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08/10/2022

GIDEON LEVY
Sorti faire des courses, un travailleur social palestinien devient un “terroriste” et est tué par des soldats israéliens

Gideon Levy & Alex Levac (photos), Haaretz, 7/10/2022
Traduit par
Fausto Giudice, Tlaxcala

Muhammad Awad, un travailleur social de 36 ans et père de trois enfants, était en route pour acheter des articles pour son nouveau magasin de téléphones cellulaires, lorsque sa voiture est entrée en collision avec un véhicule de police garé. Les soldats ont immédiatement tiré et l'ont tué ; ils disent que c'était une « attaque-bélier ». Dans son village, on est convaincus que c'était un accident.

ALEX DE WAAL
La famine, point de fuite des lois de la guerre

 Alex de Waal, The New York Review of Books, 11/9/2022
Traduit par
Fausto Giudice, Tlaxcala

Alexander William Lowndes de Waal (né en 1963), chercheur britannique sur la politique des élitex africaines, est le directeur exécutif de la World Peace Foundation à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l'Université Tufts (Massachussets). Auparavant, il a été membre de la Harvard Humanitarian Initiative à l'Université de Harvard, ainsi que directeur de programme au Social Science Research Council on AIDS à New York. Parmi ses livres Famine Crimes: Politics and the Disaster Relief Industry in Africa et Mass Starvation: The History and Future of Famine. Avec Bridget Conley, Catriona Murdoch et Wayne Jordash KC, il est coéditeur du recent livre Accountability for Mass Starvation : Testing the Limits of the Law. Il a dit à Daniel Drake dans une interview à la NYB : « Mon père et sa famille ont été chassés d'Autriche par les nazis en 1938. J'ai appris plus tard que deux générations auparavant, mon arrière-arrière-grand-père Ignace von Ephrussi avait quitté Odessa, craignant à juste titre des pogroms contre les Juifs. À cette époque, les Ephrussi étaient les plus gros négociants en céréales d'Europe. »

Presque toutes les famines modernes, y compris celles du Yémen et du Tigré, sont causées par des tactiques de guerre. Que faudrait-il pour les empêcher ?

Travailleurs transportant des sacs de céréales dans un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) à Abala, Éthiopie, juin 2022. Photo Eduardo Soteras/AFP/Getty

L'Organisation des Nations Unies a estimé que 276 millions de personnes dans le monde sont aujourd'hui « gravement menacées d'insécurité alimentaire ». Quarante millions de personnes sont dans des conditions « d'urgence », un peu en deçà de la définition technique de la « famine » par l'ONU. Au début de cette année, les effets conjugués de la crise climatique, des retombées économiques de la COVID-19, du conflit armé et de la hausse des coûts du carburant et de la nourriture avaient déjà provoqué une forte augmentation du nombre de personnes ayant besoin d'aide. Puis l'invasion russe de l'Ukraine a soudainement coupé les exportations de blé du grenier mondial. Pendant cinq mois, les navires de guerre russes ont bloqué les ports de la mer Noire et empêché les cargaisons de céréales de partir, à la fois pour étrangler l'économie ukrainienne et pour déstabiliser les pays importateurs de denrées alimentaires afin de pousser les USA et l'UErope à assouplir les sanctions. 

« Nous sommes confrontés à un risque réel de famines multiples cette année, et l'année prochaine pourrait être encore pire », a averti le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres à l'Assemblée générale en juillet. Quatre jours plus tard, lui et le président turc Recep Tayyip Erdoğan ont annoncé qu'ils avaient négocié des accords parallèles avec la Russie et l'Ukraine pour reprendre les expéditions de céréales et d'engrais synthétiques. Malgré une frappe russe sur Odessa, les premiers navires chargés de blé ukrainien partent le 1er août. (Aucune date n'est encore fixée pour la reprise des exportations d'engrais de Russie.) Au 4 septembre, 86 navires transportant plus de deux millions de tonnes de nourriture avaient quitté les ports ukrainiens. Les prix mondiaux du blé et de l'huile de tournesol ont baissé, ce qui laisse présager une baisse des prix du pain en Égypte et un allégement de la pression sur le budget du Programme alimentaire mondial (PAM) pour l'aide alimentaire d'urgence. S'exprimant dans la ville ukrainienne de Lviv, Guterres s'est félicité lui-même et Erdoğan pour l'accord, l'Initiative sur les céréales de la mer Noire, qui, a-t-il dit, « aidera les personnes vulnérables dans tous les coins du monde ».

La levée du blocus de la mer Noire est en effet une étape importante vers une alimentation plus abordable pour des dizaines de millions de personnes qui, avant la récente hausse des prix, consacraient déjà un tiers ou plus de leurs dépenses quotidiennes au pain. Les familles pauvres dans des pays comme le Bangladesh, l'Égypte, le Liban et le Nigéria deviendront moins « en état d’insécurité alimentaire », dans le langage des spécialistes. Pour cela seulement, Guterres a droit à un rare éloge pour sa diplomatie. Mais en laissant entendre que l'Initiative sur les céréales de la mer Noire permettrait non seulement de réduire les prix du pain et de mettre plus de céréales sur le marché, mais aussi de prévenir la famine, le Secrétaire général de l'ONU, avec de nombreux commentateurs, associait l'insécurité alimentaire à la famine de masse, un type de crise très différent.

