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11/06/2021

Israel hat immer behauptet, seine Landeroberungen 1967 seien nicht geplant gewesen. doch freigegebene Dokumente beweisen das Gegenteil

Adam Raz, Haaretz, 3.6.2021
Übers. OHOV/Tlaxcala

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Im Gegensatz zu der Behauptung, dass Israel sich nach dem Krieg im Juni 1967 unerwartet im Besitz von Gebieten fand, enthüllen deklassierte Dokumente detaillierte Richtlinien, die von den Israelischen Verteidigungsstreitkräften (IVK) im Vorfeld der langwierigen Polizeimission erstellt wurden, mit der sie beauftragt werden sollten.


Arabische Kriegsgefangene werden mit verbundenen Augen zum Verhör in die Altstadt von Jerusalem geführt, 8. Juni 1967. Foto Goren / AP

Jahrelang behauptete der Mainstream der israelischen Geschichtsschreibung, dass die Entscheidungsträger des Landes von den Früchten des Sieges, die im Juni 1967 blitzschnell geerntet wurden, überrascht wurden. „Der Krieg“, sagte Verteidigungsminister Moshe Dayan drei Tage nach seinem Ende, „entwickelte sich und rollte an Fronten, die nicht beabsichtigt waren und von niemandem, auch nicht von mir, vorher geplant waren“. Auf der Grundlage dieser und anderer Aussagen setzte sich die Ansicht durch, dass die Eroberung der Gebiete im Krieg das Ergebnis eines schnellen Hineinschlitterns war, eine neue Realität, die niemand wollte.

Die historische Dokumentation, die in den letzten Jahren in den israelischen Staatsarchiven und in den Archiven der israelischen Verteidigungskräfte und des Verteidigungsapparats aufbewahrt wurde, verlangt jedoch, dass wir die Glaubwürdigkeit dieser Ansicht in Zweifel ziehen. Die hier zitierten Informationen stellen nur einen kleinen Teil einer breiten Palette von Dokumenten dar, die in staatlichen Archiven über die Eroberung der Gebiete aufbewahrt werden und die nach wie vor geheim sind. Es bedurfte einer langen Hartnäckigkeit, um die Freigabe einiger Dokumente zu erreichen, auf denen dieser Artikel basiert.

10/06/2021

Israel ha afirmado que sus conquistas territoriales de 1967 no estaban planificadas. Los documentos desclasificados revelan que no fue así

Adam Raz, Haaretz, 3/6/2021

Traducido por Tlaxcala

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En contra de la afirmación de que Israel se encontró repentinamente en posesión de territorios tras la guerra de junio del 67, los documentos desclasificados revelan un conjunto de detalladas directivas  elaboradas por las Fuerzas de Defensa de Israel con vistas a la prolongada misión policial que iba a encomendárseles.

 

Prisioneros de guerra árabes conducidos con los ojos vendados a un interrogatorio en la Ciudad Vieja de Jerusalén, 8 de junio de 1967. Foto Goren/AP

Durante años, la mayor parte de la historiografía israelí sostuvo que los frutos de la victoria cosechados a la velocidad del rayo en junio de 1967 cogieron por sorpresa a los responsables del país.  "La guerra", dijo el ministro de Defensa Moshe Dayan, tres días después de que concluyera, "se desarrolló y movió por frentes que no estaban previstos ni fueron planificados previamente por nadie, incluido yo mismo". Sobre la base de estas y otras declaraciones, arraigó la opinión de que la conquista de los territorios en la guerra fue el resultado de un rápido deslizamiento por una pendiente resbaladiza, una nueva realidad que nadie quería.

Sin embargo, la documentación histórica reunida en los Archivos del Estado de Israel y en los Archivos de las Fuerzas de Defensa y del Establishment de la Defensa de Israel en los últimos años exige que pongamos en duda la credibilidad de esa opinión. La información aquí citada constituye solo una pequeña parte de una amplia gama de documentación que se conserva en los archivos gubernamentales relativa a la conquista de los territorios, documentación que sigue siendo clasificada. Ha sido necesaria una perseverancia larga y tenaz para lograr la desclasificación de algunos de los documentos en los que se basa este artículo.

Los documentos describen los detallados preparativos que el ejército llevó a cabo en los años anteriores a 1967, con la intención de organizar por adelantado el control de los territorios que el establishment de la defensa calculó -con gran certeza- que iban a conquistar en la próxima guerra. Una lectura atenta de la información indica que la captura y retención de estas zonas -Cisjordania a Jordania, la Península del Sinaí y la Franja de Gaza a Egipto, y los Altos del Golán a Siria- no fueron una consecuencia de los combates, sino la manifestación de un planteamiento estratégico y unos preparativos previos.

