المقالات بلغتها الأصلية Originaux Originals Originales

15/05/2021

Stoppt den Krieg und die Vertreibung, bestraft Kriegsverbrecher!

 Rede von Annette Groth, 15.5. 2021, Mahnwache, organisiert von „Palästina spricht“, Stuttgart

https://media.tag24.de/720x480/7/s/7s29oh3dd6m1vwjw506d5rd0dgx9c42w.jpg

Wir haben heute schon einiges über die Nakba gehört, darum möchte ich auf die konkrete Situation in Palästina/Israel und in Gaza fokussieren.

Letzte Nacht sind in Gaza 2 Frauen und 8 Kinder durch Bomben getötet worden, ein Säugling hat überlebt, insges. sind bislang 132 Menschen allein in Gaza getötet worden, darunter 39 Kinder und 22 Frauen, die Zahl der Verwundeten beträgt 542, einschließlich 158 Kinder und 121 Frauen.

10.000 Menschen in Gaza haben durch Israels Bombardierungen ihre Wohnung verloren, so der Chef des dortigen UN-Palästinenserhilfswerks, Mathias Schmale. In dem Hanadi-Hochhaus, das durch israelische Bomben völlig zerstört wurde, haben fast 80 Familien gewohnt, sie sind jetzt auf der Straße.

Deutsche Politiker und Medien sprechen von „militanten” Palästinensern und der „radikal-islamischen” Hamas und dem Recht auf Selbstverteidigung Israels.

Aber die Ursachen für die Bombardierung Gazas und die kriegerischen Auseinandersetzungen zwischen arabischen und jüdischen israelischen Staatsangehörigen werden zumeist nicht erwähnt. Kürzlich hat ein israelisches Gericht die Vertreibung palästinensischer Familien in Ost-Jerusalem für rechtmäßig erklärt hat, Familien, die seit Jahrzehnten dort leben, sollen vertrieben werden, und rechtsextreme Siedler sollen in diese Häuser einziehen. Ein barbarischer Akt gegen das Völkerecht. Denn ein israelisches Gericht hat überhaupt keine Befugnis zur Rechtsprechung in Ost-Jerusalem, Al-Quds, weil die Besetzung und Aneignung von Al-Quds durch Israel illegal nach Internationalem Recht ist.

Les braves gens du cinéma italien

Annamaria Rivera, Comune-Info, 15/5/2021
Traduit par Fausto Giudice

Intervention à la XXVIe Conférence internationale d’études cinématographiques : « Migrations, citoyenneté, inclusion », 6-8 mai 2021, Université Roma Tre

« Italiani brava gente » : ce titre d’un film italo-soviétique de Giuseppe De Santis (1964) est devenu une expression courante pour désigner le supposé caractère bon enfant du colonialisme et du fascisme italiens, censés avoir été exempts de crimes contre l’humanité, que ce soit en Éthiopie, Somalie et Libye ou en Grèce, Albanie, Yougoslavie et URSS. La réalité fut évidemment tout autre.-FG

Que le thème soit une page de l'histoire coloniale italienne ou celui de l'immigration et du racisme actuels, de nombreuses productions cinématographiques italiennes sont (ou plutôt ont été) unies par un trait commun, qui saute aux yeux, du moins à celles et ceux qui sont familier·ères des représentations de l'altérité. Je me réfère à l'extériorité du regard porté sur les personnes dites autres, à la tendance irréfléchie à les objectiver selon ses propres clichés et catégories, bref, à la difficulté de les imaginer et de les représenter comme complexes et dignes de respect au même titre que « Nous ».

Il convient toutefois d'ajouter que, plus récemment, on a assisté à une certaine inversion de la tendance, quantitative mais aussi, à certains égards, qualitative. Depuis quelques années, en effet, un genre émerge autour du thème de l'immigration en Italie également, composé de films de fiction et de documentaires. C'est surtout dans cette seconde sphère que l'on trouve, me semble-t-il, le plus grand nombre de films matures, intéressants, non-conformistes.

En ce qui concerne le colonialisme, malgré une tradition, bien que tardive, d'études historiques sur la domination coloniale italienne, le travail visant à décoloniser la mémoire publique a été très faible et rare, et d'une certaine manière l'est encore, car il continue à cultiver le cliché d'un colonialisme italien en haillons, bon enfant et de courte durée, ainsi que le mythe connexe des « Italiani brava gente ».

Cette dernière expression, devenue courante, est le titre même du film de Giuseppe De Santis de 1964, dans lequel la retraite des soldats italiens, jusqu'alors bloqués dans les steppes, est représentée comme une sorte de chemin de croix et les soldats eux-mêmes comme respectueux, indulgents, débonnaires envers les Russes : à l'inverse de leurs camarades allemands, dépeints tout court comme barbares et sanguinaires.

Ce refoulement ou cette mauvaise conscience s'est longtemps reflété dans la cinématographie italienne et, dans une moindre mesure, continue de le faire aujourd'hui. L'un des rares films à avoir abordé le thème de la mémoire coloniale, non pas brillamment, mais au moins avec un minimum d'honnêteté, est Tempo di uccidere [en français Le Raccourci] (1990) de Giuliano Montaldo, basé sur le roman éponyme d'Ennio Flaiano (1947). Bien qu'il ne s'agisse en aucun cas d'un chef-d'œuvre, il tente au moins de prendre ses distances par rapport à la rhétorique du « Italiani brava gente ».