Ramener les produits ukrainiens sur le marché mondial atténuera le premier, mais aura peu d'impact sur le second. En effet, presque toutes les famines modernes sont causées par des tactiques de guerre. Le siège affameur a longtemps été l'arme préférée du faiseur de guerre : il est simple, bon marché, silencieux et horriblement efficace. Alors même qu'elle empêchait les navires chargés de blé de quitter l'Ukraine, la Russie a forcé les Ukrainiens à entrer dans les caves et les a empêchés d'obtenir de la nourriture, de l'eau et d'autres produits essentiels. L'armée russe est experte en cette stratégie : la privation de tout ce qui est nécessaire pour rester en vie a été une caractéristique majeure des guerres tchétchènes. En Syrie, les troupes du président Bachar el-Assad ont peint par pulvérisation le slogan CAPITULER OU MOURIR DE FAIM aux postes de contrôle situés à l'extérieur des enclaves de l'opposition, qu'elles ont ensuite assiégé avec les conseils et le soutien militaires russes.

Selon l'ONU, plus d'un demi-million de personnes dans quatre pays - l'Éthiopie, le Soudan du Sud, le Yémen et Madagascar - sont dans des « conditions catastrophiques ou de famine ». La semaine dernière, l'ONU et les agences humanitaires ont également déclaré la « famine en cours » en Somalie, un pays frappé par une combinaison mortelle de sécheresse et de conflit, où elles ont recueilli des données d'enquête montrant que certaines parties du pays franchissent le seuil de « l'urgence » à « la famine ». Sur ces cinq pays, quatre sont frappés par la guerre civile. (Un rare cas contemporain d'insécurité alimentaire extrême sans guerre civile est Madagascar, où une séquence de sécheresses sans précédent a mis la partie sud de l'île dans une situation désastreuse.) Des combats dans les pays pauvres accroissent l'insécurité alimentaire en entravant l'agriculture, en perturbant les marchés alimentaires et en détournant les budgets étriqués des programmes de santé et de protection sociale vers les soldats et les armes.

Mis à part la Somalie, les autres cas de faim extrême - en Éthiopie, au Yémen et au Soudan du Sud - se trouvent là où une partie belligérante a choisi d'affamer son ennemi. Contrairement à la Somalie, où le gouvernement nouvellement élu est ouvert au sort de la nation, les autorités de ces pays sont déterminées à dissimuler l'ampleur de la famine et à empêcher l'aide d'atteindre ceux qu'ils ont affamés. Le sort des personnes vulnérables dans ces conditions est décidé non pas par les prix du marché ou les budgets d'aide, mais par le calcul des hommes qui poursuivent la famine comme politique. Les victimes sont bien conscientes que la famine est un résultat politique plutôt qu'un malheur impersonnel - « la caractéristique de certaines personnes n'ayant pas assez de nourriture à manger », comme l'a écrit l'économiste Amartya Sen dans son livre Poverty and Famines [Pauvreté et famines, 1990, encore inédit en français, le prix Nobel d’Économie attribué à l’auteur en 1998 n’ayant pas suffi à convaincre un éditeur francophone, NdT] « pas la caractéristique qu'il n'y ait pas assez de nourriture à manger ».

07/10/2022

LUIS E. SABINI FERNÁNDEZ
Le Palestinien, homo sacer de la bible sioniste

Luis E. Sabini Fernández, 24/9/2022
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala

Lorsque l '« Accord du siècle » a été conclu en 2020, concocté et signé par Donald Trump, Jared Kushner, Benjamin Netanyahou et David Friedman, à la recherche d'une « solution finale » à la question palestinienne, les Palestiniens étaient, paradoxalement, les grands absents. Ils n'ont pas été invités, de manière explicite. Une manière de dire que les négociations se font entre « gens du même monde ».

Stelios Faltakis

Cette ignorance délibérée ou ce vide diplomatique révèle qu'après presque un siècle et demi (temps du conflit foncier en Palestine entre sionistes occupants et Palestiniens originaires résistant à la spoliation), le conflit n'a pas changé d'un iota le rôle et la signification des « acteurs » en jeu : les Palestiniens n'existent pas.

Au XVe siècle, les « conquistadors » donnèrent aux natifs du « Nouveau Monde », tout au plus le rôle d'enfants. La possibilité de reconnaître des égalités ou des équivalences dans la capacité et le droit de prendre des décisions était totalement niée. Telle fut la politique menée par les Européens dans les Amériques ou en Afrique avec leur tâche de « sauver »[1] captifs avec un destin préétabli : l'esclavage. xyz

Les définitions étaient claires : les natifs du Nouveau Monde comme les habitants de l'Afrique n'étaient pas des personnes, des êtres humains ; ce profil d'humanité s'est avéré non seulement nécessaire mais très opportun, édifiant un racisme qui allait permettre aux Européens de « justifier » le travail colonial. Se mettre au-dessus des Indiens et des Noirs. C'est-à-dire avec des Indiens et des Noirs « en dessous ». Et les Asiatiques, les Malais ; en somme, avec la race blanche en haut du gratin.

