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21/09/2024


فاوستو جيوديشي
الحرب على الجسد، على القلب، على العيون، تدمير الإنسانية بواسطة الليثيوم المقرصن

فاوستو جيوديسي، 2024/9/19

ترجمة: ريم بن فرج

دشنت إسرائيل، من خلال أذرعها الإلكترونية المترامية الأطراف و الموساد والوحدة 8200، شكلاً جديداً من أشكال حرب الإرهاب لم يتخيله أي كاتب خيال علمي. المرحلة الأولى: 3,000 جهاز لاسلكي/جهاز استدعاء ينفجر في نفس الوقت في جميع أنحاء لبنان وسوريا. المرحلة الثانية: هذه المئات من أجهزة اللاسلكي تنفجر بدورها. تمزّق أصحاب هذه الأجهزة والأشخاص القريبين منهم وتصيبهم بحروق  بالشلل والعمى. يمكن أن تصل درجة حرارة بطارية الليثيوم المحمومة إلى درجة حرارة مروعة تصل إلى ألف درجة فهرنهايت.

حسن بليبل

دعونا نوضح أمرًا واحدًا على الفور: لا، لم يختطف الموساد مخزونًا من 5000 جهاز مخصص لحزب الله من أجل إدخال شحنة متفجرة (البعض يقول 3 غرامات، والبعض الآخر 30 غرامًا). لقد اخترق ببساطة أجهزة الاستدعاء وتسبب في ارتفاع درجة حرارة بطاريتها بشكل مفرط حد الانفجار. وعندما قرّب الجهاز من أعينهم لقراءة الرسالة، غالبًا ما كان الأشخاص المستهدفون يتعرضون لحروق في الوجه، أو تُفقأ أعينهم ويعانون من مآسٍ أخرى مروعة.

GIDEON LEVY
L’attaque hollywoodesque contre les bipeurs envoie un message clair : Israël veut une guerre superflue de plus

 Gideon Levy, Haaretz, 19/9/2024
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala 

Nous l’avons maintenant aussi par écrit, en milliers d’exemplaires explosifs : Israël veut une guerre, une grande guerre. Il n’y a pas d’autre moyen de comprendre l’opération de style hollywoodien qui a explosé au Liban que la transmission à l’ennemi d’un message de bipeur déterminé, révélant les véritables intentions d’Israël. Un millier d’explosions et 3 000 blessés sont une invitation à la guerre. Elle viendra.

Kamal Sharaf

Hollywood écrit déjà les scénarios, mais en réalité, contrairement aux films d’action et de science-fiction, il y a un jour après. Quiconque est excité par l’explosion d’un bipeur devrait aller au cinéma, car dans le monde réel, il faut déterminer un objectif clair pour chaque action entreprise. Nous ne sommes pas aux Jeux olympiques de la technologie, avec des médailles pour l’opération la plus étonnante. Nous sommes au milieu de la guerre la plus criminelle et la plus superflue dans laquelle Israël se soit jamais embarqué. Et il s’avère qu’il en veut une autre.

Il est inconcevable qu’après une année de guerre ratée à Gaza, qui n’a atteint aucun objectif et n’a permis à Israël d’obtenir aucun résultat autre que l’assouvissement d’une soif de vengeance, Israël en veuille une autre. Il est inconcevable qu’après avoir payé et continuer à payer un prix aussi fatal à la suite de la guerre à Gaza, Israël souhaite une nouvelle guerre. C’est inimaginable, mais c’est un fait.

Tout comme la guerre à Gaza, les explosions de bipeurs au Liban sont inutiles. Félicitations aux planificateurs et aux exécutants, nous avons conquis Rafah et fait exploser les bipeurs ; chapeau aux Forces de défense israéliennes et au Mossad, et maintenant ?

Les difficultés des habitants du nord se sont-elles améliorées depuis l’autre jour, lorsque les bipeurs ont bourdonné puis explosé ? Israël est-il désormais plus en sécurité ? Le sort des otages s’est-il amélioré ? Le statut d’Israël dans le monde s’est-il amélioré ? La menace iranienne s’est-elle dissipée ? Y a-t-il eu un seul changement positif à la suite de la dernière opération secrète, si ce n’est le gonflement de l’ego de nos responsables de la sécurité ?

Tout comme les glorieux assassinats qui n’ont jamais rien apporté, l’héroïsme des bipeurs n’est rien d’autre qu’un gadget cinématographique. Hormis la bave versée dans les studios de télévision par les personnes qui salivent devant chaque Arabe mort ou blessé, la situation d’Israël le jour d’après est pire qu’elle ne l’était le jour précédant cette opération héroïque, même si, en Israël, on distribue des bonbons.

La guerre dans le nord s’est rapprochée l’autre jour, à une vitesse alarmante. Ce sera la guerre la plus évitable de l’histoire du pays. Elle pourrait également être le plus grand bain de sang de l’histoire du pays. Lorsque le Hezbollah déclare explicitement qu’il cessera de tirer dès qu’un accord de cessez-le-feu sera signé avec le Hamas, et qu’Israël ne veut en aucun cas arrêter la guerre à Gaza, il invite le Hezbollah à l’attaquer. Voilà à quoi ressemble une guerre choisie.

Si la guerre à Gaza a aggravé la situation d’Israël par tous les moyens possibles, la guerre dans le nord causera des dommages mille fois plus importants. Gaza pourrait n’être que le prélude au désastre de la prochaine guerre : les victimes, les destructions, l’hostilité dans le monde entier, l’horreur et la haine qui se perpétuent pendant des générations pourraient créer une situation dans laquelle les batailles horribles et coûteuses dans le quartier de Shuja'iyya, à Gaza, nous manqueraient. Et c’est ce que nous voulons nous infliger, de nos propres mains ?

Mais les choses sont plus simples qu’il n’y paraît. Un cessez-le-feu à Gaza entraînera un cessez-le-feu dans le nord. Nous pourrons alors parler d’un accord. Même s’il n’est pas conclu, une réalité sans guerre dans le nord est préférable pour Israël. Personne ne sait avec certitude à quoi nous ressemblerons après une nouvelle guerre. Combien nous saignerons et combien nous serons battus avant de gagner en apparence. Tout comme il aurait été préférable que la guerre de Gaza n’éclate pas - il s’agissait manifestement d’une guerre choisie -, il serait préférable que la guerre dans le nord n’ait pas lieu.

Il est peut-être encore possible de l’empêcher (ce qui est beaucoup plus douteux après l’explosion des bipeurs). Mais pour cela, Israël doit abandonner la croyance qu’il peut tout résoudre par la force, par les armes, par l’explosion de bipeurs, par les assassinats, par la guerre. Dans ma naïveté, j’ai cru qu’Israël avait appris cette leçon à Gaza. Au lendemain de l’explosion des bipeurs, on peut affirmer avec certitude et tristesse que ce n’est pas le cas. Loin de là.