Lorsque c'est la cinématographie des autres qui a raconté les crimes du colonialisme italien, elle a été occultée ou censurée. Pensez à l'histoire du Lion du désert, un film réalisé en 1981, fortement souhaité par Kadhafi : réalisé par Moustapha Akkad, il se concentre sur Omar Al Mokhtar, le chef de la résistance libyenne contre l'armée royale italienne, qui a été pendu après un simulacre de procès.

Comme je l'ai écrit ailleurs, dépeints comme des opprimés même lorsqu'ils sont des oppresseurs, ces soldats sont aussi « humains » que les Libyens sont embaumés et simplifiés dans leur irréductible exotisme. Les Italiens sont aussi complexes, tourmentés, compatissants, voire hilarants, que les Allemands sont inflexibles, cruels, durs, prêts à exécuter les ordres les plus criminels.

Malgré sa distribution exceptionnelle (d'Anthony Quinn à Oliver Reed, de Rod Steiger à Irene Papas, de Gastone Moschin à Raf Vallone), le film a été interdit dans les cinémas italiens car il était considéré par Giulio Andreotti comme « portant atteinte à l'honneur de l'armée italienne ». En 1987, la DIGOS (Division des enquêtes générales et des opérations spéciales de la police d’État) a même bloqué une projection du film dans un cinéma de Trente, dans le cadre d’un meeting pacifiste. Le film a été diffusé à la télévision vingt-huit ans plus tard, en 2009, et seulement grâce à Sky, et non à la télévision publique.

Même Mario Monicelli a fait des concessions aux clichés orientalistes conventionnels : je veux parler de Les Roses du désert, un film de 2006, le dernier du grand maestro adoré.

¿Importan las vidas palestinas?

 Sarah Aziza, The Intercept, 13/5/2021 

Traducido del inglés por Sinfo Fernández

La muerte de George Floyd permeó la imaginación usamericana. Ahora los palestinos luchan por el derecho a ser considerados humanos. ¿Será capaz el mundo de verlos?


 Una mujer y un niño pasan junto a un mural de George Floyd pintado en el muro de separación levantado por Israel en el lado ocupado de Cisjordania, en Belén, el 31 de marzo de 2021.
Foto: Emmanuel Dunand/AFP vía Getty Images

Tenía 19 años la primera vez que alguien me dijo que yo no existía. Estaba en la universidad, parada cerca de una exposición sobre muertes de civiles en la ocupada Franja de Gaza durante un ataque israelí. No recuerdo el rostro del estudiante que me abordó, aunque recuerdo el desdén en su voz, la forma en que me laceró el pecho desprotegido. No estaba preparada para que me borraran así.

 “Los palestinos no existen”, decían. Con el tiempo, ese momento se desdibujaría pero no se disiparía, mezclándose con innumerables interacciones en las que una serie de extraños me informaban asimismo de mi inexistencia. Sin embargo, en aquella época, fue una experiencia completamente nueva. Sentí el breve destello de una risa antes de que la enfermiza sensación de indignación aterrizara en mi estómago. Antes de que pudiera encontrar palabras para responder, el acusador se había ido.

 ¡Qué extraño, decirle a un ser humano vivo que respira, en su cara, que es “irreal”! ¿Y cuál sería la defensa adecuada? ¿Cómo se responde a un delirio?

 Por supuesto, no es cierto que yo no exista: tengo un cuerpo, hecho de carne y hueso. Sin embargo, en muchos sentidos, ese extraño tenía razón.

 Porque algo sucede con la mención de esa palabra: palestino/a. En el momento en que se pronuncia, me convierto en algo más, y mucho menos, que humano.

 

Los palestinos, como pueblo, somos visibles, pero raramente se nos ve. No “existimos” como lo hacen otros; no tenemos ni un país formal ni ningún poder económico o militar del que hablar. Tenemos una historia y una cultura, pero estas se van erosionando y cada año que pasa se van apropiando más de ellas. Estamos, sobre todo, desdibujados colectivamente por lo que la gente cree que sabe, lo que cree que somos: amenazadores, alborotadores, terroristas.

 

Así es como podemos estar en tantos titulares y, sin embargo, morir de manera interminable. Morimos, en parte, porque eso es lo que el mundo espera de nosotros. Nuestro nombre se invoca solo en relación con la brutalidad y la lucha, que se presentan como inevitables, nuestro estado natural. Los informes se leen como informes meteorológicos: el “clima” “se caldea” y luego “se desborda” en “otra ola de violencia”. Nuestras bajas son como las estaciones: una cosecha de muertos cada pocos años, por lo general en Gaza.

 

Las imágenes públicas de nosotros revelan un mundo de polvo, tanques y soldados. Estas calles desoladas y amenazadoras se mezclan en la imaginación occidental con los carretes color arena de otras muertes (afganos, iraquíes, sirios) que nos oscurecen aún más. Los clichés envuelven tragedias individuales en una repetición genérica, un archivo interminable de los olvidados.

LUIS E.SABINI FERNÁNDEZ
Impunidad de la brutalización israelí

 Luis E.Sabini Fernández, 13/5/2021

Llama poderosamente la atención el desalojo violento de Jerusalén, ciudad sagrada, si las hay, a la que se la supone tan respetada…

Prácticamente no hay casi información de los gases, balazos, malos tratos, abusos, torturas, que la policía y el ejército israelí infligen a pobladores de barrios civiles. Que tienen una peculiaridad: son palestinos.

Salvo la que logran traspasar algunos muy aislados y dignos periodistas, valientes, palestinos y algunos de otro origen, que por diferentes razones han estado o están en Jerusalén o en el territorio de la Palestina despojada (por ejemplo, Jonathan Cook o Mohamed Omer).