Mais avec les Palestiniens, cela a été un peu plus radical, il s'apparente plutôt à ce que les Européens ont fait aux Taïnos sur l'île La Española (Hispaniola) dans la Caraïbe (actuel territoire des républiques d'Haïti  et de la Saint-Domingue) dans les premiers temps de « La Conquista » (1511), ou au traitement dispensé par les conquistadors espagnols aux réfractaires quilmes en 1666, les extirpant des vallées Calchaquies au nord de ce qui est maintenant le territoire argentin, transformant une marche forcée en une sorte d'extermination progressive.

Les Palestiniens ne sont même pas désirés comme main d'œuvre esclave ;  on veut les éloigner… géographiquement ou biologiquement.

C'est pourquoi, bien qu'avec toute la parcimonie d'un État, le sioniste, qui se présente comme et prétend être une démocratie et de première qualité, on peut tuer les Palestiniens, sans être condamné par les tribunaux israéliens, comme l'ont, par exemple, témoigné des conscrits juifs.

Un tel phénomène social - celui qu’a officialisé un référent significatif de la direction israélienne, Naftalí Bennet, se vantant d'avoir tué beaucoup de Palestiniens sans aucune conséquence -[2]  nous ramène à une figure du droit romain, que Giorgio Agamben a reproposé dans notre monde bouleversé actuel, post-soviétique ou de restauration d'un noyau géopolitique majeur dans le monde entier basé sur l'axe anglo-américain : celui d'homo sacer, la vieille figure de l'humain sacrifiable :

« […] figure du droit romain archaïque, qui n'inclut la vie humaine dans l'ordre juridique que sous forme d'exclusion (c'est-à-dire dans la possibilité de la mettre à mort sans sanction) ».[3]

En droit romain, aucun citoyen n’était considéré comme l’auteur d’un crime pour avoir tué ses esclaves, par exemple. Ou ses enfants (ce même seigneur et maître romain, devenait passible de jugement et de condamnation en cas de ce qu'on appelle aujourd'hui le féminicide).

Celui à qui l'on attribuait la qualité d'homo sacer était qualifié d’« abominable, détestable ».

Demandez aux citoyens israéliens ce qu'ils pensent, comment ils voient les Palestiniens et l'immense majorité dira : répugnants, méprisables, sales, méchants, traîtres, détestables. Abominables. L'opinion publique israélienne (heureusement, à quelques exceptions près) applique l’étiquette d'homo sacer aux Palestiniens.

Une indicible, infinie nécessité de « leur faire lâcher la grappe ». Psychologique Parce que dans les faits nus, ce sont eux, les citoyens israéliens d’aujourd’hui, qui sont littéralement sur la grappe de la population palestinienne. Isolée, réprimée, dépouillée, abusée.

Pourquoi un tel renversement du réel ?

LUIS E. SABINI FERNÁNDEZ
El palestino: homo sacer de la biblia sionista

 Luis E. Sabini Fernández, 24/9/2022

Cuando se llevó a cabo el “Acuerdo del siglo”, en 2020, atendido y firmado por Donald Trump, Jared Kushner, Beniamin Netanyahu y David Friedman, buscando una “solución final” a la cuestión palestina, los palestinos fueron, oh paradoja, los grandes ausentes. No se les invitó: Expresamente no se los invitó. Reafirmando que las negociaciones se hacen entre “gente como uno”.

Stelios Faltakis

Esta decidida ignorancia o vacío diplomático revela que pasado ya casi siglo y medio (tiempo del conflicto de tierras en Palestina entre sionistas ocupando y palestinos oriundos resistiendo el despojo), el conflicto no ha variado un ápice el papel y el significado de los “actores” en juego: los palestinos no existen.

En el siglo XV, los “conquistadores” les otorgaron a los oriundos del “Nuevo Mundo”, a lo sumo el papel de infantes. Totalmente negada la posibilidad de reconocer igualdades o equivalencias en la capacidad y el derecho de tomar decisiones. Ésa fue la política que llevaron adelante los europeos en las Américas o África con su tarea de “rescatar” [1] prisioneros con un destino preacordado: esclavitud.

Las definiciones eran claras: oriundos del Nuevo Mundo así como los habitantes de África no eran personas, seres humanos; ese dibujo de humanidad resultó no sólo necesario sino muy conveniente, edificando un racismo que le iba  a los europeos permitir “justificar” la labor colonial. Situarse por encima de indios y negros. Es decir, con indios y negros “debajo”. Y asiáticos, malayos; en suma, con la raza blanca como entidad, vértice superior.