20/09/2024

FAUSTO GIUDICE
Der Krieg gegen den Körper, gegen das Herz, gegen die Augen
oder
die Zerstörung der Menschheit durch Lithiumpiraterie

Fausto Giudice Tlaxcala, 19.9.2024
Übersetzt von Helga Heidrich

Israel hat nun durch seine bewaffneten Cybertentakeln, den Mossad und die Einheit 8200, eine neue Form des Terrorkriegs eingeleitet, die sich kein Science-Fiction-Autor bisher vorstellen konnte. Erster Schritt: 3000 Pager explodieren zur gleichen Zeit im gesamten Libanon und in Syrien. Zweiter Schritt: Hunderte von Walkie-Talkies explodieren ebenfalls. Die Besitzer dieser Geräte und die Menschen in ihrer Nähe wurden zerfetzt, verkrüppelt, geblendet und verbrannt. Eine überhitzte Lithiumbatterie kann apokalyptische Temperaturen von tausend Grad Fahrenheit (537 Grad Celsius) erreichen.

Lassen Sie uns gleich etwas klarstellen: Nein, der Mossad hat nicht einen Bestand von 5000 Geräten, die für die Hisbollah bestimmt waren, entwendet, um eine Sprengladung (einige sagen 3 Gramm, andere 30 Gramm) in die Geräte einzubauen. Er begnügte sich damit, die Pager zu hacken und ihre Batterien explosionsartig zu überhitzen. Als die Zielpersonen das Gerät in die Nähe ihrer Augen hielten, um die Nachricht zu lesen, erlitten sie häufig Verbrennungen im Gesicht, ausgestochene Augen und andere unheimliche Tragödien.

Warum wurde das Märchen von den in die Batterien eingesetzten Sprengladungen urbi et orbi in Umlauf gebracht? Es ist offensichtlich: Die Industrie, die Geräte aller Art herstellt, die mit Lithiumbatterien betrieben werden, sah sich innerhalb weniger Minuten mit der Aussicht auf eine weltweite Katastrophe konfrontiert. Wenn man einen Pager oder ein Walkie-Talkie in die Luft jagen kann, indem man sich in sie hineinhackt, kann man jedes vernetzte Gerät in die Luft jagen: Telefon, Computer, Auto, Haushaltsroboter, Kraftwerk, Elektrofahrrad [man berichtet mir von Explosionen von Fahrrädern in Garagen in Argentinien] und ... elektronische Zigaretten [wie es die Ukrainer mit russischen Soldaten gemacht haben] usw. usw...

Bei Gold Apollo, dem taiwanesischen Hersteller der A924-Pager, aber auch bei allen anderen Herstellern, von Foxconn (iPhones) bis Elon Musk (Tesla), herrscht Panik. Gold Apollo fiel nichts Besseres ein, als eine arme [na ja, nicht so arm wie ich] sizilianische Beraterin in Budapest, wo sie eine Beratungsfirma (u. a. für die UNESCO) leitet, zu beschuldigen, die fraglichen A924 in Lizenz hergestellt zu haben. Was nicht stimmte: Die Dame, Cristiana Arcidiacono-Borsany, die aus Catania stammt und an der London School of Economics studiert hat, fungierte höchstens als Vermittlerin zwischen dem Taiwaner und dem bislang nicht identifizierten Zulieferer.

Also nein, der Mossad hat nicht auf offener See zwischen Budapest und Beirut die A924-Ladung auf dem Weg in den Libanon umgeleitet, um 5000 Geräte mit Fallen zu versehen, sie wieder zu verpacken, alles wieder in den Container zu packen und nach Beirut zu transportieren (und mit welchen Mitteln?). Er führte schlichtweg eine relativ einfache Operation durch, bei der er die Geräte hackte. Zuvor hatte er eine Irreführungskampagne durchgeführt, um Paranoia unter den libanesischen Kämpfern zu verbreiten, indem er sie glauben machte, er habe die Kontrolle über alle ihre Telefone übernommen, um sie dazu zu bringen, Pager und Walkie-Talkies  zu bevorzugen.

Diese Kriegshandlungen zielen vor allem darauf ab, zu schlagen, zu verstümmeln, zu töten und zu terrorisieren, und zwar unter der Haut, im Innersten der Menschen und ihrer Angehörigen, Verwandten, Gefährten und Nachbarn. Das Ziel ist offensichtlich: den libanesischen Widerstand zu zerschlagen und eine ernste Warnung an alle Elemente der Achse des Widerstands im Iran, Irak, Jemen und an alle, die versucht sein könnten, sich ihr anzuschließen, von Marokko über Pakistan und Indien bis zu den Philippinen, auszusprechen. Die Palästinenser ihrerseits hatten bereits aus ihren Erfahrungen gelernt und Yahya Sinwar und seine Gefährten benutzen schon seit geraumer Zeit keine vernetzten Geräte mehr.

Aber nicht nur die „Orientalen“ werden bei dieser apokalyptischen Piratenoperation ins Visier genommen.  Auch die „Westler“ sind es, und zwar nicht nur die Normalsterblichen wie Sie und ich, sondern die Großen, die Fetten, die Mächtigen, von Elon Musk über Jeff Bezos bis hin zu den Drahis, den Kretinskys und den chinesisch-taiwanesischen Millionären, der großen Familie der Lithiumsüchtigen. Die Botschaft Israels ist klar: „Wenn ihr nicht tut, was wir euch befehlen, jagen wir euch in die Luft“.

-Wir haben sie vor einem Jahrzehnt in die Steinzeit zurückgebombt...
-Und ?
-Jetzt benehmen sie sich wie verdammte Höhlenmenschen!
-Erstaunlich

Curtis LeMay, der Yankee-General der Luftwaffe, der im Zweiten Weltkrieg zwei Drittel der japanischen Städte in Schutt und Asche gelegt hatte und von Kennedys Weigerung, ihn das Gleiche in Kuba tun zu lassen, enttäuscht war, schlug in seinen Memoiren von 1968 vor, dass die USA, anstatt mit Hanoi zu verhandeln, „sie in die Steinzeit zurückbomben“ sollten, indem sie Fabriken, Häfen und Brücken zerstörten, „bis wir alles Menschenwerk in Nordvietnam vernichtet haben“. Das ist heute der Inhalt der von den Zionhilisten aufgeworfenen Drohung: „Wir oder das Chaos“.

Es ist also an der Zeit, dass wir, wer auch immer wir sind, ernsthaft darüber nachdenken, wie wir die Lithiumgeräte loswerden und andere Wege der Kommunikation (wieder) finden können: Einige schlagen Telepathie vor, andere die Rauchzeichen der Sioux. Ich würde mich für die guten alten Brieftauben entscheiden. Alle anderen Vorschläge sind willkommen, bitte.

 

FAUSTO GIUDICE
Guerra ao corpo, ao coração, aos olhos
ou
a destruição da humanidade pelo lítio piratado

Fausto Giudice, Tlaxcala, 19/9/2024
Traduzido por
Helga Heidrich

Israel, por meio de seus cibertentáculos armados, do Mossad e da Unidade 8200, inaugurou uma nova forma de guerra de terror que nenhum escritor de ficção científica jamais imaginou. Primeiro estágio: 3.000 beepers/pagers explodindo ao mesmo tempo no Líbano e na Síria. Segundo estágio: centenas de walkie-talkies explodem por sua vez. Os proprietários desses dispositivos e as pessoas próximas a eles foram despedaçados, aleijados, cegados e queimados. Uma bateria de lítio superaquecida pode atingir uma temperatura apocalíptica de mil graus Fahrenheit (537°C°).