Moshe Dayan et les colons d'Hébron en juin 1968 : « On n’est pas là pour parler de l’aspect spirituel, mais de l’aspect pratique »

Institut Akevot | Juin 2021

Traduit par Fausto Giudice

L'anniversaire de la guerre des Six Jours, qui a éclaté il y a 54 ans cette semaine, est l'occasion de revenir sur un moment constitutif de l'entreprise de colonisation d'Israël dans les territoires occupés : l'affaire qui a débuté lors du seder de Pessah au Park Hotel d'Hébron en avril 1968. Les transcriptions d'une réunion entre le ministre de la Défense Moshe Dayan et les dirigeants des colons au début du mois de juin 1968 constituent un autre exemple de la manière dont les colons et les services de sécurité ont utilisé très tôt de fausses excuses, des insinuations et des jeux de mots pour tenter de promouvoir et de légitimer l'entreprise de colonisation.


La dépêche de l’Agence Télégraphique Juive annonçant le coup de force des colons

Lors d'une session plénière de la Knesset tenue le 12 juin 1968, le ministre de la Défense Moshe Dayan répond à plusieurs questions parlementaires soumises par des députés, dont Shmuel Mikunis, du parti communiste, qui demandent des explications sur l'affaire du Seder du Park Hotel à Hébron, qui a débuté environ deux mois plus tôt. Le 11 avril 1968, plusieurs dizaines d'Israéliens juifs ont loué des chambres au Park Hotel d'Hébron, propriété de Palestiniens, pour célébrer la Pâque. Il est vite devenu évident que le groupe avait prévu de rester définitivement dans la ville palestinienne, occupée moins d'un an auparavant, et ils ont refusé de partir. Il s'agit d'un moment crucial dans la politique israélienne en général et dans l'entreprise de colonisation en particulier.

Israël a affirmé que ses conquêtes territoriales en 1967 n'étaient pas planifiées. Des documents déclassifiés révèlent le contraire

Adam Raz, Haaretz, 3/6/2021
Traduit par Fausto Giudice
 

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Contrairement à l'affirmation selon laquelle Israël s'est soudainement retrouvé en possession de territoires après la guerre de juin 67, des documents déclassifiés révèlent des directives détaillées élaborées par les Forces de Défense d’Israël en prévision de la longue mission de maintien de l'ordre qui allait leur être confiée.

 

Des prisonniers de guerre arabes sont conduits, les yeux bandés, à un interrogatoire dans la vieille ville de Jérusalem, le 8 juin 1967. Photo Goren / AP

 

 

Pendant des années, la majeure partie de l'historiographie israélienne a soutenu que les décideurs du pays avaient été pris par surprise par les fruits de la victoire récoltés à la vitesse de l'éclair en juin 1967. « La guerre », a déclaré le ministre de la Défense Moshe Dayan, trois jours après sa conclusion, « s'est développée et s'est déployée sur des fronts qui n'étaient pas prévus et qui n'ont été planifiés par personne, y compris par moi ». Sur la base de ces déclarations et d'autres, l'opinion s'est enracinée que la conquête des territoires dans la guerre était le résultat d'un glissement rapide sur une pente savonneuse, une nouvelle réalité que personne ne voulait.

Toutefois, la documentation historique conservée ces dernières années dans les archives de l'État d'Israël et dans les archives des Forces de défense israéliennes et des établissements de défense exige que nous mettions en doute la crédibilité de ce point de vue. Les informations citées ici ne constituent qu'une petite partie d'un large éventail de documents conservés dans les archives gouvernementales concernant la conquête des territoires, et qui restent classifiés. Une obstination de longue haleine a été nécessaire pour obtenir la déclassification de certains des documents sur lesquels se base cet article.

09/06/2021

Des fissures dans le consensus israélien

 David Shulman, The New York Review of Books, édition du 1er juillet 2021

Traduit par Fausto Giudice

David Shulman (Waterloo, Iowa, 1949) est un indologue israélien, poète et militant pour la paix, connu pour ses travaux sur l'histoire de la religion en Inde du Sud, la poétique indienne, l'islam tamoul, la linguistique dravidienne et la musique carnatique. Il est membre fondateur du mouvement israélo-palestinien Ta'ayush.  Il est l'auteur de Dark Hope : Working for Peace in Israel and Palestine (fr. Ta'ayush, Journal d'un combat pour la paix, Israël-Palestine (2002-2005))  et de Freedom and Despair : Notes from the South Hebron Hills, entre autres ouvrages. Il est professeur émérite à l'Université hébraïque de Jérusalem et a reçu le prix Israël pour les études religieuses en 2016.

