiegando così tanto tempo per confermare questa teoria, chiedono i parenti?

Contattata da Le Courrier, la Procura, l'unica autorizzata a parlare di questo caso, ha risposto che "non trasmette alcuna informazione, in vista dell'inchiesta in corso che mira a determinare le circostanze e le cause della morte".

Paramilitari in Svizzera?

Questo non rassicura i compagni e gli amici di Alfredo Camelo, né, a fortiori, gli attivisti colombiani, che sono numerosi in Svizzera. Il 27 settembre, la consigliera nazionale Stéfanie Prezioso (Ensemble à gauche) ha presentato un'interrogazione al Consiglio federale, esprimendo preoccupazione per la sicurezza dei rifugiati politici nel nostro paese dopo la morte dell'attivista.

Nella sua risposta, il governo svizzero ha dichiarato di non essere stato informato del caso Camelo. Più in generale, senza commentare la sicurezza degli esuli colombiani, ha risposto sommariamente: "Non si può escludere che individui vicini ai paramilitari colombiani soggiornino in Svizzera".

Nelle ultime settimane, altri eventi hanno confermato questa ipotesi. Giovedì scorso, una riunione di Zoom dei membri del partito Colombia Humana in Svizzera è stata violata da un uomo che ha minacciato di morte i partecipanti e le loro famiglie, usando il linguaggio mafioso e oltraggioso dei paramilitari.

La sessione, che è stata registrata, è stata pubblicata su Twitter il 25 ottobre, mostrando il volto e la voce di un uomo mascherato che attacca alcuni degli attivisti per nome e li insulta. Colombia Humana è la principale forza politica della sinistra e la posta in gioco è alta a meno di un anno dalle elezioni presidenziali. 
“La Svizzera è responsabile della nostra sicurezza”
Karmen Ramírez Boscán

Seguita da un estraneo

 L'attivista Karmen Ramírez Boscán, leader del popolo indigeno Wayuu e candidata di Colombia humana in Svizzera, ha emesso una denuncia pubblica e presentato una denuncia nel cantone di Berna.

La signora Boscán è stata anche seguita per strada: "Quest'uomo mi ha seguito apparentemente per diverse ore e mi ha intimidito con gli occhi e il linguaggio del corpo. All'inizio ho pensato che fosse la mia immaginazione, 'no, in Svizzera queste cose non succedono'. Ma è stato confermato", dice. Il leader indigeno dice che un'altra persona è stata seguita a Ginevra e che un giovane membro di Colombia Humana è stato minacciato con messaggi sul suo cellulare.

"La comunità colombiana all'estero è molto importante per la ricostruzione del paese. A Ginevra, abbiamo mobilitato 2.000 persone in Piazza delle Nazioni a maggio. Dobbiamo mantenere questo slancio", dice Carmen Boscán.

Queste minacce preoccupano gli attivisti colombiani in Svizzera e talvolta intimidiscono i meno esperti. Questo tipo di pratica è la sorte quotidiana dei loro compagni in patria, dove centinaia di loro vengono assassinati ogni anno. "Dovremo stare più attenti, questo è sicuro. Ma non vogliamo preoccupare i giovani coinvolti o le loro famiglie. Dobbiamo mantenere il nostro spirito", dice un rifugiato politico che è attivo in diverse associazioni.

Gli attivisti hanno chiesto alle autorità svizzere di prendere la misura del problema, di indagare immediatamente su queste minacce, di proteggere le persone esposte e di perseguire i criminali. "La Svizzera è responsabile della nostra sicurezza", ha detto la signora Boscán.

Alfredo Camelo: la tesi di una morte violenta diventa più chiara

Christophe Koessler, Le Courrier, 29/10/2021
Tradotto da Simona Barbarossa, Tlaxcala

Il giornalista Daniel Mendoza Leal ha avuto accesso a un'altra fonte che conferma che l'attivista ginevrino-colombiano Alfredo Camelo è stato colpito allo stomaco.