Vamos esclarecer logo uma coisa: não, o Mossad não sequestrou um estoque de 5.000 dispositivos destinados ao Hezbollah para inserir uma carga explosiva (alguns dizem 3 gramas, outros 30 gramas). Ele simplesmente hackeou os pagers e fez com que suas baterias superaquecessem de forma explosiva. Quando aproximavam o dispositivo dos olhos para ler a mensagem, as pessoas visadas foram frequentemente queimadas no rosto, tiveram seus olhos arrancados e sofreram outras tragédias terríveis.

Por que a história de cargas explosivas inseridas em baterias foi tão amplamente divulgada? É óbvio: o setor que produz todos os tipos de dispositivos alimentados por baterias de lítio se viu diante da perspectiva de uma catástrofe global em questão de minutos. Se você pode explodir um pager ou um walkie-talkie invadindo-os, você pode explodir qualquer dispositivo conectado: telefone, computador, carro, robô dometico, usina de energia, bicicleta elétrica [ouvi relatos de bicicletas explodindo em garagens na Argentina] e... cigarro eletrônico [como os ucranianos fizeram com os soldados russos] etc. etc..

Pânico na Gold Apollo, a fabricante taiwanesa de pagers A924, mas também em todos os outros fabricantes, da Foxconn (iPhones) a Elon Musk (Tesla). A Gold Apollo não conseguiu pensar em nada melhor do que acusar uma pobre [bem, menos pobre do que eu] consultora siciliana radicada em Budapeste, onde dirige uma empresa de consultoria (principalmente para a UNESCO), de ter fabricado os A924s em questão sob licença. A mulher, Cristiana Arcidiacono-Borsany, de Catânia e formada pela London School of Economics, era, no máximo, uma intermediária entre os taiwaneses e o subcontratado, que ainda não foi identificado.

Portanto, não, o Mossad não sequestrou o lote de A924s a caminho do Líbano em pleno mar entre Budapeste e Beirute para prender 5.000 aparelhos, re-empacotá-los, colocar tudo de volta no contêiner e transportá-lo para Beirute (e por quais meios?). Ele simplesmente executou uma operação relativamente simples para invadir o aparelho. Antes disso, ele havia se envolvido em uma campanha de intoxicação com o objetivo de semear a paranoia nas fileiras dos combatentes libaneses, fazendo-os acreditar que ele havia assumido o controle de todos os celulares, a fim de levá-los a  preferir os pagers.

O principal objetivo desses atos de guerra é atingir, mutilar, matar e aterrorizar, sob a pele, no nível mais íntimo das pessoas e de seus entes queridos, pais, companheiros e vizinhos. O objetivo é óbvio: esmagar a resistência libanesa e enviar uma séria advertência a todos os membros do Eixo de Resistência, no Irã, no Iraque e no Iêmen, e a todos aqueles que possam ser tentados a se juntar a ele, do Marrocos às Filipinas, passando pelo Paquistão e pela Índia. Quanto aos palestinos, eles já aprenderam com a experiência e Yahya Sinwar e seus companheiros não usam nenhum dispositivo em rede há algum tempo.

Mas não são apenas os “orientais” que estão sendo alvo dessa operação de pirataria apocalíptica.  Os “ocidentais” também estão sendo visados, e não apenas pessoas comuns como você e eu, mas os grandes, os gordos, os poderosos, de Elon Musk a Jeff Bezos, os Drahi, os Kretinskys e os milionários chineses-taiwaneses, a grande família de viciados em lítio. A mensagem de Israel é clara: “Se você não fizer o que mandamos, nós o explodiremos”.

 

-Nós os remetemos a bombas à Idade da Pedra há uma década...
-E?
-Agora eles estão se comportando como malditos homens das cavernas!
-Incrível

Curtis LeMay, o general da força aérea ianque que queimou dois terços das cidades japonesas durante a Segunda Guerra Mundial e que ficou desapontado com a recusa de Kennedy em deixá-lo fazer o mesmo em Cuba, sugeriu em suas memórias de 1968 que, em vez de negociar com Hanói, os EUA deveriam “levá-los de volta à Idade da Pedra, bombardeando-os”, destruindo fábricas, portos e pontes “até que tenhamos destruído todas as obras do homem no Vietnã do Norte”. É com isso que os sioniilistas estão nos ameaçando hoje: “Nós ou o caos”.

Portanto, é hora, quem quer que sejamos, de pensar seriamente em como nos livrar dos dispositivos de lítio e (re)encontrar outras formas de comunicação: alguns sugerem a telepatia, outros os sinais de fumaça dos Sioux. Eu, por exemplo, optaria pelos bons e velhos pombos-correio. Qualquer outra sugestão é bem-vinda.

 

19/09/2024

FAUSTO GIUDICE
Guerra al cuerpo, al corazón, a los ojos
o
la destrucción de la humanidad con el litio pirateado

Israel, a través de sus cibertentáculos armados, el Mossad y la Unidad 8200, ha inaugurado una nueva forma de guerra del terror que ningún escritor de ciencia ficción había imaginado. Primera etapa: 3.000 beepers/pagers explotando al mismo tiempo en todo el Líbano y Siria. Segunda etapa: cientos de walkie talkies explotando a su vez. Los detentores de estos aparatos y las personas cercanas a ellos quedaron destrozadas, lisiadas, ciegas y quemadas. Una batería de litio sobrecalentada puede alcanzar temperaturas apocalípticas de mil grados Fahrenheit (537 grados Celsius).

Dejemos una cosa clara desde el principio: no, el Mosad no secuestró un arsenal de 5.000 dispositivos destinados a Hezbolá para insertarles una carga explosiva (algunos dicen que de 3, otros que de 30 gramos). Simplemente pirateó los localizadores y provocó un sobrecalentamiento explosivo de sus baterías. Al acercarse el aparato a los ojos para leer el mensaje, las personas a las que iba dirigido sufrieron a menudo quemaduras en la cara, se les arrancaron los ojos y padecíeron otras sombrías tragedias.

¿Por qué se ha difundido tan ampliamente la fábula de las cargas explosivas insertadas en pilas? Es obvio: la industria que produce todo tipo de dispositivos alimentados por baterías de litio se encontró ante la perspectiva de una catástrofe mundial en cuestión de minutos. Si se puede hacer estallar un buscapersonas o un walkie talkie pirateándolos, se puede hacer estallar cualquier aparato conectado: teléfono, computadora, coche, robot de cocina, central eléctrica, bicicleta eléctrica [he oído informes de bicicletas que han explotado en garajes de Argentina] y... cigarrillo electrónico [como hicieron los ucranianos con los soldados rusos] etc. etc.

Pánico en Gold Apollo, el fabricante taiwanés de localizadores A924, pero también en todos los demás fabricantes, desde Foxconn (iPhones) hasta Elon Musk (Tesla). A Gold Apollo no se le ocurrió nada mejor que acusar a una pobre [bueno, menos pobre que yo] consultora siciliana afincada en Budapest, donde dirige una empresa de asesoría (en particular para la UNESCO), de haber fabricado bajo licencia los A924 en cuestión. Esto era falso: la mujer, Cristiana Arcidiacono-Borsany, de Catania y licenciada por la London School of Economics, había actuado a lo sumo como intermediaria entre los taiwaneses y el subcontratista, que aún no ha sido identificado y localizado.