Por su parte las agencias noticiosas occidentales tienen sus destacados en Palestina/Israel que exclusiva o casi exclusivamente reportan la versión que los sistemas comunicacionales israelíes “informan” y filtran.


¡Felices fiestas!-Viñeta de Emad Hajjaj

En EE.UU., por ejemplo, se hizo viral el video que mostró la atrocidad de la rodilla en el pescuezo asfixiando a George Floyd, afronorteamericano. Pero los videos en que, por ejemplo, se ve que están asfixiando a Mahmoud El Kurd en el operativo de despojo de las viviendas en un barrio jerosolimitano (ahora, mayo 2021, unas 8 viviendas con varias decenas habitantes) no aparecen en Occidente. No es que no se viralicen, ni siquiera alcanzan cualquier circuito (salvo el de los más inmediatos seguidores de la cuestión palestino-israelí).

Pero no sólo no se ve un desalojo violento. Tampoco se vieron, salvo fugazmente, los palestinos gaseados, baleados, lisiados y asesinados durante las Marchas por la Tierra que desde el 30 de marzo de 2018, en forma totalmente pacífica mantuvieron los palestinos durante años. Y no hablamos de hechos aislados: cada viernes, decenas de francotiradores israelíes se apostaban en taludes, cómodamente, para herir o matar. Las primeras manifestaciones fueron “tratados” mediante balazos en las ingles de los manifestantes. Como la cantidad de muertos idos en sangre fue alta y la condena desde determinados círculos, muy notoria, los mandos de la seguridad israelí variaron la tarea de los francotiradores: tirar a los tobillos. Así se lograron varios objetivos: no matar directamente que es muy chocante, y sólo algunos regímenes demenciales como el de Uribe en Colombia, el de Duterte en Filipinas o la Junta Militar de Myanmar, como tantas juntas militares, se atreven a hacer abiertamente. Una democracia modelo como la israelí… no podría.

Pero evitar la muerte franca, permitía a la vez recargar el fragilizado sistema sanitario palestino con baldados de por vida. No estarían muertos, pero llegarían a ser una una carga, para la sociedad palestina.

14/05/2021

Et le Dôme de fer s’étendit sur l’Europe/And the Iron Dome spread over Europe/Y la Cúpula de Hierro se extendió sobre Europa

 FG, Basta Yekfi, 14/5/2021

PALESTINE: SATURDAY MARCH IN PARIS PROHIBITED 
-PEACE
-These messages of hate are intolerable
Palestina: Manifestación prohibida sábado en París
-PAZ
-Esos mensajes de odio son intolerables

Sié
 

15 mai 2021, jour du 73ème anniversaire de la Nakba. À Gaza, on dénombre déjà plus de 103 morts, provoquées par les missiles israéliens, tandis que les missiles palestiniens ont fait sept morts en Israël. Washington, Bruxelles, Paris et Berlin « déplorent la violence » tout en affirmant le « droit à la légitime défense »…mais seulement pour Israël. En ce samedi, partout dans le monde, des gens descendent dans la rue pour affirmer le droit du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Partout, de Londres à Córdoba, de Berlin à Marseille. Partout, sauf à Paris et à Francfort-sur-le-Main. Le Préfet de police de Paris, sur ordre du ministre Darmanin, a interdit la manif prévue de Barbès à Bastille. Idem à Francfort, où le maire social-démocrate a interdit le rassemblement prévu, tandis qu’un drapeau israélien a été hissé, « en signe de solidarité avec Israël » sur le bâtiment de la Chancellerie d’État du Land de Hesse, à Wiesbaden, dirigée par une coalition de chrétiens-démocrates et de Verts. « La Hesse est un Land ouvert. Nous ne tolèrerons pas l’antisémitisme », a déclaré le Ministerpräsident Volker Bouffier. Le maire social-démocrate de Charlottenburg à Berlin, Reinhard Naumann, a,lui aussi, fait hisser le drapeau israélien sur sa mairie, tandis qu’à Vienne, le chancelier Kurz, menacé de poursuites judiciaires pour corruption, a fait hisser le drapeau bleu et blanc sur le ministère des Affaires étrangères.

À Brême et Hanovre, ces derniers jours, la police allemande a empêché des manifestants de brûler des drapeaux israéliens et engagé des poursuites contre eux. En vertu d’une loi adoptée par le Bundestag il y a un an, ils risquent jusqu’à 3 ans de prison.

Gideon Levy : Ceux qui ont soif de sang

Gideon Levy, Haaretz, 13/5/2021

Traduit par Fausto Giudice

Chaque « round » apporte avec lui ses propres assoiffés de sang. À chaque round, ils sortent de leurs trous comme des souris, enlèvent leurs masques politiquement corrects, et leur vrai visage est exposé à tous : tout ce qu'ils veulent, c'est voir du sang. Du sang arabe, autant que possible - du sang, plus il y en a, mieux c'est - du sang, l'essentiel est que le sang arabe soit versé. Les tours résidentielles s'effondrent comme des châteaux de cartes à Gaza, et les mondes en ruine en dessous d'elles sont une douce plaisanterie pour eux. Ils veulent voir du sang, pas seulement des ruines, de la peur et de la destruction.