Pero con los palestinos ha sido algo más radical, se emparienta más bien con lo que los europeos les hicieron a los taínos en la isla La Española en el Caribe (actual territorio de las repúblicas de Haití  y Dominicana) en los primeros tramos de “La Conquista” (1511), o con el tratamiento dispensado por los conquistadores españoles a los refractarios quilmes en 1666, extirpándolos de los valles calchaquíes en el norte de lo que ahora es territorio argentino, convirtiendo una marcha forzada en una suerte de exterminio escalonado.

Los palestinos no son deseados siquiera como mano de obra esclava;  se los quiere alejar… geográfica o biológicamente.

Por eso, aunque con toda la parsimonia de un estado, el sionista, que se presenta y pretende una democracia y de primera calidad,  a los palestinos se los puede matar, no recibiendo condena en los tribunales israelíes, como lo han, por ejemplo, testimoniado conscriptos judíos.

Semejante fenómeno social –el que socializó un referente significativo de la dirigencia israelí, Naftalí Bennet, vanagloriándose de haber matado a muchos palestinos sin arrostrar consecuencia alguna–[2]  nos retrotrae a una figura del derecho romano, que repuso Giorgio Agamben en nuestro convulsionado mundo actual, postsoviético o de restauración de un núcleo geopolítico principal en el mundo entero basado  en el eje anglo-norteamericano: la de homo sacer, la vieja figura del humano sacrificable:

“[…] figura del derecho romano arcaico, que incluye a la vida humana en el orden jurídico sólo en forma de exclusión (es decir, en la posibilidad de darle muerte sin sanción)".[3] 

En el derecho romano, ningún ciudadano constituía delito por matar a sus esclavos, por ejemplo. O a sus hijos (ese  mismo señor, amo romano, se hacía pasible de juicio y condena en caso de lo que hoy se llama feminicidio).

A quien se le enrostraba la calidad de homo  sacer se lo calificaba como “abominable, detestable”.

Pregúntesele a ciudadanos israelíes qué opinan, cómo ven a los palestinos y la inmensa, la inmensa mayoría dirá: repudiables, despreciables, sucios, malos, traicioneros, detestables. Abominables. La opinión pública israelí (por suerte, con excepciones) responde a la idea de homo sacer para los palestinos.

Una indecible, infinita necesidad de “sacárselos de encima”. Psicológica. Porque en los hechos desnudos, son ellos, los ahora ciudadanos israelíes, quienes están literalmente encima de la población palestina. Desgajada, reprimida, despojada, abusada.

¿Por qué semejante inversión de lo real?

LUIS E. SABINI FERNÁNDEZ
Sexo, gazmoñería y el peso de la ley

 Luis E. Sabini Fernández, 7/10/2022

La prensa uruguaya  informa que en Colonia se realizó un juicio para enfrentar y resolver un caso de violación

Año tras año, kilómetro tras kilómetro
viejos de frente estrecha
enseñan a los jóvenes el camino
con una expresión de cemento armado.
                                       Jacques Prévert

Una vez más, triunfó la pacatería, la ideología adocenada, el dogmatismo y no me extrañaría figure allí como tóxico ingrediente, la envidia.

Con cierta lógica, el código de penas no establece lo que se denomina  violación de un varón por parte de una mujer.

Porque efectivamente, no se trata de una violación.

En todo caso, sobre todo, tratándose de una femenina adulta y un varón niño o adolescente, puede tratarse de seducción.

La seducción no es tratada como delito salvo si se ejerce sobre menores. La seducción, empero, no recibe el mismo tratamiento que la violación porque, justamente carece del ingrediente de violencia, que trae aparejados tantos elementos negativos y perdurables; heridas, miedo.

La fiscal del caso, reconoció que había un enamoramiento. Suponemos que del menor hacia la madre de su condiscípula. Dada la escasa edad del menor, no presumimos enamoramiento recíproco, que sin embargo se puede dar entre adultos y quinceañeros, por ejemplo. [1]

¿Cómo asimilar este enamoramiento con la violación que un varón adulto puede cometer con una niña/adolescente de 12 años? Puede ser que la niña esté enamorada de ese adulto que remata su seducción en la cama. Pero hay una diferencia fundamental con este caso: ella puede quedar embarazada. Con un resultado de por vida. El varón enamorado llevado a la cama por una adulta no tendrá recuerdo de violencia alguna y no llevará de por vida sino el grato recuerdo de haberse acostado con quien amaba. Tal vez, en una etapa ya adulta pueda incluso evaluar que fue herramienta de placer de aquella mujer. Pero no nos adelantemos.

Lo cierto es que en este juicio también se reconoció “que este tipo de ilícitos no se judicializan”.[2] ‘Se estima que los hombres no pueden ser violados’. ‘Ellos no se ven como víctimas, y por eso no se denuncian este tipo de delitos.’