"Disertore, oppositore del regime militare in Colombia, Alfredo Camelo era stato imprigionato e torturato per nove anni nel suo paese", ricorda sul suo sito il partito Solidarités, di cui l'attivista svizzero-colombiano era un membro attivo. Aveva co-creato Pluriels, il centro di consulenze e studi etno-psicologici per i migranti. Foto THIBAULT SCHEEBERGER/SOLIDARITES

Mercoledì sera, Le Courrier ha rivelato che una fonte della polizia aveva affermato che lo psicologo e attivista svizzero-colombiano Afredo Camelo, trovato morto il 5 settembre a Ginevra, era stato colpito da un proiettile. L'informazione è stata confermata questo venerdì con la testimonianza di Daniel Mendoza Leal, un giornalista, cineasta e avvocato-criminologo colombiano che si è rifugiato in Francia, che aveva accesso a un altro informatore: "Ho una fonte affidabile e di prima mano che mi ha confermato che Alfredo Camelo è stato trovato con una pallottola nello stomaco", spiega al Corriere l'uomo famoso in Colombia per aver creato la serie di documentari Matarife (disponibile su Youtube), che accusa l'ex capo di stato Alvaro Uribe di traffico di droga e legami con il paramilitarismo di estrema destra colombiano.

"Avevo già sentito che gli avevano sparato allo stomaco, ma non avevo prove. Quando ho confrontato il mio informatore con questo, ha confermato l'informazione", ha detto il giornalista. Tuttavia, aggiunge che la Procura di Ginevra sta indagando sull'ipotesi del suicidio: "È tecnicamente possibile, ma sfida tutte le leggi della logica. Sono convinto che sia stato un assassinio perpetrato dai paramilitari del narco-stato colombiano", dice il criminologo. Più di un mese e mezzo dopo il ritrovamento del corpo sulle rive del Rodano, la Procura non ha ancora consegnato le sue conclusioni. "Probabilmente non è molto conveniente per la Svizzera che una vittima del paramilitarismo si trovi sulle rive di un fiume svizzero, come se ne trovano a decine in Colombia", dice. Il caso potrebbe avere importanti ripercussioni diplomatiche.

Motivo: terrorizzare gli attivisti

Perché i paramilitari colombiani avrebbero preso di mira Alfredo Camelo, rifugiato da tempo in Svizzera, che, per quanto ne sappiamo, non è un attivista di primo piano? "Ho potuto verificare che da alcuni mesi Alfredo Camelo collabora con la Commissione della Verità (creata nell'ambito dell'accordo di pace firmato tra il governo e le Forze Armate Rivoluzionarie della Colombia (FARC), nel 2016), che sta indagando sui crimini del paramilitarismo e sull'ex presidente Alvaro Uribe Velez". Alfredo Camelo era anche vicino a un familiare rifugiato in Svizzera di Rodrigo Granda, ex guerrigliero delle FARC e architetto dell'accordo di pace.

Volevano metterlo a tacere, nascondere informazioni? Non credo", azzarda Daniel Mendoza Leal. Credo che collaborasse soprattutto come traduttore. Il motivo sarebbe piuttosto lo stesso di sempre per i paramilitari colombiani: terrorizzare gli attivisti. Hanno voluto lasciare un 'simbolo', come si dice in Colombia, per spaventare la comunità colombiana in Europa, mobilitata a favore della pace, alla vigilia delle elezioni presidenziali del prossimo maggio", dice il direttore. Le minacce ricevute da altri attivisti in Svizzera nelle ultime settimane (vedi la nostra edizione di mercoledì) non sarebbero una coincidenza: "Il paramilitarismo colombiano è presente a periodi in Europa da decenni. Deputati, rappresentanti di ONG e giornalisti di sinistra sono stati seguiti e spiati". Il Corriere ha documentato questa situazione nel 2017.

Oggi la malavita colombiana ha superato il limite e la Svizzera viene presa di mira in particolare: "Nel mondo, e soprattutto in Colombia, la Svizzera è percepita come un rifugio sicuro. Il messaggio è chiaro: se non sei protetto in Svizzera, non sei protetto da nessuna parte", analizza Daniel Mendoza Leal. Per lui, il successo di questa sfortunata impresa dipenderà dalla reazione delle autorità svizzere. L'ONG ginevrina Aidhes (Associazione internazionale per i diritti umani e lo sviluppo sociale) si è rivolta al Consiglio federale e ha dichiarato in un comunicato stampa che "le autorità svizzere devono prendere una posizione ferma sui casi citati, indagare e garantire la protezione dei cittadini colombiani e svizzeri, dei rifugiati e dei residenti che sono in pericolo". Il caso sta cominciando a guadagnare slancio ed è già stato ripreso in Francia dal quotidiano Le Parisien.