 La dernière vague de violence israélienne contre Gaza a entraîné la réapparition du mouvement national palestinien - ainsi qu'un plus grand scepticisme parmi les Israéliens quant à la possibilité de faire la guerre au Hamas de manière répétée.

La police des frontières israélienne et des colons devant une résidence qui a été reprise à une famille palestinienne dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, le 7 mai 2021. Heidi Levine/Sipa USA

En regardant la dernière série de combats à Gaza, on ne peut échapper à une sinistre impression de déjà vu. Combien de cycles de ce type y a-t-il eu ? Je ne peux pas m'en souvenir. Pire encore, la répétition étrange et compulsive convient à la façon dont beaucoup, voire la plupart des Israéliens - y compris, semble-t-il, les échelons supérieurs de l'armée et des services de renseignement - ont tendance à penser à Gaza et au Hamas. En surface, la logique primitive est la suivante : Le Hamas est une organisation meurtrière et barbare qui ne cherche qu'à tuer autant d'Israéliens que possible et qui ne cesse de renforcer ses capacités militaires à cette fin. En pratique, la seule façon utile de traiter avec le Hamas est donc de le réduire en miettes une fois toutes les quelques années (ou mois), rétablissant ainsi ce que l'armée et le gouvernement israéliens appellent affectueusement la « dissuasion » (c'est leur mot préféré).

Le problème de cette approche est qu'elle ne fonctionne jamais. Pour en revenir au jargon de l'armée, que les Israéliens entendent tous les soirs à la télévision pendant les épisodes de combat : la dissuasion est intrinsèquement entropique ; le passage du temps l'érode inévitablement. D'où la nécessité de ce martèlement périodique. De plus, le décalage peut être remarquablement court. L'armée dit déjà qu'un autre épisode de guerre à Gaza pourrait éclater prochainement.

Si nous allons un peu plus loin, une vision plus mortelle émerge. Comme l'ont suggéré plusieurs commentateurs avisés au cours des dernières semaines, le grand plan stratégique de Benjamin Netanyahou, partagé implicitement avec une partie de la droite israélienne, consistait à maintenir le Hamas en vie en tant que menace constante pour Israël. 1

S'assurer que les Palestiniens restent divisés entre les restes inefficaces de l'Autorité palestinienne à Ramallah et les islamistes extrêmes de Gaza est une façon, peut-être la seule, de permettre au programme israélien d'annexion, de domination et d'expulsion de la Cisjordanie de se poursuivre.

Cette politique a fonctionné, jusqu'à un certain point, comme peut le constater quiconque parcourt la Cisjordanie aujourd'hui. Près de la moitié des réserves foncières disponibles dans la zone C (plus de 60 % de la Cisjordanie, où se trouvent toutes les colonies) ont été allouées aux colonies israéliennes et à leur expansion violente et continue. Je fais l'expérience des tentacules de plus en plus intrusives de l'occupation, sous la forme de colons vicieux et de soldats et policiers pour la plupart hostiles, presque chaque semaine lorsque mes collègues militants et moi-même sommes dans les territoires palestiniens pour protéger, du mieux que nous pouvons, les bergers bédouins et les petits agriculteurs et éleveurs des collines du sud d'Hébron. Les niveaux de violence des colons à l'encontre des Palestiniens et des militants des droits humains ont augmenté de manière exponentielle au cours des derniers mois.2 Dans le système d'occupation, les colons sont au-dessus de la loi.

Il est toutefois possible que la position politico-militaire israélienne par défaut vis-à-vis des Palestiniens commence à se fissurer. Au moins trois résultats de la dernière bataille à Gaza méritent l'attention.

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Siria: ¿Qué es lo siguiente tras la farsa electoral de Asad?

Zaki Kaf Al-Ghazal, Middle East Monitor, 4/6/2021

Traducido del inglés por Sinfo Fernández

Zaki Kaf Al-Ghazal es responsable de medios y divulgación en el Syrian British Council. Ha terminado sus estudios de teoría legal y política en la Universidad de York, y actualmente se prepara para el doctorado en la Facultad de Derecho de la misma universidad.