La noción de delito  se basa, en cambio, nos explican, en que: “Es falso considerar que las mujeres no violan. Ellas también pueden violar a niños y adolescentes”, corrige la fiscal Sigona, forzando la acepción de violación que vemos inaplicables al varón (por parte de la mujer) (ibíd.)

La seducción tiene otros inconvenientes; uno médico-sanitario, pero los riesgos al respecto caracterizan todas las relaciones sexuales.

El foro judicial formado alrededor de este  episodio parte de la base que se trata de una violación. Castiga a “la violadora” de varias maneras; como bien destacó un jurisconsulto, sufre una pena aun mayor que la de violadores varones sobre mujeres (violaciones estas últimas a menudo con ingredientes sórdidos, sin que medie nada emparentable al amor).

Estos jurisconsultos han procurado cercenarla, condenarla, denunciarla y aislarla por todos los medios a su alcance (prohibición de trabajo con menores, pérdida de su patria potestad). Y la obligan a reembolsarle al menor en cuestión, 12 salarios mínimos.

¿A santo de qué? Si de este modo le han querido enseñar al menor perjudicado lo condenable que es lo que le ha tocado vivir (estar enamorado y consumar un acto de amor con la destinataria de su enamoramiento), han logrado monetarizar esa situación, acercándola nolens volens a un cobro por sexo. ¿Es el “cliente” que cobra?, ¿es la prostituida la que paga?

Y como frutilla del postre, ¡9 años de cárcel! ¿Cómo podrá “atender” todas estas penas a la vez?

Se ha señalado que la pena dada por esta “violación” es notoriamente mayor que la que se la dictado contra violaciones propiamente dichas. A mi modo de ver, es “la prueba del nueve” de que se ha actuado con inquina y sobrepasando toda ecuanimidad. Huele a Roussier (la docente recordada  al comienzo de esta nota, fue tan hostigada, despedida, encarcelada, repudiada por los padres del adolescente que procuró defender esa relación y fue internado para “desintoxicación”, que finalmente terminó suicidándose).

Flaco favor han hecho a la institucionalidad judicial sus representantes en  Colonia, Uruguay. Que son los que tendrían que ser sometidos a juicio. Por empezar, leyendo El lector, una novela que aborda el sexo habido entre un jovencito estudiante, 15 años, totalmente empapado en un aguacero,  y  una dueña de casa, 36 años, obrera, al parecer soltera, que lo seca y le cambia la ropa. Schlink, Bernhard Schlink, no es tan idiota como para hablar de violación, sino de relación. Muy peculiar, por cierto. Porque ella resulta ser nazi y analfabeta. Y esto último es lo que da razón al título.

La pacatería recargada de preceptos no nos hace mejores, ciertamente.


[1]  Gabrielle Russier, docente francesa, hace pocas décadas, lo tuvo que pagar con su vida. Elle tenía 30 años y el alumno 15 y medio.

[2]  El País, Montevideo, 6 oct. 2022, atribuido a la fiscal Virginia Sigona.

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06/10/2022

WORKERS WORLD
Un ouragan, deux systèmes

Éditorial du Workers World,   3/10/2022

Original  One hurricane, two systems 

Español  Un huracán, dos sistemas

Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala

Les images et les récits dramatiques de la dévastation causée par l'ouragan Ian continuent de dominer l'actualité. Le nombre de morts, qui avoisine les 100 à l'heure où nous écrivons ces lignes, devrait encore augmenter. Plus d'un million de personnes sont toujours privées d'électricité en Floride, des centaines de milliers sont privées d'eau. Des maisons ont été rasées, des routes et des ponts emportés. Et d'autres horreurs trop nombreuses pour être énumérées.

Des vies ont été bouleversées par un ouragan monstre, l'un des plus puissants jamais enregistrés, dont le diamètre s'étendait sur toute la largeur de la péninsule de Floride.

Dans les grands médias commerciaux, les histoires de yachts et de résidences secondaires endommagés semblent être plus nombreuses que les reportages sur l'impact disproportionné de la tempête sur les personnes à faible revenu, les classes populaires et surtout les personnes de couleur. Mais la réalité ne peut être cachée : Un grand nombre de propriétaires et de locataires à faible revenu - qui n'avaient pas les moyens de s'assurer ou qui se démènent pour trouver les fonds nécessaires au paiement des franchises requises pour déposer une demande d'indemnisation - sont désormais sans abri.

Le fossé entre les classes sous le capitalisme se révèle le plus brutalement chaque fois qu'une soi-disant “catastrophe naturelle” se transforme soudainement en un désastre économique pour la classe ouvrière.

Ces crises révèlent le fait que l'objectif premier de l'État capitaliste n'est pas d'aider les personnes dans le besoin. Il suffit de considérer le nombre de décès dans le comté de Lee, qui comprend Fort Myers, qui auraient pu être évités si l'évacuation avait été mieux organisée. La responsabilité de ce mauvais timing incombe au gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, et aux responsables du comté de Lee.