Un secouriste palestinien s'approche d'un corps enterré dans les décombres d'une maison effondrée appartenant à la famille Al Tanani à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza. [Qusay Dawud/AFP]

Les dizaines de morts des premières 24 heures, dont environ la moitié sont des femmes et des enfants, ne sont rien pour eux. Ils veulent beaucoup plus de sang. Tant que des rivières de sang n’inondent pas Gaza, et avec elle Lod, si possible, leur appétit ne sera que partiellement assouvi. Tant que les Palestiniens ne se mettront pas à genoux, ne s'inclineront pas devant Israël et ne se rendront pas à lui sans conditions, pour l'éternité - ils ne seront pas satisfaits. Ils veulent une photo de victoire, la victoire du mensonge qu'ils désirent tant, et qui ne sera jamais atteinte.

Raoul Vaneigem: Il principale nemico del potere è la vita e la sua insolente libertà

Raoul Vaneigem, Reporterre, 11/5/2021
Tradotto da Alba Canelli

Editato da Fausto Giudice

In questo periodo di pandemia, i governi hanno trasformato i cittadini in “esseri così spaventati dalla morte da rinunciare alla vita”, scrive Raoul Vaneigem in questo articolo. Lo scrittore chiede il “ritorno dei vivi, l'unità dell'Io e del mondo”.

Raoul Vaneigem (Lessines, Belgio, 1934) è uno scrittore e filosofo belga, co-fondatore e co-animatore dell'Internazionale Situazionista (1957-1972). Medievista e specialista delle eresie, è autore di una quarantina di libri, a cominciare dal leggendario Trattato di saper vivere ad uso delle nuove generazioni (1967). Vive in Francia, dove contribuisce attivamente ai dibattiti dei movimenti sociali di rottura. Libri più recenti: La liberté enfin s'éveille au souffle de la vie, Le Cherche Midi, 2020), che rende omaggio ai “Gilets jaunes et all’insurrezione della vita cha hanno iniziato” e L’Insurrection de la vie quotidienne. Testi e interviste (Grevis, 2020), dedicato agli “insorti che, in tutto il mondo, lottano per liberare la vita e l'essere umano dalla mortificante dittatura del profitto”. Bio-bibliografia


Il prete ribelle John Ball arringa i contadini in rivolta contro l’aumento delle tasse, guidati da Wat Tyler, nell’Inghilterra del 1381. Immagine tratta dalle Cronache di Froissart del 1470

Il crimine contro l'umanità è l'atto fondatore di un sistema economico che sfrutta l'uomo e la natura. Il corso millenario e sanguinoso della nostra storia lo conferma. Dopo aver raggiunto il suo apice con il nazismo e lo stalinismo, la barbarie ha recuperato i suoi fronzoli democratici. Oggi è stagnante e, rifluendo come una risacca in una stretta, si ripete in forma parodica.

È questa ripetizione caricaturale che i gestori del presente cercano di mettere in scena. Li vediamo che ci invitano allegramente allo spettacolo di una decadenza universale in cui si mescolano il gulag sanitario, la caccia agli stranieri, l'uccisione dei vecchi e degli inutili, la distruzione delle specie, il soffocamento delle coscienze, il tempo militarizzato del coprifuoco, la fabbrica dell'ignoranza, l'esortazione al sacrificio, al puritanesimo, alla denuncia, alla colpa.

L'incompetenza degli sceneggiatori convalidati non diminuisce l'attrazione delle folle per la maledizione contemplativa del disastro. Al contrario! Milioni di creature tornano docilmente al canile dove si rannicchiano fino a diventare l'ombra di se stessi.

I gestori del profitto hanno raggiunto un risultato che solo la reificazione assoluta avrebbe potuto pretendere: hanno reso noi esseri così spaventati dalla morte da rinunciare alla vita.

La propagazione di una mentalità carceraria

In nome della menzogna che la propaganda chiama verità, si permette al trattamento politico e poliziesco di sostituire il trattamento sanitario che la semplice preoccupazione per il bene comune richiede. Nessuno si fa ingannare da questo gioco di prestigio: i governi nascondono e convalidano così l’erosione degli ospedali pubblici alla quale l'avidità impone loro di ricorrere.

13/05/2021

Appel urgent pour la fin de la répression brutale du Maroc au Sahara occidental

Contramutis, 13/5/2021
Traduit par Fausto Giudice
  • La Délégation sahraouie en Espagne demande qu'il soit exigé du Maroc d'arrêter la répression brutale et la campagne d'arrestations arbitraires contre les civils sahraouis.
  •  Elle regrette le « silence choquant » des partis politiques et des institutions européennes, des organisations internationales et demande à l'Espagne de s'impliquer par « responsabilité légale, politique et morale ».
  • Depuis la violation du cessez-le-feu par le Maroc et la déclaration sahraouie de l'état de guerre dans les zones occupées, une vengeance de l'armée marocaine contre la population civile sahraouie a commencé.

 

Abdulah Arabi, délégué sahraoui en Espagne

La Délégation sahraouie en Espagne a lancé un appel urgent au gouvernement espagnol pour qu’il exige du gouvernement marocain la fin de la répression brutale et de la campagne d'arrestations arbitraires contre les civils sahraouis au Sahara Occidental occupé, et regrette le « silence choquant » des partis politiques et des institutions européennes et des organismes internationaux.

La représentation du Front Polisario affirme que depuis la violation du cessez-le-feu par le Maroc et la déclaration par les Sahraouis de l'état de guerre en légitime défense, « dans les zones occupées, une vengeance de l'armée marocaine d'occupation contre le peuple sahraoui sans défense a commencé, générant une situation de terreur et d'angoisse, marquée par le déploiement massif d'unités de l'armée marocaine d'occupation, des raids sur les maisons et la persécution des militants ».