Así que no, el Mossad no secuestró el cargamento de A924 en ruta hacia el Líbano en medio del mar, entre Budapest y Beirut, para atrapar 5.000 aparatos, volverlos a meter en su embalaje, meterlo todo de nuevo en el contenedor y transportarlo a Beirut (¿y con qué medios?). Simplemente llevó a cabo una operación relativamente sencilla de pirateo de los aparatos. Previamente, había emprendido una campaña de intoxicación destinada a sembrar la paranoia en las filas de los combatientes libaneses, haciéndoles creer que había tomado el control de todos sus teléfonos, para que se inclinaran por los localizadores.

El objetivo principal de estos actos de guerra es golpear, mutilar, matar y aterrorizar, bajo la piel, en lo más íntimo de las personas y de sus seres queridos, padres, compañeros y vecinos. El objetivo es evidente: aplastar a la resistencia libanesa y enviar una seria advertencia a todos los componentes del Eje de la Resistencia, en Irán, Irak y Yemen, y a todos los que puedan tener la tentación de unirse a él, desde Marruecos hasta Filipinas, pasando por Pakistán y la India. En cuanto a los palestinos, ya habían aprendido de su experiencia y Yahya Sinwar y sus compañeros hace tiempo que no utilizan ningún dispositivo conectado.

Pero los “orientales” no son los únicos en el punto de mira de esta apocalíptica operación de piratería. Los “occidentales” también están en el punto de mira, y no sólo la gente corriente como tú y yo, sino los Grandes, los Gordos, los Poderosos, desde Elon Musk a Jeff Bezos, los Drahi, los Kretinsky y los millonarios chino-taiwaneses, la gran familia de adictos al litio. El mensaje de Israel es claro: «Si no hacéis lo que os decimos, os hacemos saltar por los aires».

 

-Los bombardeamos de vuelta a la Edad de Piedra hace una década...
-¿Y?
-¡Ahora se comportan como malditos cavernícolas!
-Asombroso

Curtis LeMay, el general de la fuerza aérea yanqui que quemó dos tercios de las ciudades japonesas hasta los cimientos durante la Segunda Guerra Mundial y que se sintió decepcionado por la negativa de Kennedy a dejarle hacer lo mismo con Cuba, sugirió en sus memorias de 1968, que en lugar de negociar con Hanoi, USAdebería «devolverlos a la Edad de Piedra bombardeándolos», destruyendo fábricas, puertos y puentes «hasta que hayamos destruido todas las obras del hombre en Vietnam del Norte». Esto es con lo que nos amenazan hoy los sionistas: «Nosotros o el caos».

Así que es hora, seamos quienes seamos, de pensar seriamente en cómo deshacernos de los dispositivos de litio y (re)encontrar otras formas de comunicarnos: algunos sugieren la telepatía, otros las señales de humo de los sioux. Yo, por mi parte, optaría por las viejas palomas mensajeras. Cualquier otra sugerencia será bienvenida.

 

FAUSTO GIUDICE
War on the body, the heart, the eyes
or
the destruction of humanity by hacked lithium

Israel, through its armed cybertentacles, Mossad and Unit 8200, has inaugurated a new form of war of terror that no science-fiction writer had ever imagined. First stage: 3,000 beepers/pagers exploding at the same time throughout Lebanon and Syria. Second stage: hundreds of walkie-talkies exploding in their turn. The holders of these devices and the people close to them were shredded, crippled, blinded and burned. An overheated lithium battery can reach apocalyptic temperatures of a1,000°F (537°C).

Let's get one thing straight right away: no, Mossad did not hijack a stockpile of 5,000 devices intended for Hezbollah in order to insert an explosive charge (some say 3 grams, others 30 grams). He simply hacked the pagers and caused their batteries to overheat explosively. As they brought the device close to their eyes to read the message, the people targeted were often burned in the face, had their eyes gouged out and suffered other grim tragedies.

Why has the fable of explosive charges inserted into batteries been circulated so widely? It's obvious: the industry producing all kinds of devices powered by lithium batteries found itself faced with the prospect of a global catastrophe in a matter of minutes. If you can blow up a pager or a walkie-talkie by hacking into them, you can blow up any connected device: telephone, computer, car, household robot, power station, electric bicycle [I've heard reports of bicycles exploding in garages in Argentina] and...electronic cigarette [as the Ukrainians did with Russian soldiers] etc. etc. etc.

Panic at Gold Apollo, the Taiwanese producer of A924 pagers, but also at all the other manufacturers, from Foxconn (iPhones) to Elon Musk (Tesla). Gold Apollo could think of nothing better than to accuse a poor [well, less poor than me] Sicilian consultant based in Budapest, where she runs a consultancy business (notably for UNESCO), of having manufactured the A924s in question under licence. This was false: the woman, Cristiana Arcidiacono-Borsany, from Catania and a graduate of the London School of Economics, had at most acted as an intermediary between the Taiwanese and the subcontractor, who has not yet been identified.

So, no, Mossad did not hijack the shipment of A924s en route to Lebanon in the middle of the sea between Budapest and Beirut in order to trap 5,000 pagers, put them back in their packaging, put everything back in the container and transport it to Beirut (and by what means?). It simply carried out a relatively simple operation to hack into the devices. Previously, he had engaged in a deception campaign aimed at sowing paranoia in the ranks of the Lebanese fighters, by making them believe that it had taken control of all their telephones, to get them to favour pagers.

The main aim of these acts of war is to strike, mutilate, kill and terrorise, under the skin, in their most intimate part, people and their loved ones, parents, companions and neighbours. The aim is obvious: to crush the Lebanese resistance and send a serious warning to all the components of the Axis of Resistance, in Iran, Iraq and Yemen, and to all those who might be tempted to join it, from Morocco to the Philippines, via Pakistan and India. As for the Palestinians, they had already learnt from their experience and Yahya Sinwar and his companions have not used any connected devices for some time now.

But the ‘Orientals’ are not the only ones being targeted in this apocalyptic piracy operation. “Westerner”s are being targeted too, and not just ordinary people like you and me, but the Big, the Fat, the Powerful, from Elon Musk to Jeff Bezos, the Drahi's, the Kretinskys and the Chinese-Taiwanese millionaires, the great family of lithium addicts. Israel's message is clear: ‘If you don't do what we tell you to do, we'll blow you up’.

 

Curtis LeMay, the Yankee air force general who burnt two-thirds of Japanese cities to the ground during the Second World War and who was disappointed by Kennedy's refusal to let him do the same in Cuba, suggested in his 1968 memoirs, that instead of negotiating with Hanoi, the US should ‘take them back to the Stone Age by bombing them’, destroying factories, ports and bridges ‘until we have destroyed all the works of man in North Vietnam’. This is what the Zionihilists are threatening us with today: ‘Us or chaos’.

So it's time, whoever we are, to think seriously about how to get rid of the lithium devices and find (back) other ways of communicating: some suggest telepathy, others the smoke signals of the Sioux. I for one would opt for good old carrier pigeons. Any other suggestions are welcome.