Même après l'émission des ordres d'évacuation obligatoire, le shérif du comté de Lee, Carmine Merceno, a refusé d'évacuer la prison du comté, qui compte 457 lits, laissant les prisonniers en danger. Dans tout l'État, seuls 2 500 prisonniers environ, sur 81 000, ont été évacués. (Democracy Now, 29 septembre)

TRITA PARSI
Pourquoi on ne peut pas comprendre l'Iran en 2022 sans comprendre celui de 1978


Trita Parsi, MSNBC, le 4/10/2022
Traduit par
Fausto Giudice, Tlaxcala

Trita Parsi est le vice-président exécutif du Quincy Institute,  un laboratoire d’idées de Washington dédié à une vision de la politique étrangère usaméricaine fondée sur la retenue militaire plutôt que sur la domination, en quelque sorte un impérialisme à visage humain. Il est l'auteur de  « Treacherous Alliance : The Secret Dealings of Iran, Israel and the United States » (Yale University Press 2007),  « A Single Roll of the Dice – Obama' s Diplomacy with Iran » (Yale University Press,  2012) et « Losing an Enemy — Obama, Iran and the Triumph of Diplomacy ».  Noam Chomsky a dit que Parsi était « l'un des chercheurs les plus éminents sur l'Iran ». Parsi est né en Iran mais a déménagé avec sa famille en Suède à l'âge de quatre ans afin d'échapper à la répression politique en Iran. Son père était un universitaire avec un franc-parler qui a été emprisonné par le Shah, puis par les ayatollahs. Il a déménagé aux USA à l’âge adulte et a étudié la politique étrangère à la Johns Hopkins ’School for Advanced International Studies où il a obtenu son doctorat sous la direction de Francis Fukuyama et Zbigniew Brzezinski.
Les manifestations en Iran se poursuivent, mais aucun·e dirigeant·e du mouvement n'est apparu·e clairement

 Les Iranien·nes continuent d'exprimer leur indignation suite à la mort de Mahsa Amini, 22 ans, à la mi-septembre, après que la « police des mœurs » iranienne l'a arrêtée pour avoir prétendument violé le code vestimentaire islamique strictement appliqué dans le pays. Photo MSNBC / ZUMA Press

Après des mois de manifestations et de grèves sans cesse croissantes ciblant son régime despotique, le Shah d'Iran a désespérément tenté d'apaiser les masses dans une allocution télévisée du 6 novembre 1978. « J'ai entendu la voix de votre révolution », a dit le shah, reconnaissait les erreurs passées et promettant de modifier sa conduite. Mais plutôt que de sauver son règne, ce fut le moment, selon le récit des révolutionnaires, où le shah scella sa propre destitution.  [la même chose est arrivée en Tunisie avec Ben Ali et son « Je vous ai compris » du 13 janvier 2011, NdT].

Ce que le shah a fait en 1978 est ce que les dirigeants de la République islamique d'Iran refusent de faire aujourd'hui alors que les Iraniens continuent d'exprimer leur indignation face à la mort de Mahsa Amini, 22 ans, dans un hôpital quelques jours après son interpellation par la “police des mœurs” iranienne pour avoir prétendument violé le code vestimentaire islamique strictement appliqué dans le pays. Parce qu'ils pensent que la tentative du shah de rencontrer les manifestants à mi-chemin était son erreur la plus décisive, les dirigeants intransigeants de Téhéran ont gouverné pendant plus de 40 ans  avec la maxime de ne jamais céder d’un pouce — de peur que tout le régime révolutionnaire ne tombe.

L'Iran, selon Amnesty International, a plutôt choisi de battre, d'arrêter et même de tuer les jeunes femmes et hommes iraniens qui ont osé demander justice. Mais plutôt que d'être réduits au silence, les manifestants ont détourné leurs slogans de la simple fin du hijab obligatoire vers la fin de la République islamique dans son ensemble — précisément parce que le régime ne cède jamais un centimètre lorsque le peuple réclame ses droits et sa dignité. Le slogan « Zan, zendaghi, azadi » ("Femme, vie, liberté") est lui-même l’expression d’une vision brillante et positive pour l'Iran sans règle cléricale, par rapport au négatif “A bas le dictateur”, un slogan utilisé contre le shah en 1979 et plus tard contre les dirigeants cléricaux.

C'est là que réside l'ironie des leçons que les dirigeants actuels de l'Iran ont tirées de la “mollesse” du shah : en bloquant les réformes, en réduisant le spectre politique de l'Iran et en emprisonnant les dissidents, la République islamique a fait en sorte que les Iraniens ne croient plus en la réforme et soient amenés à conclure qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de demander beaucoup plus : la fin du régime clérical.

Sergio Rodríguez Gelfenstein
Le conflit en Ukraine, expression du changement d'époque

 Sergio Rodríguez Gelfenstein, 6/10/2022
Traduit par
Fausto Giudice, Tlaxcala

Au cours de ma récente visite en Argentine et en Uruguay, les institutions qui ont parrainé mon voyage ont organisé une tournée au cours de laquelle nous avons présenté 14 fois le livre « L'OTAN contre le monde » que nous avons écrit avec Jorge Elbaum. Sept rencontres et conférences ont également été organisées sur le sujet. Dans un grand nombre d'entre elles, les participants ont souvent demandé la raison pour laquelle le livre a le sous-titre que j'utilise maintenant pour cet article : « Le conflit en Ukraine en tant qu'expression du changement d'époque », et ont demandé qu'il soit abondant sur le sujet.