STUART HERITAGE
Un nouveau logo ? S'appeler « FCBK » ? Restaurer les « poke » ? Comment Facebook pourrait changer d'image

 Stuart Heritage, The Guardian, 20/10/2021
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala

Stuart Heritage écrit sur le cinéma, la télévision et la musique pour le quotidien britannique The Guardian. @stuheritage

Le géant des médias sociaux peut-il se refaire une image sans s’aliéner ses utilisateurs ? Voici cinq suggestions

Zuckerberd n’a pas écouté ls conseils de l’ami Stuart et a annoncé que fessebouc devenait Meta. Dessin de Mahmoud Rifai, Jordanie

Le projet de changement de marque de Facebook intervient à un moment crucial pour l'entreprise. D'une part, l'intérêt croissant de Mark Zuckerberg pour le "metaverse" semble indiquer qu'il a des ambitions qui vont bien au-delà de la simple destruction de toutes les industries non Facebook de la planète. Mais en même temps, il doit aussi dévoiler cette nouvelle machine de mort implacable sans effrayer trop d'utilisateurs réguliers de Facebook. Comment pourra-t-il réussir un tel numéro de funambule ? Voici quelques suggestions.

1. Débarrassez-vous des voyelles

Une grande partie du changement d'image de Facebook sera apparemment l'annonce d'un nouveau nom générique, un peu comme lorsque Google a lancé "Alphabet" pour montrer qu'il s'était éloigné du modèle économique consistant à aider les hommes tristes d'âge moyen à traquer leurs copines de fac à deux heures du matin. "Horizon" a été présenté comme le nouveau nom générique de Facebook, mais à mon avis, il est à la fois trop fade et trop éloigné des origines de l'entreprise. À la place, laissons tomber toutes les voyelles et appelons-le FCBK. Oui, ce serait utiliser le genre de langage textuel qui a disparu depuis une décennie et demie et, oui, à première vue, on dirait qu'il y a une nouvelle société appelée "Fuckbook". Mais c'est Facebook, n'oubliez pas. Vous vous attendiez à quoi ? De la compétence ?

2. Trouvez un nouveau logo cool

Actuellement, Facebook est exclusivement utilisé par des personnes très âgées qui n'utilisent le site que pour deux choses : se radicaliser par inadvertance vers un état d'enfer populiste de droite et poster des mèmes de chats vieux de dix ans. Ce serait bien, mais ces personnes meurent à un rythme effréné, et Facebook a besoin de nouveaux utilisateurs pour les remplacer. Le moyen le plus rapide d'y parvenir serait de mettre à jour son logo. Facebook a toujours été très conservateur à cet égard, ne s'écartant jamais de sa simple esthétique bleue et blanche. Mais vous savez ce que les jeunes aiment ? Oui, c’est ça, les graffitis. Et la musique rock. Et les planches de surf, et Les Motards de l’Espace. Alors, mettez un tout nouveau logo qui ait l'air d'avoir été gribouillé sur la vitrine d'un magasin par un punk. Les gamins vont revenir en masse. Cowabunga !

3. Contenu autodestructif

02/11/2021

CHRISTOPHE KOESSLER
Nach dem verdächtigen Tod von Alfredo Camelo: kolumbianische Flüchtlinge in der Schweiz werden von Paramilitärs bedroht

 Wir veröffentlichen die Übersetzung dieser zwei Artikel aus der Genfer Tageszeitung Le Courrier, die bei allen kolumbianischen Flüchtlingen in Europa und anderswo sowie bei allen Personen, die die Rechte der Völker und der Menschen verteidigen, Besorgnis erregen sollten.-Tlaxcala

Bedrohung für KolumbianerInnen in der Schweiz

 Christophe Koessler, Le Courrier, 27-10-2021
Übersetzt von Alexia Ertl-Bunke, Tlaxcala

Christophe Koessler ist Journalist bei der Schweizer Tageszeitung Le Courrier. @ChrisKoessler

Der Genfer Aktivist Alfredo Camelo, der im September tot aufgefunden wurde, soll mit einer Schusswaffe erschossen worden sein. Diese Informationen sind mit Vorsicht zu genießen, aber sie sind Teil einer wachsenden Bedrohung für kolumbianische AktivistInnen.