FAUSTO GIUDICE
La guerre au corps, au cœur, aux yeux
ou
la destruction de l’humanité par le lithium piraté

Israël, par ses cyberbras armés tentaculaires, le Mossad et l’Unité 8200, a donc inauguré une nouvelle forme de guerre de terreur qu’aucun auteur de science-fiction n’avait imaginée. Première étape : 3000 bipeurs/pagers explosant au même moment dans tout le Liban et en Syrie. Deuxième étape : ces centaines de talkie-walkies explosent à leur tour. Les détenteurs de ces appareils et les personnes proches d’eux ont été déchiquetés, estropiés, aveuglés, brûlés. Une batterie de lithium en surchauffe peut atteindre la température  apocalyptique de mille degrés Fahrenheit (537 °C).

Mettons tout de suite les choses au point : non, le Mossad n’a pas détourné un stock de 5 000 appareils destinés au Hezbollah pour y insérer une charge explosive (les uns disent de 3 grammes, d’autres de 30 grammes). Il s’est contenté de hacker les pagers et de provoquer une surchauffe explosive de leurs batteries. Approchant l’appareil de leurs yeux pour lire le message, les personnes ciblées ont été souvent brûlées au visage, eu les yeux crevés et autres sinistres tragédies.

Pourquoi la fable des charges explosives insérées dans les batteries a-t-elle circulé urbi et orbi ? C’est évident : l’industrie  productrice d’appareils en tous genres fonctionnant avec des batteries au lithium s’est retrouvée en quelques minutes face à la perspective d’une catastrophe planétaire. Si on peut faire sauter un pager ou un talkie-walkie en les piratant, on peut faire sauter tout engin connecté : téléphone, ordinateur, voiture, robot ménager, centrale électrique, bicyclette électrique [on me signale des explosions de vélos dans des garages en Argentine] et...cigarette électronique [comme l'ont fait les Ukrainiens avec des soldats russes] etc. etc. 

Panique chez Gold Apollo, le producteur taïwanais des pagers A924, mais aussi chez tous les autres fabricants, de Foxconn (iPhones) à Elon Musk (Tesla). Gold Apollo n’a rien trouvé de mieux que d’ accuser une pauvre [enfin, moins pauvre que moi] consultante sicilienne installée à Budapest où elle dirige une boîte de consultants (notamment pour l’UNESCO) d’avoir fabriqué sous licence les A924 en question. Ce qui était faux : la dame, Cristiana Arcidiacono-Borsany, originaire de Catane et diplômée de la London School of Economics, a tout au plus servi d’intermédiaire entre le Taïwanais et le sous-traitant, non identifié à ce jour.

Donc, non, le Mossad n’a pas détourné en pleine mer, entre Budapest et Beyrouth, la cargaison d’A924 en route vers le Liban pour piéger 5 000 appareils, les remettre dans leurs emballages, replacer le tout dans le container et l’acheminer vers Beyrouth (et par quel moyen ?). Il a tout simplement procédé à une opération relativement simple de piratage des appareils. Auparavant, il s’était livré à une campagne d’intoxication visant à semer la paranoïa dans les rangs des combattants libanais, en leur faisant croire qu’il avait pris le contrôle de tous leurs téléphones, pour les amener à privilégier les bippeurs/pagers.

Ces actes de guerre visent avant tout à frapper, mutiler, tuer, terroriser, sous la peau, au plus intime des personnes et de leurs proches, parents, compagnons, voisins. Le but est évident : écraser la résistance libanaise et lancer un avertissement sérieux à toutes les composantes de l’Axe de la Résistance, en Iran, en Irak, au Yémen et à tous ceux qui seraient tentés de le rejoindre, du Maroc aux Philippines, en passant par le Pakistan et l’Inde. Quant aux Palestiniens, ils avaient déjà tiré les leçons de leur expérience et cela fait un bon moment que Yahya Sinwar et ses compagnons n’utilisent plus aucun appareil connecté.

Mais les « Orientaux » ne sont pas les seuls à être ciblés dans cette opération de piraterie apocalyptique.  Les « Occidentaux » aussi le sont, et pas seulement les simples pékins comme vous et moi, mais les Grands, les Gros, les Puissants, d’Elon Musk à Jeff Bezos en passant par les Drahi, les Kretinsky et les millionaires sino-taïwanais, la grande famille des accros au lithium. Le message d’Israël est clair : « Si vous ne faites pas ce que nous vous ordonnons de faire, on vous fait sauter ». 

-On les a ramenés à coups de bombes à l'âge de pierre il y a une décennie...
-Et ?
-Maintenant , ils se comportent comme des putains d'hommes des cavernes !
-Étonnant

Curtis LeMay, le général yankee de l'armée de l'air qui avait réduit en cendres les deux tiers des villes japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale et qui fut déçu par le refus de Kennedy de le laisser faire la même chose à Cuba, suggérait dans ses mémoires de 1968, qu'au lieu de négocier avec Hanoï, les USA devraient « les ramener à l'âge de pierre en les bombardant », en détruisant les usines, les ports et les ponts « jusqu'à ce que nous ayons détruit toutes les œuvres de l'homme au Nord-Vietnam ».C’est aujourd’hui le contenu de la menace agitée par les sionihilistes : « Nous ou le chaos ».

Il est donc temps, qui que nous soyons, de réfléchir sérieusement à la manière de nous défaire des engins au lithium et de (re)trouver d’autres moyens de communiquer : certains suggèrent la télépathie, d’autres les signaux de fumée des Sioux. J’opterais pour ma part pour les bons vieux pigeons voyageurs. Toute autre suggestion bienvenue.

 

Verwandlung, Verdrängung, Vernichtung
ein bescheidener Vorschlag, um aus dem Albtraum zu erwachen
Ein Buch von Christof Wackernagel

Vor einem knappen Jahrhundert wurde die Menschheit von einer Pest  der Neuzeit heimgesucht. Man nannte sie die „Spanische Grippe“. Sie war überhaupt nicht spanisch, sondern wurde von US-Soldaten in Europa und auf der ganzen Welt verbreitet. Wie viele Menschen daran starben, wird nie bekannt werden: In China oder Indien gab es damals keine Statistiken. Die bekannte Zahl liegt bei 50 Millionen, hauptsächlich in Europa und den USA. Heutzutage hat eine andere Pest zugeschlagen. Sie wurde Corona oder COVID-19 genannt. Klaus Schwab, der Guru von Davos, nutzte die Gelegenheit, um das wahnwitzige transhumanistische Projekt des „Great Reset“, des „Großen Neustarts“, auszupauken. Christof Wackernagel nennt das „Biofaschismus“ oder „Internationalsozialismus“. Können wir in einer Welt, in der sich, bis repetita, „alles ändert, damit sich nichts ändert“, noch von Emanzipation, Solidarität derer von unten, kurz gesagt, von Revolution träumen? Der Autor ist davon überzeugt. Lassen Sie sich von seinen 26 Artikeln überzeugen, die wie Lichtzeichen in der dämmerichten mondlosen Nacht unseres Jahrhunderts wirken.