L'un des derniers actes de répression a eu lieu au domicile des sœurs Sultana et Luaara Khaya, qui sont assignées à résidence depuis le 19 novembre 2020 pour leurs manifestations publiques et pacifiques contre l'occupation marocaine. Après des attaques et des raids répétés sur leur maison pendant ces 5 mois, le 12 mai « elles ont été attaquées et torturées avec des bâtons et des tuyaux métalliques par des soldats en civil ».

La délégation sahraouie demande aux organisations des droits humains d'intervenir immédiatement et d'exiger du Maroc « qu'il mette fin à cette vague d'agression et garantisse ainsi la protection de la population sahraouie et le respect du droit international humanitaire ». Elle appelle à des mesures concrètes pour que le Maroc respecte ses engagements internationaux, mesures qui, affirme-t-elle, « devraient être promues par l'État espagnol dans le cadre de sa responsabilité juridique, politique et morale au Sahara occidental ».

La représentation sahraouie attire l'attention sur le silence des organisations internationales, des partis politiques et des institutions européennes et dit qu' « il ne peut être admis que l'Union européenne, une institution qui défend les droits humains et la légalité internationale, devienne l'avocat d'un régime célèbre pour ses attaques contre la Déclaration universelle des droits de l'homme ».

Au cas des sœurs Khaya s'ajoutent les enlèvements du président de l'organisation de défense des droits de l'homme CODESA, Babozid Lbaihi et des militants Salek Baber et Khalid Boufraioua, torturés et abandonnés aux abords de la ville de Boujdour ; les arrestations et mauvais traitements de Hassanna Abba, membre du bureau exécutif de la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS), et de Lahcen Dalil, membre de l'Instance sahraouie contre l'occupation marocaine (ISACOM). Et les agressions et menaces subies par Hmad Hamad, vice-président de l'organisation de défense des droits de l'homme CODAPSO et membre de l'ISACOM.

Israel jura que “quemará Gaza”

Tamara Nassar تمارا نصار, Electronic Intifada, 13/5/2021 (Con aporte de Ali Abunimah)

Traducido del inglés por Sinfo Fernández

“Esto es solo el comienzo”, declaró el pasado miércoles el primer ministro Benjamín Netanyahu cuando el bombardeo israelí de la sitiada Franja de Gaza sitiada se intensificaba en su tercer día.

El gabinete de guerra de Israel aprobó los planes para ampliar la campaña de bombardeos, que hasta ahora ha matado a decenas de palestinos, incluidos niños.

Según informaciones, los ministros israelíes fueron unánimes en su negativa a aceptar ya un alto el fuego.

“Los machacaremos con ataques que nunca habrán imaginado”, dijo Netanyahu al anunciar el miércoles el asesinato de altos comandantes de Hamas.

En un discurso grabado dirigido a los palestinos de Gaza, el ministro de Defensa de Israel, Benny Gantz, amenazó con una destrucción mayor de la que ordenó en 2014 contra la Franja.

Palestinos inspeccionan los escombros de la Torre Al Shuruk, de diez pisos y sede de medios de comunicación, tras su destrucción por misiles israelíes el 12 de mayo. La organización Reporteros sin Fronteras (RSF) ha denunciado la destrucción de las oficinas de más de 20 medios de comunicación en Gaza. (Foto: Ashraf Amra/APA images)

12/05/2021

USA no ayuda a Israel, le rinde tributo

  John V. Whitbeck, CounterPunch, 12/5/2021

Traducido del inglés por Sinfo Fernández


John V. Whitbeck
 es un abogado internacional que ha asesorado al equipo negociador palestino en las conversaciones con Israel.

A raíz del reciente informe de Human Rights Watch sobre el apartheid, la persecución y la barbarie israelí en curso en Jerusalén, va aumentando lentamente el puñado de políticos estadounidenses valientes que se atreve a desafiar la afirmación públicamente proclamada del presidente Biden de que sería “absolutamente intolerable” condicionar la “ayuda” usamericana a Israel a cualquier comportamiento de este país, y afirmar que dicha “ayuda” debería estar condicionada, al menos hasta cierto punto, a las violaciones israelíes de los derechos humanos, del derecho internacional y de las propias leyes usamericanas con respecto al uso de las armas que USA le proporciona.

Si bien esta modesta tendencia de apoyar, por mera cuestión de principios, los derechos humanos y el derecho internacional por parte de un simple puñado de políticos estadounidenses debe considerarse alentadora, la tradición de caracterizar como “ayuda” los pagos del gobierno de USA a Israel (actualmente por un mínimo de referencia de  3.800 millones de dólares por año, negociado y acordado por un presidente Obama saliente para el próximo ciclo de pagos de diez años, inevitablemente complementado con numerosos pagos adicionales) también debería cuestionarse.

Israel no es un país pobre. En las últimas clasificaciones de la ONU, su PIB anual per cápita de 46.376 dólares lo situó en el puesto 19º entre los 193 estados miembros de la ONU, por delante de Alemania (20º), el Reino Unido (24º), Francia (26º) y Arabia Saudí (41º).

Los pagos garantizados que los gobiernos usamericanos negocian con los gobiernos israelíes y se comprometen a pagar a Israel no se negocian ni se pagan porque Israel necesite dinero. Se negocian y se pagan como manifestaciones públicas de la sumisión y servidumbre usamericanas.

El término preciso y adecuado para tales pagos es “tributo”, definido por el diccionario como “un pago que un Estado o gobernante realiza periódicamente a otro, especialmente como señal de dependencia”.