 

Los sirios se manifiestan en la ciudad de Idlib contra las elecciones presidenciales celebradas en las zonas bajo control del régimen de Asad, el 26 de mayo de 2021 (Foto: Izzeddin Idilbi/Anadolu Agency)

Las elecciones, por lo general, son asuntos competitivos, con candidatos y partidos políticos que rivalizan para atraerse la atención del público durante las semanas y meses previos a la votación. Si bien no todas las elecciones son asuntos reñidos, debería haber una sensación de competencia, incluso de incertidumbre. Sin embargo, cuando una elección es como un partido de fútbol en el que los árbitros son parciales; la mayoría de tus jugadores tienen prohibido jugar y, en cualquier caso, no pueden entrenar antes del partido; el equipo contrario comienza con una ventaja de 5-0; y el campo de juego favorece literalmente a tus oponentes, estamos frente a un problema serio. Es justo decir que incluso este ejemplo de partido de fútbol amañado, en el que todos conocen el resultado de antemano, se queda corto al examinar las recientes “elecciones” presidenciales en Siria.

La única sorpresa fue que Bashar Al-Asad recibió el 95,1% de los votos y no el 99% que el pueblo sirio ha visto en muchas elecciones anteriores durante la época de su padre Hafiz Al-Asad. Es plausible, sin embargo, que el dictador sirio quisiera dejar un pequeño hueco para hacerlo más “realista”, aunque con tal margen, y dadas las condiciones en las que se llevó a cabo la votación, es evidente que esta elección fue fraudulenta. El hecho de que Occidente haya condenado ampliamente esta farsa es bienvenido, pero el temor a la normalización con el régimen de Asad sigue siendo muy real.

Siria es un Estado fallido. Con una economía impulsada por el tráfico de drogas, también es un narcoestado. Asad permanece en el poder; un criminal de guerra no puede fácilmente rehabilitarse. Se ha derramado demasiada sangre, debería estar en La Haya enfrentándose a un juicio por crímenes de lesa humanidad y crímenes de guerra, no gobernando el país. Por tanto, es motivo de preocupación que varios Estados árabes estén transitando ya el camino de la normalización; Emiratos Árabes Unidos y Bahréin han reabierto sus embajadas en Damasco, y se habla de que la Liga Árabe volverá a acoger a Siria por primera vez desde su expulsión hace casi diez años.

08/06/2021

King Juan Carlos I offered Spain’s support to the Clinton administration for the US military intervention in Colombia

 Danilo Albin @Danialri, Bilbao, Público, 06/06/2021

Translated by Andy Barton

A recently declassified document shows how Spain’s former monarch told the U.S. government that it would seek funding to help support 'Plan Colombia' in 2000. The initiative took the form of a military assistance agreement set in motion under the excuse of the 'War on Drugs'. It was one that would result in thousands of deaths and serious violations of human rights. After the Spanish king’s promise, the Spanish government at the time, headed up by José María Aznar, contributed $100 million.

 

Plan Colombia was operational between 2000 and 2016. From the very beginning, it counted on the full support of King Juan Carlos I and José María Aznar, the Spanish president at the time. Under the pretext of the ‘fight against drug trafficking’, the allied Colombian and U.S. governments drew up the controversial plan. At first glance, it was responsible for a sustained military strategy that allowed U.S. soldiers to participate in Colombian military operations. More important was the economic aid that came with it, coming to a total of around $10 billion, for an endless war against guerrilla forces that took a heavy toll on the Colombian people. In Spain, the Partido Popular (Popular Party) government, under the auspices of the Casa Real (Royal House), helped to finance the operation.

According to the declassified document obtained by Público, the Spanish newspaper, Plan Colombia was one of the topics of conversation during an official meeting between Juan Carlos I and Clinton on 23rd February 2000 during the former’s visit to the White House. The Spanish King left no room for ambiguity, stating that Spain was already searching for funding that could be used to support the U.S. intervention on Colombian soil.

February 2000: the presidential couple receiving the royal couple at the White House. Queen Sofia stumbles, Bill helps her up

Quadream, une cyber-entreprise israélienne clandestine, vend des technologies d'espionnage à l'Arabie Saoudite

Gur Megiddo, Haaretz, 8/6/2021

Traduit par Fausto Giudice

Quadream, dirigée par un ancien responsable du renseignement militaire israélien, a vendu une technologie de piratage à l'Arabie saoudite. Elle permet aux clients de pirater l'iPhone d'une cible sans un seul clic.

Il n'y a pas de panneau sur la porte, pas de logo indiquant que ce bureau abrite une cyber-entreprise réalisant des offensives en ligne. Mais si vous êtes parvenu au 19e étage de cet immeuble de bureaux anodin de Ramat Gan, soit vous savez où vous allez, soit vous êtes au mauvais endroit et vous n'êtes pas le bienvenu. Même les coursiers ne sont pas autorisés à entrer et il y a une boîte spéciale où la nourriture commandée par les travailleurs peut être déposée et récupérée par ceux qui sont autorisés à entrer.