 Christof Wackernagel
Verwandlung, Verdrängung, Vernichtung
ein bescheidener Vorschlag, um aus dem Albtraum zu erwachen
Die Glokale Werkstatt/Promosaik LAPH, September 2024
Sammlung „erga omnes“ Nr. 1
140 Seiten
Kostenfrei
Freiwillige Beiträge an wglocal[at]gmail[dot]com über paypal

FREIES BUCH herunterladen

 

 



17/09/2024

الياس خوري: عامٌ من الألم

 غزة وفلسطين تُضربان بشكل وحشي منذ ما يقارب العام أيضاً، وهما صامدتان لا تتزحزحان. إنهما النموذج الذي أتعلم منه كل يوم حب الحياة.
الياس خوري
عامٌ من الألم

2024-7-15
https://t.ly/i6s8O 
Gaza et la Palestine sont brutalement frappées depuis près d'un an, et elles tiennent bon. Elles sont le modèle à partir duquel j'apprends chaque jour à aimer la vie.
Elias Khoury
Une année de souffrance
15/ 7/ 2024

16/09/2024

STEVE FRANCE
Ni monstres ni super-héros : les Palestiniens de Gaza demandent à être considérés comme des “gens comme les autres”

Le nouveau livre « Daybreak in Gaza : Stories of Palestinian Lives and Culture » vise à lutter contre la déshumanisation au cœur du génocide de Gaza en mettant en lumière l’esprit humain d’un lieu sous attaque.

Steve France , Mondoweiss, 15/9/2024
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala 

 Steve France, né à Birmingham, est un écrivain voyageur britannique, auteurs de plusieurs livres (voir ici)

 

Des Palestiniens qui ont abandonné leurs maisons en raison des attaques israéliennes sur Gaza, tentent de se rafraîchir en se baignant le long de la zone côtière à Deir al-Balah, Gaza, le 6 septembre 2024. Photo Omar Ashtawy/APA Images

 


DAYBREAK IN GAZA (LEVER DU JOUR À GAZA)
Histoires de la vie et de la culture palestiniennes
Édité par Mahmoud Muna, Matthew Teller, avec Juliette Touma et Jayyab Abusafia
336 p., Saqi Books £14.99
À paraître le 3 octobre 2024

Pour réussir un génocide, il faut déshumaniser les victimes afin de vaincre tout scrupule de conscience de la part des fauteurs et d’endormir le monde qui les regarde. Alors qu’Israël cherche à terminer sa longue guerre contre les Palestiniens de Gaza, il a lancé des tropes de déshumanisation à un rythme effréné. Mais les Palestiniens de Gaza ont résisté avec acharnement, même s’ils ont été traités comme des animaux. Ils savent que leur humanité est et a toujours été la clé de leur survie et de leur résistance.

Les Palestiniens savent également que le monde, et en particulier les USAméricains, doivent prendre conscience de leur humanité - et de leur humanisme - pour qu’il y ait un espoir d’intervention internationale. Tel est l’objectif de Daybreak in Gaza : Stories of Palestinian Lives and Culture, une nouvelle compilation d’écrits de poètes, d’auteurs, de médecins, de scientifiques, d’enseignants, d’étudiants, d’agriculteurs, de commerçants, d’enfants et de leurs parents, etc. Les écrivains partagent leur douleur, leur chagrin et leur désarroi, ainsi que leur amour pour leur patrie captive.

Les rédacteurs en chef, Mahmoud Muna, qui dirige la célèbre Educational Bookshop de Jérusalem, et Matthew Teller, auteur de Nine Quarters of Jerusalem : A New Biography of the Old City, écrivent que le livre est « une tentative d’amplifier les voix marginalisées et d’éclairer les histoires cachées pour évoquer l’esprit [humain] d’un lieu sous attaque ». Les voix percent nos défenses, chacune à sa manière, et donnent un aperçu de la résilience et du courage personnels qui, ensemble, expliquent l’incroyable solidité de Gaza.

Pourtant, « les Gazaouis ne veulent pas être appelés des super-héros », écrit le romancier Mahmoud Joudeh. Le danger de l’étiquette de super-héros, prévient-il, est qu’elle « soulage la conscience des spectateurs et justifie leur incapacité à soutenir les personnes dans le besoin. Les super-héros n’ont besoin de personne, mais nous sommes tout le contraire : nous sommes des personnes comme les autres ».

L’essai de Joudeh est l’un des quelque cent récits personnels qui, dans Daybreak, exposent les mensonges déshumanisants sur lesquels repose le récit d’effacement du sionisme. Ce livre doit figurer sur l’étagère de tous les amis de la Palestine et de tous ceux qui croient aux droits humains, car le sort de Gaza aura un impact mondial sur l’avenir des droits humains et de la moralité, notamment en USAmérique.

Tout au long de l’ouvrage, on sent que les auteurs affirment implicitement : « Nous sommes humains, tout autant que vous, cher monde ». Ils évoquent les petits plaisirs poignants de leur vie quotidienne d’avant le génocide dans la communauté unique de réfugiés de Gaza, des moments simples auxquels nous pouvons tous nous identifier. Bien que résidant dans ce qui a longtemps été qualifié de « prison à ciel ouvert », les Palestiniens ont trouvé des moyens de se sentir heureux d’y vivre après la Nakba de 1948, l’invasion et l’occupation de 1967, et même pendant le siège cruel imposé par Israël avant le 7 octobre.

« Ma routine quotidienne était étonnante », écrit Noor Swirki. « Je commençais par marcher le long de la mer sur la Corniche. Après le travail, j’allais à la salle de sport, puis je passais la soirée avec mes enfants et mes amis. Nous avions des visites, des activités de plein air ... des endroits où aller - nous avions trop de choses à faire, en fait ». Elle raconte ensuite les tourments de son « mode de vie » actuel, lié au génocide.

Leila Haddad, auteure de The Gaza Kitchen, se souvient que les soirs d’été, la rue Jundi « se remplissait de familles qui se promenaient, profitant de la brise marine » et se rendaient chez Saqallah, la célèbre pâtisserie transplantée de Jaffa après que la population de l’ancienne ville a été chassée pratiquement du jour au lendemain en 1948. Même les plaisirs les plus simples nécessitaient de briser le siège. Les pistaches étaient interdites et devaient être introduites en contrebande par les tunnels.

Dans une sorte de lettre d’amour à sa Gaza, Ebraheem Matar, médecin en soins intensifs, énumère, parmi les nombreuses choses qu’il craint d’avoir perdues à jamais, le fait de « s’asseoir à nouveau dans ce café qui sert cet incroyable café et ce gâteau au Nutella et d’avoir l’impression d’être dans la plus belle ville du monde [...] d’acheter du poisson frais dès qu’il sort de la mer [...] d’écouter de la musique avec des amis en parlant, en riant et en se moquant du monde jusqu’à ce que le matin vienne ».

La mer est souvent citée, de même que le ciel bleu, le soleil chaud et le sable de Gaza. La mère de Yousef AlKhouri disait : « Au moins le soir, après que ton père avait fini de travailler, nous pouvions aller à la plage. Il fumait sa cigarette, nous buvions notre café, puis nous rentrions à la maison. Elle disait que c’était comme aller au paradis et revenir en enfer ».