Im Mai 2021 riefen die Demonstranten die Vereinten Nationen und die Schweizer Behörden auf, von Bogotá die Achtung des menschlichen Lebens und des Demonstrationsrechts zu fordern. Foto Alle Rechte vorbehalten

Am Sonntagmorgen fand ein bekannter schweizerisch-kolumbianischer Aktivist in Genf auf der Felge seines Autos die Aufschrift „AUC“, für Autodefensas unidas de Colombia (Vereinigte Bürgerwehren Kolumbiens), den Namen der rechtsextremen paramilitärischen Miliz. In Kolumbien kommt die Inschrift einer Todesdrohung gleich. Bei näherer Betrachtung stellt der Menschenrechtsverteidiger in Begleitung eines Polizeibeamten fest, dass sein Reifen durch eine Lochung beschädigt wurde, die dazu führen könnte, dass er platzt, wenn das Fahrzeug mit voller Geschwindigkeit losfährt - diese Hypothese wird dem Aktivisten zufolge von dem Polizeibeamten erwähnt. „Für mich ist das ein Anschlag auf mein Leben und das meiner Familie“, sagte der Aktivist, der gestern Anzeige erstattete.

Der Fall hat einen besonderen Nachhall, da Le Courrier fast zur gleichen Zeit eine weitere Information erhielt, die noch überprüft werden muss. Der kolumbianische Aktivist Alfredo Camelo, dessen Leiche Anfang September am Ufer der Rhône gefunden wurde, war angeblich mit einer Schusswaffe erschossen worden. Wir haben dies von einer Polizeiquelle erfahren, die sich wahrscheinlich versehentlich einer der Redaktion bekannten Person anvertraut hat.

Gerücht oder Information? Zum jetzigen Zeitpunkt steht fest, dass mehr als anderthalb Monate nach den Ereignissen die Ermittlungen zu den Umständen seines Todes, mit denen die Genfer Staatsanwaltschaft betraut ist, noch nicht abgeschlossen sind. Wenn es ein Selbstmord war, warum braucht die Justiz dann so lange, um diese Theorie zu bestätigen, fragen die Angehörigen?

Auf Anfrage von Le Courrier antwortete die Staatsanwaltschaft, die als einzige befugt ist, sich zu diesem Fall zu äußern, dass sie „angesichts der laufenden Ermittlungen, die darauf abzielen, die Umstände und Ursachen des Todes zu ermitteln, keine Informationen weitergibt“.

Paramilitärs in der Schweiz?

Das beruhigt weder die GenossInnen und FreundInnen von Alfredo Camelo noch erst recht nicht die kolumbianischen Aktivisten, die in der Schweiz zahlreich sind. Am 27. September reichte Nationalrätin Stéfanie Prezioso (Grüne Fraktion/Ensemble à gauche) eine Anfrage an den Bundesrat ein, in der sie ihre Sorge um die Sicherheit der politischen Flüchtlinge in unserem Land nach dem Tod des Aktivisten zum Ausdruck brachte.

In ihrer Antwort erklärte die Schweizer Regierung, sie sei über den Fall Camelo nicht informiert worden. Ganz allgemein, ohne sich zur Sicherheit der kolumbianischen Exilanten zu äussern, antwortete sie summarisch: „Es kann nicht ausgeschlossen werden, dass sich Personen, die den kolumbianischen Paramilitärs nahe stehen, in der Schweiz aufhalten“.

In den letzten Wochen haben andere Ereignisse diese Hypothese bestätigt. Letzten Donnerstag wurde ein Zoom-Treffen von Mitgliedern der Partei Colombia Humana in der Schweiz von einem Mann geknackt, der die Teilnehmer und ihre Familien mit dem Tod bedrohte und sich dabei der mafiösen und unverschämten Sprache der Paramilitärs bediente.