Bienvenue dans les bureaux de Quadream. Une recherche en ligne sur le nom de la cyber-entreprise israélienne ne donne que peu ou pas de résultats. Quelques infos relient son nom à une opération d’intrusion dans le système électoral au Ghana, mais pas grand-chose d'autre.

Cet immeuble de bureaux insignifiant à Ramat Gan, connu sous le nom de Shushan Hugi, abrite Quadream. Ses bureaux n'ont pas de logo et se trouvent au 19e étage. Photo Rakoon

Poder a cualquier precio: cómo el oportunista Mansour Abbas se unió a declarados matamoros ( “asesinos de árabes”)

Ramzy Baroud, 7/6/2021
Traducido del inglés por Sinfo Fernández

Se nos quiere hacer creer que se está haciendo historia en Israel tras la formación de una coalición gubernamental ideológicamente diversa, que por primera vez incluye un partido árabe, Ra'am, o Lista Árabe Unida.

Si vamos a aceptar esta lógica, el líder de Ra'am, Mansour Abbas, es un impulsor y agitador de la historia, de la misma forma que Naftali Bennett, del partido de extrema derecha Yamina, y Yair Lapid, el supuesto “centrista” de Yesh Atid -Esperanza Nueva-, son también hacedores de historia. ¡Qué extraño!

Dejando a un lado los titulares sensacionalistas de los medios y las hipérboles, el nuevo gobierno de Israel es un intento desesperado de los políticos israelíes para desalojar del poder a Benjamin Netanyahu, el primer ministro del país con más años ocupando cargo. Si bien Lapid es bastante nuevo en la política contenciosa de Israel, Bennett y Abbas son unos oportunistas por excelencia.

Lapid es un expresentador de televisión. A pesar de sus afirmaciones de ideologías centristas, sus opiniones políticas son tan “correctas” como puedan parecer. El problema es que personajes como Bennett, Ayelet Shaked, también de Yamina, y por supuesto el propio Netanyahu, entre otros, han reubicado el centro del espectro político de Israel más hacia la derecha, hasta el punto de que la derecha se ha convertido en el centro y la ultraderecha en la derecha. Así es como los políticos neofascistas y extremistas de Israel lograron convertirse en hacedores de reyes en la política de su país. Bennett, por ejemplo, quien en 2013 se jactó de “haber matado a muchos árabes” en su vida, se convertirá en el primer ministro de Israel.

Les familles palestiniennes menacées d'expulsion à Cheikh Jarrah : « Nous ne quitterons jamais notre terre »

Par Judy Maltz et Nir Hasson, Haaretz, 8/6/2021

Traduit par Fausto Giudice

 

Les résidents palestiniens du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem, dont le sort a attiré l'attention du monde entier, attendent que la Cour suprême israélienne décide s'ils seront expulsés de leurs maisons.

 Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir du haut à gauche : Abdel Fattah Skafi, Saleh Diab, Mohammad Sabbagh et Muna El-Kurd. Photos Ohad Zwigenberg, Ahmad Gharabli /AFP

Depuis près de 15 ans, les habitants palestiniens du quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, luttent contre les tentatives d’ organisations de colons juifs de droite de s'emparer de leurs maisons. Pendant la majeure partie de cette période, leur lutte n'a pas été sous les feux de la rampe.

Mais ces derniers mois, alors que la Cour suprême israélienne doit annoncer une décision finale sur cette bataille de longue haleine, la détresse d'une poignée de familles locales a capté l'attention internationale, devenant un cri de ralliement pour les défenseurs de la cause palestinienne dans le monde entier.

Lundi, le procureur général Avichai Mendelblit a informé la Cour suprême qu'il n'interviendrait pas dans l'affaire, renforçant ainsi les spéculations selon lesquelles celle-ci confirmerait les décisions d'expulsion des familles prises par les tribunaux d’instances inférieures. La Cour suprême n'a pas encore annoncé de date pour l'audience d'ouverture de l'affaire, mais elle devrait avoir lieu dans quelques semaines, voire quelques jours.

 Les manifestations de Cheikh Jarrah ont également été considérées comme l'un des éléments déclencheurs de la récente flambée de violence entre Israël et le Hamas, qui s'est terminée par un cessez-le-feu après 11 jours de combats le mois dernier.