Desde que Israel atacó el buque USS Liberty en 1967, matando a 34 usamericanos, hiriendo a otros 171 e infligiendo 821 orificios de cohetes y ametralladoras en el barco, y el presidente Johnson ordenó un ocultamiento que constituía una rendición virtual, el gobierno de USA ha estado recibiendo órdenes y rindiendo tributo a Israel, con unas consecuencias para su reputación y su papel en el mundo mucho más costosas que el simple dinero.

De hecho, la relación usamericana con Israel priva a USA de toda credibilidad cuando acusa de violaciones de los derechos humanos o del derecho internacional a países que no le gustan por otras razones.

Si las percepciones y el discurso popular en USA pudieran transformarse para reconocer que los compromisos del gobierno de pagos a Israel constituyen un tributo a una potencia dominante en lugar de una “ayuda” a una nación necesitada, podría haber alguna esperanza de una declaración de independencia usamericana, que viene retrasándose desde hace mucho tiempo, y de un papel usamericano más constructivo y honorable en el mundo.

Palestine : la déshumanisation historique (et stratégique) d'un peuple

  Jorge Majfud, 12/5/2021

Traduit par Fausto Giudice

Le 4 décembre 1832, le président Andrew Jackson, connu (là où on le connaissait bien) sous le sobriquet de Tueur d’Indiens, fit un beau discours devant le Congrès de son pays. « Sans aucun doute », dit-il, « l'intérêt de la République est que les nouvelles terres soient occupées le plus tôt possible. La richesse et la force d'un pays résident dans sa population, et la meilleure partie de cette population sont les agriculteurs. Les fermiers indépendants sont partout la base de la société, et sont les vrais amis de la liberté... Les Indiens ont été complètement vaincus, et la bande de mécontents chassée ou détruite... Même si nous avons dû agir durement, c'était nécessaire ; ils nous ont agressés sans que nous les provoquions, et nous espérons qu'ils ont appris pour toujours la leçon salutaire »

« Ils nous ont agressés sans que nous les ayons provoqués », « nous avons été attaqués les premiers », « nous avons dû nous défendre « ... Ces phrases seront répétées tout au long des siècles à venir et mobiliseront, avec un fanatisme extrême, des millions et des millions de patriotes.

Un siècle et demi plus tard, en mai 1971, le plus célèbre acteur et producteur de westerns, propagandiste de la suprématie blanche et amateur de fusils, John Wayne, affirmait dans une interview pour le magazine People que les réserves indiennes aux USA étaient un vice socialiste. Personne n'est responsable de ce qui s'est passé dans le passé, a-t-il dit, lorsque « beaucoup de gens avaient besoin de terres et que les Indiens voulaient les garder de manière égoïste ».

Il ne s'agissait pas de tribus dispersées mais de nations organisées, aussi peuplées que les colons qui défendaient leurs propres frontières mais repoussaient sans limite les frontières des autres, et ce, avec fierté et fanatisme patriotique. Ni la vie des races inférieures ni les nombreux traités signés avec ceux qui possédaient des terres plus attrayantes que leurs femmes n'ont jamais compté. Le pays des lois a violé toutes les lois, même les siennes, lorsqu'il a tenté de déposséder son voisin d'un bien matériel. Tout cela au nom de la liberté, de la démocratie, de Dieu et d'une interprétation biblique farfelue, comme le mythe de la destinée manifeste.

Ni les Indiens ne pourront utiliser une Bible pour affirmer que la terre leur appartient parce que leurs ancêtres l'ont possédée pendant des siècles, ni les Noirs ne pourront réclamer une compensation pour avoir construit un pays et une structure qui ont perpétué les ghettos, la discrimination et les privilèges de couleur jusqu'à ce jour. Les Latino-américains ne pourront pas non plus récupérer les centaines de tonnes d'or et les milliers de tonnes d'argent qui ont enrichi l'Europe et qui dorment encore dans les banques centrales pour la stabilité du développement des civilisés. Sans entrer dans des détails comme le guano ou l'héritage de sociétés pathétiques en Amérique latine, consolidées dans une structure, une culture et une mentalité coloniale et colonisée.


-Pourquoi nous attaquent-ils ? Juste parce que nous les tuons et que nous occupons leur terre ? !
-J'allais te demander la même chose.

Le conflit israélo-palestinien n'est pas très différent, car la nature humaine n'est pas différente. Tout comme la stratégie consistant à confondre le judaïsme et le peuple juif, qui souffre depuis des siècles, avec l'État d'Israël et son puissant appareil de propagande, qui est encore plus impressionnant que sa puissance militaire de plusieurs milliards de dollars, soutenue par des milliards de dollars par an provenant des coffres de Washington. Nombreux sont ceux qui tombent dans ce piège du drapeau, trahissant ainsi une histoire tragique de milliers d'années d'opposition aux pouvoirs en place - et de souffrance infligée par ceux-ci. Ils oublient, par exemple, que l'une des périodes les plus longues et les plus prospères des juifs en Europe fut due à la protection des musulmans en Espagne pendant près de huit siècles, qui s'est terminée par leur expulsion et leur persécution lorsque leurs protecteurs arabes ont été vaincus par les chrétiens en 1492. L'Islam a toléré et accepté les Juifs même s'ils ne reconnaissaient pas Jésus (sacré pour l'Islam) comme un véritable prophète. Les fanatiques chrétiens ne l'ont pas fait. Ils ne toléraient ni l'un ni l'autre : les uns pour avoir cru en Mohamed et les autres pour ne pas avoir cru en Jésus.