1º edición
Páginas: 160
Tamaño: 16 x 23 cm.
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Précisément, pour Jorge et pour moi, il a été prioritaire de préciser dans le livre pourquoi nous étions arrivés à la conclusion qu'au-delà des résultats obtenus par le déroulement guerrier du conflit, en réalité le plus important était que la principale conséquence de celui-ci était la confirmation du début de ce changement d'époque dont parlait l'ancien président équatorien Rafael Correa il y a quelques années.

De la même manière, nous avons supposé que cette conséquence était celle qui donnait un caractère global à la confrontation, puisque ses séquelles allaient avoir un impact sur toute la planète. Ainsi, le clash était bien plus qu'un affrontement de l'Ukraine avec la Russie et même des USA et de l'OTAN avec la Russie.

En ce sens, à la différence de la Seconde Guerre mondiale où les USA attendirent jusqu'au bout une débâcle de l'Union soviétique face à l'armée nazie avant de faire irruption à la mi-1944 alors que l’issue finale du conflit après la victoire soviétique à Stalingrad en février 1943 était indiscutable et catégorique, le « nouveau débarquement de Normandie » exprimé en soutien au coup d'État en Ukraine en 2014 a été le détonateur d'une guerre d'expansion qui dure déjà depuis 8 ans.

Au cours de cette période, les USA ont non seulement soutenu l'extermination de la population russophone de l'est de l'Ukraine, mais ont également coopéré au démantèlement des forces armées de ce pays pour en faire un organe d'exécution sous mandat des organisations nazies qui, avec l'appui du gouvernement de ce pays, ont commencé à « otaniser » cette composante armée pour en faire un bélier de l'expansion de l'OTAN, structure militaire terroriste qui menace toute l'humanité.

La réponse obligatoire de la Russie pour la sauvegarde de l'intégrité physique des habitants des territoires opprimés a en outre ajouté comme objectifs la dénazification et la démilitarisation de l'Ukraine, reprenant ainsi les objectifs convenus par les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale à l'égard de l'Allemagne, lorsqu'elles se sont réunies dans la ville allemande de Potsdam entre le 17 juillet et le 2 août 1945.

À la fin de la rencontre, le président usaméricain s'est empressé de retourner à Washington pour - seulement quelques jours plus tard - ordonner le lancement de bombes atomiques sur les villes inoffensives d'Hiroshima et Nagasaki alors que le Japon s'était déjà rendu. De cette façon, il a subordonné - par le fait le plus horrible de l'histoire de l'humanité - l'empire japonais défait et désarmé, qui est resté jusqu'à ce jour couplé au dispositif militaire et politique des USA.

Avec l'Europe, les USA ont été plus subtils : ils ont eu recours à l'achat des volontés des élites européennes en créant pour cela le soi-disant Plan Marshall, instrument plus susceptible que la bombe atomique d'être divulgué par Hollywood comme expression des « valeurs coopératives » usaméricaines. Mais le but était le même, de sorte que l'Europe est devenue un outil utile de la volonté de Washington de dominer le monde.

SERGIO RODRIGUEZ GELFENSTEIN
The conflict in Ukraine as an expression of the change of epoch

Sergio Rodríguez Gelfenstein, 6/10/2022
Translated by
Fausto Giudice, Tlaxcala  

During my recent visit to Argentina and Uruguay, the sponsoring institutions of my trip organized a tour in which there were 14 presentations of the book "NATO vs. the world" that we wrote together with Jorge Elbaum. Likewise, 7 talks and conferences were held on the subject. In not a few of them, attendees reiterated the query about why the book has the subtitle that I now use for this article: "The conflict in Ukraine as an expression of the change of era", and asked for more on the subject.

 

1º edición
Páginas: 160
Tamaño: 16 x 23 cm.
Precio: AR$2400.00.- / U$S15.00.
Comprar libro (papel/ebook)

Precisely, for Jorge and for me, it was a priority to make known in the book some remarks that explained why we had come to the conclusion that beyond the results obtained from the war development of the conflict, in reality the most important thing was that the main consequence of this was the confirmation of the beginning of that change of era the former Ecuadorian president Rafael Correa was talking about a few years ago.

In the same way, we assumed that this consequence was what gave global character to the confrontation, since its aftermath was going to impact the entire planet. Thus, the clash was much more than a confrontation of Ukraine against Russia and even of the United States and NATO against Russia.