 Avant la guerre d'indépendance d'Israël en 1948, un petit quartier juif existait à Cheikh Jarrah sur un terrain acheté par deux trusts juifs près de la tombe de Shimon le Juste,  un grand prêtre juif de la période du Second Temple. Lorsque les Jordaniens ont pris le contrôle de la partie orientale de Jérusalem, les résidents juifs ont fui, laissant leurs biens derrière eux. Un groupe de familles palestiniennes, qui avaient fui leurs maisons pendant la même guerre, ont été réinstallées dans le quartier par le gouvernement jordanien en 1956.

Plan Colombie : Juan Carlos Ier a offert à Clinton le soutien de l'Espagne à l'intervention militaire usaméricaine en Colombie
selon un document US déclassifié

Danilo Albin @Danialri, Bilbao, Público, 06/06/2021

Traduit par Fausto Giudice

Selon un document déclassifié du département d'État, en février 2000, le monarque a déclaré au gouvernement usaméricain qu'il chercherait des fonds pour aider à financer le « Plan Colombie », un accord d'assistance militaire lancé sous le prétexte de la guerre contre le trafic de drogue, qui a fait des milliers de morts et entraîné de graves violations des droits humains. Suite à la promesse du roi, le gouvernement d'Aznar a versé 100 millions de dollars.

 


Le « Plan Colombie », qui a été mis en œuvre entre 2000 et 2016, a été initialement soutenu par le roi Juan Carlos Ier et le président du gouvernement espagnol de l'époque, José María Aznar. Sous le prétexte de la « lutte contre le trafic de drogue », les gouvernements de Bill Clinton et du président colombien de l'époque, Andrés Pastrana, ont conçu le controversé « Plan Colombie », nom sous lequel s'est poursuivie au fil du temps une stratégie militaire qui a permis aux soldats usaméricains de participer à des opérations militaires, mais qui s'est surtout traduite par une aide économique de près de 10 000 millions de dollars pour la guerre contre la guérilla avec un grand impact sur la population civile. Le gouvernement du PP, sous les auspices de la Maison royale, a contribué à financer cette opération.

 


Février 2000 : le couple présidentiel reçoit le couple royal à la Maison blanche. La reine Sofia trébuche, Bill la relève

 Selon un document déclassifié du département d'État usaméricain obtenu par Público, le « Plan Colombie » était à l’ordre du jour lors de la réunion officielle que Juan Carlos Ier a tenue avec Clinton le 23 février 2000, lors de sa visite à la Maison Blanche. Le roi avait un message clair : l'Espagne était déjà à la recherche de fonds pour aider l'intervention usaméricaine sur le sol colombien.

07/06/2021

Le pouvoir à tout prix : comment l'opportuniste Mansour Abbas s'est allié à des « tueurs d'Arabes » déclarés

 Ramzy Baroud, 7/6/2021

Traduit par Fausto Giudice

Ramzy Baroud (Gaza, 1972) est un journaliste et écrivain palestino-usaméricain, fondateur et rédacteur en chef du site  The Palestine Chronicle/ Chronique de Palestine. Il est l’auteur de cinq livres dont le plus récent est These Chains Will Be Broken: Palestinian Stories of Struggle and Defiance in Israeli Prisons (Clarity Press, Atlanta). Il est chercheur associé au Center for Islam and Global Affairs (CIGA) et à l’ Afro-Middle East Center (AMEC). 

On veut nous faire croire que l'histoire est en train de s'écrire en  Israël, suite à la formation d'une coalition gouvernementale idéologiquement diversifiée, qui comprend pour la première fois un parti arabe, Ra'am, ou la Liste arabe unie.

Si nous acceptons cette logique, le leader de Ra'am, Mansour Abbas, est un acteur de l'histoire, au même titre que Naftali Bennett, du parti d'extrême droite Yamina, et Yair Lapid, le supposé « centriste » de Yesh Atid - Nouvel espoir - sont également des acteurs de l'histoire. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Si l'on met de côté les titres sensationnels des médias et les hyperboles, le nouveau gouvernement israélien est une tentative désespérée des politiciens israéliens de déloger du pouvoir Benjamin Netanyahou, le Premier ministre à la plus grande longévité du pays. Alors que Lapid est relativement nouveau dans la politique israélienne controversée, Bennett et Abbas sont des opportunistes par excellence.

Lapid est un ancien présentateur de télévision. Malgré ses proclamations centristes, ses opinions politiques sont aussi « droitières » que possible. Le problème est que des personnages tels que Bennett, Ayelet Shaked, également de Yamina, et Netanyahou lui-même, bien sûr, entre autres, ont déplacé le centre du spectre politique israélien encore plus à droite, au point que la droite est devenue le centre et l'ultra-droite la droite. C'est ainsi que les politiciens néofascistes et extrémistes d'Israël ont réussi à devenir les faiseurs de roi de la politique israélienne. Bennett, par exemple, qui en 2013 s'est vanté d'avoir « tué beaucoup d'Arabe » dans sa vie est en passe de devenir le premier ministre d'Israël.