Palestina: la histórica (y estratégica) deshumanización de un pueblo

 Jorge Majfud, 12/5/2021

El 4 de diciembre de 1832, el presidente Andrew Jackson, conocido (donde lo conocían bien) con el apodo de Mata Indios, dio un bonito discurso en el Congreso de su país. “Sin duda” dijo “el interés de la República es que las nuevas tierras sean ocupadas lo antes posible. La riqueza y la fuerza de un país radica en su población, y la mejor parte de esa población son los granjeros. Los agricultores independientes son, en todas partes, la base de la sociedad y son los verdaderos amigos de la libertad… Los indios fueron completamente derrotados y la banda de descontentos fue expulsada o destruida… Aunque debimos actuar con dureza, fue algo necesario; nos agredieron sin que nosotros los provocásemos, y esperamos que hayan aprendido para siempre la saludable lección”.

“Nos agredieron sin que nosotros los provocásemos”, “fuimos atacados primeros”, “debimos defendernos” … Estas frases se repetirán a lo largo de los siglos por venir y movilizarán, con extremo fanatismo, a millones y millones de patriotas.

Un siglo y medio después, en mayo de 1971, el más famoso actor y productor de westerns, propagandista de la supremacía blanca y amante de las armas, John Wayne, afirmó en una entrevista para la revista People que las reservas de indios en Estados Unidos eran un vicio socialista. Nadie es responsable de lo que ocurrió en el pasado, dijo, cuando “había mucha gente que necesitaba tierras y los indios querían quedarse con ellas de una forma egoísta”.

No se trataba de tribus dispersas sino de naciones organizadas, tan populosas como los colonos que defendían sus fronteras propias pero empujaban sin límite las fronteras ajenas, y ambas cosas eran hechas con orgullo y fanatismo patriótico. Nunca importaron ni las vidas de las razas inferiores ni los múltiples tratados firmados con aquellos que poseían tierras más atractivas que sus mujeres. El país de las leyes violó todas las leyes, incluso las suyas propias cuando trató de despojar de algún bien material al vecino. Todo lo hizo en nombre de la Libertad, de la Democracia, de Dios y de alguna interpretación bíblica traída de los pelos, como lo fue el mito del Destino manifiesto. 

Ni los indios podrán usar una Biblia para reclamar que las tierras les pertenecen porque sus antepasados la poseyeron por siglos, ni los negros podrán reclamar una compensación por haber construido un país y una estructura que perpetuó los guetos, la discriminación y los privilegios de color hasta el día de hoy. Ni los latinoamericanos podrán reclamar las cientos de toneladas de oro y las miles de toneladas de plata que enriquecieron Europa y que aún duermen en los bancos centrales para estabilidad del desarrollo de los civilizados. Por no entrar en detalles como el guano o la herencia de sociedades patéticas en América latina, consolidadas en una estructura, una cultura y una mentalidad colonial y colonizada.

 
-¿Por qué nos atacan? ¡¿Sólo porque los matamos y ocupamos su tierra?!
-Iba a preguntarte lo mismo

Après la décroissance

Gianfranco Laccone, Comune-Info, 27/4/2021

Traduit par Vanessa De Pizzol

Gianfranco Laccone (Bari, 1953) est un agronome italien, expert en économie, en politiques agricoles et environnementales et en droits des consommateurs.

« Il n’y a rien de pire qu’une société de croissance sans croissance »
Serge Latouche

En ces mois de pandémie et de quarantaine, il m’est arrivé de relire de nombreux livres et articles : pour donner un sens à la situation que nous vivons et réunir des éléments en mesure de reconstruire les origines du désastre actuel qui, avec le temps qui passe, apparaissent de plus en plus corrélés à des comportements erronés vis-à-vis de nos semblables, des autres animaux, de la nature. Ainsi, des années plus tard, il arrive de mieux saisir la profondeur de certaines analyses en mesure d’éclairer l’obscurité du présent. Les mots repris en ouverture sont l’incipit d’un entretien donné il y a désormais huit ans par Serge Latouche, le théoricien de la décroissance, auquel faisaient suite des propos qui aujourd’hui prennent le sens d’une dénonciation lucide et presque prophétique : « Ce que nous sommes en train de vivre est la crise d’une société qui voudrait continuer à croître, mais qui n’y arrive pas, […] qui génère une austérité imposée, un chômage atteignant des niveaux incroyables, une crise très grave des finances publiques, et, avec elle, l’épuisement des ressources pour financer ce qui garantissait un minimum de qualité de vie dans une société capitaliste (santé, culture, éducation, etc.) » [1]

Ces propos semblent avoir été écrits hier, et non il y a dix ans. À l’époque, tandis qu’on chantait les louanges de la société 4.0 qui transformerait nos vies, certains pressentaient déjà le désastre que nous vivons aujourd’hui. L’entretien évoquait une transition semblable à celle que nous sommes en train de vivre, efficacement résumée dans le titre « Fin de course » : « …il me semble que le scénario d’une transformation lente et progressive est peu probable. Moi je n’y crois pas. La situation dans laquelle nous sommes est évidente depuis au moins cinquante ans : si nous datons les premiers pas de la critique écologique en 1962, avec la sortie du livre de Rachel Carlson Silent spring [2], tout était déjà suffisamment clair alors… Dans les faits, la force, la capacité de résistance du système est tellement forte que seul l’effondrement peut ouvrir la voie à une issue. Une fois arrivés là, quelle sera donc l’issue ? C’est toute la question. Ce sera « l’écosocialisme » ou bien « la barbarie ». À présent nous sommes plus ou moins arrivés à l’heure de vérité ».