Il poursuit : « Les gens considèrent [la mer de Gaza] comme une amie, quelqu’un à qui ils peuvent parler, raconter leurs histoires et leurs inquiétudes, partager leurs fardeaux et savoir qu’ils ne seront pas trahis. ... Aujourd’hui encore, la première chose que les gens font lorsqu’il y a une pause dans les bombardements, c’est d’aller à la plage ». De même, Tahani Ghayad écrit : « J’aimais la regarder, comme si la mer répondait à mon émotion, apaisait mon âme et me réconfortait. »

Aujourd’hui, cependant, même la mer bien-aimée, comme le ciel bleu, apporte la mort tous les jours. Le Dr Mohammed Aghaalkurdi, médecin à Medical Aid for Palestinians, parle d’une pause dans les bombardements où les gens ont accepté « l’aimable invitation de la mer ». Il en a vu beaucoup « patauger dans l’eau avec leur gel douche et leur joie ». « Je m’arrête pour admirer la scène et en tirer une leçon de résilience. ... Soudain, j’entends des moteurs s’élever. En regardant de l’autre côté de l’eau, je vois deux canonnières qui se dirigent vers la plage. À l’approche des bateaux de pêche, elles ouvrent le feu. Tout le monde est terrifié et tente de s’enfuir ».

Les artilleurs dans les canonnières et les tueurs dans les jets d’assaut : ce sont les gens que beaucoup d’USAméricains connaissent et prennent au sérieux, et qu’ils ne considèrent jamais comme des terroristes. Les Israéliens ne sont pas non plus considérés comme des terroristes lorsqu’ils empêchent la nourriture, l’eau et les médicaments d’atteindre les habitants de Gaza à l’agonie. Il y a toujours une explication ou une excuse pour se disculper, même si nous ne savons pas exactement laquelle. La situation est compliquée, nous dit-on.

Notre état d’esprit déformé mais durable est d’une telle absurdité que l’architecte et anthropologue Khaldun Bshara fait précéder sa discussion sur la restauration des beaux bâtiments anciens de Gaza d’une remarque ironique formulée par sa collègue Reem Abu Jaber : « Nous, à Gaza, nous allons bien. Mais comment allez-vous ? Qu’en est-il de votre conscience, de vos valeurs, de tout ? Nous nous faisons du souci ».

AlKhouri écrit : « On nous a présentés à tort comme des terroristes sanguinaires et analphabètes, mais ce n’est pas le cas. Nous sommes une belle communauté qui aime la vie et qui vous accueillera, vous nourrira et vous protégera. Le monde a besoin des Gazaouis, des gens qui refusent de céder au désespoir et qui trouveront toujours un moyen de s’en sortir ».

« Vous ne pouvez pas effacer Gaza », conclut-il. « Vous pouvez occuper Gaza, vous pouvez détruire Gaza, mais vous ne nous l’enlèverez jamais ».

Pourtant, la peur humaine de mourir et de disparaître est très présente.

« Je suis Ahmed et j’ai peur de mourir et de devenir un numéro avant d’avoir terminé ce que j’ai à écrire ». C’est ainsi que se termine la première entrée de Daybreak, tirée du journal d’Ahmed Mortajay le 13 octobre. Avec seulement 387 mots, sa contribution est à peine plus que ce que pourrait contenir un « message dans une bouteille » jeté dans une mer immense. Elle reprend le cri des habitants de Gaza avant le génocide - « Nous ne sommes pas des numéros » - leur tentative de briser l’apathie du monde face au siège étouffant qu’Israël a infligé aux habitants de Gaza après 2006 et qui a conduit à l’évasion du Hamas le 7 octobre.

La peur de se dissoudre dans un numéro est récurrente. « Si la prochaine bombe est pour moi », écrit Heba Almaqadma, « je serai un numéro à ajouter au nombre de personnes tuées dans le génocide - et alors je serai oubliée ». Un ancien « Joe du génocide » - Joseph Staline - aurait compris, lui qui aurait dit qu’un seul mort est une tragédie, tandis qu’un million n’est qu’une statistique.

Combien d’USAméricains liront Daybreak in Gaza ? Combien s’autoriseront à voir que l’opération « Épée de fer » n’est pas un simple accès de violence ? C’est la finalité d’Israël : détruire tout vestige de la Palestine. Peu lui importe de devenir un État paria. L’éradication de la « tribu » palestinienne a toujours été la vision du prophète le plus vénéré des colons, le rabbin-politicien Meir Kahane. Pour lui, devenir un État paria était un prix acceptable à payer - et même un blason du peuple élu de Dieu.

Hiba Abu Nada, de Khan Younès, était également une prophétesse lorsqu’elle a écrit dans son journal : « Devant Dieu, à Gaza, nous sommes soit des martyrs, soit des témoins de la libération, et nous attendons tous de savoir où nous tomberons. Nous attendons tous, ô Dieu. Ton vœu est vrai ».

Ce soir-là, une frappe aérienne israélienne l’a tuée avec sa famille.

Deux jours plus tôt, elle avait écrit : « Si nous mourons, sachez que nous sommes volontaires et inébranlables, et dites-nous que nous sommes un peuple qui a des droits légitimes ».

Daybreak in Gaza a livré son testament.

فاطمة عطفة: وشاح الياس خوري


فاطمة عطفة
رأي اليوم
2024/9/15






 الياس خوري

 لِمَ العجلة؟

هل أضناك وشاح الأمهات مبتلا بالدم في غزة؟

هل أضناك وشاح دم الأطفال في طولكرم وجنين وحي الزيتون؟

هل أضناك اقتحام السفاحين لكنيسة القيامة؟

هل أضناك اجتياح السفاحين للأقصى؟

وهل جاءك نداء من درويش، وحنظلة، والقسام؟

أية لعبة اخترتها لترحل يوم المولد النبوي؟

هل استقال القلم من بين أصابعك..

وتركت الخط يندمج مع دم أهلك بالوطن؟

هل تشرب وشاحك كل الحكاية قبل أن تنتهي؟

الياس، عليك أن تجيب على جميع الأسئلة

 أنت تسربل  بوشاحك الحكاية

حدثنا عنها كما حدثتنا في “أطفال الغيتو”

اكتب لنا بأهداب وشاحك حول الغد المقهور

أعلمنا ماذا تخبئ لنا تلك الدولة العميقة؟

أنت الآن تقرأ ما بين سطور النار المسلطة على أهلنا في فلسطين

أنت الآن تعانق أطفال غزة وهم يتدحرجون في كرة النار

سوف ننتظر هفهفة وشاحك يعصب جراح أهلنا

كلما ضاقت بنا أرض فلسطين

ننتظرك بالحرب والسلم وعند التحرير.

15/09/2024

YASMIN ABUSAYMA
Una carta de amor a Gaza: reflexiones desde el exilio

Siento mucho haberte dado por sentada, mi querida Gaza. No he sentido ni un momento de seguridad desde que os dejé.