Abu Mazen, el torpe rey de Palestina: los palestinos están derrotando la cultura osloita

Ramzy Baroud, 2/6/2021 

Traducido del inglés por Sinfo Fernández  

Ramzy Baroud (Gaza, 1972) es un periodista y escritor palestino-usamericano, fundador y  editor del sitio The Palestine Chronicle . Es autor de cinco libros, el más reciente siendo These Chains Will Be Broken: Palestinian Stories of Struggle and Defiance in Israeli Prisons (Clarity Press, Atlanta). El Dr. Baroud es un destacado investigador no-residente del Center for Islam and Global Affairs (CIGA) y del Afro-Middle East Center (AMEC).

El discurso político de Mahmud Abás, el presidente de la Autoridad Palestina en Cisjordania, es similar al de un rey torpe que lleva demasiado tiempo aislado en su palacio. El rey habla de paz y prosperidad, y cuenta incansablemente sus innumerables logros, mientras su pueblo se muere de hambre afuera y suplica de forma vana su atención.

El presidente de la Autoridad Palestina Mahmud  Abás (derecha) con el secretario de Estado usamericano Antony Blinken. (Foto: Página de Facebook de Mahmud  Abás)

Pero Abás no es un rey cualquiera. Es un “presidente” solo de nombre, un “líder” designado por el mero hecho de que Israel y el sistema político internacional dirigido por USA insisten en reconocerlo como tal. El mandato político de este personaje no solo había expirado en 2009, sino que ya era bastante limitado incluso antes de esa fecha. Abás, en ningún momento de su carrera, representó a todo el pueblo palestino. Ahora, a los 85 años, es probable que Abás nunca desempeñe tal papel.

Mucho antes de que Abás fuera el “candidato” palestino favorito de USA e Israel para gobernar a los palestinos ocupados y oprimidos en 2005, en Palestina estaban desarrollándose dos discursos políticos separados y, con ellos, dos culturas singularmente distintas. Estaba la “cultura de Oslo”, que se sustentaba en clichés vacíos, tópicos sobre la paz y negociaciones y, lo que es más importante, en los miles de millones de dólares que llegaban de los países donantes. Los fondos nunca estuvieron realmente destinados a lograr la codiciada paz justa o la independencia palestina, sino a mantener el lamentable statu quo por el que la ocupación militar de Israel se normaliza mediante la “coordinación de seguridad” entre el ejército israelí y la Autoridad de Abás.

Protestas en Colombia, elecciones en Perú y otros caos en los Andes

Jon Lee Anderson, The New Yorker, 4/6/2021
Traducido del inglés por Sinfo Fernández

Jon Lee Anderson (Long Beach, California, 1951) es un reportero de guerra y cronista, colaborador de The New Yorker desde 1998. Es autor, entre otros libros, de la mejor biografía que se ha escrito sobre el Che Guevara, Che Guevara: Una Vida Revolucionaria (1997). Bio-bibliografia

Se desvanecen, nuevamente, las esperanzas de un renacimiento democrático sostenido en las siete naciones andinas.


Una propuesta de aumento de impuestos (llamada reforma tributaria) en Colombia esta primavera provocó una huelga general, protestas masivas y enfrentamientos con la policía. Foto Diego Cuevas/Getty


En los ocho años transcurridos desde la muerte del presidente venezolano Hugo Chávez a la edad de 58 años, su tan cacareada revolución “bolivariana” que unificaría las naciones andinas de América del Sur ha seguido el camino de la mayoría de los sueños febriles. La región sigue en estado de agitación, acosada por diversos grados de caos social, económico y político. Más allá de su compartida geografía, los siete países tienen historias análogas, comenzando con la conquista española. El período colonial terminó, después de las guerras de independencia lideradas por Simón Bolívar y José de San Martín, en una división igualmente sangrienta en Estados-nación. En su mayoría, son aún unos recién llegados a la democracia tras haber soportado períodos de gobierno militar y, en algunos casos, guerra civil, hasta finales del siglo XX. Venezuela y Colombia pusieron fin a sus dictaduras militares a finales de los años cincuenta, pero Argentina, Bolivia, Ecuador y Perú no experimentaron la restauración democrática hasta finales de los setenta y principios de los ochenta, y Chile fue el último en despedir a un dictador, Augusto Pinochet, en 1990.