Donc ce que nous vivons est un parcours que certain.e.s spécialistes avaient prévu, auquel nous aurions dû nous préparer depuis longtemps et sur lequel plusieurs courants de pensée réfléchissent encore aujourd’hui. En revanche, la plupart des gens l’abordent naïvement, comme ceux qui pensent pouvoir traverser le désert en emportant une simple bouteille d’eau.

Si nous avions perdu moins de temps à polémiquer sur l’idée de décroissance, souvent moquée parce que tournée vers la recherche d’une « décroissance heureuse », si nous avions accepté l’idée de devoir modifier substantiellement les bases de notre façon de vivre, nous serions moins démunis face à une situation qui semble être sans issue. Et cela depuis une année d’exhortations (« tout ira bien ! ») et l’utilisation inutilement surabondante de termes tels durabilité, résilience, économie circulaire, proposant l’idée d’une reprise générale succédant à la pandémie, sans failles ni défauts.

J’éviterai toute polémique ou tentative d’explication de la décroissance et je considérerai ce fait évident : le monde décroît, inexorablement et globalement, au-delà de toutes les bonnes intentions. Dans les vingt premières années de ce millénaire, nous avons assisté aux tentatives les plus variées pour relever l’économie de la planète, qui a continué à décroître uniquement virtuellement à travers les spéculations en bourse et les artifices financiers. La « bulle spéculative des produits dérivés » [3] née en 2008, continue encore de produire ses effets : chaque fois que l’on tente de retrouver un rythme de croissance égal à celui des « trente glorieuses » [4], ponctuellement un évènement se produit, considéré comme imprévu, qui renvoie tout au début, comme dans un « jeu de l’oie ».


 

واکسن در رقابت جهانی

German-Foreign-Policy.com

2021/5/10

ترجمه توسط     حميد بهشتي

برلین همچنان لغو محافظت از حق ناشی از اختراع واکسن های کوید 19 را رد می کند. واشنگتن با اعلان خواست سلب محافظت، اهداف استراتژیک جغرافیائی خویش را دنبال می نماید.


 جنگ واکسن ، توسط محمد گاجوم ، لیبی 

برلین/ بروکسل/ واشنگتن (گزارش ویژه) – برلین و اتحادیه اروپا از سلب موقت محافظت قانونی از حق اختراع واکسن های کوید 19 حتا پیش از تغییر سیاست آمریکا در این مورد نیز جلوگیری می نماید، با این استدلال که بدینکه سلب محافظت قانونی از حق اختراع واکسن کوید 19 به گسترش تولید واکسن بیانجامد باور ندارد. این مطلب را شنبه گذشته صدر اعظم آلمان آنجلا مرکل و رئیس شورای اتحادیه اروپا شارلز میشل در دیدار سران اتحادیه اروپا اعلام نمودند. برلین بیش از هر چیز به فکر محافظت از حق اختراع بایون تک می باشد: به گفته آنجلا مرکل شرکت مزبور قرار است به یاری آنان تأثیر عظیمی در استقرار تکنولوژی بیولوژیک در آلمان داشته باشد و به همین جهت حق اختراع مزبور نباید بدست چینی ها بیفتد. این در حالیست که دولت جو بایدن نیر با اقدام خویش مبنی بر سلب حفاظت از حق اختراع، متوجه مبارزه با بیجینگ است. از زمانی که هندوستان بخاطر وخامت پاندمی در آن کشور دیگر واکسن صادر نمی کند کشورهای مستمند و در راه توسعه فقط از طریق چین و روسیه تأمین گشته و نیز برای تولید واکسن جواز تولید را از این دو کشور دریافت کرده اند. این است که با سلب محافظت از حق اختراع، شکستن سیطره چین و روسیه ممکن می گردد.

سلب محافظت از حق اختراع واکسن؟ "راه حل نیست"

دولت آلمان و – بخاطر اصرار این کشور- اتحادیه اروپا از اقدام آمریکا جلوگیری می کنند. این در حالیست که آمریکا در قبال افزایش فشار بین المللی عقب نشینی کرده و دستکم بطور موقت خواهان سلب محافظت از حق اختراع واکسن گشته و دبیر کل سازمان ملل متحد و نیز سران سازمان های بهداشت جهانی و تجارت جهانی از اعلان دولت بایدن تمجید نموده اند. نخست وزیر آلمان آنجلا مرکل روز شنبه بدنبال دیدارش با سران اتحادیه اروپا با سلب محافظت از حق اختراع مخالفت نموده، گفت فکر نمی کند "که سلب محافظت از حق اختراع راه حل باشد تا بتوان واکسن را برای شمار بیشتری از انسانها تولید نمود". [1] در حالیکه پیش از دیدار سران اتحادیه اروپا چند کشور اروپایی از جمله اطریش، اسپانیا و لهستان از اقدام آمریکا اظهار رضایت کرده بودند، پس از دیدار مزبور که طی آن مرکل بی پروا اصرار می ورزید، دیگر موضوع مطرح نگشت. رئیس شورای اتحادیه اروپا شارلز میشل در باره سلب محافظت از حق اختراع گفت: "ما فکر نمی کنیم که این کارِ موقتی راه حل باشد". [2] آنها فقط در صورتی که پیشنهاد مشخصی مطرح گردد حاضرند بیشتر در این باره گفتگو کنند. رسانه های آلمان با اشاره به دوایر اتحادیه اروپا از یک "اقدام تبلیغاتی" ایالات متحده آمریکا سخن گفته اند.