Yasmin Abusayma Mondoweiss, 14/9/2024
Traducido por
Fausto Giudice, Tlaxcala


Yasmin Abusayma es autora, traductora-intérprete, profesora y madre gazatí refugiada en Egipto. Es licenciada en Literatura anglófona y Educación de la Universidad islámica de Gaza. Meta X

 


Yasmin, las explosiones están cada vez más cerca. Sería útil que te fueras ahora. El aire está cargado de humo y el suelo tiembla con cada explosión. Escapa mientras puedas. Esto ya no es sólo una cuestión de sueños u oportunidades, es una lucha por la supervivencia. El peligro es inminente y cada momento cuenta. Debes correr para salvar tu vida y la de tus hijos. Corre antes de que sea demasiado tarde.

Estos pensamientos resonaban en mi mente cuando decidí abandonar Gaza. Soy madre de gemelos y traductora del inglés al árabe, y me consuelo escribiendo. Nunca he viajado en toda mi vida. Celebré mi cumpleaños fuera de Gaza por primera vez a los 30 años.

Gaza ha dado forma a mi existencia: su calidez, sus contradicciones, sus heridas, sus alegrías fugaces, sus retos, sus logros y sus recuerdos agridulces.

  

Niños palestinos desplazados se reúnen en la playa de Deir al-Balah, en el centro de la Franja de Gaza, durante la tregua entre Israel y Hamás, 29 de noviembre de 2023. Foto Omar Ashtawy/APA Images

Abandoné la ciudad de Gaza una semana después del inicio de la guerra, cuando el ejército israelí emitió órdenes de evacuación, indicándonos que nos dirigiéramos al sur. Creyendo que volveríamos pronto, sólo empaqué unos pocos documentos esenciales y algunas prendas de ropa. Dos meses después, descubrí que nuestro barrio había sido arrasado, incluida mi casa y todas mis pertenencias. Habiendo perdido todo lo que me importaba, decidí escapar del horror de la guerra y salir de la Franja de Gaza con mi familia hacia Egipto. Cruzamos la frontera el 15 de abril con sentimientos encontrados por abandonar lo que una vez fue una vida plena. Adentrarnos en lo desconocido mientras las vidas que dejábamos atrás se desmoronaban fue más devastador de lo que puedo describir.

Siempre había soñado con irme de Gaza, pues sentía que el bloqueo y las escaladas recurrentes me habían privado de muchas oportunidades y sueños. Mi padre solía decir: «Lo creas o no, querida, nunca encontrarás un lugar mejor que tu patria».

Como gazatí media, anhelaba viajar por el mundo, ver un aeropuerto y experimentar el vuelo. Me preguntaba qué había más allá del paso fronterizo de Rafah y cómo era la vida al otro lado. De niña, soñaba con ir al cine, construir un muñeco de nieve y visitar un enorme parque temático, que sólo había visto en la televisión. Al crecer, me di cuenta de que anhelaba una vida normal que cualquiera desearía. A medida que pasaba el tiempo en Gaza, quería una vida sin la presencia constante de drones. Siempre me he preguntado cómo sería tener electricidad 24 horas al día, 7 días a la semana. A pesar de estos desafíos, Gaza sigue siendo un lugar que me di cuenta que amo profundamente.

En Egipto, la vida es normal. Todo lo que una vez quise está disponible y es de fácil acceso. Después de siete largos meses de condiciones insoportables, hasta las cosas más pequeñas, como una ducha caliente o una comida caliente, parecen extrañas. Vi cómo las caras de mis hijos se iluminaban de alegría cuando probaron la leche con chocolate y la fruta fresca por primera vez en meses. Pero no puedo disfrutar plenamente del lujo de tener buena comida mientras mi gente lucha por conseguirla. La fría brisa del aire acondicionado me parece perversa. Es incómodo desprenderse de la vida que una vez viví en Gaza y empezar de nuevo.

Vivimos cerca del aeropuerto de El Cairo. Incluso el sonido de los aviones comerciales da miedo y nos recuerda a las bombas. Una vez tuve una videollamada con mi padre, que sigue en Gaza. Me sorprendió la estabilidad de la conexión a Internet, que nos permitió mantener una conversación clara. Aunque entonces todo parecía perfecto, no podía quitarme la sensación de que faltaba algo. Sabía que necesitaba tiempo para comprender la sensación de vacío.

Entonces me di cuenta, tardíamente, de cómo cosas tan sencillas bastan para hacernos felices. Siempre las he dado por sentadas, pues nunca se me había pasado por la cabeza que las perdería para siempre. Comprar café con granos recién molidos en una pequeña cafetería de las bulliciosas calles de mi ciudad natal, escuchar mis canciones favoritas por la mañana, o incluso sentarme junto al mar a meditar sobre la belleza del cielo azul y la playa: ahora son cosas que sólo puedo experimentar como recuerdos.

Cuando hoy bebo un sorbo de café, o bien recuerdo aquellos días hermosos y sencillos, o bien recuerdo los días frenéticos que pasé huyendo de un lugar a otro. No sé qué recuerdos son más dolorosos de revivir. Me he acostumbrado a beber sólo té demasiado azucarado en el exilio, una forma de dejar espacio para que mi cuerpo reaccione de otra manera, para evitar que me recuerde algo traumático o algo familiar que ya no está a mi alcance. Pero por más que lo intento, sigo recordando, y el hecho de saber que el resto de mi familia sigue en Gaza, sigue luchando, sigue entrometiéndose en mis mañanas.

Echo de menos la comida de Gaza, especialmente el falafel, diferente a cualquier otro con su mezcla única de especias y su crujiente exterior dorado. Añoro la sencillez de la vida, la forma en que las mañanas empiezan con el ajetreo de las calles abarrotadas, el sonido familiar de las bocinas, las vibrantes escenas de los mercados. Las carreteras cortas y llenas de baches que serpentean por la ciudad bordeadas de pequeñas tiendas y puestos.

Los viernes, pasaba incontables horas con mis hijos construyendo castillos de arena junto a la playa. Contemplaba la puesta de sol cuando el cielo se tornaba en tonos anaranjados mostrando la belleza de nuestro mar. El olor del maíz asado junto a la playa y la vista de las cometas en el cielo eran la alegría más sencilla que una persona puede tener, pero valía la pena cada momento. Solíamos reunirnos en una mesita en la playa y hablar de la vida. Mis hijos seguían riéndose a nuestro alrededor, jugando al escondite. Es extraño que ahora evite las puestas de sol. Ya no importa.

Aunque Gaza ha traído a menudo tristeza y decadencia, su esperanza perdurable es evidente en todas partes. Los residentes limpian las calles entre los escombros de sus barrios destruidos y pintan sus casas dañadas en un esfuerzo por reconstruirlas. Este inquebrantable espíritu de regeneración y adaptación pone de manifiesto la capacidad de Gaza para resurgir de sus cenizas como el Ave Fénix.

Gaza es más que un lugar; es un recuerdo vivo y una profunda expresión de amor y pertenencia. Incluso en el exilio, mi corazón permanece con Gaza.

¿Volveré a verte alguna vez, querida? ¿Sanarás alguna vez?

Siento mucho haberte dado por sentada, mi querida Gaza. Te juzgué mal. Ahora me doy cuenta de cuánto te echo de menos. Nunca me he sentido segura desde que te dejé. Te pertenezco a ti y sólo a ti.