Ahora las esperanzas de un renacimiento democrático sostenido se han desvanecido, una vez más, ante la desenfrenada corrupción oficial y las desigualdades sociales no resueltas. El populismo, el autoritarismo y la participación militar en la política siguen en boga. (El síndrome también se presenta en vecinos no andinos, especialmente Brasil, así como en las naciones centroamericanas de El Salvador, Nicaragua, Honduras y Guatemala). A lo largo del pasado año, la pandemia del coronavirus ha empeorado la situación. América Latina representa menos del 9% de la población mundial, pero casi un tercio del número de muertos por la pandemia mundial, lo que puede explicarse, en parte, por la torpeza o negligencia de varios gobiernos. En la mayoría de los países, el lanzamiento de la campaña de vacunación ha sido nefasto y, como no sobrevenga una ayuda importante de afuera, la pandemia persistirá mucho tiempo después de que se haya contenido en otros lugares. La recesión económica del año pasado en la región ha sumido a millones de personas en la pobreza. Los malestares sociales, políticos y económicos desatendidos provocaron disturbios sociales en Colombia, Perú, Ecuador, Chile y Bolivia antes de la pandemia. Ahora, como era de esperar, los disturbios han retornado, dándose la situación más grave, hasta ahora, en Colombia.

En abril, el presidente Iván Duque propuso un aumento de impuestos, que fue respondido por una huelga general, protestas masivas y enfrentamientos con la policía que han continuado durante semanas, incluso después de que Duque retirara el aumento. Según las informaciones, unas 50 personas han muerto a causa de los disturbios y cientos han resultado heridas. Tras un año de deterioro económico, en el que el PIB se redujo en casi un 7%, la mayor disminución en medio siglo -se estima que más del 42% de los colombianos vivían en la pobreza-, el aumento de impuestos propuesto, que habría afectado los ingresos de la clase trabajadora al aumentar el coste de los alimentos básicos, fue una iniciativa increíblemente obtusa.

06/06/2021

Bibi, il est temps de partir dignement et de prouver que les prophètes de malheur ont tort

Gideon Levy, Haaretz,  6/6/2021

Traduit par Fausto Giudice

Lorsqu'Israël a lancé l'opération « Gardien des remparts » le mois dernier, des manifestants devant le résidence de Benjamin Netanyahou à Jérusalem ont déclaré en toute connaissance de cause que le Premier ministre était parti en guerre dans le seul but de contrecarrer une coalition destinée à le remplacer. Ils ont ensuite prétendu que Netanyahou poursuivrait ses attaques effrénées contre la bande de Gaza jusqu'à l'expiration du mandat de Yair Lapid pour former un gouvernement. Mais Netanyahou a mis fin à ce show inutile et insensé de l'armée de l'air israélienne après 10 jours.

Aujourd'hui, le gouvernement de Naftali Bennett est sur le point de prendre ses fonctions, mais les manifestants de la rue Balfour continuent de raconter des histoires d'horreur : les Netanyahou vont refuser de quitter la résidence officielle ; la vie de Bennett est en danger ; le président de la Knesset, Yariv Levin, va bloquer le vote nécessaire pour approuver le nouveau gouvernement ; Netanyahou va bombarder l'Iran ; la fin du monde est proche. Des prophéties de malheur similaires ont été formulées à la fin du mandat de son jumeau idéologique plus dangereux, Donald Trump, et la plupart d'entre elles ne se sont pas non plus réalisées. L'ancien président s'est retiré à Mar-a-Lago, et Joe occupe la Maison Blanche.

Business as usual : The Western Sahara conundrum

Sebastián Ruiz-Cabrera, El Salto, april 2021

Translated by Andy Barton

An investigative series exploring the different aspects that contribute to maintaining the state of emergency in the occupied territories of Western Sahara. This series was made possible by the Basque NGO MUNDUBAT and funding from the Madrid City Council.

1-Destroying life
2-Gone with the wind
3-The desert scrub
4-The indomitable sea


 

Das Geschäft mit der Westsahara

Sebastián Ruiz-Cabrera, El Salto, April 2021

Übersetzt von Miguel Álvarez Sánchez, herausgegeben von Fausto Giudice, Tlaxcala

Eine Reihe von Investigativartikeln, die die verschiedenen Pfeiler zur Aufrechterhaltung des Ausnahmezustandes in den besetzten Gebieten der Westsahara untersuchen. Diese Reihe wurde dank der NRO MUNDUBAT und der Finanzierung durch den Stadtrat von Madrid möglich gemacht.

1-Gewalt gegen Leben
2-Den Wind brechen
3-Der Wüstenbusch

4-Das unzähmbare Meer