In this sense, unlike the Second World War when the United States waited until the end for a debacle of the Soviet Union in front of the Nazi army before bursting in mid-1944 when the final result of the conflict after the Soviet victory in Stalingrad in February 1943 was indisputable and categorical, now the “new Normandy Landing” expressed in support of the coup d 'état in Ukraine in 2014, was the detonator of a war of expansion that already lasted 8 years.

In the course of the process, the United States not only supported the extermination of the Russian-speaking population of eastern Ukraine, but also cooperated in the dismantling of the armed forces of that country to transform it into an executing body under the mandate of the Nazi organizations that, with the support of the government of that country, began the “otanization” of that armed component to turn it into a ram of the expansion of NATO, a terrorist military structure that threatens all of humanity.

The obligatory Russian response to safeguard the physical integrity of the inhabitants of the oppressed territories also added as objectives the denazification and demilitarization of Ukraine, thus emulating the objectives agreed by the triumphant powers in the Second World War with regard to Germany, when they met in the German city of Potsdam between 17 July and 2 August 1945.

At the end of the meeting, the president of the United States rushed back to Washington to - just a few days later - order the launch of atomic bombs on the harmless cities of Hiroshima and Nagasaki when Japan had already surrendered. In this way, it subordinated - through the most horrible event in the history of mankind - the surrendered and disarmed Japanese empire, which until today has remained attached to the military and political device of the United States.

With Europe, the United States was more subtle: it resorted to buying the wills of the European elites by creating the so-called Marshall Plan, an instrument more susceptible than the atomic bomb to be disclosed by Hollywood as an expression of USAmerican "cooperative values". But the purpose was the same, so Europe became a useful tool of Washington's eagerness to dominate the world.

SERGIO RODRIGUEZ GELFENSTEIN
El conflicto en Ucrania como expresión del cambio de época


Sergio Rodríguez Gelfenstein, 6/10/2022

Durante mi reciente visita a Argentina y Uruguay, las instituciones auspiciantes de mi viaje organizaron una gira en la que hubo 14 presentaciones del libro “La OTAN contra el mundo” que escribimos junto a Jorge Elbaum. Así mismo, se realizaron 7 charlas y conferencias sobre el tema. En no pocas de ellas, los asistentes reiteraron la consulta acerca de por qué el libro tiene el subtítulo que ahora uso en este artículo: “El conflicto en Ucrania como expresión del cambio de época”, y pedían que se abundara sobre el asunto.

 

1º edición
Páginas: 160
Tamaño: 16 x 23 cm.
Precio: AR$2400.00.- / U$S15.00.

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Precisamente, para Jorge y para mí, fue prioritario dar a conocer en el libro algunos apuntes que explicaban porque habíamos llegado a la conclusión de que más allá de los resultados que se obtuvieran del desarrollo bélico del conflicto, en realidad lo más trascendente era que la principal consecuencia de éste era la verificación del inicio de aquel cambio de época del que hablara el expresidente ecuatoriano Rafael Correa hace unos años atrás.

De la misma manera, asumimos que esta consecuencia era la que le daba carácter global a la confrontación, toda vez que sus secuelas iban a impactar en todo el planeta. Así, el trance era mucho más que un enfrentamiento de Ucrania contra Rusia e incluso de Estados Unidos y la OTAN contra Rusia.

En este sentido, a diferencia de la segunda guerra mundial cuando Estados Unidos esperó hasta el final por una debacle de la Unión Soviética frente al ejército nazi antes de irrumpir a mediados de 1944 cuando era indiscutible y categórico el resultado final del conflicto tras la victoria soviética en Stalingrado en febrero de 1943, ahora el “nuevo Desembarco de Normandía” expresado como apoyo al golpe de Estado en Ucrania en 2014, fue el detonador de una guerra de expansión que ya dura 8 años.

En el transcurso, Estados Unidos no sólo apoyó el exterminio de la población ruso parlante del este de Ucrania, sino que cooperó en el descabezamiento de las fuerzas armadas de ese país para transformarla en un órgano de ejecución bajo mandato de las organizaciones nazis que, con el apoyo del gobierno de ese país, comenzaron la “otanización” de ese componente armado para convertirlo en un ariete de la expansión de la OTAN, estructura militar terrorista que amenaza a toda la humanidad.

La obligada respuesta rusa en salvaguarda de la integridad física de los habitantes de los territorios oprimidos agregó además como objetivos la desnazificación y la desmilitarización de Ucrania, emulando de esa manera los objetivos acordados por las potencias triunfantes en la segunda guerra mundial respecto de Alemania, cuando se reunieron en la ciudad alemana de Potsdam entre el 17 de julio y el 2 de agosto de 1945.

Al finalizar el evento, el presidente de Estados Unidos se apresuró en regresar a Washington para -tan solo 4 días después- ordenar el lanzamiento de dos bombas atómicas en las inertes ciudades de Hiroshima y Nagasaki cuando ya Japón se había rendido. De esa manera, subordinó -por vía del hecho más horrible acontecido en la historia de la humanidad- al imperio japonés rendido y desarmado, que hasta hoy ha permanecido acoplado al dispositivo militar y político de Estados Unidos.